L'information en continu des Médias Catholiques

Israël : Polémique autour de l’utilisation de l’archéologie

Bookmark and Share

Le 24 mai dernier, une archéologique majeure a été réalisée près des murs de la Vieille Ville de Jérusalem. Il s’agit d’un sceau d’argile, portant une inscription partielle en caractères hébraïques antiques. Sur ce sceau, datant de 3000 ans, se trouve le nom de « Bethléem ».
Une telle découverte n’a pas manqué de susciter les interprétations, voire certaines récupérations. , blâment ses détracteurs, utilise l’ comme instrument, afin de souligner la présence juive en territoire contesté. A l’inverse, d’autres représentants scientifiques estiment ce reproche global « d’abus  » injustifié. Une polémique entre deux scientifiques reconnus en Israël illustre ces deux tendances.

Israel Finkelstein, professeur d’archéologie à l’Université de Tel Aviv, estime que les reproches sont des variantes « bien européennes » de la critique générale face à Israël. En même temps, le professeur constate une « deuxième vague » d’approche archéologique traditionaliste qui consiste à lutter contre une critique de la bible et qui correspond à un phénomène global de mouvements fondamentalistes. Finkelstein est convaincu que le bon chemin consiste dans un « aperçu moderne de l’histoire », même si aujourd’hui il est « plus facile de vendre le côté conservateur ». L’archéologue explique que ce mouvement cherche à prouver la véracité de la bible et à démonter l’archéologie critique avec une certaine nostalgie : « Ce sont plus des questions d’identité que des motifs politiques ou nationalistes ! ».

Le professeur Josef Garfinkel, archéologue à l’Université Hébraïque de Jérusalem, n’accepte pas les objections de son collègue. Ses résultats, dit-il, se basent sur des méthodes scientifiques comme par exemple les datations radiocarbone. Son intérêt n’est pas de « prouver que la bible a raison », même s’il estime que les découvertes récentes coïncident bien avec les récits bibliques de l’époque des rois.

Il s’avère surtout que Jérusalem est un terrain délicat pour les fouilles archéologiques et, comme l’affirme Garfinkel, des cas de manipulation de données existent. L’exemple souvent évoqué est la cité de David dont la gestion a été attribuée à l’organisation Elad. Mais « Si les sponsors ont des intérêts politiques, cela ne veut pas dire que le travail archéologique n’est pas bon ! », nuance Israel Finkelstein. Le seul but du travail scientifique de l’archéologue consiste à « mieux comprendre le passé », insiste Josef Garfinkel. « Si d’autres abusent des résultats scientifiques, que peut faire l’archéologue ? ». Une question qui est loin d’être anodine.

apic/at

Print Friendly

Lire aussi :

URL courte: http://info.catho.be/?p=16395

Posté par le 15 juin 2012. inséré dans CathoBel International, International, le fil info. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

Commentaires Facebook et InfoCatho.be

1 Commentaire pour “Israël : Polémique autour de l’utilisation de l’archéologie”

  1. Pierre ROGGEMANS

    Il est bien connu que la Gaule Belgique (Gallia Belgica) était plus étendue que la Belgique actuelle. Elle comprenait les Atrébates, les Bellovaques, les Calètes, les Condruses, les Éburons, les Ménapiens, les Morins, les Nerviens, les Sègnes, les Véliocasses et les Viromanduens (source : Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Belges).

    Pendant la protohistoire celtique, le territoire correspond à l’actuelle Belgique, à la partie de la Gaule située au nord de la Seine et sur la côte normande (France). Certains de ces peuples se sont installés dans l’île de Bretagne, ils sont notamment mentionnés dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César. Les cartes ultérieures montrent par exemple des Parisii dans l’actuel Yorkshire, des Belgae dans l’actuel Sussex. César, à propos des Suessions, précise que leur magistrat régnait sur un ensemble étendu des deux côtés de la Manche, Gaule belgique d’une part, et d’autre part vraisemblablement ce qu’il appelle ailleurs « les provinces maritimes » de la Bretagne ‘source : Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaule_belgique).

    C’est bien plus proche des 3.000 ans pris comme argument par Israël pour revendiquer, argüant de cette découverte, la possession de territoires antiques.

Répondre

Vidéo à la Une

En vidéo depuis le Vatican

Le JP de 18h15 des Médias Catholiques

Audio à la Une

Abonnez-vous gratuitement à CathoBel !

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation pour valider votre inscription!

Nos pages spéciales

Dimanche 29 en ligne pour 1,29 € !

Il était une foi TV

Voir plus...

Il était une foi Radio

Ecouter plus...

Synode de Tournai «Pour que tous aient la Vie, la Vie en abondance»

Galerie photo

Services

Connexion | Conçu par InfoCatho.be | Conditions d'utilisation