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Escapades d’été: Le jardin de l’abbaye de Villers-la-Ville

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En visite dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville? Ne ratez pas alors la nouvelle « attraction » du site, son jardin d’inspiration médiévale. Il vient d’être ouvert au public en juin dernier et propose aux visiteurs une halte pour se ressourcer, méditer ou refaire le plein de sérénité.

Les vestiges de l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville témoignent de plus de 850 ans d’histoire. Sous l’impulsion de saint Bernard, un abbé, douze moines et cinq convers quittent Clairvaux, en Champagne, et viennent s’établir à Villers pour y fonder une abbaye. Les religieux choisissent minutieusement l’emplacement qui verra leur communauté se développer: une vallée, de l’eau, des matériaux de construction à portée de main. Vers 1275, un peu plus de cent ans après sa fondation, l’abbaye abrite une communauté d’une centaine de moines et de trois fois plus de frères convers. Tout au long du XIIIe siècle, époque de son apogée spirituelle et temporelle, le domaine de ces moines que l’on appelait, à juste titre, « bâtisseurs », englobait une dizaine de milliers d’hectares, répartis entre Anvers et Namur. Les siècles suivants sont moins propices à l’expansion de l’abbaye qui connaît une succession de périodes calmes et troublées. En 1796, l’administration révolutionnaire française supprime  purement et simplement l’abbaye. Elle la vend comme bien national à un marchand de matériaux. Ce sont donc des ruines, certes majestueuses, qui petit à petit, attirent les visiteurs, amateurs de vieilles pierres. Mais l’abbaye ne pouvait en rester là! La première restauration débute en 1893. Il faudra attendre 1984 pour voir se mettre en place un nouveau chantier de restauration d’envergure. Il est toujours en cours.

Des fleurs parmi les pierres
L’abbaye de Villers-la-Ville, comme tous les autres monastères cisterciens, possédait sans doute un jardin de plantes médicinales. Sans doute, car aucun écrit n’a été retrouvé à ce sujet à Villers. Qu’à cela ne tienne! Les initiateurs de ce nouveau projet pour l’abbaye, dont la Fondation Yves Rocher – Institut de France, sont allés chercher les informations utiles dans les plans, les gravures, les livres de botanique, d’agriculture, de sciences naturelles et de médecine traitant des jardins monastiques médiévaux. Quelques règles se sont imposées: le jardin de plantes médicinales doit se trouver à proximité de l’infirmerie des moines. Il doit remplir deux fonctions principales: utilitaire pour soigner le corps; symbolique et méditatif pour élever l’esprit. L’espace doit être clos, alimenté en eau de source, ensoleillé et protégé des vents.
Il ne restait plus, après avoir pris connaissance de ces quelques principes, qu’à planter garance, serratule, souci, chanvre, sauge, tussilage, rue, saponaire et quelques autres. Pas moins de 70 plantes sont présentées au cœur des ruines de l’abbaye de Villers.

Selon Hildegarde von Bingen
Le jardin de l’abbaye est divisé en deux: une partie, parfaitement symétrique et linéaire, comprend des carrés surélevés où trônent les plantes médicinales (photo). Au centre, une fontaine en pierre bleue rappelle la présence indispensable de l’eau au sein des abbayes cisterciennes. Une seconde partie, toute en courbes et rondeurs, aborde la nature à l’état sauvage. Arbres, arbustes, petite mare ponctuent le paysage. Une treille relie les deux parcelles entre elles.
Ce sont les ouvrages médicaux d’Hildegarde von Bingen (1098-1179), une abbesse de la région rhénane, qui ont retenu toutes les attentions quant au choix des plantes du jardin. Cette religieuse propose un art de guérir qui tient compte de l’homme en son unité d’âme et de corps. Elle évoque la juste mesure pour maintenir l’équilibre interne et éviter la maladie. Son enseignement, empli de sagesse, suscite encore aujourd’hui un intérêt croissant.

Dans ce haut-lieu patrimonial qu’est l’abbaye de Villers-la-Ville, qui accueille près de 100.000 visiteurs par an, qui fait l’objet de recherches historiques et de fouilles archéologiques constantes et où se déroulent une trentaine d’activités culturelles chaque année, ce tout nouveau jardin apporte une touche supplémentaire de fraîcheur et de recueillement dans un domaine séculaire toujours en renouvellement.
Sylviane BIGARÉ

Le jardin de l’abbaye est intégré dans la visite des ruines, accessibles tous les jours sauf le mardi.
Contact: 071/880.980. www.villers.be

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Posté par le 17 août 2012. inséré dans A la Une, CathoBel, CathoBel Belgique, le fil info. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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