L'information en continu des Médias Catholiques

Mère Teresa sera canonisée

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mere teresaLa canonisation de Mère Térésa par le pape François devrait avoir lieu le 4 septembre 2016. Après des mois de rumeurs, nos confrères de kerknet aurait eu vent de la date officielle, citant une information de l’agence de presse I.Media non vérifiée à l’heure d’écrire ces lignes.

Depuis plusieurs mois, le monde chrétien spécule sur la date de l’éventuelle canonisation de Mère Teresa. En plein « Jublié de la Misericorde » célébré du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016, la date du 4 septembre 2016 avait déjà été plusieurs fois évoquée,  Selon nos confrères de kerknet, citant eux-mêmes l’agence de presse spécialisée I.Media, cette date aurait, finalement, été officiellement arrêtée.

Mère Teresa, fondatrice de la congrégation des Missionnaires de la Charité est mondialement connue pour son action auprès des pauvres des bidonvilles de Calcutta. Selon kerknet, le Vatican aurait reconnu la guérison inexpliquée, par l’intercession de Mère Teresa, d’un Brésilien alors que ce dernier combattait en phase finale une tumeur au cerveau.

Pour canoniser la religieuse d’origine albanaise, au moins deux miracles doivent être reconnus par l’Eglise catholique. Ce deuxième miracle s’ajoute à celui déjà reconnu d’une Indienne guérie d’une tumeur à l’estomac en 1998.

Mère Teresa fut béatifiée le 19 octobre 2003 par Jean-Paul II et devrait être proclamée sainte dans un peu plus de 13 mois.

S.T. (d’après Kerknet)

Habitants d’Amay, les cimetières ont besoin de vous

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fleurLes trois fossoyeurs de la commune d’Amay chargés de l’entretien des allées des cimetières sont débordés. En cette fin du mois de juillet, la commune lance un appel à la population pour désherber les tombes.

La commune d’Amay compte au total sept cimetières. Pour leur entretien, seuls trois fossoyeurs s’activent à plein temps. Ils jardinent, arrosent, ratissent et désherbent les allées afin que les cimetières restent pour tous un havre de commémoration agréable.

Dans une lettre ouverte publiée sur le site de la commune, la ville d’Amay réaffirme sa « volonté de préservation de ces lieux« . Elle y écrit les différents travaux et aménagements réalisés ces dernières années, tels « la réparation de toiture de morgue, la création de pelouse de dispersion des cendres ou d’un espace de prise de paroles, l’accès aux moins valides, la restauration de murs », etc. Bref ce ne sont pas les travaux qui manquent !  En cette période de vacances, le personnel communal est pourtant en sous-effectif et présente bien des difficultés à maîtriser les nombreuses pousses et mauvaises herbes. Depuis le mois de juin de cette année, l’Europe a en effet  introduit dans sa législation l’interdiction de pesticides dans les terrains communaux. Le désherbage doit donc se faire principalement à la main!

Un petit coup de pouce ne serait pas de refus. La commune invite les propriétaires de sépulture à entretenir les tombes plus régulièrement, les ouvriers ne pouvant intervenir sur les propriétés privées. « Il s’agit surtout d’un appel à la responsabilité des gens puisque une tombe est un lieu privé. Les ouvriers communaux n’ont pas légalement le droit d’intervenir sur une tombe privée. Quant aux tombent qui ne sont pas régulièrement entretenues, elles réensemencent régulièrement les allées. Donc, nous sommes dans un cercle vicieux », a expliqué l’écolo Luc Mélon, échevin en charge des cimetières, au micro de la RTBF.

Sur les bancs de l’opposition, le PS dénonce une mauvaise gestion. Il rappelle qu’un désherbeur thermique vient d’être acheté par la commune pour plus de 50.000 euros.

A cette accusation, Luc Mélon a réagi en affirmant que le désherbeur était utilisé à 100% ailleurs. « Il n’y a pas que les cimetières qui doivent être entretenus. Il y a également toutes les propriétés communales. Au même titre qu’un particulier, la commune doit entretenir ses trottoirs, entretenir toutes les plaines de jeux, tous les terrains autour des bâtiments communaux », s’est-il justifié. Avant de conclure : « toute proposition venant de l’opposition est la bienvenue (…). Il s’est dit être à l’écoute de toute idée visant à « plus d’efficacité ».

Si vous avez une idée à suggérer ou si vous désirez donner un coup de main, n’hésitez plus, contactez l’Administration communale au 085/830 800 ou via email à administration.communale@amay.be. Vous pouvez également vous tourner vers le service Sépultures au 085/830.844.

