L'information en continu des Médias Catholiques

Caritas ou la caresse de l’Eglise, selon le pape

cardinal_maradiaga

« Une Église sans la charité n’existe pas », a déclaré le lors d’une rencontre avec les membres de . Il a qualifié le mouvement « d’institution de l’amour de l’Eglise ». 

« La charité est la caresse de l’Église ». Ces mots ont été adressé par le souverain pontife lors d’une rencontre avec le cardinal Oscar , président de Caritas Internationalis, accompagné de Michel Roy, secrétaire général et des membres du comité exécutif de l’organisme. Le a défini Caritas comme « l’institution de l’amour de l’Église ». Pour lui, Caritas a une double dimension : « l’action sociale, au sens le plus large », et aussi la dimension « mystique, insérée dans le cœur de l’Église ».

Profitant de l’occasion, le pape François a livré son analyse de la crise actuelle : « Il ne s’agit pas seulement d’une crise économique, ni d’une crise culturelle, ni d’une crise de la foi. C’est une crise dans laquelle l’homme est celui qui souffre des conséquences de l’instabilité. C’est aujourd’hui la personne humaine elle-même, la chair du Christ, qui est en danger. Et le travail de la Caritas, c’est d’en rendre compte ».

Le Saint-Père a mis en exergue le déséquilibre au niveau des investissements financiers. Il a rappelé qu’« à côté des grandes réunions internationales, on meurt de faim », tout en dénonçant « une culture consumériste, qui gaspille, mais aussi qui ne respecte pas les , les personnes âgées, les personnes marginalisées ».

Enfin, le pape a également évoqué la spiritualité de la Caritas, « spiritualité de la tendresse alors que l’Église la met souvent de côté ». Et d’ajouter : « L’Église, lorsqu’elle est devenue trop sérieuse, c’est-à-dire lorsqu’elle a oublié la caresse et la tendresse, a toujours connu des dérives, est devenue sectaire, a connu l’hérésie ».

D’après La Croix

Quelles réponses pastorales aux nouvelles religiosités ?

Importante réunion que celle tenue ce jeudi 17 mai entre le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et celui pour la Culture. Avec un thème d’actualité: les nouvelles religiosités.

Quelles réponses pastorales faut-il apporter à ce qu’on nomme les nouvelles religiosités, dans lesquelles on retrouve les . Les dicastères qui s’intéressent au phénomène ont pris pour base de réflexion le rapport initial de 1986, intitulé « Le phénomène des sectes et les nouvelles religiosités, un défi pastoral ». Il avait été réalisé sur la base d’un questionnaire adressé aux conférences épiscopales.

A partir de ce document, les organismes compétents de la Curie romaine ont poursuivi leur recherche et publié en 1994 la somme des textes édités par l’Eglise catholique sur le sujet, puis en 2003 une réflexion chrétienne sur le New Age.

La réunion tenue cette semaine constitue donc une nouvelle étape de la réflexion et de la recherche de solutions adaptées.

Plusieurs sujets ont été abordés comme ceux des nouveaux mouvements et de la nouvelle évangélisation, mais aussi « Les nouvelles frontières du sacré », « Entre foi et crédulité », « Catholiques et pentecôtistes », « Rapports et perspectives », « Ere nouvelle et contexte culturel ».

Plusieurs intervenants ont pris la parole, dont Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pour la nouvelle évangélisation. Un document complémentaire devrait être publié.

D’après VIS

Courir pour mieux servir

Ardennais, fils d’agriculteurs, prêtre depuis 33 ans, aumônier de prison, Fernand , 58 ans, est un homme qui aime relever des défis. Le dernier n’est pas le moindre: depuis ses 50 ans, le curé de Serinchamps franchit la ligne d’arrivée des plus grands marathons du monde. Mais qu’est-ce qui fait courir Fernand?

Le est une course à pied sur route d’une distance de 42,195 km; c’est la deuxième plus longue épreuve de fond des Jeux olympiques en athlétisme. Des marathons se déroulent entre autres à Rome, Paris, Milan, Rotterdam, Prague ou encore New York, qui est un des plus prestigieux. Le croirez-vous ou non, Fernand Stréber, prêtre quinquagénaire de la région de Rochefort, a couru tous ceux-là. Des exploits qui font hausser le taux d’adrénaline de ce sportif de haut niveau, mais certainement pas sa modestie. Rencontre avec un curé bien dans sa peau et un marathonien au cœur gros comme ça!
Quel est votre parcours de prêtre sportif?
Je suis bien un prêtre sportif et non pas un sportif qui a une vocation. Enfant, je devais aider mes dans la ferme familiale et le sport m’était totalement étranger. J’ai commencé à courir à 20 ans, à l’armée, pour contrer l’oisiveté. Dans les années 70, au séminaire de Namur, je trouvais que les études ne me fatiguaient pas suffisamment. De plus, j’avais le sommeil léger et les trains de nuit, passant à proximité du séminaire, m’empêchaient de dormir. Je me suis mis à courir pour me fatiguer le jour et pouvoir dormir la nuit. Vers 45 ans, je me suis inscrit aux 20 km de Bruxelles. Depuis lors, je fais cette course chaque année. Et vers 50 ans, je me suis affilié à un club pour ne plus courir seul, et j’ai attrapé le virus. Entretemps, je suis « entré en prison » et il m’a semblé essentiel de pouvoir me vider la tête de toute la souffrance dont les détenus me parlent en cellule. Le fait de fouler le sol, d’avoir une « prise de terre » me décharge de cette électricité accumulée en prison. Cette méthode fonctionne puisque cela fait treize ans que je suis aumônier et que cela me passionne toujours autant…

