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Dans l’école du futur, les journées seront plus longues

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classe ecoleLa ministre de l’Enseignement Joëlle Milquet présentera demain les résultats du premier rapport de synthèse du Pacte d’excellence.   Le journal « Le Soir » en a déjà révélé les grandes lignes.

Alors qu’un accord a enfin été trouvé pour mettre en place en toute hâte un EPA (encadrement pédagogique alternatif, appelé aussi « cours de rien »)  pour les dispensés de cours de religion ou de morale – les écoles ont jusqu’au 1er janvier 2016 pour le faire, ce sont des perspectives beaucoup plus lointaines qu’aborde le premier rapport de synthèse du Pacte d’excellence  afin d’améliorer la qualité de l’enseignement. Ce document est le fruit d’un travail de réflexion, commencé en septembre 2014, pour lequel plus de 700 contributions des acteurs de l’enseignement, de la société civile, de l’administration, ainsi que du monde académique et d’experts externes ont été prises en compte !
Ce rapport rappelle d’abord le rôle et les missions de l’école au 21e siècle, avant de faire l’état des lieux des forces et faiblesses de l’enseignement, pour ensuite proposer une série d’orientations, qui risquent de bousculer les habitudes, pour dessiner l’école du futur. Le journal « Le Soir » en a révélé quelques unes…

Les devoirs à l’école

Notamment s’agissant des rythmes scolaires. Le rapport propose une structuration différente de la journée, intégrant mieux les activités culturelles et sportives. Il envisage un allongement de la journée scolaire (vers 16h30 – 17h) afin d’inclure le travail personnel au sein de l’école. L’aide aux devoirs et l’accompagnement méthodologique feraient alors partie des missions des enseignants.
Parmi les autres points de ce rapport, on peut aussi relever la remise en cause des « compétences », l’intégration de l’éducation culturelle dans les socles de connaissances et de compétences, mais aussi la clarification des programmes, et la réaffirmation du rôle particulièrement important des évaluations externes.

Le document s’est aussi intéressé à la gouvernance des écoles avec un renforcement de l’autonomie des directeurs, mais une autonomie balisée par des « contrats d’objectifs ». Il aborde également les moyens à mettre en place pour attirer davantage de jeunes vers le métier de l’enseignement et pour favoriser les parcours mixtes (école et monde socio-économique) et la mobilité entre école et entre réseaux.

P.G.

315 nouveaux migrants sauvés par la Marine belge

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 Godetia 2Dans le cadre de l’opération Triton, le Godetia a recueilli hier 315 migrants en perdition sur la mer Méditerranée.  Ils seront débarqués en Sicile avec 330 autres naufragés confiés par un navire italien qui les avait sauvés.

Le Godetia fait actuellement route vers la Sicile avec à son bord 645 migrants dont 315 ont été secourus directement par son équipage. Lors de la seule journée d’hier, le navire de commandement et de soutien logistique belge est en effet venu au secours de trois embarcations, dont deux canots pneumatiques en situation précaire. Le premier transportait 94 personnes (dont onze mineurs) et le second 111, dont une dizaine de mineurs, tous d’origine africaine, a précisé un porte-parole militaire à l’agence Belga. Le Godetia a ensuite recueilli 330 autres réfugiés récupérés par une corvette de la marine italienne. Tous seront remis aux autorités italiennes.
Le Godetia croise dans les eaux de la Méditerranée depuis le 24 mai 2015 dans le cadre de l’opération Triton menée par l’agence européenne pour la surveillance des frontières de l’Union Européenne.  Il est chargé de surveiller une zone maritime plus grande que la Belgique et les Pays-Bas réunis. A ce jour, il a secouru 1.617 personnes, selon les chiffres du ministère de la Défense. Sa mission doit s’achever le 12 juillet prochain.

P.G.

Le défilé de l’Ommegang

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Ommegang (c) Emmanuel Bosteels - (c) Frederic AndrieuEn ce début d’été, place à l’Ommegang, le défilé traditionnel à Bruxelles. Deux dates uniques: les 30 juin et 2 juillet, dès 21 h.

Plus de 1.400 figurants sont attendus pour faire revivre une épopée historique, autour de l’année 1549 et de la procession de Charles Quint. Pour la 10e fois, c’est le metteur en scène Giles Daoust qui sera aux commandes de l’événement. Depuis 5 ans, l’Ommegang invite une personnalité des arts et des lettres pour interpréter le rôle du porteur de messages. Cette année, le rôle du hérault sera tenu par Eric Emmanuel Schmitt, qui commentera les différents tableaux de l’Ommegang en direct de la Grand Place en tant qu’interprète francophone. Auteur français, Eric Emmanuel Schmitt vit à Bruxelles. Il occupe aussi un siège à l’Académie royale de la langue et littérature française de Belgique, qui était occupé avant lui par Colette et Cocteau.

D’autres personnalités prendront part à la fête. Parmi celles-ci, Bert Kruismans, l’humoriste flamand, interprétera la version anglaise, tandis que Jo Lemaire assurera, une nouvelle fois, la version en néerlandais. Côté musique, trois artistes seront présents pour l’édition de l’Ommegang 2015. Il y aura le ténor Sébastien Romignon Ercolini, le contre-ténor Dominique Corbiau et la contre-soprano Isabelle Everarts de Velp, qui interpréteront la prestation musicale. Ces voix exceptionnelles seront accompagnées de la musique composée spécialement pour l’Ommegang par le compositeur Ernst Wolfgang Meinrath.

Un écran géant sera monté sur la Grand Place, afin de permettre au public de suivre en direct l’arrivée du cortège et la procession de l’Ommegang.

A Bruxelles, l’hypercentre, c’est le pied !