S.T. (avec la RTBF)

Un an avant les JMJ de Cracovie

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jmjUn an avant les Journées mondiales de la Jeunesse, organisées pour le deuxième fois en Pologne du 26 au 31 juillet 2016, le Président du Conseil pour les Laïcs a adressé un message aux jeunes. Le cardinal Rylko a affirmé que « les JMJ de Cracovie seront un véritable Jubilé des jeunes au niveau mondial ».. Le Président du Conseil pour les Laïcs, le cardinal Stanislas Rylko publie un message, un an avant les Journées mondiales de la Jeunesse, les deuxièmes organisées en Pologne (26 au 31 juillet 2016), après celles de Częstochowa en 1991.

A Cracovie, poursuit le cardinal, « les jeunes seront appelés à réfléchir sur le thème de la miséricorde comme idéal de vie et comme critère de crédibilité pour notre foi ». Le chef de dicastère polonais souhaite que, de Cracovie, se propage dans le monde entier « un message, plein d’espérance, chargé de l’amour miséricordieux de Dieu pour tous les hommes de la terre  ».

Confessionnaux et Porte Sainte

Le centre spirituel de ce jubilé des jeunes, écrit le cardinal Rylko, sera le Sanctuaire de la Divine Miséricorde de sainte Faustine Kowalska, apôtre de la Divine Miséricorde. Dans ce sanctuaire inauguré en 2002 par saint Jean-Paul II, un grand « centre de la miséricorde » sera installé avec de nombreux confessionnaux où les jeunes auront la possibilité de se confesser dans différentes langues.

Sur le Campus Misericordiae, une reproduction de la Porte Sainte sera mise en place « comme signe visible du caractère jubilaire de l’événement ». Le Pape, accompagné de quelques jeunes, annonce encore le Président du Conseil pour les Laïc, passeront le seuil de la Porte au début de la veillée de prière du samedi 30 juillet. Celle-ci culminera avec un temps d’adoration eucharistique.

Dimanche 31 juillet, le Pape remettra des lanternes allumées, « symbole du feu de la miséricorde » à cinq couples de jeunes originaires des cinq continents. Ils deviendront ainsi « des témoins et des missionnaires de la Divine Miséricorde », explique le prélat.

Programme des JMJ 2016 : 

Le 26 juillet, au terme des Journées en diocèses, une messe ouvrira les JMJ dans la soirée.

Du 27 juillet au 29 juillet, temps de catéchèses dans la matinée. Dans l’après-midi, des groupes de jeunes animeront et participeront à des concerts, spectacles, expositions…

Le 28 juillet, le Pape sera accueilli à Cracovie dans la soirée

Le 29 juillet : chemin de Croix avec le Pape François.

Le 30 juillet : Les pèlerins se mettront en marche vers le lieu de la veillée avec le Pape.

Le 31 juillet : La messe finale avec l’annonce du lieu où se tiendront les prochaines JMJ.

Radio Vatican

Photo: Radio Vatican - Légende: La Croix et l’icône des JMJ était en Ukraine du 6 septembre au 4 octobre dernier.

Le Petit Prince se réinvente au cinéma

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 petit prince

Pour le plus grand plaisir des grands comme des petits, le Petit Prince imaginé par Saint-Exupéry se met au numérique et sort dans les salles de cinéma ce mercredi 29 juillet. Une histoire dans une histoire réalisée par Mark Osbone.

Le réalisateur américain connu notamment par le succès de « Kung Fu Panda », « Hop », ou encore le film « Bob l’éponge » nous en remet plein la vue et plein la tête avec le tant attendu « Petit Prince » sorti ce mercredi en Belgique.

Sans trahir le chef d’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, et veillant à garder la fraîcheur des dessins, Mark Osbone couple à l’histoire originale celle d’une fillette vivant dans un monde moderne et réinvente ainsi une nouvelle dimension au conte philosophique. Dans un monde où tout est calculé et qui laisse peu de place au rêve et à la spontanéité, la petite fille va pourtant faire une étrange découverte. Rapidement, une amitié se créé entre la fillette et le mystérieux aviateur qui lui fera peu à peu découvrir les plaisirs et mystères de la vie et lui apprendra que « l’essentiel est invisible pour les yeux« . Et voilà que l’on rentre dans l’histoire de l’histoire, celle du Petit Prince qu’avait jadis rencontré l’aviateur. Empreint de poésie, le film invite le spectateur à vivre le film avec son cœur: écouter, regarder, s’évader, méditer, rêver…. Jonglant entre images de synthèse pour le monde moderne et dessins traditionnels pour respecter l’univers de par Saint-Exupéry, le film nous emmène à la rencontre du renard, de la rose, du serpent, du vaniteux et du businessman. Seul l’allumeur de réverbère semble manquer à l’appel….