Propos recueillis par Sylviane BIGARÉ

Photo: F. Stréber au semi-marathon de Bruxelles en 2012.
Lire l’intégralité de l’interview du prêtre-marathonien dans le journal Dimanche du 22/5.

Sous le souffle de l’Esprit

Célébrée quarante-neuf jours après Pâques, la Pentecôte est la commémoration de la venue sur terre du Saint-, qui, selon les Actes des Apôtres, s’était matérialisé sous la forme d’un vent violent et d’un grand bruit, cinquante jours après que le Christ soit ressuscité.

La Pentecôte se célèbre bien sûr dans plusieurs pays à travers le monde avec, parfois, des rites bien différents. En Allemagne, par exemple, la procession des cavaliers près de la ville de Kötzting est un rite qui prend ses origines au 15e siècle. En 1412, un homme demanda le secours et le réconfort de l’Eglise. Un prêtre décida alors de se rendre à son chevet et fut accompagné pour ce faire par une escorte de cavaliers. Depuis, à la Pentecôte, plusieurs centaines de cavaliers traversent la vallée de Zellertal chaque année.
En Norvège, à une époque, la tradition de la Pentecôte voulait que l’on allume des feux et que l’on veille sur eux pendant la nuit jusqu’à l’aube.
Chez nous, la Pentecôte est fêtée de façon plus traditionnelle dans les diocèses. Pour célébrer le don de l’Esprit, voici les différentes manifestations religieuses auxquelles vous pourrez participer.

A Namur
Ce samedi 18 mai, treize adultes recevront le sacrement de confirmation de Mgr Vancottem. Rendez-vous dès 20h, à la cathédrale Saint-Aubain, à Namur. Une célébration qui sera retransmise, en direct sur RCF (106,8 Namur, 105,4 dans la région de Bastogne et sur www.rcgsudbelgique.be).

A Liège
Du vendredi 10 mai au jour de Pentecôte, la liturgie insiste sur la prière à l’Esprit Saint en faveur de l’Eglise. La neuvaine trouvera son temps fort le samedi 18 mai, de 20h à 21h30, à la cathédrale Saint-Paul à Liège, par une veillée liturgique de prière à l’Esprit. Elle sera présidée par le chanoine Eric de Beukelaer, curé-doyen de Liège Rive Gauche. Contact: abbé Hugues d’Ans, 0471/49.70.68., d.ans@uol.com.br.
Dimanche de Pentecôte, le  19 mai, à 10h: messe solennelle célébrée par Mgr Jousten à la cathédrale Saint-Paul, avec des confirmations.

A Tournai
La 4e session de l’assemblée synodale, qui aura lieu à l’abbaye de Bonne-Espérance ce samedi 18 mai, se terminera par la célébration solennelle des premières vêpres de Pentecôte, de 16h à 17h.
Par ailleurs, en raison de cette journée synodale, il n’y aura cette année, exceptionnellement, pas de vigile de Pentecôte à la Cathédrale de Tournai.

A Bruxelles
Veillée de prière la veille de la Pentecôte, ce samedi 18 mai, à 20h à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule. Cette veillée sera particulièrement animée par différentes communautés d’origine étrangère. Un temps fort pour invoquer l’Esprit-Sain, pour la ville de Bruxelles et pour l’Eglise.

Diocèses/SB
© Photo: Lawrence OP / CC-by-sa

Eglises ouvertes: Les couleurs du patrimoine

Les samedi 1er et dimanche 2 juin, à l’occasion de la sixième édition des Journées des Eglises Ouvertes, vous pourrez découvrir le patrimoine haut en couleur de 500 édifices religieux dont près de 300 vous proposent une activité festive.

Cette année, ce sont les couleurs du patrimoine religieux qui sont mises à l’honneur lors de ce week-end de découverte. Grâce aux nombreuses visites guidées, expositions, balades… vous connaîtrez tout sur la symbolique des couleurs, sur l’histoire des vitraux, des peintures, des sculptures, des vêtements liturgiques et sur les artistes qui les ont réalisés. Des activités amusantes pour toute la famille sont également proposées afin que les profitent eux aussi de ces journées. Ainsi, le Chirel (Comité d’histoire religieuse) du Brabant wallon propose aux amateurs du genre sa 17e balade du patrimoine. Une promenade qui vous emmènera  de la basilique Notre-Dame de Basse-Wavre au Vieux Château de Laurensart à Grez-Doiceau, une des perles du parc naturel de la Dyle. Inscriptions avant le 21/5 via le site: www.chirel-bw.be.
Pour les amoureux de la photographie, un concours photos est organisé durant tout l’été.