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Bruxelles piétonnierBruxelles a inauguré ce week-end son nouveau piétonnier. Dimanche, l’heure était encore aux festivités, mais ce lundi matin, l’ambiance était tout autre avec des milliers d’automobilistes bloqués dans les files.

Ambiance de fête dimanche, à grand renforts d’animations en tous genres, et gros succès de foule pour fêter l’agrandissement du piétonnier bruxellois. La police de Bruxelles estime qu’en fin de journée, environ 100.000 personnes avaient arpenté hier le nouveau secteur élargi aux boulevards du centre, en particulier entre la place De Brouckère et la place Fontainas. Autant dire que la centaine de personnes qui s’étaient également rassemblées pour protester contre l’emplacement de ce piétonnier et du plan de circulation ont été largement mis en minorité. Ce qui ne veut pas dire que leurs craintes soient infondées. En procédant à l’inauguration symbolique d’un pot d’échappement de 4 mètres, accompagnée d’une musique faite de bruits de voitures, les membres de la Platform Pentagone ont voulu alerter l’opinion publique sur les conséquences de ce piétonnier sur le trafic automobile qui va se répercuter ailleurs. L’inquiétude est en particulier très vive pour les habitants qui sont en bordure du nouveau piétonnier. La Platform Pentagone a d’ailleurs fait circuler une pétition pour demander à revoir de manière réfléchie le projet en impliquant davantage les habitants et les commerçants des rues concernées.

La désillusion à la rentrée?

Avec l’arrivée des vacances, Bruxelles se trouve délestée naturellement d’une bonne partie des navetteurs. Qu’en sera-t-il à la rentrée, s’interroge la Platform Pentagone? Pour l’un de ses membres, l’engouement va vite faire place à la désillusion lorsque la circulation va reprendre un rythme plus soutenu au mois de septembre. La Platform Pentagone dénonce en outre la diminution de l’offre des transports en commun qui résulte du projet ainsi que la construction de nouveaux parkings à proximité, qu’elle qualifie d’aimants à voitures. Selon elle, il aurait fallu créer des parkings de dissuasion à l’entrée de la ville à proximité des transports en commun.
Si l’on s’en tient aux perturbations de ce premier matin, il y a de quoi être inquiet en effet. De fait, de nouvelles artères de la capitale se sont retrouvées engorgées et les répercussions allaient bien au-delà de la nouvelle zone de circulation. Bon nombre d’automobilistes se plaignaient d’avoir perdu plus d’une heure dans les rues avoisinant le centre piétonnier, et ce malgré la nouvelle signalisation mise en place pendant la nuit par les employés de la ville de Bruxelles. Même les chauffeurs de taxi avaient du mal à trouver leur chemin et les chauffeurs de bus leur terminus… Mais selon la police, il n’y avait pas plus d’embouteillages dans Bruxelles qu’un lundi normal. Bref, pas de quoi entamer la détermination du bourgmestre Yvan Mayeur, et du ministre bruxellois de la mobilité, Pascal Smets qui se réjouissent que l’espace public ait été rendu aux Bruxellois et d’avoir vu ces derniers avec le sourire aux lèvres.
Rendez-vous donc à la rentrée pour une appréciation plus objective de l’initiative dont on peut louer la philosophie mais qui constitue un pari risqué en matière de mobilité globale. A moins que ne soit décidé parallèlement un renforcement spectaculaire de l’offre en transports en commun.

MVL/PG

légende photo: ce à quoi pourrait ressembler le nouveau boulevard Anspach…

Le pape salue la solidité de l’Eglise, malgré les tempêtes

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Statue Saint-Pierre Vatican«Malgré les tempêtes et ses nombreux péchés, l’Eglise reste inexplicablement solide, parce qu’elle n’est pas l’Eglise des Papes, des évêques, des prêtres ou des fidèles; elle n’appartient qu’au Christ»: le pape François l’a affirmé ce lundi matin au cours d’une messe solennelle, dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, Patrons de l’Eglise de Rome. Dans son homélie, le pape François a lancé un appel à la prière, à la foi et au témoignage.

«Au cours de l’histoire, tant de forces, de l’intérieur comme de l’extérieur, ont cherché et cherchent à anéantir l’Eglise, mais celle-ci reste vivante et féconde». Car il n’existe pas de «force capable de vaincre celui qui détient la force de la foi». La foi, le témoignage, la prière, telles sont les recommandations livrées par le Souverain Pontife aux nouveaux archevêques et à l’Eglise tout entière. «La communauté de Pierre et de Paul nous enseigne, a-t-il dit, qu’une Eglise en prière est une Eglise debout, solide, en chemin. Aucune communauté chrétienne ne peut aller de l’avant sans le soutien de la prière persévérante! Un chrétien qui prie est un chrétien protégé et surtout il n’est pas seul. Dieu exauce nos prières en nous envoyant au moment opportun un ange qui, à l’improviste, vient nous sauver des esclavages et des chaînes mondaines, nous tirer des situations difficiles, nous arracher aux mains de la mort et du Malin, rallumer en nous la flamme de l’espérance; consoler notre cœur accablé; nous réveiller du sommeil existentiel ou simplement pour nous dire: « Tu n’es pas seul ». Dieu met des anges sur notre chemin, mais pris par la peur, l’incrédulité ou l’euphorie, nous les laissons à la porte. Dieu n’enlève pas ses enfants du monde ou du mal mais il leur donne la force pour les vaincre ».