Un projet qui a fait du chemin

Cela fait dix ans que l’idée du film trotte hante les esprits de Dimitri Rassam, le producteur. Il a mis cinq ans pour convaincre Mark Osbone et les descendants de Saint-Exupéry et pour frayer un cadre légal par rapport aux droits du roman. Les spectateurs sont déjà nombreux à le remercier pour sa persévérance. « C’est vraiment une oeuvre universelle, une des madeleines de Proust du XXe siècle« , explique Dimitri Rassam qui a confié à l’AFP avoir pleuré à chaque fois qu’il a visionné le produit fini.

Dans la version française du film, de grandes pointures ont accepté de prêter leur voix aux différents personnages: Vincent Cassel, Marion Cotillard, Florence Foresti, Guillaume Gallienne, Vincent Lindon, André Dussollier.

Découvrez la bande-annonce:

Découvrez les coulisses du doublage

S.T. (avec Agences)

Au-delà du silence, une inspiration

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natureSilence… Pour illustrer cette réflexion, une page blanche aurait sans doute été plus explicite… Mais il n’en sera rien car ces quelques lignes susciteront sans doute des réactions, un questionnement, des émotions… Elles s’efforceront surtout d’évoquer les bienfaits des silences qui nous entourent et dont nous ressentons la précieuse nécessité. 

Le simple fait d’écrire le mot « silence« , d’y penser, de l’évoquer… implique nécessairement du bruit. Le tapotement des doigts qui dansent sur le clavier, le bruit de fond permanent de notre environnement, l’agitation de nos pensées omniprésentes… Le silence serait une « absence de bruit« , selon le Petit Larousse illustré daté de 2013. Ce dernier ajoute laconiquement les descriptions suivantes: « Fait de se taire. (…) Absence de mention de quelque chose dans un écrit. (…) Interruption plus ou moins longue du son« .

Le monde est pourtant fait d’une multitude infinie de petits et grands sons. Un univers sans bruit ne serait d’ailleurs certainement pas viable pour l’être humain, tout comme il est inimaginable pour l’Homme de vivre sans silence. Ce dernier incarne en effet la pause nécessaire dans la farandole de bruits qui constitue notre univers. Un moment pour soi, durant lequel chacun peut souffler, se distancier de son quotidien pour mieux s’y replonger. Un temps d’arrêt exceptionnel propice au ressourcement, à la réflexion spirituelle et à l’exploration de son intériorité. Un moment hors du temps que chacun apprend petit à petit à apprivoiser. Dans ce monde, il est en effet plus facile/naturel de parler que de rester muet. « On a besoin d’environ deux ans pour apprendre à parler et de toute une vie pour apprendre à se taire. » Cette citation dont l’auteur reste inconnu à ce jour reflète bien notre besoin de communiquer. Au fur et à mesure que l’être grandit et se familiarise avec les différentes composantes qu’offre la vie, il apprend à communiquer, jusque dans ses silences.

Un silence qui dérange

Le silence implique nécessairement une présence qui l’écoute, ou du moins qui l’entend. Entendre le silence est une chose, mais l’écouter, l’apprécier en est une autre. Dans notre société de consommation, du « tout, tout de suite« , de la rentabilité à l’extrême, on en vient petit à petit à perdre le sentiment de plaisir à apprécier les choses simples, les moments silencieux indispensables au maintien d’une vie sereine et équilibrée.

« En Occident, on croit toujours qu’il faut parler pour communiquer et les silences avec d’autres deviennent vite pesants, alors on raconte vite n’importe quoi pour contrer la gêne diffuse, pour annihiler la peur de l’ennui« , constate Marc de Smedt dans son ouvrage intitulé « Eloge du silence« . L’auteur français parle même de « maladie de civilisation« . « La crainte de vivre le silence crée une culture, voire une civilisation, superficielle, qui se coupe de ces moments intenses où l’on se laisse flotter dans les vibrations du milieu ambiant, en une sorte d’osmose subtile d’être à être, au lieu de vouloir sans cesse se projeter en avant avec du discours à l’emporte-pièce qui agite des idées s’avérant souvent d’un manque d’intérêt ou d’une banalité pour le moins affligeante. Il y a un essentiel chez chacun qui demande à parler, mais qui ne sait pas comment: il faut d’abord l’écouter se taire. »

