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Oxfam Trailwalker 2014 : ils se sont surpassés pour une plus grande humanité

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Le Oxfam Trailwalker s’est tenu ces 30 et 31 août dans les Hautes Fagnes. Au total 273 équipes se sont inscrites pour l’édition belge de 2014 et ont récolté 546.634€ au profit d’Oxfam. Après 100kms de marche intensive, 85% des participants ont franchi dimanche la ligne d’arrivée.

La météo n’était pas des plus clémentes ce weekend pour encourager les équipes de l’édition belge 2014 du Oxfam Trailwalker. Mais quand le cœur y est, le reste suit avec plaisir. C’est ce que se sont dit les 273 équipes en s’apprêtant à surmonter un grand challenge: celui de parcourir  100 kilomètres  à pied et en équipe de 4 personnes en moins de 30 heures. En s’inscrivant à l’évènement, chaque équipe s’est également engagée à récolter au moins 1500€ au profit des projets d’Oxfam-Solidarité dans le Nord et le Sud. L’équipe des Fairfoxes de la commune de Vosselaar (Anvers) a récolté à elle seule la somme de 17.500€, remportant ainsi la première place des plus grandes récoltes de fonds.

Défi sportif et solidaire

Parmi les participants, 85% ont franchi la ligné d’arrivée dimanche 31 août après avoir foulé 100kms dans les Hautes Fagnes. Un défi sportif et solidaire qu’a décidé de relever Virginie Muyldermans, membre de l’équipe « Les choux de Bruxelles » avec Chloé Jacques, Nathalie Moyersoen et Anne-Laure Hogge. Tout au long du parcours, Virginie a tenu informés les nombreux  supporters de son équipe. « Petit topo de notre avancée. Tout se passe bien pour le moment. Les Choux de Bruxelles se dirigent vers le Signal de Botrange pour atteindre les 50 kilomètres », avait-elle écrit samedi 30 août en fin d’après-midi.

Virginie et deux membres de son équipe se sont finalement arrêtés au 81e kilomètre. « C’était déjà une grande réussite car physiquement c’est très éprouvant », confie le jeune adulte de 29 ans. « On était très satisfaites mais notre corps n’en pouvait plus donc on s’est arrêtées », poursuit la marcheuse. La quatrième représentante des Choux de Bruxelles a continué seule les 19 kilomètres restants pour représenter les couleurs de son équipe à la ligne d’arrivée. « On en était très fières »», a ajouté Virginie.

Une météo peu fair-play

Paysages splendides, les Hautes Fagnes ont néanmoins offert un terrain difficile pour les marcheurs. Le mauvais temps des dernières semaines a multiplié la boue, rendant certaines zones très glissantes. « Ce n’est pas facile de marcher en pleine nuit avec une lampe frontale et d’affronter des montées et des descentes boueuses qui ne sont pas toujours très stables, » décrit Virginie. « C’est vrai que pour le mental cela n’a pas été  évident. Je pense qu’un meilleur temps nous aurait aidées à poursuivre plus facilement. »

Ce lundi 1er septembre, Virginie a constaté le prix de sa solidarité : pieds et chevilles enflées et courbatures douloureuses. Mais la courageuse se souviendra longtemps de « ce chouette défi » et « superbe weekend« .  Une expérience  « à vivre » qui fut « vraiment inoubliable » conclut Virginie.

Les inscriptions pour l’édition 2015 sont déjà ouvertes. Si, vous aussi, vous désirez vous surpasser pour l’humanité, rendez vous les 29 et 30 août 2015 ou sur le site du Oxfam Trailwalker.

Sophie TIMMERMANS

Crédit Photo : Oxfam Trailwalker

Israël : les écoles catholiques perdent 35% de leurs subventions

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Ecole catholiqueCes deux dernières années, le ministère israélien de l’Education a réduit les subventions des écoles catholiques de 35%. Cette coupe dans le budget des écoles a engendré de gros déficits.

Ce lundi 1er septembre, jour de la rentrée, toutes les écoles catholiques d’Israël devait être en grève. Elles entendaient protester contre la décision du ministère de l’Education de réduire à nouveau leurs subventions de 35%. Une position considérée discriminatoire, puisque les autres écoles du pays ne sont pas traitées de la même manière. Voyant l’ampleur que prend cette affaire, le ministère de l’éducation a convoqué une réunion pour proposer de nouvelles solutions, ce qui a permis de révoquer ce jour de grève.