«Le monde a besoin de témoins courageux du Christ»

Mais, avertit le pape François, une Eglise ou un chrétien sans témoignage est stérile, «un mort qui pense être vivant». Or, il n’y a pas de témoignage sans une vie cohérente. «Aujourd’hui, a insisté le Saint-Père, le monde a besoin, non pas tant de maîtres, mais plutôt de témoins courageux, qui n’ont pas honte du Nom du Christ et de sa Croix, ni devant les lions rugissants ni devant les puissances de ce monde». En cette fête des saints Pierre et Paul, le pape François a rendu hommage au courage des Apôtres et de la première communauté chrétienne, qui ont continué l’œuvre d’évangélisation malgré les persécutions. Enfin, cette célébration lui a également donné l’occasion d’évoquer une fois encore les chrétiens qui, dans plusieurs parties du monde, sont encore victimes aujourd’hui de persécutions atroces, inhumaines et inexplicables, sous les yeux de tous mais souvent dans le silence général.

Bénédiction des palliums 

Avant la messe, le Souverain Pontife avait béni les palliums mais contrairement au passé, il ne les a pas imposés lui-même sur les épaules des 46 nouveaux archevêques dont la plupart étaient présents ce jour. Cette tâche est désormais confiée aux nonces apostoliques respectifs pour favoriser la participation des Eglises locales à cette étape importante de la vie de l’Eglise. Le pallium est une étole de laine blanche marquée de croix de soie noire qui symbolise notamment la brebis que le Bon Pasteur porte sur ses épaules.
Enfin, comme chaque année à la même date, une délégation du Patriarcat Œcuménique de Constantinople, emmenée par le métropolite de Pergame et grand théologien orthodoxe Jean Zizioulas, a également assisté à la célébration. C’est d’ailleurs avec ce dernier que, après la messe, le pape François s’est rendu sur le tombeau de saint Pierre sous l’autel de la Confession. Ils ont prié ensemble avant de s’entretenir brièvement.

P.G. (avec Radio Vatican)

Pas d’aumônier pour le camp d’été ? Appelez Woggle & Spirit !

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Scout messeMis en place par la Pastorale des Jeunes, Woggle&Spirit est un service conçu pour les animateurs de mouvements de jeunesse. Afin de remédier en premier lieu à des problèmes d’animation spirituelle.

Lancé à l’automne 2014, Woggle & Spirit est un service de la Liaison de la Pastorale des Jeunes (LPJ) qui propose d’accompagner et de soutenir les jeunes des mouvements de jeunesse (le Patro, les Guides Catholiques de Belgique, les Scouts, et les Guides et Scouts d’Europe Belgique…) dans leurs animations à la foi et les célébrations chrétiennes. Il fonctionne comme une plateforme de soutien et de « dépannage » et devrait donc s’avérer particulièrement précieux en ces temps de derniers préparatifs pour les camps d’été.

Comment oser parler de Dieu pendant le camp? Comment organiser une activité de foi quand on se sent isolé? A toutes ces questions, le site www.wogglespirit.be  et l’équipe de Woggle&Spirit est là pour proposer son aide. Elle peut également offrir un soutien dans la mise en place de l’activité (petites mains logistiques), assurer une présence pour l’animation en question, accompagner dans la préparation d’une messe (que la préparation ait lieu avec ou sans le prêtre), organiser une réflexion de staff autour de l’animation de foi à vivre avec les jeunes, et bien d’autres choses encore… Bref, Woogle & Spirit c’est le couteau suisse spirituel indispensable à chaque animateur de camp!

P.G.

Pour toutes infos, info@wogglespirit.be  ou contacter Delphine au 0470/54.01.87

Photo © wogglespirit.be

Bruxelles : Sant’ Egidio invite à une soirée islamo-chrétienne

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Sant Egidio logo FQuelles approches ont les chrétiens et les musulmans en matière de solidarité avec les pauvres? Telle est la question qui sera au cœur d’une soirée islamo-chrétienne jeudi prochain.

C’est en collaboration avec le centre El Kalima et la communauté musulmane que  Sant’Edigio organise cette soirée qui sera aussi l’occasion de partager l’iftar, à savoir le repas de rupture du jeûne, avec lequel les musulmans honorent le Dieu unique pendant le mois du Ramadan.
Après une prière des chrétiens dans l’église des Riches Claires, qui devrait être animée par Mgr Matthew KUKAH, évêque de Sokoto, Nigéria, les participants à cette soirée se retrouveront donc pour une réflexion autour de la manière dont s’organise la solidarité avec les pauvres chez les chrétiens et chez les musulmans. Quatre intervenants ont été invités à s’exprimer sur ce thème:

 

- Prof. Dr. Joseph FAMEREE, doyen de la Faculté de théologie de l’UCL
- M. Mohamed AZAITRAOUI,conseiller islamique
- Mme Christine JANSSENS, Sant’Egidio Bruxelles
- Mme Louma ALBIK, SB Overseas

Jeudi 2 juillet  
Rendez-vous à 20h à l’église Notre-Dame des Riches Claires (rue des Riches Claires – métro: Bourse).
Pour une meilleure organisation de l’événement, merci d’envoyer un email de confirmation de présence à: celine.francis@santegidio.eu.

La douleur du pape après les attentats

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pape françois prière (Ciric)Les attentats meurtriers qui ont frappé la Tunisie, le Koweït et la France et fait de ce 26 juin un vendredi noir ont profondément affecté le pape. Celui-ci  a chargé son Secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Parolin, de faire parvenir trois messages aux personnes concernées par ces attaques.

