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Quelle Europe voulons-nous ?

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Editorial de Pascal André, paru dans le «  Express » du 25 septembre 2011 :

La de la dette en est devenue un feuilleton inextricable, tant pour l’opinion publique que pour une bonne partie des médias. Personne n’y comprend plus rien et chacun se demande comment l’on va s’en sortir. Le plus inquiétant, c’est que même les responsables politiques semblent dans l’impasse. Réunis à Wroclaw, les 16 et 17 septembre dernier, les ministres des Finances de l’Eurogroupe n’ont effectivement pas réussi à se mettre d’accord concernant la politique à adopter face à la crise de la dette. L’objectif de départ qui était de concrétiser le second plan de sauvetage de la Grèce n’a pas été atteint, alors qu’il était vital pour éviter la banqueroute au pays. Pis, les 8 milliards d’euros d’aide promis au gouvernement de Papandréou et qui devaient être versés début septembre sont toujours bloqués, la Finlande continuant à exiger des garanties en échange de nouveaux prêts à Athènes.

Pour l’ex-président de la Commission européenne Jacques Delors, cet échec est inadmissible. Samedi 17 septembre, il s’est d’ailleurs emporté contre les « petits calculs » des ministres des Finances européens. « Je porte le deuil aujourd’hui et je suis indigné », a-t-il déclaré. « Ce qu’ils ont fait hier a porté un coup terrible à tous ceux qui, depuis 1948, s’attachent à avoir une vision d’une Europe en paix et d’une Europe prospère. »

Il est vrai que la crise actuelle remet sérieusement en question l’accord politique de fond sur lequel repose l’Union monétaire. En effet, si les réponses à la crise sont si lentes aujourd’hui, c’est parce que la zone euro ne fonctionne pas sur un modèle fédéral, comme c’est le cas aux États-Unis. En créant la monnaie unique, les États ont abandonné leur souveraineté monétaire, mais ont conservé leurs pouvoirs économiques et budgétaires. Du coup, toute décision à l’échelle européenne nécessite d’être préalablement approuvée par le Parlement de chaque pays.

Deux possibilités s’offrent donc à nous aujourd’hui: soit nous renonçons au projet européen et retournons chacun à nos « petits calculs » égoïstes, soit nous profitons de la crise pour aller vers davantage de fédéralisme et de solidarité entre les États. De toute façon, quelle que soit l’option retenue, elle ne pourra jamais être aussi inconfortable et improductive que l’entre-deux dans lequel nous nous trouvons actuellement et qui pèse lourdement sur notre avenir.

Pascal ANDRÉ

 

 

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