Dans un communiqué rendu public le 27 août dernier et  intitulé « Ne nous empêchez pas de poursuivre notre mission », les responsables du Bureau des écoles catholiques ont rappelé que près de 30.000 enfants étaient scolarisés dans les 50 établissements appartenant à l’Église catholique, un système éducatif, souvent de haut niveau, présent depuis 400 ans en ces lieux.

Une première dans l’histoire d’Israël

« Nous considérons que le comportement et les décisions du ministère de l’Éducation vont à l’encontre de la loi israélienne et de l’accord entre le Saint-Siège et l’État d’Israël, ainsi que des accords spéciaux avec les différentes écoles chrétiennes« , poursuit le communiqué. « Ce comportement limite les droits de l’Église catholique à gérer ses institutions dans le pays. C’est la première fois, dans toute l’histoire d’Israël, qu’on arrive à un tel point de tension entre le ministère de l’Education et l’Église catholique« , assure le site du Patriarcat latin de Jérusalem.

(D’après La Croix)

Succès de foule pour la veillée de prière à Koekelberg

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DSC_0057[2]Pour répondre à l’appel du pape François, les évêques de Belgique avaient invité les fidèles à prier ce dimanche 31 août pour les chrétiens d’Irak et du Moyen-Orient. Une veillée oeucuménique  empreinte de ferveur, de recueillement et d’émotion.

Face au drame humanitaire que vivent les populations du Nord de l’Irak et du Moyen Orient, le Saint-Père avait demandé aux Eglises locales de répondre résolument à sa pressante invitation pour  que « s’élève, dans toute l’Église, une prière ardente et unanime invoquant l’Esprit Saint pour le don de la paix. »

Dans cette perspective, les évêques de Belgique avaient invité à participer massivement à une veillée de prière organisée à la Basilique de Koekelberg  ce dimanche 31 août, sur le thème « Chrétiens d’Orient  unis aux Chrétiens d’Occident : une même foi, une même prière,  une même solidarité  pour la vie et la paix en Orient ».

Réponse massive

Quelle joie d’avoir pu constater que les fidèles ont répondu massivement à cette invitation. Ils étaient quelque 3.000 personnes à avoir fait le déplacement pour s’unir à une prière humble et fervente, rassemblant des dignitaires de l’Eglise catholique, mais aussi d’autres Eglises et confessions.

Une cérémonie oeucuménique, présidée par l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr André-Joseph Léonard. Ils étaient entourés par d’autres évêque belges, tels Mgr Bonny Anvers), Mgr Van Looy (Gand), Mgr Hoogmartens (Hasselt), Mgr Kockerols (évêque auxiliaire de Bruxelles) et Mgr Hudsyn (évêque auxiliaire du Brabant wallon). Se sont joints également à eux, Mgr Maximos, délégué de Mgr Athenagoras et Mgr Innés pour l’Eglise anglicane. De même, étaient, entre autres, présents, le Père Thaddée, diacre de  Chevetogne, des représentants  des Eglises syriaque, arménienne, melkite, maronite et chaldéenne, ainsi que des personnalités du monde politique belge.

Dénonciation forte des persécutions

Dans son homélie, Mgr Léonard a d’abord rappelé que ceux qui étaient présents, étaient  des ambassadeurs pour la réconciliation, « dans la ferme conviction que, dans le Christ, Dieu a réconcilié avec lui le monde entier ». Il a aussi souligné que l’histoire nous impose d’être humbles autant que fermes dans notre engagement, « car nous aussi chrétiens, avons parfois imposé notre foi par la violence. Certaines croisades, certains aspects de la colonisation ont été d’une rare brutalité ». Et de poursuivre : « Nous sommes conscients de tout cela quand, à juste titre, nous dénonçons fermement l’atroce persécution que subissent nos frères et sœurs chrétiens en Irak, au Moyen-Orient et en plusieurs autres pays d’Asie et d’Afrique. De tout notre cœur, nous voulons ensemble prier et agir pour que leur dignité humaine et leur liberté de conscience soient respectées ».

DSC_0091[5]Se réjouissant si une action militaire bien concertée et strictement délimitée doit permettre à des chrétiens d’Irak de rester dans le pays de leurs ancêtres , Mgr Léonard s’est aussi dit heureux que l’aide humanitaire aux populations sinistrées ou exilées s’organise progressivement. « Notre priorité absolue est que les chrétiens du Moyen-Orient puissent rester et vivre en paix dans ces pays où ils sont enracinés depuis les origines de la foi chrétienne ». Et l’archevêque de conclure : « Quant à ceux qui ont déjà été cruellement martyrisés, nous osons espérer que leur sacrifice ne sera pas vain et que leur sang sera une semence de chrétiens dans le pays même où ils furent martyrisés. Cette espérance et cette joie, personne ne pourra nous les enlever ».