A la suite de l’attentat qui s’est produit dans un hôtel à Sousse, qui a fait 38 morts (dont une Belge, d’origine ukrainienne, qui travaillait à la clinique Saint-Luc de Bouge) et qui a été revendiqué par l’Etat islamique   »Sa Sainteté le pape François s’associe par la prière à la peine des familles endeuillées et à la tristesse des Tunisiens. Il confie les victimes à Dieu, plein de miséricorde, le priant de les accueillir dans sa lumière. Il exprime sa profonde sympathie aux personnes blessées et à leurs familles, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation dans leur épreuve. Le Saint-Père condamne à nouveau la violence qui engendre tant de souffrances, et demandant à Dieu de faire le don de la paix, il invoque l’abondance des Bénédictions divines sur les familles éprouvées et sur les Tunisiens. »

Au Koweït, première attaque ciblant un lieu de prière fréquenté par des chiites dans ce riche émirat pétrolier à majorité sunnite. Un attentat revendiqué également par Daech a visé une mosquée chiite de la capitale, faisant 27 morts et 222 blessés.
« Profondément attristé«   par cette nouvelle, par la  »perte tragique de vies humaines« , le pape offre ses  »ferventes prières pour les victimes et pour tous ceux qui pleurent« . Le Saint-Père, déplorant de tels actes barbares, « demande à ce qu’on transmette sa proximité spirituelle aux familles touchées par ce moment de douleur et encourage le peuple du Koweït à ne pas perdre leur force d’âme face au mal et invoque sur la nation l’amour consolateur et soignant du Tout Puissant« , écrit le cardinal Parolin.

Enfin, apprenant l’attentat survenu à Saint-Quentin Fallavier, en Isère, en France, le pape s’est associé par la prière à la peine des proches des victimes, particulièrement de ceux qui ont perdu un être cher. Il confie à la miséricorde de Dieu la personne qui a perdu la vie, exprimant sa  »profonde sympathie aux personnes blessées et à leurs familles, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation dans leur épreuve ».
François condamne une nouvelle fois la violence qui génère tant de souffrances, et demandant à Dieu de faire le don de la paix, il invoque sur les familles éprouvées et sur les Français le bienfait des Bénédictions divines.

« Les actes terroristes ne peuvent entamer la confiance en l’amour miséricordieux de Dieu »

En France, l’évêque de Grenoble-Vienne, Guy de Kerimel, a également exprimé toute sa souffrance et sa compassion pour les familles des victimes et leurs proches. Dans un communiqué paru sur le site internet de son diocèse, il explique que « Aucune idéologie, aucune religion ne peuvent légitimer ces actes barbares: ils vont à l’encontre de l’homme et de sa dignité. Comme je l’exprimais aux responsables des communautés musulmanes à l’occasion du début du Ramadan: ’plus Dieu est adoré, plus Il ouvre nos yeux et nos cœurs à nos frères humains, en particulier ceux qui sont dans le besoin. Plus Dieu est adoré, moins il y a de place dans les cœurs pour les haines, les divisions.’ Par la fraternité, nous contribuons à la construction d’un monde plus juste et plus humain. Les actes terroristes aussi monstrueux qu’ils puissent être ne sauraient entamer notre confiance en l’amour miséricordieux de Dieu. Notre engagement quotidien pour construire les relations d’amitié n’en sont que renforcées. J’invite l’ensemble des croyants à prier pour la paix et pour une fraternité toujours plus vraie entre tous. »

P.G. (avec Radio Vatican)

 

Vague d’attentats islamistes dans le monde

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attentat isere 1Ce 26 juin, des attentats ont frappé la France, le Koweït et la Tunisie. La terreur djihadiste continue de semer l’effroi sur la planète.

En France, l’attentat a eu lieu vers 10h du matin, à Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon, sur le site de l’usine chimique Air Product. Selon les premiers éléments de l’enquête, une camionnette aurait foncé sur l’usine. L’un des passagers serait ensuite entré à l’intérieur, un drapeau islamiste à la main, et y aurait fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz. L’explosion aurait fait un mort et au moins deux blessés. Le reste du personnel a pu être évacué sain et sauf mais en état de choc. Mais plus que le bilan humain, c’est l’abominable mise en scène qui marque les esprits. Un corps décapité (celui d’un gérant d’une société de transport et employeur du suspect) a été en effet retrouvé à proximité de l’usine. La tête était accrochée à un grillage extérieur, recouverte d’inscriptions en arabe et encadrée par des morceaux de drapeau, un noir et un blanc, portant aussi des inscriptions en arabe. Le suspect a été arrêté (par les pompiers) et selon le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, était connu des services anti-terroristes comme étant « en lien avec la mouvance salafiste ».

Au moins 27 morts en Tunisie

En Tunisie, un peu plus de trois mois après l’attentat sanglant contre le musée du Bardo à Tunis revendiquée par l’Etat islamique (21 touristes et un policier tunisien tués), une nouvelle attaque a eu lieu près de Sousse. Un homme a ouvert le feu à la kalachnikov sur les touristes et les Tunisiens qui étaient sur la plage d’un hôtel. « Il y aurait au moins 27 morts et parmi eux figurent des touristes », a déclaré le porte-parole du ministère, Mohamed Ali Arour. L’assaillant a été abattu.

Au Koweït, c’est dans une mosquée chiite de la capitale, Koweït City, qu’un attentat-suicide a eu lieu, pendant la grande prière. 2.000 fidèles étaient alors rassemblés en cette période du ramadan et au moins 13 personnes ont été tuées, et une quinzaine de blessées selon les premières estimations. L’organisation Etat islamique (EI), qui a procédé à des attaques similaires ces dernières semaines en Arabie saoudite et au Yémen, a revendiqué l’attentat.

P.G.