Ce silence dont on ose à peine profiter est pourtant si fort, si intime quand il est expérimenté par une personne à l’aise avec elle-même, avec autrui et dans l’environnement dans lequel elle vit. Car le silence est « un acte d’éloquence« , écrit encore Marc de Smedt. Il véhicule un message qui ne peut être neutre puisqu’il dépend du comportement de son émetteur et de l’état d’esprit de son récepteur. Les nombreuses études sur la communication non-verbale en sont la preuve. Mine de rien, le silence peut tantôt être pesant et haineux tantôt joyeux, voire amoureux. On l’utilise d’ailleurs régulièrement pour décrire des émotions. Ne dit-on pas que l’on souffre en silence, que l’on s’aime en silence…? « On reconnaît l’amour véritable à ce que le silence de l’autre n’est plus un vide à remplir, mais une complicité à respecter« , a écrit François Garagnon dans « Jade et les sacrés mystères de la vie« . Le silence est teinté « de toutes les infinies nuances de nos vies« , résume très justement Marc de Smedt. Il est partie prenante de notre individu tant il n’a de cesse de nous faire grandir. C’est en effet à travers lui que nous forgeons notre regard et notre écoute, sans cesse en évolution.

Le silence du pèlerin

Les chrétiens accordent au silence une place centrale. C’est en silence, dans leur for intérieur, qu’ils communiquent avec le Christ dans la prière. « Si nous voulons prier, il nous faut d’abord apprendre à écouter car, dans le silence du cœur, Dieu parle. Et pour être en mesure de vivre ce silence et d’entendre Dieu, il nous faut un cœur limpide car il est seul capable de voir Dieu, d’entendre Dieu, d’écouter Dieu« , avait écrit Mère Teresa. Les églises et autres lieux de culte sont d’ailleurs empreints d’un calme apaisant qui invite chacun à entrer dans un état de réceptivité. « Le fantastique silence des lieux, leur présence vibrante, suffit à nous élever« , décrit encore Marc de Smedt dans son « Eloge du silence ».

Pour trouver quiétude et silence, certains aiment se retrouver en pleine nature, s’y perdre quelque temps. Les éléments naturels qui constituent notre terre incitent un certain retour aux sources. Ils invitent ceux qui les côtoient à explorer leur intériorité, à faire silence pour mieux se retrouver. L’environnement est connu pour être propice au recueillement, à la méditation, à la sérénité et à la spiritualité. Saint-Bernard de Clairvaux (1090-1153), réformateur des cisterciens, l’avait vite compris. « Crois-en mon expérience« , avait-il écrit en 1138. « Tu trouveras quelque chose de plus dans les bois que dans les livres. Les arbres et les rochers t’enseigneront ce que tu ne pourrais apprendre des plus grands maîtres. »

Sophie TIMMERMANS

Marc de Smedt, « Eloge du silence ». Espaces libres Albin Michel, 244 pages. François Garagnon, « Jade et les sacrés mysrères de la vie ». Ed. Monte-Crito, 128 pages.

Pour que vive la mémoire du cardinal Cardijn

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Cardijn-Joseph

C’est en janvier 2014 que Mgr Léonard a installé le tribunal ecclésiastique en vue du procès en béatification du cardinal Joseph Cardijn. Aujourd’hui, alors  que le dossier suit son cours, trois personnes de la région namuroise se donnent comme mission de sensibiliser le public à la mémoire du fondateur de la JOC.

Jean-Paul Van Steen et Philippe Hanseval sont d’anciens syndicalistes. Lisette Degolla-Mombaers est assistante sociale à la retraite. Qu’ils aient été membres de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) ou de l’ACJB (Association Catholique de la Jeunesse Belge Féminine), tous les trois font partie de cette génération marquée de l’action du cardinal Cardijn. Une action initiée au début du XXème siècle, qui a rapidement connu un rayonnement international, et qui est basée sur le respect de la dignité de chaque personne, dans l’esprit du Christ, à la lumière de l’Evangile, pour une plus grande justice sociale.