J.J.D.

Lire l’homélie complète de Mgr Léonard

Pensions alimentaires : les mauvais payeurs n’ont qu’à bien se tenir !

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Pension alimentaireLa vie des mamans seules avec enfants, dont l’ex-conjoint ne paie pas les pensions alimentaires, devrait bientôt s’améliorer. Une commission est notamment en train de plancher sur une méthode de calcul qui soit acceptée par tous.

Généralement en cas de divorce, une pension alimentaire est versée par le parent qui ne réside pas avec l’enfant, afin de participer à son éducation et couvrir ses besoins quotidiens. Malheureusement, certaines personnes manquent à leur obligation, un fait grave qui peut mettre en difficulté le bénéficiaire de cette pension. Selon la Fondation Roi Baudouin (FRB), environ 30% des femmes seules avec enfants attribuent leurs problèmes financiers au fait qu’elles ne reçoivent pas, ou trop peu, les pensions alimentaires de leur ex-conjoint.

C’est pour éviter ce genre de situation que la Belgique a décidé, en 2004, de mettre sur pied un Service des Créances alimentaires (SECAL). Au départ, celui-ci devait venir en aide à toute personne ne recevant pas ou mal la pension qui lui était due, en lui octroyant une avance (maximum 175 euros par mois et par enfant) et en assurant la récupération des sommes impayées. Le problème, c’est que, jusqu’à présent, seules les familles aux revenus inférieurs ou équivalents à 1.300 euros par mois, plus 66 euros par enfant (soit le seuil de pauvreté), étaient autorisées à faire appel au SECAL. Désormais, ce plafond a été relevé à 1.800 euros, ce qui devrait permettre à 18% de ménages supplémentaires de faire appel à ce système d’avances, mais risque aussi d’augmenter un peu plus encore le coût de cette structure.

Un fonds universel

Le SECAL éprouve en effet énormément de difficultés à récupérer auprès des débiteurs défaillants les sommes qu’il avance aux familles. 70% des contributions versées par ce service fédéral aux familles sont donc directement issues des caisses de l’Etat. Voilà pourquoi des associations comme Vie Féminine et La Ligue des Familles plaident pour l’instauration d’un fonds universel, comme il en existe au Canada. Avec ce système, toutes les pensions et contributions alimentaires sont versées dans le même fonds et redistribuées à toutes les familles qui y ont droit. Il n’y a donc plus de lien direct entre les conjoints et les familles peuvent recevoir leur pension alimentaire en temps et en heure dans 80% des cas.

Autre point d’achoppement: l’objectivation des montants. Jusqu’à présent, la détermination du montant était laissée à l’appréciation du juge. Un problème pour les familles qui ne comprennent pas toujours la justification du montant.  Une commission planche donc actuellement sur l’élaboration d’une grille indicative, calculée en fonction des revenus des parents. Grille à laquelle le juge pourrait se référer en cas de litige.

Un nouveau tribunal de la famille

Autre bonne nouvelle: le mise en place, ce 1er septembre, d’un nouveau tribunal de la famille et de la jeunesse, dans chacun des douze arrondissements judiciaires du pays. Celui-ci fonctionne selon le principe « une famille, un dossier, un juge ». Autrement dit, un seul juge traitera désormais tous les différends liés à une famille, que ce soit en matière de divorce, d’autorité parentale, d’hébergement des enfants mineurs, de filiation, de pension alimentaire ou de succession. Ce tribunal comporte par ailleurs une chambre destinée spécifiquement aux règlements à l’amiable. A tout moment de la procédure, les parties peuvent décider d’y renvoyer leur dossier et tenter d’y concilier leurs points de vue dans un cadre strictement confidentiel.

Autant de mesures qui devraient améliorer la situation des familles monoparentales confrontées à des problèmes de non-paiement de la pension alimentaire.

Pascal ANDRÉ

Plus de trois millions de Syriens ont quitté leur pays

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Refugies SyrieD’après le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, plus de trois millions de Syriens ont trouvé refuge au Liban, en Jordanie et en Turquie, soit un million de plus qu’il y a un an. Si l’on ajoute les 6,5 millions de déplacés à l’intérieur du pays, cela signifie que « près de la moitié des Syriens ont déjà dû quitter leur maison ou ont été forcés de fuir pour sauver leur vie ».