Portrait – Le nouveau doyen de Soignies voulait devenir médecin…

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Originaire d’Enghien, l’actuel doyen de Jumet devient doyen de Soignies-Centre

Originaire d’Enghien, l’actuel doyen de Jumet devient doyen de Soignies-Centre

Ce dimanche 28 juin, l’abbé Christian Dubois célébrera à Jumet sa messe d’au-revoir aux chrétiens de son unité pastorale. Et ce jour-là, il fêtera le 35ème anniversaire de son ordination presbytérale. C’est à Enghien qu’il a été ordonné prêtre en 1980. Pourquoi Enghien? « J’en suis originaire et y ai passé ma jeunesse. Cette année-là, j’étais le seul ordonné et Mgr Huard a accepté que la célébration se déroule en l’église Saint-Nicolas. »

Né le 22 avril 1954 d’un papa instituteur et d’une maman modiste, Christian grandit dans une famille chrétienne. Marqué par les valeurs et l’ambiance du scoutisme, il songe à devenir médecin. Mais un événement tragique vient bouleverser son existence: « J’avais 15 ans quand mon frère est mort accidentellement. Et j’ai commencé à lire les Evangiles, découvrant ainsi la force de la Parole du Christ. » Se pose alors la question: prêtre, pourquoi pas? Un de ses oncles l’est d’ailleurs. Mais sur les conseils de ses parents, il entame d’abord des études supérieures. Ce sera la philosophie, ce qui le préparera à l’entrée au Séminaire puisqu’on y commence sa formation par l’étude de cette discipline. Vient ensuite la théologie, au cours de laquelle il est ordonné prêtre. Le voilà professeur: « J’ai enseigné d’abord la philosophie au Séminaire de Namur, puis également la théologie morale au Séminaire de Tournai. Je suis alors devenu bibliothécaire du Séminaire de Tournai, où j’ai informatisé les collections. J’ai également été économe, ce qui correspondait bien à mon goût pour le bricolage. »

A la découverte du pays de Charleroi

L’année 2004 amorce ce qu’il appelle lui-même un grand tournant: « J’ai été nommé doyen à Jumet. Je ne connaissais pas du tout la région de Charleroi, mais j’ai été frappé par la chaleur de l’accueil. Ici, les gens disent ce qu’ils pensent, mais tout en dialoguant. » Le nouveau doyen découvrira d’ailleurs la valeur du travail en équipe, et en particulier en EAP. Une manière de faire qui sera d’autant plus utile au fur et à mesure que ses tâches s’amplifieront: nommé d’abord curé de trois paroisses, il « termine » avec huit paroisses…

Christian Dubois  Soignies_webDe ses onze années à Jumet, Christian Dubois retient aussi quelques défis relevés. Ainsi, la commission régionale de formation, née à La Docherie. Elle deviendra un centre de dialogue interreligieux qui organise deux fois l’an une conférence à plusieurs voix. Sur le plan social, épinglons les actions de solidarité et l’accompagnement des personnes précarisées, qui donneront naissance au centre La Rochelle à Roux. Christian Dubois voit dans le bénévolat une force: « On en trouvera pour l’avenir, mais le défi c’est la transmission de la foi aux générations suivantes. »

Devenir doyen à Soignies – Le Roeulx (15 paroisses) et doyen principal de la région pastorale de Soignies-Centre (7 unités pastorales), c’est un nouveau défi pour lui. Il faut dire qu’à partir de septembre prochain, toutes les unités pastorales de cette région entreront dans leur année de Refondation…

Le nouveau doyen de Jumet est l’abbé Lucien Pharel Massengo, jusqu’ici vicaire dominical dans l’UP de Soignies-Le Roeulx.

H.W. - www.diocese-tournai.be

Photo: Le lundi de Pentecôte, l’abbé Dubois faisait sa « joyeuse entrée » à Soignies à l’occasion du Tour Saint-Vincent. On le voit ici dans la Collégiale, aux côtés du vicaire épiscopal Olivier Fröhlich.

Signature de l’Accord entre le Saint-Siège et l’Etat palestinien

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vatican palestineAnnoncé mi-mai, c’est ce vendredi 26 juin qu’a été officiellement signé au Vatican l’accord global entre le Saint-Siège et l’Etat palestinien. Il est le fruit d’un travail mené par une commission bilatérale pendant 15 ans. 

L’accord a été signé dans le Palais pontifical par le secrétaire pour les relations avec les Etats (ministre des Affaires étrangères), le prélat britannique Paul Richard Gallagher, et par le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki. Le texte «s’occupe des aspects essentiels de la vie et de l’activité de l’Eglise catholique en Palestine». Il s’agit de la liberté d’action de l’Eglise, de sa juridiction, du statut personnel, des lieux de culte, des activités sociales et caritatives de l’Eglise, de ses moyens de communication sociale, des questions fiscales et de propriété. Selon Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire pour les rapports avec les Etats du Saint-Siège, présent à la signature ce vendredi, l’Accord exprime en particulier «le souhait de l’Eglise pour une solution à la question palestinienne et au conflit israélo-palestinien dans le contexte d’une solution à deux Etats et des résolutions de la communauté internationale, renvoyant à une entente entre les parties».

Une stimulation pour la paix

Dans son discours, Mgr Gallagher,secrétaire pour les Rapports avec les Etats, a exprimé le souhait que «l’Accord puisse d’une certaine manière être une stimulation pour mettre fin définitivement au conflit israélo-palestinien qui dure depuis des années et qui continue à causer des souffrances aux deux parties. J’espère, a-t-il continué, que la solution souhaitable des deux Etats devienne une réalité le plus tôt possible. Le processus de paix ne peut progresser qu’à travers la négociation entre les parties en présence et avec le soutien de la communauté internationale. Cela demande certainement des décisions courageuses», a-t-il reconnu.
Le chef de la diplomatie vaticane a précisé que «les catholiques ne veulent aucun privilège sinon celui de continuer à collaborer avec leurs concitoyens au bien de la société». Il a signalé aussi que «l’Eglise locale, qui a été impliquée dans les négociations, est satisfaite du résultat obtenu et qu’elle est heureuse de voir consolidés ses bons rapports avec les autorités civiles.»
Cet accord représente également «un bon exemple de dialogue et de collaboration» entre chrétiens et musulmans dans «le contexte complexe du Proche-Orient où, dans certains pays, les chrétiens ont souffert de persécutions», a ajouté Mgr Gallagher, saluant en particulier le chapitre consacré à la liberté religieuse et de conscience.
De son côté, M. al-Maliki a qualifié cet accord d’«historique», qui, a-t-il dit, «n’aurait pas été possible sans la bénédiction de Sa Sainteté, le pape François, à nos efforts pour y parvenir». Il  contient «des clauses sans précédent qui portent sur le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme et comme berceau des relations monothéistes», «encourage la présence et les activités de l’Eglise catholique dans l’Etat de Palestine» et garantit «le statut et la protection des lieux saints» chrétiens, a ajouté le ministre.