Début 2014, ces trois amis apprenaient par le journal Dimanche l’installation d’un tribunal ecclésiastique chargé d’examiner les vertus et l’enseignement de Mgr Cardijn, point de départ d’un procès en béatification éventuelle. Très vite, ils se sont posé la question de savoir quel coup de main ils pouvaient donner.  »Notre idée était à la base d’organiser une messe d’action de grâces rassemblant d’anciens jocistes », explique Jean-Paul Van Steen.  »Mais cela s’est vite avéré difficile étant donné l’âge avancé de certains. Ce que nous voudrions aujourd’hui, c’est sensibiliser les gens à la mémoire du cardinal et leur demander de prier l’Esprit Saint pour qu’il éclaire les personnes en charge de la béatification. »

Un message toujours d’actualité

Ce que les trois Namurois veulent avant tout exprimer, c’est leur gratitude à l’égard de Mgr Cardijn. Lisette Degolla-Mombaers explique:  »Trop peu de gens le connaissent encore, mais il faut savoir que ce prêtre a sorti des milliers de travailleurs de leur condition d’esclave. En outre, il a œuvré pour que les femmes soient prises en considération. Notre démarche s’inscrit d’abord dans cette idée de reconnaissance. Avec l’espoir aussi de sensibiliser les jeunes d’aujourd’hui à retrouver le goût de l’action sociale chrétienne. »
Philippe Hanseval poursuit:  »Le cardinal Cardijn a éclairé le parcours de tous les jeunes de notre génération. C’était à la fois un homme très concret et mystique. S’il ne fallait retenir qu’une phrase de lui, je citerais celle où il affirme que n’importe quel jeune vaut plus que tout l’or du monde. Et puis n’oublions pas la méthode de révision de vie qu’il a créée : Voir-Juger-Agir. Un concept qui m’a toujours accompagné dans ma mission de délégué syndical. » 

Jean-Paul Van Steen insiste quant à lui sur le côté encore très actuel du message de Joseph Cardijn:  »Aujourd’hui, des choses ont changé dans le monde du travail, des progrès ont été accomplis depuis les premières réunions jocistes. Mais le capital est toujours bien là et les travailleurs en sont toujours les prisonniers. Il suffit de voir ce qui se passe en Grèce. » Et de poursuivre:  »Par notre démarche, nous souhaitons remettre à l’honneur l’image du cardinal Cardijn. Trop de travailleurs, parmi nos contemporains, ont oublié les luttes qui ont fait l’histoire sociale de ces dernières décennies. Mgr Cardijn n’y a pas été étranger. »Trio-Cardijn

Le 18 octobre à Beauraing
Quand Jean-Paul Van Steen (au milieu sur la photo), Philippe Hanseval (gauche) et Lisette Degolla-Mombaers (droite) ont parlé de leur idée à l’abbé Jean Marchand, l’actuel aumônier du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien), celui-ci les a mis en relation avec l’évêque de Namur. Mgr Rémy Vancottem est lui-même fils de sidérurgiste. Il s’est montré très intéressé par la démarche… D’autant que cette année est celle de la diaconie dans son diocèse. Mgr Vancottem a donc suggéré que la journée d’envoi du 18 octobre prochain à Beauraing fasse écho à l’initiative des trois Namurois. Et pour préparer au mieux cette rencontre, ces derniers lancent un appel:  »Nous voudrions entrer en contact avec tous ceux qui, dans le diocèse de Namur, ont connu ou fréquenté le cardinal Cardijn. Leur témoignage est le bienvenu. Que les gens n’hésitent pas à nous interpeller ou à nous mettre sur la piste de personnalités à rencontrer. »
En Flandre aussi, un mouvement s’est créé avec le même objectif de sensibilisation à la personnalité du fondateur de la JOC. Il s’agit de l’association  »Vrienden van Kardinaal Cardijn ». Les membres de l’équipe namuroise projettent une rencontre avec leurs homologues néerlandophones. D’autres projets sont encore en préparation, comme une sensibilisation des écoles et des communautés religieuses – particulièrement les communautés féminines – où l’on retrouve pas mal d’anciens jocistes. Le trio namurois voudrait aussi préparer une communication à l’attention des paroisses du diocèse, afin d’encourager les fidèles à prier pour que l’Esprit Saint éclaire la commission de béatification. Nous y reviendrons.

A.S., une information du Diocèse de Namur

Pour un contact avec un des membres de l’équipe, Philippe Hanseval (081/30.67.14 – philippe-hanseval@skynet.be) – Jean-Paul Van Steen (0477/54.39.50 – bobinneu@gmail.com) – Lisette Degolla-Mombaers (081/21.20.93 – degolla.lisette@gmail.com).

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Un millier de scientifiques mettent en garde contre les robots-tueurs

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robotsUn millier d’experts issus du monde scientifiques et spécialisés dans les domaines de la robotique ont publié une lettre ouverte dénonçant les dérives militaires de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les signataires issus des quatre coins du monde appellent l’ONU à légiférer d’urgence, pour la sécurité de tous.