« La crise des réfugiés syriens s’aggrave. Elle franchit aujourd’hui un nouveau cap avec le chiffre record de trois millions de personnes déplacées« , dont la moitié sont des enfants, a annoncé le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), ce vendredi 29 août. Il y a moins d’un an, ce nombre s’élevait à deux millions, ce qui montre bien que la situation ne cesse de s’aggraver. Le UNHCR rappelle que n’entrent pas dans ces statistiques les centaines de milliers d’autres Syriens qui ont fui le pays, mais qui ne se sont pas fait enregistrer comme réfugiés.

Des conditions de vie insoutenables

Il faut également ajouter à ces chiffres les quelque 6,5 millions de déplacés à l’intérieur de la Syrie. « Cela signifie que près de la moitié des Syriens ont déjà dû quitter leur maison ou ont été forcés de fuir pour sauver leur vie« , écrit le UNHCR, pour qui cette hausse spectaculaire est due principalement  aux conditions de plus en plusépouvantables à l’intérieur du pays. Son rapport dépeint « des villes où la population est encerclée, des gens affamés et des civils pris pour cibles ou tués sans discrimination« . Les familles arrivent d’ailleurs dans les pays hôtes dans un état épouvantable: elles sont épuisées, apeurées et ont perdu pratiquement toutes leurs économies.

Urgence humanitaire

« La crise syrienne est devenue la plus importante situation d’urgence humanitaire de notre ère et pourtant, le monde ne répond pas aux besoins des réfugiés et des pays qui les accueillent« , déplore le UNHCR. La pression sur les économies, les infrastructures et les ressources des pays hôtes est « énorme« . En effet, le Liban accueille 1,14 millions de réfugiés, la Jordanie 608.000 et la Turquie 815.000. Près de 40% des réfugiés vivent dans des abris de fortune et trouvent difficilement de quoi se nourrir ou se soigner.

Des donateurs ont réuni 4,1 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) pour aider ceux qui étaient affectés par ce conflit. Selon l’UNHCR, il manquerait 2 autres milliards (1,5 milliard d’euros) d’ici à la fin de l’année pour répondre aux besoins urgents des réfugiés.

Pascal ANDRE

Ces responsables musulmans qui dénoncent l’Etat islamique

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Youssef Al-QaradaouiMercredi 27 août, l’Union mondiale des oulémas musulmans, dirigée par l’influent prédicateur qatarien Youssef Al-Qaradaoui (photo), a jugé que les actions de l’État islamique en Syrie et en Irak violaient la charia.

Il y a dix jours, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux appelait les « responsables religieux, surtout musulmans« , à condamner « sans ambiguïté aucune » les crimes de l’Etat islamique (EI) et à « dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier« , sous peine d’entamer la « crédibilité (du) dialogue interreligieux« . L’appel semble avoir été entendu, puisque, ces dernières semaines, plusieurs organisations ou institutions musulmanes ont condamné les crimes de l’Etat islamique (EI).

Des actes contraires à la charia

« L’assassinat d’innocents, musulmans ou non musulmans, par certains groupes comme l’État islamique (EI) et sous le couvert de considérations confessionnelles répugnantes est un acte criminel et viole la charia« , a ainsi indiqué l’Union mondiale des oulémas musulmans, dans un communiqué de presse publié le 27 août dernier. L’Union mondiale interdit catégoriquement ce genre d’actions commises et qualifie ces groupes de « déviants ». Déjà en juillet dernier, le prédicateur Youssef Al-Qaradaoui avait estimé que l’établissement par l’État islamique d’un « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie n’était pas conforme à la charia.

Des agissements qui n’ont rien à voir avec l’islam

Dans notre pays, l’Exécutif des musulmans a, lui aussi, pris ses distances par rapport aux agissements de l’EI. Dans un communiqué publié le 20 août dernier, il a affirmé ne « se reconnaître en rien dans les agissements et objectifs du groupement EI et récuse d’ailleurs le dénominatif ‘islamique’ de ce groupement puisque ces agissements criminels n’ont rien à voir avec l’Islam qui, au contraire, prône des valeurs nobles de fraternité, de respect et de paix« .