Fruit d’un long processus

Le parcours qui a mené à cet Accord global a été jalonné d’étapes importantes, comme le rappelle le père David Neuhaus, vicaire patriarcal pour la communauté catholique d’expression hébraïque d’Israël, dans les colonnes de la Civiltà cattolica, la revue des jésuites italiens. Paul VI a été le premier pape à affirmer en 1975 que les Palestiniens n’étaient pas un simple groupe de réfugiés mais un peuple. En 1987, pour la première fois, Jean-Paul II a nommé un arabe palestinien à la tête du patriarcat latin de Jérusalem. Mgr Michel Sabbah n’a cessé de dénoncer, sans détours, les souffrances endurées par son peuple à cause de l’occupation. Le chef de l’OLP, Yasser Arafat, a été reçu à plusieurs reprises au Vatican à partir de 1987.
Le Saint-Siège a ensuite établi des relations avec l’Etat d’Israël en 1993 et avec l’OLP en 1994. Dans l’Accord fondamental avec Israël, l’Eglise indique clairement qu’elle rejette toute interprétation religieuse pour justifier des ambitions territoriales. Puis il y a eu la visite de Jean-Paul II à Yad Vashem et au camp de réfugiés palestiniens d’Aida. A son tour, Benoît XVI a demandé que la solution de deux Etats devienne réalité et ne demeure pas un rêve. Enfin, comment oublier la rencontre historique et inédite des présidents israélien et palestinien dans les jardins du Vatican à l’invitation du pape François le 8 juin 2014, en la solennité de la Pentecôte.
L’Accord entrera en vigueur dès que les deux parties auront notifié par écrit que leurs dispositions constitutionnelles respectives ont été respectées. Même si le Vatican parle d’«Etat de Palestine» depuis début 2013, cette signature équivaut à «une reconnaissance de facto» de leur Etat, ce qui mécontente Israël. Le Vatican est le 136e pays à avoir reconnu l’Etat de Palestine.

P.G. (avec Radio Vatican)

Un dimanche d’ordinations

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ordinationsCe dimanche 28 juin, six nouveaux prêtres seront ordonnés: trois à Bruxelles, deux à Tournai et un à Liège.

A Bruxelles, la célébration aura lieu à 16h en la Cathédrale Saints Michel et Gudule. Mgr Léonard ordonnera prêtre Federico Ynsfran Vaesken, un séminariste paraguayen, ainsi que deux futurs prêtres de la Fraternité des Saints Apôtres, Kurt Suenens et Grégory Kienlen.
Grégory Kienlen, d’origine française, âgé de 35 ans, appartient à la «Fraternité des Saints Apôtres». Ingénieur en informatique, il a terminé sa formation théologique au Studium Notre-Dame de Namur. Pour son stage pastoral, il s’est investi en néerlandais dans la paroisse de Zoutleeuw, dans le Brabant flamand.
Kurt Suenens, originaire de Sint-Pieters-Leeuw, âgé de 29 ans, appartient à la «Fraternité des Saints Apôtres». Bachelier en philosophie, il a terminé ses études de théologie au Studium Notre-Dame de Namur. Il a vécu son stage pastoral à Zoutleeuw, puis dans le doyenné de Vilvorde.
Federico Ynsfran Vaesken, originaire du Paraguay, âgé de 32 ans, est issu du Séminaire «Redemptoris Mater» de Bruxelles. Diplômé en droit, il a reçu sa formation théologique à Bonn et prépare un doctorat en droit canon à l’Université «Santa Croce» à Rome. Il a vécu ses stages pastoraux en Allemagne et en Ouganda.
A cette occasion, ils seront entourés par deux autres séminaristes également fraîchement ordonnés: un Polonais, Piotr Sass, et un Français, Thibault-Marie Ruelle. Bref, ces ordinations auront une couleur très internationale.

Pour le diocèse de Tournai, ce sont Jacques Delva et Julien Gallez qui seront faits prêtres ce jour-là. La cérémonie aura lieu dans la cathédrale de Tournai, à 15h. Originaire de Blicquy (près de Leuze-en-Hainaut), Julien Gallez est notamment connu des chrétiens d’Antoing et de Charleroi-centre où il a fait ses stages d’insertion pastorale.
Jacques Delva fut quant à lui un des piliers de la maison d’accueil « L’Oasis » à Warneton. Il y oeuvra pendant 17 ans avec sa femme, aux côtés de trois religieuses. Après le décès de son épouse, ce diacre permanent a choisi de poursuivre plus encore son engagement envers Dieu et devenir prêtre.
A noter qu’à l’occasion de ces deux ordinations, le service diocésain des vocations propose aux jeunes de 15 à 25 ans de se retrouver dès le samedi 27 juin à 15h45 au Séminaire pour vivre ensemble 24h en soutien aux deux futurs prêtres. Une veillée de prière pour Jacques et Julien est également prévue ce samedi 27 juin à 20h en l’église du Séminaire (rue des Jésuites, 28 à Tournai).

A Liège enfin, Mgr Delville ordonnera prêtre Thomas Sabbadini, 26 ans, originaire de Jupille. Ce jeune séminariste qui termine son stage d’insertion dans l’unité pastorale d’Awans, Alleur, Loncin et Xhendremael est très investi et apprécié par les jeunes du diocèse. L’ordination débutera à 15h, à la cathédrale Saint-Paul à Liège.