Un patrimoine bien mis en valeur
Par cette action, la Fondation Eglises Ouvertes veut faire découvrir ce patrimoine religieux présent dans toute la . Souvent méconnu, parfois même des personnes qui s’y rendent encore chaque dimanche, il est pourtant d’une richesse insoupçonnée. Et pourquoi ne pas oser un nouveau regard sur l’église de votre village?  Partir à la découverte des lieux de culte d’une autre religion? Où que vous soyez, grâce au site mobile (http://openchurches.mobi), vous pourrez, entre autres, obtenir la liste des édifices participants de votre région. Vous pouvez également télécharger le programme des deux journées sur le site de la fondation: www.eglisesouvertes.eu.
La carte Open Churches 2013 (reprenant les 270 édifices religieux ouverts et accueillants dans toute la Belgique) est disponible dans les églises ouvertes, les offices du tourisme et sur le site de la fondation.

L’objectif de la fondation est de promouvoir la mise en valeur du patrimoine religieux en Belgique.
Chaque année de nouveaux membres rejoignent le réseau des églises ouvertes et accueillantes et ouvrent leurs portes aux visiteurs au moins durant l’été. Le week-end du 1er juin,  partez sans hésiter à la découverte des églises ouvertes de chez nous et d’ailleurs.

Sylviane Bigaré

120.000 laïcs fêtent la Pentecôte avec François

Dans le cadre de l’Année de la foi, ce rendez-vous consacré aux associations et groupements de laïcs rassemblera au Vatican plus de 120.000 personnes, issues de plus de 150 mouvements. Il se déroulera à Rome les 18 et 19 mai célébrant ainsi la Pentecôte autour du François.

La rencontre avec le pape, le 18 mai, donnera lieu à l’expression de témoignages, dont celui de Paul Batthi, conseiller du premier ministre pakistanais pour les minorités religieuses qui a succédé à son frère, Shahbaz, ministre assassiné en mars 2011. Un autre témoignage sera celui de l’Irlandais, John Waters, un journaliste récemment converti. Ensuite, le répondra en improvisant à des questions posées par plusieurs participants. Le lendemain matin, le 19 mai, il célèbrera la messe de la Pentecôte.
Ces deux journées dédiées à la rencontre, la prière, le partage et l’écoute entendent aider les mouvements de laïcs à vivre avec force et motivation le chemin de la nouvelle évangélisation. Les noms, les méthodes et les instruments qui expriment la richesse de l’-Saint peuvent varier, mais la finalité est identique: porter la joie de l’Evangile à chacun.

Apic/SB

Le Chemin Neuf a 40 ans

En octobre 1973, la communauté du rassemblait sept personnes au 49, Montée du , à Lyon, en France. Née d’un groupe de prière, la communauté va s’étoffer et dépasser de loin les frontières lyonnaises puisqu’aujourd’hui, elle est présente dans le monde entier.

Fêter les 40 ans de la communauté sera l’occasion de reconnaître l’œuvre de l’ dans la prière, la vie communautaire, l’engagement pour l’unité des chrétiens, la réconciliation et la paix entre les peuples.

Qui sont-ils? Que font-ils?
Une des spécificités de la communauté du Chemin Neuf tient à l’engagement commun des couples et des célibataires consacrés. Les couples habitent en « fraternité de vie », dans une maison de la communauté, ou en « fraternité de quartier », dans un même quartier. Dans tous les cas, chaque famille habite un lieu qui lui est propre, appartement ou maison, de manière à préserver l’intimité familiale et conjugale. Bien que l’engagement dans la communauté concerne uniquement les couples et non leurs , ceux-ci sont souvent les premiers bénéficiaires du chemin spirituel de leurs et les témoins d’une fraternité possible entre personnes de culture, de confessions chrétiennes et d’âges différents. La majorité des membres mariés de la communauté exercent une activité professionnelle et sont engagés dans le monde de multiples manières. Dans la vie apostolique, les couples et les célibataires consacrés se partagent les responsabilités. Ainsi au sein de la communauté, le travail et la prière réunissent les laïcs et les célibataires consacrés dans le service commun de l’évangile.