Ennemi numéro un de l’islam

Le 21 juillet déjà, l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), avait qualifié « le déplacement forcé » des chrétiens d’Irak, persécutés par les djihadistes, de « crime intolérable« . Un mois plus tard, c’est le grand mufti d’Arabie saoudite, Abdel Aziz al-Cheikh, qui dénonçait violemment les jihadistes de l’EI et d’el-Qaëda, les qualifiant d’ »ennemi numéro un de l’islam« . A la mi-août, enfin, le Grand Mufti d’Egypte, Shawki Allam, qualifiait  l’EI de groupe « extrémiste et sanguinaire posant un danger pour l’islam et les musulmans, ternissant leur image et répandant le sang et la corruption« .

P. A.

Nigeria : Mgr Kaigama refuse de fuir devant Boko Haram

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Mgr Ignatius KaigamaMgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos et président de la Conférence des évêques catholiques nigérians, n’envisage pas de quitter sa ville ni de se protéger malgré la progression du groupe islamiste Boko Haram.

Le groupe extrémiste rebelle nigérian Boko Haram a déclaré dans une vidéo contrôler la ville de Gwoza, au nord-est du pays, et l’avoir ajoutée au califat islamique qu’il prétend avoir établi. Il poursuit actuellement ses attaques dans le nord-est du pays, obligeant des milliers de personnes à fuir en direction du Cameroun voisin. Leur progression est d’autant plus rapide que l’armée et la police nigérianes semblent complètement en déroute.

« La mort fait peur à tout le monde

Mgr Ignatius Kaigama, l’archevêque de Jos, estime que son devoir est d’ »être présent« , de rester auprès du peuple, « même si la violence se trouve à proximité« . L’évêque n’est pourtant pas étranger à la peur. « J’ai renoncé à tout pour servir Dieu et son peuple. Je n’ai ni famille biologique ni biens matériels que je puisse considérer comme à moi. Au cas où je perdrais ma vie en défendant les droits des personnes à la liberté de culte et l’unité de l’humanité, je ne laisserais ni veuve ni orphelin. Pourtant, il est vrai que la mort fait peur à tout le monde« , a-t-il expliqué dans un interview accordée à l’Aide à l’Eglise en Détresse.

L’archevêque de Jos ne mâche pas ses mots, que ce soit à propos des djihadistes ou des autorités du pays . « Lorsque vous tuez et détruisez non seulement des combattants, mais aussi des femmes, des enfants et des pauvres, c’est le mal« , s’est-il insurgé. « Ceux qui sont morts sur le marché de Jos étaient des vendeurs d’oranges, d’arachide ou de lait, qui cherchent simplement à gagner un peu d’argent pour la soirée. C’est une expression du mal« , souligne-t-il en évoquant deux attaques à la bombe de Boko Haram en une seule journée en mai dernier, qui ont fait plus de 100 morts.

L’Eglise aide autant les chrétiens que les musulmans

Quant aux dirigeants du  pays, ils « sont tout simplement insensibles à la situation des pauvres« , déplore-t-il, tandis que l’Église, malgré ses « possibilités limitées« , fait tout son possible pour aider les chrétiens, ainsi que les musulmans, en « tendant la main au-delà des divisions politiques et religieuses« .

(D’après La Croix)

Inde : le vin de messe pourrait être interdit

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Vin de messeDans l’État du Kerala, en Inde, le gouvernement local veut interdire l’alcool durant une dizaine d’années. Une décision qui inquiète l’Église qui utilise le vin pour la célébration de l’Eucharistie.

L’actuel premier ministre du Kerala, Oommen Chandy, est  issu d’une famille syriaque-orthodoxe, mais cela ne l’a pas empêché de céder aux pressions des milieux hindouistes pour décréter, début août, que la consommation, la production et la vente d’alcool seraient interdites dans tout le Kerala. Selon le « Times of India », depuis le 1er  avril dernier « déjà 418 bars ont vu leur licence non renouvelée et le gouvernement cherche la possibilité légale de mettre un terme dès à présent aux licences de 312 autres bars« .

Il faut dire que le seul Kerala représente 16 % de la consommation nationale d’alcool, et que la moyenne de consommation d’alcool par habitant est la plus élevée d’Inde : 8,3 litres par personne et par an, en comparaison de 4 litres ailleurs.

Pour une période de dix ans

Cette interdiction, annoncée pour une période de dix ans à partir du 1er avril 2015, inquiète les différentes Églises présentes au Kerala. Selon l’agence d’information catholique Ucanews, les Églises anglicane, orthodoxe et malankare ne verraient pas d’inconvénients à utiliser du jus de raisin, mais l’Eglise catholique reste attachée à conserver le vin pour la célébration de l’Eucharistie. Elle espère qu’une licence spéciale lui sera accordée pour lui permettre de fabriquer son propre du vin de messe.