P.G.

photo: © vicariat de Bruxelles

Un moment de paradis pour jeunes professionnels

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festivalCet été, la communauté du Chemin Neuf invite les jeunes de 18-30 ans à participer au Festival Welcome to Paradise du 2 au 9 août à l’abbaye d’Hautecombe située au bord du lac Bourget en Savoie. Un bus partira de Belgique le samedi 1er août.

Quelque 2.000 jeunes du monde entier sont attendus début août à l’abbaye d’Hautecombe à l’occasion du Festival Welcome to Paradise. Un moment hors du temps, entre lac et montagne, rempli de moments spirituels forts, d’activités sportives, de toute une série d’ateliers et de soirées festives.

Ce festival est un moment privilégié pour faire une pause dans sa carrière professionnelle et prendre du temps avec le Seigneur. L’alternance de temps « à la carte » et de temps forts en commun permet à chacun de construire son propre programme en fonction de ce qu’il recherche.

Le logement se fera sous tente et il est vivement conseillé aux jeunes d’amener la leur même s’il est possible d’en louer sur place. Sont à prévoir également: affaires et matériel de camping, Bible et cahier, des tenues correctes respectueuses des lieux, affaires adaptées pour les nombreuses activités sportives proposées et repas de midi. Les autres repas seront partagés ensemble en « village ».

Vous n’êtes toujours pas convaincus? Découvrez le teaser en images…

Infos, tarifs et inscriptions sur http://welcometoparadise.chemin-neuf.fr/. Pour partir en bus de Bruxelles avec la délégation belge, n’oubliez pas de réserver votre place (50 disponibles): Sr Muriel d’Hoffschmidt, Communauté du Chemin Neuf, Carmel de Mehagne, Chemin du carmel, 27, 4053 Embourg, 04/365.10.81, 0472/27 35 96, jeunes@chemin-neuf.be. Le départ de Bruxelles est prévu le samedi 1er août à 9h30 au parking Delta (rue Jules Cockx, Auderghem – Metro Delta). Le retour se fera le dimanche 9 août dès la fin du Festival, retour vers 22h.

Jacques Delva, père, grand-père et futur prêtre !

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Jacques DelvaCe dimanche 28 juin à 15h, Jacques Delva sera ordonné prêtre en la Cathédrale de Tournai. Cette ordination arrive à un âge bien avancé pour ce veuf, père de cinq enfants et grand-père. Mais l’appel du Seigneur s’est manifesté à de nombreuses reprises dans sa vie qu’il a toujours mise au service des autres.

D’emblée, Jacques Delva s’étonne que les journalistes s’intéressent autant à lui. « Vous savez, je n’ai pas grand-chose à raconter…« , prévient-il. Tout au long de sa vie, ce Cominois n’a fait qu’essayer de répondre à la question: « Seigneur, qu’attends-tu de moi? » La réponse l’a entraîné dans des directions apparemment opposées qui, en fait, se rejoignent dans le service des autres. Le carton d’invitation à rejoindre la célébration de son ordination sacerdotale, le 28 juin à Tournai, donne une clé de lecture: « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant sur la route, alors qu’il nous parlait et nous ouvrait les Ecritures? » Beaucoup d’étapes de la vie de Jacques Delva s’expliquent par un appel du Seigneur dont il ressentait l’importance en profondeur.
Né à Warneton d’une mère flamande et d’un père Cominois, Jacques Delva a vécu la majorité de sa vie dans cette région frontalière autant avec la Flandre qu’avec la France. Depuis la fin de son adolescence jusqu’en 2002, il a travaillé comme ouvrier. Une nécessité pour faire vivre sa famille, mais aussi pour contribuer manuellement à une vie plus épanouie. Ce talent pratique pour rénover une maison, pour peindre et faire les finitions, lui a notamment été utile pour mener à bien le chantier de l’Oasis à Comines.
Peu après son entrée dans la vie active, Jacques Delva a rencontré Françoise, qui a été son épouse pendant 41 ans, la mère de ses cinq enfants. « Pour moi, confie Jacques, c’était une évidence de fonder une famille. » Au cœur de cette vie chaleureuse, il remarque: « Dieu est présent et attend quelque chose de moi, de nous. » Avec sa femme, ils rejoignent le groupe de prière du Renouveau. Ils sont accompagnés pendant quatre ans par le Chemin neuf et envisagent même de s’engager dans une vie plus religieuse. Finalement, l’appel est venu d’ailleurs.

Seigneur, qu’attends-tu de moi?