La spiritualité de la communauté
La spiritualité de la communauté du Chemin Neuf s’enracine à la fois dans la tradition ignatienne et dans l’expérience du . Le discernement ignatien structure la prière et les façons de vivre. L’Esprit-Saint guide la personne et la communauté. Ces deux aspects se rejoignent dans la certitude que « Dieu peut se communiquer directement à sa créature » et agir effectivement dans la vie des hommes.
Passionnés par l’unité des chrétiens, les membres de la communauté du chemin Neuf, issus de l’Eglise catholique, des Eglises orthodoxes, de la Communion anglicane…, choisissent de vivre, prier et évangéliser ensemble, sans renoncer à leur identité propre et en communion avec leurs Eglises respectives.

La fête des 40 ans
Lors de la Pentecôte 2013, la Communauté du Chemin Neuf propose de se rassembler avec elle, autour d’une émission vidéo en multiplex qu’elle diffuse de Rome le samedi 18 mai de 17h à 19h30.

De tous pays, tous reliés à Rome, où se rassemblent les mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles autour du .
Pendant ces deux heures, en direct avec le Brésil, l’Espagne, la Terre Sainte, les Pays-Bas, la Hongrie, la Côte d’Ivoire, les Philippines et la France, le programme sera chargé:
Evocation des 40 ans d’histoire de la communauté; conférence du père Laurent Fabre, fondateur de la communauté du Chemin Neuf; flashmob international pour la paix dans le monde; assemblée de prière internationale, pour l’unité entre les églises et les pays.
Toutes les infos sont disponibles sur: www.40ans.chemin-neuf.org

Les 40 ans de la communauté du Chemin Neuf se fêteront également en , au carmel de Mehagne. Une journée d’enseignement, de rencontres, d’ateliers et de prière, qui se déroulera de 10h à 22h, ce samedi 18/5. Infos sur: www.chemin-neuf.be

SB

Guy Gilbert: « Le pape est un ‘canard sauvage’ envoyé par l’Esprit-Saint »

Dans une interview accordée à « La Libre », s’adonne à son sport favori: trouver les mots qui font mouche pour parler de l’Eglise. C’est ainsi qu’il parle du François comme d’un « canard sauvage », mais aussi comme d’une « bénédiction pour l’Eglise et les hommes ».

Guy Gilbert se lâche, comme il sait si bien le faire, dans cet entretien avec Vincent Slits, Christian Laporte et Jean-Claude Matgen, journalistes à « La Libre ». Il s’exprime sur le avec le langage fleuri qu’on lui connaît, énervant les uns et amusant les autres. « François est tout le contraire d’une icône en hermine », précise-t-il. Proche des gens et grand défenseur de la création, car « on ne peut parler à l’homme sans prendre en considération l’importance de la création. Quelle Terre va-t-on laisser aux ? »
Et à la question: « Croyez-vous que le Pape fera le ménage au sein de la Curie? », la réponse du père Guy est univoque: « Il faut la réformer au karcher et il va le faire ». « Il va bousculer les vieux bonzes en robe rouge, mais n’oubliez pas que ce sont eux qui l’ont élu et ça, c’est intéressant. »

Perspectives de propos tout aussi intéressants dans cette interview de Guy Gilbert que vous pouvez lire intégralement dans « La Libre » de ce vendredi 17/5.
Guy Gilbert donnera une conférence à Battice le 31/5, à 20h, au Cercle Saint-Vincent, sur le thème de la vieillesse. Infos: 0477/34.54.31.

S.B.

Les 1.700 ans de l’édit de Constantin

Bartholomée Ier, le primat de l’Eglise orthodoxe de Constantinople, et le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, se sont rencontrés le 15 mai. Ils ont dialogué autour du thème « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre ».

Durant cette rencontre à laquelle a participé également le maire de Milan, Giuliano Pisapia, un message du a été lu. Il portait la signature du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone. Dans ce message, le a salué cet évènement qui « permet de ne pas oublier cette décision historique qui, en décrétant la liberté de religion pour les chrétiens, a ouvert de nouveaux chemins à l’Evangile et a contribué de manière significative à l’avènement de la civilisation européenne ». Le espère que le témoignage commun entre chrétiens d’Orient et d’Occident concoure à la diffusion du message de salut de l’Europe et du reste du monde, qui doit permettre le respect de l’expression de la foi de chacun. La contribution du christianisme à la culture et à la de notre temps doit aussi être accueillie sans préjugés, a encore précisé le pape.

Le 14 mai, c’était Tawadros II, le patriarche des orthodoxes d’, qui rencontrait le cardinal Angelo Scola dans la capitale de Lombardie, pour célébrer un autre moment important de l’anniversaire de l’édit de Constantin.
A cette occasion, Tawadros II a demandé de prier pour l’Egypte, pour les chrétiens qui vivent dans ce pays et pour toutes les Eglises. « L’Eglise de Milan – a déclaré pour sa part le cardinal Scola – souhaite approfondir le lien de communion qui par la puissance de l’ saint se renouvelle parmi les fidèles de l’Église copte orthodoxe et ceux de l’Église ambrosienne. Nous vivons dans la prière les douloureuses épreuves auxquelles l’Eglise copte doit faire face ».