Mais des fondamentalistes hindouistes ont déjà fait savoir qu’ils allaient demander au gouvernement du Kerala d’annuler ces permis, arguant que les Églises ne peuvent s’élever au-dessus de la loi et considérant que certains fidèles pourraient profiter de cette licence pour revendre le vin de messe.

(D’après la Croix)

 

Le pape évoque le droit des réfugiés irakiens

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Irak réfugiés

En recevant à la résidence Sainte-Marthe le président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, ce jeudi matin, le pape François a évoqué le droit des irakiens en fuite face à la violence des jihadistes de l’Etat islamique. 

A l’issue de cette audience, le cardinal Vegliò a indiqué que le Saint-Père souhaitait que l’Eglise soit en première ligne dans la défense des plus faibles. Elle doit lutter pour les pauvres, pour les sans-voix, les opprimés pour tous ceux dont les droits sont violés.

Ce vendredi, le pape François recevra en audience à la résidence Sainte-Marthe le curé de Gaza, le père Hernandez.

Radio Vatican

Le réchauffement climatique pourrait causer 250.000 décès chaque année

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malnutritionA un mois du prochain sommet sur le climat prévu à New York, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) veut alerter l’opinion publique quant aux menaces que le réchauffement climatique fait peser sur la santé humaine. Si rien n’est fait pour enrayer très rapidement le phénomène, celui-ci pourrait causer 250.000 décès chaque année, à partir de 2030.

Depuis mercredi 27 août, 300 personnes, dont des spécialistes de la santé, du climat et du développement durable, des responsables politiques et des représentants de la société civile, sont réunis à Genève (Suisse), pendant trois jours, afin d’étudier l’impact du réchauffement climatique sur la santé des êtres humains. La conférence doit adopter, vendredi 29 août, des recommandations destinées notamment au sommet sur le climat prévu à New York le 23 septembre prochain.

Des preuves incontestables

Jusqu’à présent, le constat n’est guère encourageant. Les preuves sont effectivement incontestables: le changement climatique menace très clairement la santé de l’être humain. Selon l’OMS, il pourrait effectivement provoquer 250.000 décès de plus chaque année à partir de 2030. Des décès causés essentiellement par la malnutrition, les vagues de chaleur, la diarrhée et le développement des maladies infectieuses. La malaria, qui tue actuellement 800.000 personnes par an, pourrait s’étendre à de nouvelles régions d’Asie et d’Afrique, tout comme la dengue, le choléra et la schistosomiase.

La pollution de l’air est également, aujourd’hui, à l’origine de sept millions de décès prématurés par an. « Si nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre, nous diminuerons en même temps la pollution de l’air et les maladies cardio-vasculaires et respiratoires qui lui sont liées« , a expliqué le Dr Marie Neira, directrice à l’OMS pour la santé publique et l’environnement. Des changements dans les politiques de l’énergie et du transport pourraient également réduire l’impact des maladies associées à l’inactivité physique et diminuer le nombre d’accidents de circulation.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre

Il est donc grand temps d’agir, surtout que, d’après le Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), on s’oriente vers un réchauffement global de quatre degrés à la fin de XXIe siècle, et non de deux comme c’était initialement prévu. Les scientifiques restent toutefois optimistes: il est possible d’épargner deux millions de vies par année si les gouvernements parviennent à s’entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pascal ANDRE

 

Gaza : ni vainqueurs, ni vaincus

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Mg ShomaliMgr Shomali, évêque auxiliaire du patriarcat latin de Jérusalem, estime qu’il n’y a eu ni vainqueurs ni vaincus dans le conflit qui a opposé le Hamas et l’armée israélienne durant 50 jours.

C’est ce qu’il a déclaré ce jeudi 28 août sur les ondes de Radio Vatican suite au cessez-le-feu entré en vigueur mardi 26 août. Pour lui, les deux parties ont perdu, personne n’a gagné. « Par contre », a-t-il expliqué, « le Hamas a marqué un point, car il a obtenu l’ouverture de tous les accès à Gaza. Il y a six accès au total et jusqu’à présent trois étaient ouverts. »

Selon lui, les chances d’une paix en Terre Sainte passeront par la reconnaissance mutuelle et les résolutions internationales.

(Radio Vatican)

Caritas Turquie alerte sur l’afflux de réfugiés syriens et irakiens

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Caritas TurquieLes responsables de Caritas Turquie ont écrit au pape François pour l’alerter sur l’afflux de réfugiés provenant de Syrie et d’Irak dans leur pays.