A la fin des années 80, Françoise et Jacques Delva sont interpellés par les religieuses de Comines-Warneton pour réfléchir au sort d’une maison délabrée. Ce bâtiment qui aurait dû être abattu est finalement restauré pour créer un centre d’accueil appelé l’Oasis, comme ce lieu biblique où les pèlerins peuvent se désaltérer. Une partie des travaux ont été faits par des ouvriers professionnels, lui et sa femme réalisant pendant leurs heures libres les peintures et les finitions. Avec l’aide de trois religieuses, le couple s’implique dans cette maison d’accueil pendant 17 ans. Les premiers à en bénéficier furent les enfants de l’enseignement spécial qui avaient besoin de décrocher le temps d’une nuit, avant de retrouver leurs familles. Puis, ce sont les femmes en difficulté, accompagnées ou non d’enfants, qui sont venues à l’Oasis. Le lieu permet de réconforter ces femmes battues ou terrorisées, dans un climat aussi chaleureux que possible.
L’engagement de Françoise et Jacques Delva s’est terminé quand le diagnostic de Parkinson a été posé pour Mme Delva. D’autres personnes ont repris la responsabilité de l’Oasis. Au même moment, Jacques Delva est sollicité par le doyen Jean Demay, pour rendre des services aux communautés chrétiennes de Comines. Cette invitation du doyenné rejoint son intuition personnelle que le Seigneur l’appelle à autre chose. Il chemine alors vers le diaconat, ce ministère d’Eglise ouvert aux hommes mariés pour le service de leurs frères et sœurs en Christ. En tant qu’animateur en pastoral puis comme diacre, il accompagne de nombreuses familles pour les baptêmes, les mariages et les funérailles. Il est également chargé de la pastorale des homes, c’est-à-dire qu’il visite régulièrement les dix maisons de retraite de l’entité de Comines. « Dans la vie, il y a des rencontres qui marquent et la vôtre en fait partie« , témoigne Martine, une paroissienne. « Vous avez su être à mon écoute et vous avez très bien ressenti ma peine. Si je peux me permettre, restez comme vous êtes: à l’écoute de l’autre, compréhensif et attentionné. » Ces mots écrits avec le cœur confortent Jacques Delva dans sa mission principale: il n’a peut-être pas le talent de la parole, mais certainement le charisme de l’écoute.
Le diacre de Comines-Warneton devait, à la même époque, accompagner son épouse dans la maladie. Très concrètement, il la conduisait et la ramenait des soins à l’hôpital… Aussi surprenant que cela paraisse, « Dieu me parlait pendant ces années où Françoise était en fauteuil roulant. Au plus la maladie avançait, au plus j’aimais ma femme. » Jusqu’à ce 24 novembre 2012 où sa femme rejoint le Ciel. Jacques Delva se sent alors comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs: triste d’être séparé de celle qu’il aime, mais réconforté par ces moments et ces phrases qu’il a partagés pendant 41 ans avec elle.

Quitte ton pays

Peu de temps après les funérailles, Jacques Delva réentend cette question: « Seigneur, qu’attends-tu de moi? » Une fois encore, l’appel prend forme pour qu’il chemine vers une ordination sacerdotale. Son interlocuteur à l’évêché autant que les membres de sa famille lui montrent le rôle qu’il pourrait remplir en tant que prêtre. Et le voilà en formation pendant deux années, un cursus raccourci étant donné qu’il avait déjà suivi des cours pour devenir diacre quelques années plus tôt. Aujourd’hui, à quelques jours de son ordination presbytérale, il se sait soutenu par ses enfants: certains sont heureux pour lui, d’autres respectent le chemin original qui l’invite à servir Dieu. « Aujourd’hui, je ne sais pas ce qui m’attend, confie-t-il. Ma future mission de prêtre ne ressemblera sans doute pas à ce à quoi je m’attends. »
Un peu comme Abraham à qui Dieu demande « Quitte ton pays… », Jacques Delva va être nommé pour des responsabilités pastorales quelque part dans le diocèse de Tournai. Sa destination ne sera connue qu’au jour de l’ordination, le 28 juin. Pour le futur prêtre, il importe de garder une vie de prière ainsi que des temps fraternels avec ses collègues en mission pastorale. « C’est aussi un honneur de célébrer l’Eucharistie et de donner le Pardon de Dieu« . Comme il l’a symbolisé sur le carton d’invitation à l’ordination du 28 juin, c’est le prolongement d’une route commencée par son baptême, renforcée par l’Esprit de la confirmation. Cette route s’est poursuivie à deux avec Françoise, elle se prolonge maintenant dans une mission ecclésiale encore à inventer.

Anne-Françoise de BEAUDRAP

 

Migrants : un bien modeste accord européen

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Migrants-syriens-UNHCRA l’issue d’une réunion tendue, les dirigeants européens se sont mis d’accord sur un mécanisme de répartition volontaire de 60.000 demandeurs d’asile au cours des deux prochaines années. Reste à savoir selon quelles modalités…

 Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, réclamait des quotas contraignants, mais c’est finalement sur la base du volontariat que les différents pays de l’Union européenne (UE) se sont entendus dans cette nuit du 25 au 26 juin, à l’occasion du sommet européen à Bruxelles. Le texte stipule que les dirigeants de l’UE « donnent leur accord à la relocalisation sur deux ans de 40.000 personnes arrivées en Italie et en Grèce et ayant besoin d’une protection provisoire, et à la réinstallation de 20.000 réfugiés » de plus. Ce compromis modeste a été dégagé à la suite de débats très tendus. Ce sont surtout des pays d’Europe centrale – Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie – qui ont insisté pour qu’on abandonne l’idée de quotas imposés par la Commission européenne. Mais il a fallu que le Premier italien s’emporte vertement pour qu’une solution soit trouvée. « Ou vous êtes solidaires, ou vous ne nous faites pas perdre notre temps », a-t-il lancé à ses homologues européens.

La déception du président de la Commission européenne

Quand on relit le terme de cet accord, aucune obligation n’apparaît, contrairement à ce que demandait la Commission européenne. Mais la formule vaudrait engagement contraignant… Par ailleurs, des pays comme la Bulgarie, la Hongrie, l’Irlande, le Royaume Uni et le Danemark ne sont pas concernés…
En pratique, la répartition doit être effective à la fin juillet. En contrepartie de cette solidarité, les Etats membres ont décidé d’un durcissement des conditions d’accueil des migrants avec la création de « centres de tri » en Italie et en Grèce pour « identifier et faire la distinction entre les prétendants au droit d’asile et les migrants économiques. »
« Vu l’ampleur du phénomène, donner une perspective de vie à 60.000 personnes est un effort modeste. Cela prouve que l’Europe n’est pas à la hauteur des principes qu’elle déclame », regrette le président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker n’a pas caché sa déception face aux modifications imposées à ses recommandations.

P.G.

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