Radio Vatican

Le non du pape à la dictature d’une économie sans visage

Le dénonce en termes forts « le fétichisme de l’argent » et la dictature d’une « économie sans visage », dans un discours centré sur les conséquences funestes de la précarité quotidienne de nombreux hommes.

Recevant en audience les nouveaux ambassadeurs du Kirghizistan, du Luxembourg, d’Antigua-et-Barbuda et du Botswana, le François a regretté le 16 mai que la promotion de l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière installe actuellement “une nouvelle tyrannie invisible, parfois virtuelle, qui impose unilatéralement, et sans recours possible, ses lois et ses règles“.

Après avoir dénoncé le refus de l’éthique et le refus de Dieu, regrettant aussi que financiers, économistes et politiques considèrent Dieu comme incontrôlable et dangereux, le pape a souhaité un changement courageux d’attitude des dirigeants politiques.

Il a appelé de ses vœux “une réforme financière qui soit éthique et qui entraînerait à son tour une réforme économique salutaire pour tous ». Il a conclu en assurant que si “le pape aime tout le monde : les riches comme les , il a “le devoir au nom du Christ, de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir“.

apic

USA : Les risques du clonage dénoncés

Les américains n’ont pas de mots assez durs pour alerter l’opinion : « Le traite l’être humain comme un produit de consommation de masse ». Cette déclaration intervient après la tentative réussie de chercheurs américains de cloner des cellules de peau humaine.

La Conférence des évêques américains estime que le fait d’avoir réussi à cloner des embryonnaires humaines est « au plus haut point inquiétant ». Dans une prise de position publiée le 15 mai 2013 à Washington, les évêques relèvent que, même si cette méthode fait avancer la recherche scientifique, elle sera incontestablement reprise par ceux qui veulent cloner des . « Une avancée technique dans le clonage d’êtres humains n’est pas un progrès pour l’humanité, bien au contraire », a expliqué la cardinal Sean O’Malley, représentant du Commission des évêques américains pour la protection de la vie. « Cela contredit la responsabilité morale de traiter chaque membre de la famille humaine comme un cadeau unique de Dieu , comme une personne avec sa propre dignité ».

Percée scientifique

Des chercheurs américains de l’Université de la santé et des sciences d’Oregon (Oregon Health and Science University) ont réussi à créer des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau en recourant à une technique de clonage, une première après plusieurs tentatives infructueuses dans le monde ces dernières années.

Dévoilés le 15 mai 2013, ces travaux mettent en exergue la possibilité de créer des cellules souches embryonnaires génétiquement identiques à la personne dont elles sont dérivées. Ces cellules sont particulièrement prometteuses pour traiter la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, des pathologies cardiaques et des blessures à la moelle épinière.

apic/at

Les parents ont perdu leurs référents

Diane Drory n’est pas novice en , puisqu’elle exerce cette profession depuis 35 ans. C’est dire si, au cours de trois décennies, elle a vu défiler bien des familles dans son cabinet de consultation! Cette spécialiste des troubles de la petite enfance est aussi présidente honoraire de la Fédération belge des Psychologues. Régulièrement sollicitée pour des articles dans différents magazines, elle participe souvent à des émissions de radio ou de télévision. Dans son bureau bruxellois, une affiche donne immédiatement le ton : « Je est un autre et vous aussi ». Explorons avec elle les spécificités de l’ contemporaine…

Au cours de ces dernières années, avez-vous observé une évolution des interdits ?

La peur de l’autre prime davantage, les redoutent que le monde extérieur ne fasse du tort à leur enfant. Par conséquent, ils sont méfiants par rapport à ce qui ne vient pas de l’intérieur, de la famille. C’est comme si les mettaient des interdits à la , là où avant il y avait des interdits posés aux par rapport à la . Ainsi, lors d’un mauvais bulletin scolaire, le parent n’interpelle plus l’enfant, mais s’en prend à l’enseignant, responsable, selon lui, des piètres résultats de sa progéniture.

Il est désormais interdit que l’enfant prenne le moindre risque. Dans une plaine de jeux, on a enlevé un toboggan, parce qu’un enfant en était tombé et s’était cassé le bras. De même, dans une cour de récréation, un arbre centenaire a été coupé, parce qu’un ado était tombé en l’escaladant. Il faut que le monde extérieur s’adapte à l’enfant. Il faudrait une école par enfant. Cette situation est en lien avec une nette progression de l’individualisme. Nous sommes dans la société du « toi ou moi » et plus du « toi et moi ». C’est l’ère de la compétition et de la  concurrence. On en arrive à de nouvelles pathologies, comme les TOP – troubles oppositionnels précoces – ces enfants ne supportent plus ce qui ne va pas dans le sens de leur désir. Des supervisions psychologiques sont d’ailleurs déjà organisées en crèches.

Quelles pourraient être les causes de tels comportements ?

