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Editorial de Jean-Jacques Durré paru dans « Dimanche Express » n°8 du 3 mars 2013 :

Que peut-on dire de mieux à la fin du pontificat de  que ce mot tout simple?  Merci pour avoir accepté cette lourde charge, à un âge où d’autres goûtent depuis longtemps aux joies d’une retraite méritée. Merci pour avoir passé outre les craintes légitimes qui se rapportaient au fait de succéder à un pape populaire et charismatique, dont le pontificat fut l’un des plus longs de l’histoire contemporaine. Merci encore pour avoir, durant huit années, mené la barque de Saint Pierre, parfois dans une mer déchaînée. Merci toujours pour cette vision d’avenir qu’est la nouvelle évangélisation. Merci enfin, pour ce geste courageux qu’est la à la charge pontificale, afin de ne pas porter préjudice à la mission et à l’Eglise. Un geste qui restera comme la marque d’un grand sens des responsabilités et d’une volonté de toujours mieux servir l’Eglise et l’Evangile.

Oui, nous remercions le souverain pontife qui se retire, car sa tâche ne fut pas facile. Pour cela, les Médias Catholiques se devaient de consacrer un numéro spécial au pape et à son pontificat. Car les événements qui ont marqué ce dernier n’ont pas toujours été positifs, loin de là, et ont sans doute meurtri le pape au plus profond de lui-même. Mais, aux côtés de ceux-ci, il y a eu tant de moments de joies, d’intense communion avec le peuple de Dieu. Benoît XVI a voulu, à sa manière, poursuivre le travail de ses prédécesseurs.

On gardera finalement de lui l’image d’un pape moderne, quoi qu’en pensent ceux qui mettent toujours en avant les aspects les plus négatifs, lesquels – nous sommes d’accord – ne doivent pas être occultés. Moderne, le pape Benoît XVI l’a été par des décisions porteuses de lourdes significations, passées peut-être inaperçues. Ainsi, la proclamation de sainte Hildegarde de Bingen et de saint Jean d’Avila comme docteurs de l’Eglise, est révélatrice. Car l’une comme l’autre ont été brimés et même persécutés, chacun à leur époque. De même, la rapidité avec laquelle Jean-Paul II fut déclaré Bienheureux, prouve que Benoit XVI n’hésite pas à bousculer les conventions.

Benoît XVI a aussi été un pape social, bien au fait des crises de son époque. Il n’a cessé de dire combien la course au profit était néfaste, combien la crise économique faisait des dégâts sur le plan humain, appelant les dirigeants politiques et d’entreprises à plus de justice sociale et à ne pas considérer l’homme comme une marchandise.

Enfin, soucieux de cette impérieuse nécessité de la nouvelle évangélisation, Benoît XVI a estimé que pour que celle-ci réussisse, il fallait laisser la place à quelqu’un qui pourra avoir les forces physiques nécessaires pour remplir cette mission; signe de modernité.

 

 

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Posté par le 26 fév 2013. inséré dans CathoBel, CathoBel Vatican, le fil info, Opinions. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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