Dans les domaines de la santé et de la sécurité, les évolutions et performances liées à l’intelligence artificielle sont certainement à encourager. Mais dans bien d’autres domaines, cette forme d’intelligence peut rapidement conduire à des dérives dangereuses que l’homme lui-même ne sera peut-être plus capable de freiner.

C’est le cas de la sphère militaire où l’utilisation de la technologie par des groupes terroristes ou par des dictateurs est devenue monnaie courante. Face à cette évolution, environ mille éminents chercheurs et experts en robotique et intelligence artificielle (IA) ont publié lundi 27 juillet une lettre ouverte appelant l’ONU  à interdire les armes offensives autonomes, mieux connues sous le nom de « killer robots » ou « robots-tueurs« .

Quand il n’y a plus d’humanité

Cette lettre a été rendue publique à Buenos Aires, où se tient jusqu’au 31 juillet la Conférence internationale sur l’intelligence artificielle (IJCAI). Dans une interview accordée à l’AFP, l’un des signataires, l’expert britannique Toby Walsh, met en garde contre l’utilisation mal intentionnée de la technologie et l’absence de raisonnement et de sentiments humains dans les processus qui régissent les robots. « La différence entre les armes autonomes et les drones que nous avons vus en Irak et ailleurs c’est qu’il n’y a pas d’humain dans le processus (de décision). Un drone, vous avez derrière un soldat américain quelque part, parfois aux Etats-Unis, qui le guide avec un joystick, qui prend la décision de tuer quelqu’un ou pas. Là, nous avons un ordinateur ayant le pouvoir de vie ou de mort », fait remarquer le scientifique anglais.

Dans la lettre ouverte, il est en effet précisé qu’à ce stade, les robots-tueurs sont capables « de sélectionner et de combattre des cibles sans intervention humaine« . Un comportement qui, selon M. Walsh, peut révolutionner, pour le pire et dans un futur dangereusement proche, la manière dont les hommes se font la guerre. Il y a d’abord eu l’invention de l’arme à feu, rappelle l’expert. Ensuite, l’arme nucléaire est considérée comme la seconde révolution en matière d’armement. L’IA et les robots-tueurs constituent une troisième révolution qu’il faut arrêter, sinon encadrer, rapidement. « La plupart des pays disposent de cette technologie », confie l’expert membre de l’Association pour le développement de l’intelligence artificielle (AAAI), citant entre autres les Etats-Unis et la Chine. « C’est une technologie qui est connue et il faut éviter qu’elle tombe entre les mains de terroristes ou de groupes armés« .

Une législation à à adopter d’urgence

Toby Walsh encourage l’ONU  à légiférer le plus rapidement possible car les éventuelles dérives militaires que peut engendrer l’IA sont à nos portes. « Nous soutenons la demande d’interdiction pour éviter une course à l’armement », martèle-t-il. « Il y a des arguments légaux, éthiques, politiques et techniques. Ce ne sont pas des décisions faciles à prendre, elles requièrent de l’éthique, mais il faut une législation pour l’encadrer. » Il dénonce également la faille quant à la responsabilité légale de cette arme. « Il n’y a pas de cadre légal en place » qui permette de juger le responsable dans le cas où l’armement tue une personne innocente. « Est-ce le fabricant? Est-ce le programmateur? Celui qui a allumé la machine? » s’interroge le scientifique britannique. Les signataires exhortent l’ONU à passer à l’action. Ils plaident pour l’interdiction des armes autonomes offensives pour que davantage de sécurité soit assurée pour chacun d’entre nous.

Parmi le millier de scientifiques ayant signé la lettre ouverte adressée à l’ONU, on retrouve notamment le PDG de SpaceX et Tesla, Elon Musk, le physicien Stephen Hawking, le co-fondateur d’Apple Steve Wozniak, le co-fondateur de Skype Jaan Talinn et le linguiste et activiste  Noam Chomsky.

S.T. (d’après AFP/Le Monde/theconversation.com)

EI et PKK: la Turquie active sur les deux fronts

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Ahmet Davutoglu, Premier ministre de la Turquie

Ahmet Davutoglu, Premier ministre de la Turquie

« C’est soit les armes, soit la démocratie, les deux ne sont pas compatibles ». Tel est l’avertissement lancé mardi par le Premier ministre turc aux Kurdes du PKK.

Les Kurdes du PKK (le Parti des Travailleurs du Kurdistan) sont considérés comme des terroristes par Ankara. Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, promet que « la Turquie continuera ses frappes contre le PKK jusqu’à ce qu’il dépose les armes ». La trêve observée depuis mars 2013 entre les deux parties ne tient plus. Les frappes contre le PKK remettent aujourd’hui en cause le processus de paix engagé depuis 2012 entre les rebelles kurdes et l’armée turque. Mardi, les Kurdes de Syrie ont accusé la Turquie d’avoir ouvert le feu contre deux villages du secteur frontalier de Zur Maghar, dans la province d’Alep, faisant quatre blessés parmi ses combattants. Ankara a démenti ces accusations, assurant avoir riposté à des tirs venus de Syrie.