Avant même sa conception, l’enfant est imaginé comme une valeur suprême. Avoir un enfant, c’est entrer en religion, disent et pensent certaines mamans. Les parents sont au service de leur enfant. L’épanouissement de celui-ci va prouver que je suis un bon parent. L’enfant doit à la fois être heureux et correspondre au projet parental. Ce mouvement s’amplifie depuis dix ans. Les parents sont déchirés, pris dans les paradoxes de l’éducation. En effet, l’enfant doit être autonome, mais ne peut prendre aucun risque. Pour résoudre un tel dilemme, l’enfant décide dans la maison – puisque sa protection physique s’y trouve – et ne quitte plus la cellule familiale. Beaucoup d’enfants grandissent dans une grande solitude et une non-reconnaissance d’être, d’existence. Ils sont uniquement dans l’avoir. La transmission est en panne. Or, l’avenir se construit sur le passé. Si on annihile le passé, l’avenir est flottant.

D’où vient cette perte de la transmission ?

Les parents sont perdus dans leurs référents. Ils adoptent les mêmes choix que leur voisin. Ainsi, les parents qui mettent de la discipline se sentent seuls, alors qu’ils sont en réalité isolés dans leur coin. Les référents sont flous et ceux du siècle passé sont diabolisés. Le manque de temps est un autre facteur crucial. Enfin, parce que les gens ont peur de la mort et de la perte, on ne peut plus manquer de rien. C’est d’ailleurs par peur du conflit que les parents redoutent tant l’adolescence.

Les tabous ont-ils évolué ?

Le sexe, la drogue et la pornographie restent des thématiques difficiles à aborder pour les parents de préados. Pourtant, la moitié des enfants de moins de 10 ans a déjà vu un site pornographique. Les gens font la confusion entre l’agressivité et la violence. Par exemple, deux frères ne peuvent plus se battre pour se mesurer. Les parents ne veulent plus que leurs enfants jouent avec des armes. Or, la meilleure façon de créer des enfants violents est de leur interdire l’agressivité. Si on interdit à un enfant de s’imaginer qu’il va tuer les méchants…

Quelles sont les incidences de la séparation parentale sur les enfants ?

Les enfants ne sont plus mis au ban de la société, mais ça ne change rien à leur souffrance psychique personnelle. Comme ils sont issus d’un couple parental et que le triangle explose, l’enfant doit nécessairement se resituer, ce qui entraîne des difficultés de loyauté. Il est aussi plus difficile de se révolter contre un parent, lorsqu’on a peur de faire mal au parent fragilisé. Si les enfants s’adaptent très bien, le lien est néanmoins devenu un concept douteux pour eux. Les coupures de lien successives font que le ruban des liens est coupé en tant de morceaux qu’il n’y a plus de confiance dans celui-ci. C’est la raison pour laquelle les parents sont tellement attachés à leur enfant, puisque leur partenaire risque de partir. Le lien à l’enfant est dès lors surinvesti.

Comment vous situez-vous par rapport à l’adoption d’enfants par des homosexuels ?

J’ai du mal pour l’enfant. Le monde va peut-être évoluer et cette situation sera probablement banalisée, mais ce n’est pas parce qu’il y a de plus en plus d’enfants de parents divorcés que la souffrance s’en trouve pour autant diminuée. Il ne s’agit pas d’amour, il s’agit de la manière de se forger. Par ailleurs, un tabou risque d’être mis sur les origines, ce qui serait criminel. Or, la possibilité de retrouver  ses sources biologiques est impérieuse. Il s’agit d’un pré requis indispensable, faute de quoi il y a une absence de référent. Il y a certainement des couples homosexuels qui respectent le lien biologique. Mais, pour l’instant, on n’a pas suffisamment de recul.

Et les mères porteuses ?


Un enfant-objet acheté est réduit à être un objet de consommation. C’est la transgression d’un garde-fou de la nature. On joue aux apprentis sorciers sur les structures psychiques de ces enfants à qui on enlève leurs origines.

Ces positions éthiques dépassent-elles le clivage de la foi ?

Oui. Quel est le respect que l’on a par rapport à la vie? Il faut évoluer, mais cela ne doit pas empêcher de se poser des questions. C’est quoi mettre un enfant au monde ? Est-ce pour ma satisfaction personnelle ou pour qu’il fasse évoluer le monde ?

Que répondre à la peur de la pédophilie ?

Il s’agit d’une angoisse légitime, parce qu’il y a une sexualisation extrême de la société, une promotion outrancière du corps. On ne respecte plus l’évolution d’une sexualité saine par étapes. On ne donne plus le temps au temps. Il y a une jouissance personnelle de l’adulte qui promeut cette hyper sexualisation, tout en ayant peur du danger extérieur.

Enfin, quelle évolution pointez-vous dans les médias ?

Ce qui questionne les journalistes aujourd’hui, c’est tout ce qui touche au refus du différent, au mélange (adulte et enfant, masculin et féminin, etc.).  La société veut jouer la carte de la « mêmeté », au nom de l’égalitarisme.