Depuis maintenant plus de 3 ans, Caritas International et son réseau mondial apportent une réponse humanitaire massive aux victimes de la crise en Syrie: aide alimentaire et matérielle, consultations médicale et psychosociale, protection des plus vulnérables… Aujourd’hui, ce sont les chrétiens d’Irak, chassés de Mossoul sous la menace des islamistes, qui ont besoin d’aide.

Un nombre croissant de nouveaux réfugiés

Caritas Irak est en première ligne aux côtés des familles déplacées – quelles que soient leur religion et leur origine – dans un contexte que les fortes chaleurs et le manque d’eau potable rendent encore plus difficile. En Turquie, Caritas est associée à l’enregistrement des familles venues d’Irak et celles-ci sont intégrées aux programmes d’aide aux réfugiés syriens. Mais l’ONG se sent de plus en plus dépassée face à l’afflux incessant de nouveaux réfugiés. Dans une lettre adressée au pape et publiée dimanche 24 août, Mgr Yusuf Sag, son directeur, et Rinaldo Marmara, son président, évoquent leur impuissance financière « face à tant de misères » et au besoin d’un accompagnement « plus durable, comme le permis de travailler, de s’établir en Turquie ou ailleurs« .

« Même si l’établissement dans un pays tiers pourrait être une solution, nous optons pour un retour dans leur pays d’origine après un temps passé en Turquie, temps dépendant du règlement du conflit« , poursuivent les dirigeants de Caritas Turquie, qui demandent au pape de se « faire l’écho de (leur) cri d’alarme« .

Environ 2.000 familles en provenance de Syrie et d’Irak se trouvent actuellement en Turquie.

P. A. (avec Caritas et La Croix)

Birmanie : les évêques appellent à la fin de la guerre civile

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KachinTrois évêques catholiques de Birmanie ont lancé un appel à la cessation immédiate des hostilités dans les régions ravagées par la guerre civile et en proie au trafic de stupéfiants et d’êtres humains.

Dans une longue déclaration publiée le jeudi 15 août, à l’occasion de la fête de l’Assomption, les évêques de Banmaw et Lashio, réclament la cessation immédiate de la guerre civile qui ensanglante certaines régions de la Birmanie,  principalement l’Etat Kachin où des combats opposent l’armée régulière aux insurgés. Depuis 2011, ce conflit a fait plus de 200.000 déplacés et des milliers de morts.

Témoins de la souffrance du peuple, ils dénoncent « le génocide croissant de toute une génération« , les conditions de vie dans les camps de réfugiés (« indignes et inhumaines« ), le recours à la torture, aux mines antipersonnel et aux enfants soldats, ainsi que les trafics d’êtres humains et de drogue. Des centaines de femmes sans ressources de l’ethnie kachin sont cédées comme des marchandises à des trafiquants et vendues comme esclaves, même au-delà des frontières birmanes.

Une solution politique durable

Habituellement discrets et peu habitués à s’exprimer publiquement, les trois évêques birmans demandent à tous les acteurs du conflit de chercher une solution politique durable, sous la supervision de la communauté internationale, et de rétablir la paix basée sur la justice. Selon eux, le problème kachin, comme celui des autres ethnies, pourrait être résolu par l’instauration d’un véritable fédéralisme qui reconnaîtrait les lois coutumières ethniques et assurerait l’intégrité de l’identité ethnique, de la culture et des ressources. Ils demandent aussi que soient « stoppées immédiatement » ‘toutes les tentatives pour s’emparer des terres appartenant traditionnellement aux minorités ethniques’, car c’est « la propriété des terres qui décidera du futur de ce pays« .

Bien qu’elle représente seulement 1,3% de la population, l’Eglise catholique, avec l’aide de la communauté internationale et d’organisations locales, a pu secourir plus de 75% des victimes de la guerre.

P. A. (avec la Croix et Zenit)

La Birmanie est le théâtre depuis son indépendance des Britanniques en 1948 de plusieurs conflits armés entre le pouvoir central et plusieurs des nombreuses minorités ethniques, devenus la plus ancienne guerre civile au monde. Il y a exactement trois ans, l’armée birmane a rompu un accord de cessez-le-feu conclu 17 ans plus tôt avec l’Armée Indépendante Kachin (KIA), la seconde armée non étatique du pays, et a lancé son offensive la plus importante depuis la fin des années 1940. Depuis la reprise des combats, le 9 juin 2011, des milliers de personnes ont été forcées de fuir leur maison et ont été déplacées. Des centaines de villages ont également été détruits.