Les Kurdes ne sont pas les seuls à être visés par les frappes de l’armée turque. Ahmet Davutoglu s’est aussi félicité du partenariat avec les Etats-Unis dans la lutte contre l’Etat islamique pour éradiquer la présence du groupe dans le nord-est de la Syrie.

Une stratégie politique d’Erdogan?

Selon Ali Kazancigil, politologue et directeur de la revue de géopolitique Anatolie, ces offensives militaires engagées contre les djihadistes et le groupe du PKK pourraient être une stratégie politique de la part du président turc, en vue des nouvelles élections. En effet, le gouvernement Turc n’a pas encore trouvé de coalition depuis les élections législatives du 7 juin dernier, et en cas d’échec des négociations, de nouvelles élections pourraient être organisées.

Radio Vatican

Numérique et école, au centre de l’université d’été du SeGEC

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ecole tablettesSi le numérique s’impose aujourd’hui dans toutes les dimensions de notre société, qui aurait pu prédire sa fulgurante propagation voici 30 ans ? Les interrogations sont nombreuses.

Le SeGEC, Secrétariat général de l’enseignement catholique, tiendra sa traditionnelle université d’été à quelques jours de la rentrée des classes. Elle aura lieu le vendredi 21 août à Louvain-la-Neuve. Il s’agit d’un lieu de rencontre et d’échange pour l’ensemble des acteurs de l’école : enseignants, éducateurs, membres du personnel administratif, directions, agents PMS, pouvoirs organisateurs, conseillers pédagogiques, chercheurs, parents… Près de 700 participants sont déjà inscrits. L’enseignement catholique scolarise un élève sur deux en FWB.

Le numérique s’impose dans toutes les dimensions de la société. Dans ce contexte, l’école, toujours sensible aux mutations de son environnement, n’échappe(ra) pas à ce tsunami. Mais quelle est sa capacité d’adaptation ? Jusqu’où peut-elle s’ajuster ? L’école doit-elle se mettre à l’ère du numérique ? Autant de questions auxquelles cette onzième université d’été tentera de répondre.

Un grand conférencier : Bruno Devauchelle, Docteur en Sciences de l’éducation, chercheur associé au laboratoire des Technologies numériques pour l’éducation de l’Université de Poitiers. Titre de sa conférence: « Mutation numérique : mutation scolaire ? ». Mais aussi…
• Marc Crommelinck, professeur émérite à l’UCL, spécialiste des neurosciences
• Marcel Lebrun, Professeur en technologies de l’éducation à l’UCL
• Bruno Schröder, directeur technologique de Microsoft Belux
• Olivier Servais, professeur à l’UCL, anthropologue et historien

Ils participeront à une série d’ateliers en matinée. L’après-midi, ils débattront ensemble au cours d’une table ronde. La ministre de l’éducation Joëlle Milquet a annoncé sa présence à cette journée (sous réserve). Elle présentera ses propres pistes de réflexion sur le sujet.
L’université d’été sera aussi interactive. Les participants pourront « tweeter » leurs questions et réactions, depuis leur smartphone. Ils seront projetés sur grand écran (Tweet Wall) lors de la grande conférence et de la table ronde.

PROGRAMME

9 h 30 Conférence de Bruno Devauchelle
11 h 15 Ateliers
A épingler : Numérique mobile en classe : nouveaux gadgets ou nouvelles
perspectives ? / Apprendre en ligne : démocratisation ou effet de mode ?/ Ecole et réseaux sociaux : un amour sans limite ?
14 h Table ronde
15 h 50 Conclusions d’Etienne Michel, Directeur général du SeGEC

Mutation numérique: mutation scolaire ?

21 août 2015 – Formation aux auditoires Socrate et More. Accueil à l’Aula Magna dès 8h30 – Place Raymond Lemaire, 1 B-1348 Louvain-la-Neuve

Paru sur le site du Vicariat du Brabant Wallon

 

 

 

Des milliers d’acolytes se retrouveront à Rome

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acolytes Rome 2015Des milliers de jeunes acolytes européens sont attendus début août pour un rassemblement qui se tient tous les cinq ans. Parmi eux, des centaines de Belges dont 160 originaires de Flandre.