Propos recueillis par Angélique TASIAUX

Un pape « phénoménal »

Une affluence accrue dans les confessionnaux et une foule immense lors de chaque rendez-vous du nouveau souverain pontife traduisent la popularité du nouveau argentin.

Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, souligne que le a « touché le cœur et l’ de nombreuses personnes ». Pour preuve, Mgr Fisichella observe : « De très nombreux prêtres, aussi bien à Rome qu’au Sud et au Nord de l’Italie, m’ont dit, de leur propre initiative, que de nombreuses personnes s’étaient approchées du sacrement de pénitence, expliquant l’avoir fait car elles étaient touchées par les paroles du pape ». « Les personnes désirent être présentes, entendre sa voix, le voir », explique-t-il en citant les chiffres d’affluence aux audiences, messes et angélus du pape François. « Je ne suis pas tenu à la prudence » du Bureau de presse du Saint-Siège, indique encore Mgr Fisichella.

« Sa proximité est étonnante », observe encore le responsable de la nouvelle évangélisation au Vatican. Et d’insister : « Nous sommes plus contents que jamais, car cela implique une réflexion sur l’importance de la foi, le fait d’être chrétien ».

Un phénomène qui dépasse Rome et l’Italie

De son côté, Mgr José Octavio Ruiz Arenas, secrétaire de ce même dicastère, assure que ce phénomène a lieu partout. « En latine, il y a de nombreuses personnes qui ne se confessaient pas et se rapprochent désormais de l’Eglise. Cela n’a pas lieu qu’en Italie, c’est un phénomène plus ample ».

L’affluence aux rendez-vous publics du pape François ne faiblit pas. Les audiences générales, qui voyaient d’ordinaire la participation de quelque 15 à 30.000 personnes sur la place Saint-Pierre, sont suivies depuis plusieurs semaines par près de 70.000 fidèles. A l’occasion de l’audience du 15 mai, la Via della Conciliazione était même bloquée à la circulation, fait rare pour un jour de semaine. Un engouement que l’on retrouve aussi lors de la prière mariale du dimanche et pour les messes.

apic/at

Abus sexuels: 307 dossiers via les points de contact

Un an après la mise en place de ses 10 points de contact, l’Eglise fait un premier bilan, en toute transparence. 307 victimes ont choisi cette voie pour signaler les abus qu’elles ont subis dans le cadre d’une relation pastorale.  

Parallèlement à la mise en place du Centre d’arbitrage, les diocèses et les congrégations religieuses de avaient créé 10 point de contacts (un par diocèse + 2 pour les congrégations et ordres religieux) pour accueillir au mieux les victimes d’abus sexuel commis dans une relation pastorale, mais aussi des personnes qui auraient connaissance ou un doute raisonnable à propos de tel fait. Opérationnels depuis le 1er janvier 2012, ces points de contact se sont voulus les plus accessibles possibles tout en préservant la confidentialité et la sécurité des dossiers qu’ils ont eu à traiter.
Après un an de fonctionnement, et même si près d’un tiers des dossiers enregistrés n’ont pas été entièrement traitées, les et les supérieurs majeurs ont communiqué leur premier rapport concernant l’activité de ces points.
Il en ressort que 307 dossiers ont été reçus par ces points de contact et que parmi eux 46 ont été renvoyés à l’arbitrage. Sachant que le centre d’arbitrage a reçu 621 plaintes, le nombre total des vicitimes qui se sont manifestées est donc de 872.

 Des statistiques semblables au Centre d’arbitrage

Les chiffres données par ces points de contact corroborent, à quelques points près, les statistiques du Centre d’arbitrage, à savoir des plaintes émanant essentiellement de la région néerlandophone (à 76%) et des victimes principalement masculines (à 76%) et âgées de plus de 40 ans (à 83%). Et ce sont en très grande majorité les vicitimes qui ont effectué elles-mêmes les démarches. Elles étaient quasiment toutes mineures lorsque les faits se sont produits. Faits qui remontent à plus de 30 ans dans 84% des cas et qu’il est dès lors difficile de  reconstituer. Néanmoins, les responsables de ces points de contact sont partis du point de vue qu’il n’y avait pas vraiment lieu de mettre en doute la crédibilité des victimes. Reste qu’il y a quand même eu quelques cas d’affabulateurs dont les récits incohérents ont fait naître des soupçons.
97% des abuseurs étaient des hommes: des prêtres (48%), des religieux (31%) ou des frères (11%). Et les faits se sont le plus souvent produits à l’école (45%) ou en paroisse (24%).
Quasiment la moitié de ces faits constituent des attentats à la pudeur avec violence ou menace (catégorie 2). Mais ces points de contacts ont aussi enregistré 13 cas de viol exceptionnellement graves alors que le centre d’arbitrage n’a pas encore eu à connaître de tels dossiers classés en catégorie 4.