Gaza : un cessez-le-feu « illimité »

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Gaza - Cessez-le-feuAprès cinquante jours de guerre entre le Hamas et l’armée israélienne qui auront laissé la bande de Gaza exsangue, les deux camps se sont accordés sur un nouveau cessez-le-feu qui sera, contrairement aux précédents, « illimité ».

Annoncé par Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, le cessez-le-feu dans la bande de Gaza est entré en vigueur mardi 26 août, aux alentours de 18h, mettant fin à un conflit de cinquante jours entre le Hamas et l’Etat d’Israël. Du côté palestinien, celui-ci a fait plus de 2.130 morts, 11.000 blessés et près de 475.000 déplacés. Au total, près de 55.000 maisons ont été détruites par les frappes israéliennes. Au moins 17.200 d’entre elles ont été totalement ou quasi-totalement détruites.

Bien qu’ils aient le cœur lourd et demeurent inquiets pour l’avenir, les Gazaouis ont tenu à fêter l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Pendant des heures, des milliers d’entre eux ont défilé dans les rues dévastées de la ville, célébrant l’arrêt du conflit par un concert de klaxons et des tirs de joie. Pour le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et a infligé à l’Etat hébreu ses plus lourdes pertes depuis 2006 avec 64 soldats tués, la bataille diplomatique qui s’est jouée au Caire, sous l’égide des Egyptiens, s’est conclue sur une victoire, même si l’allègement du blocus imposé par Israël reste partiel et si le compromis est très limité.

Ouverture immédiate des points de passage

Autre bonne nouvelle: les points de passage entre Gaza et Israël au nord ont été immédiatement ouverts, ainsi qu’entre Gaza et l’Egypte au sud. Ce qui devrait permettre à l’aide humanitaire de parvenir aux populations et d’entamer le reconstruction des zones touchées. Les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, invisibles durant toute la guerre, ont également promis aux Gazaouis la réouverture de l’aéroport et du port maritime de la ville. Ces points épineux devront toutefois être discutés durant les prochaines négociations, prévues dans un mois.

De son côté, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se prépare à réclamer du Conseil de sécurité de l’ONU qu’il fixe une date butoir pour la fin de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. Mais cette tentative paraît vouée à l’échec, les Etats-Unis s’opposant traditionnellement à toute mesure jugée anti-israélienne.

Pascal ANDRE

Nette augmentation des cas d’euthanasie

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MaladieLes chiffres révélés par la Commission en charge de l’évaluation de l’euthanasie montrent combien cette pratique est en augmentation en Belgique, et plus particulièrement en Flandre, puisque les quatre-cinquièmes des déclarations y sont effectuées.

Le sixième rapport de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie porte sur les années 2012 et 2013.

Une moyenne de 135 cas par mois

Selon les chiffres publiés, 1.432 euthanasies ont été enregistrées en 2012 et 1807 en 2013, soit une augmentation de près de 400 déclarations actées en une année. La proportion est de 4/5 de Néerlandophones, pour un cinquième de Francophones, 52% sont des hommes et 48% des femmes.

L’âge et le grand âge des patients

61% des patients ont plus de 70 ans. « Chez les patients d’âge avancé, la distinction qui doit être faite entre les souffrances liées à ces pathologies et celles qui seraient ‘normales’ pour l’âge, a parfois donné lieu à des divergences de vues entre la majorité de la commission et certains de ses membres. »

Depuis un an, la commission se réunit de manière mensuelle, compte tenu de l’augmentation du nombre de déclarations. « Comme signalé déjà dans les précédents rapports, la commission n’a pas la possibilité d’évaluer la proportion du nombre d’euthanasies déclarées par rapport au nombre d’euthanasies réellement pratiquées. Il faut rappeler que seuls les actes ayant intentionnellement mis fin à la vie (art. 2 de la loi relative à l’euthanasie) répondent à la définition légale de l’euthanasie. L’utilisation en fin de vie de drogues diverses non létales ou dont la nature létale est douteuse (en particulier les morphiniques), dans le but de combattre la souffrance, n’est donc pas une euthanasie, même si elle peut hâter le décès. »

Consultez le document: Rapport Euthanasie 2012-2013

Rappelons que l’Eglise catholique de Belgique déplore le recours à la pratique de l’euthanasie, lui préférant, lorsque c’est nécessaire, la dignité des soins palliatifs.

Angélique TASIAUX

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