Les demandes des victimes

Que demandent ces victimes qui se sont adressées aux points de contact ? Les trois attentes les plus fréquentes (et qui ne sont évidemment pas exclusives les unes des autres) sont la  conciliation avec le responsable de l’instance à laquelle l’abuseur décédé appartenait au moment des faits, la rencontre avec le responsable de l’abuseur et la reconnaissance de l’état de victime sous forme d’un simple entretien. Peu de plaignants (seulement 3) ont souhaité rencontrer leur abuseur. Il est vrai que dans 82% des cas, celui-ci était soit déjà mort, soit très âgé ou bien encore les faits étaient difficiles à vérifier.

26 dossiers envoyés à la Justice

Dans 40% des dossiers, une compensation financière a été reconnue à la victime. Ce n’est pas l’aspect principal de la guérison mais cela fait partie d’un ensemble d’éléments qui contribuent à la reconnaissance de l’état de victime. Pour la plupart des 90 dossiers qui ont donné lieu à cette indemnité, la fourchette se situe entre 2.500 et 10.000 euros. Mais neuf cas ont entraîné une réparation entre 20.000 et 25.000 euros. C’est la fondation Dignity qui paye ces montants, à charge pour elle de récupérer les sommes auprès des diocèses ou des congrégations religieuses.
A noter également que 26 dossiers ont été communiqués à la Justice, les faits n’étant pas prescrits.

Points de contact toujours en service

A la différence du Centre d’arbitrage qui ne reçoit plus de requêtes depuis le 31 octobre dernier, les points de contact mis en place par l’Eglise sont toujours maintenus et « seront maintenus tant qu’il y aura des victimes qui se manifesteront », a explique Mgr Harpigny, évêque référent sur ce dossier. Par ailleurs, l’Eglise a aussi établi une Commission interdiocésaine pour la protection des et des jeunes qui travaille actuellement à l’élaboration d’un code de conduite pour un comportement responsable auprès des et des jeunes et de diverses brochures informatives destinées aux et à leurs pour les aider à détecter les premiers signes de comportement transgressif. Ces documents devraient être bientôt prêts et au plus tard avant la fin de l’année.

Pierre GRANIER

Lire le rapport complet 

 


AL

Pauvreté en Europe: le constat alarmant de l’OCDE

Un rapport de l’ se penche sur la en Europe. Le constat est édifiant : de plus en plus d’Européens sont confrontés à celle-ci et la n’est pas à l’abri, au contraire.

La crise n’en finit pas de faire des dégâts et ce sont les plus défavorisés qui sont davantage touchés. Selon des données publiées ce mercredi 15 mai par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), les inégalités de revenu se sont davantage creusées pendant les trois années qui ont suivi le début de la crise jusqu’en 2010, qu’au cours des douze années précédentes, et ce avant que ne soient pris en compte les effets de la fiscalité et des transferts sur les revenus.

Après les prélèvements et les transferts sociaux, le revenu des 10 % d’individus les plus riches des pays de l’OCDE était 9,5 fois supérieur à celui des 10 % les plus en 2010. Entre 2007 et 2010, les ménages les plus ont vu leur revenu diminuer davantage ou moins progresser que celui des plus riches. Ainsi, les 10 % de ménages les plus aisés ont globalement moins souffert que les 10 % les plus dans 21 pays sur les 33 pour lesquels des données sont disponibles.

Hausse de la pauvreté dans le futur

L’Organisation révèle que si l’État-providence a contribué à amortir le choc pour de nombreux individus, de nouvelles diminutions des dépenses sociales dans les pays de l’OCDE risquent d’engendrer une hausse des inégalités et de la pauvreté dans les années à venir.

« Ce constat préoccupant souligne la nécessité impérieuse de protéger les citoyens les plus vulnérables, de surcroît dans une période où les gouvernements poursuivent les efforts requis pour contenir les dépenses publiques », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. Et de préconiser : « Des politiques visant à stimuler la croissance et l’emploi doivent être conçues. Parmi ces politiques, la réforme des systèmes fiscaux est essentielle afin de veiller à ce que chacun paie sa juste part et reçoive en retour le soutien dont il a besoin ».

 15% de pauvres en Belgique !

En Belgique, le rapport de l’OCDE signale que plus de 15 % de la population est confrontée à un risque de pauvreté. Ainsi, les inégalités de revenus bruts dans notre pays ont encore augmenté entre 2008 (début de la crise économique) et fin 2010. C’est plus que pendant les douze années précédentes.

Par ailleurs, l’OCDE s’inquiète de voir que la pauvreté touche de plus en plus de jeunes. Jusqu’en 2010, en Belgique, mais aussi en Europe, les retraités ont moins été touchés par la crise que la population active dans la mesure où les pensions ont été moins affectées par les pressions fiscales.

J.J.D.

Lire le rapport de l’OCDE

Connexion | Conçu par InfoCatho.be | Conditions d'utilisation