Cette rencontre internationale permettra aux acolytes de rencontrer d’autres jeunes qui vivent le service de l’autel comme eux dans leurs paroisses, villages et pays respectifs.  Les jeunes qui partent sont les acolytes de plus de 12 ans.  » Un acolyte est un jeune qui se met au service de l’Eucharistie et de la communauté célébrante. Pour devenir acolyte, il faut d’abord avoir le désir de la rencontre du Christ dans l’Eucharistie et vouloir comprendre l’importance des gestes liturgiques dans une célébration.  Ensuite, le jeune en fait la demande au prêtre qui peut selon les paroisses mettre en place un petit rituel de présentation à la communauté avant que le jeune ne rejoigne les autres acolytes autour de l’autel  » explique Pascal avant d’ajouter que  » ce qui est beau dans la demande des jeunes, c’est que ce sont eux qui font la démarche de vouloir devenir acolytes. Cela montre que le Seigneur invite très tôt à le servir simplement selon les capacités de chacun  ».

Au cours de cette semaine, le programme est fait de visites de lieux sources pour la foi, de rencontres et de partages bibliques. Il y a également des activités plus récréatives qui permettront aux jeunes et aux moins jeunes de se livrer un peu et de se découvrir mutuellement. Le parcours des jeunes acolytes flamands peut être suivi via le site www.misdienaars.ijd.be

Une importante délégation flamande

Ce mercredi 29 juillet 160 acolytes prendront le départ pour ce rassemblement international à Rome. Ils séjourneront  dans un premier temps à l’abbaye de Frigolet, dans le sud de la France avant de partir, le 2 Août, en bus vers Rome. Sur place, ils visiteront certains sites phares comme les catacombes, la Place Saint-Pierre et le Baptistère de Saint-Jean Latran. Le point culminant étant, bien sûr, les deux jours de rencontres  internationales avec des acolytes de toute l’Europe. Selon le programme communiqué par l’organisation, le pape François devrait être présent lors d’une de ces deux journées de rencontre. Les jeunes acolytes flamands seront de retour chez le 6 août.

55 ans d’histoire

Ce pèlerinage international s’est tenu pour la première fois en 1960. Depuis, il se tient traditionnellement tous les cinq ans. Habituellement, les pays les plus représentés sont l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. A chaque édition,  150 à 200 jeunes Belges ont pris part à l’événement.Ce pèlerinage des servants d’autel est une rencontre organisée par le CIM (Coetus Internationalis Ministrantium). Le CIM est un groupe de travail ecclésial et international au service de la formation des laïcs qui exercent un ministère liturgique. Cette année, le pèlerinage a pour thème  » Me voici, envoie-moi « .

MVL, avec Kernet.be et diocèse de Tournai /Photo: jeunescatho-tournai.be

Yémen – Près de 2 millions d’enfants contraints à l’abandon scolaire

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Yémen école primaireLe conflit se poursuit au Yémen et, parmi ses graves conséquences, se trouve notamment l’obligation pour près de 2 millions d’enfants d’abandonner les écoles.

Jusqu’ici, ce sont 3.600 instituts qui ont été fermés dans le pays, les élèves et leurs familles étant transférés dans des zones plus sûres. Parmi les écoles fermées, 248 ont été complètement détruites, 270 accueillant des évacués et 68 autres étant occupées par des groupes armés. Pour le système éducatif du Yémen, un contexte de ce genre comporte, selon l’UNICEF, un impact dévastateur. Actuellement, l’organisation des Nations unies cherche à fournir un soutien scolaire à plus de 200.000 enfants, en offrant également des cahiers, des crayons et des cartables. De son côté, le Ministère de l’Instruction yéménite cherche à mobiliser les enseignants nécessaires et à habiliter des espaces temporaires, tels que des tentes, pour en faire des salles de classe. La prochaine année scolaire devrait débuter le 5 septembre mais tout dépendra des conditions de sécurité du pays. Avant le déclenchement du conflit actuel, le taux de scolarisation au Yémen était de 79% même si 2 millions d’enfants ne pouvaient fréquenter les écoles à cause de la pauvreté, de la discrimination ainsi que de la mauvaise qualité de l’enseignement.

Fides – Photo: école primaire Attabari à Sanaa, Yémen. (Wikimedia Commons)

Nouvelle gifle gouvernementale pour le social

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portefeuille_vide_illuCe lundi, le ministre de l’emploi, Kris Peeters (CD&V), a annoncé l’abandon pur et simple de la mesure qui devait garantir durant deux mois le salaire des travailleurs malades. C’est un nouveau coup dur pour les travailleurs a réagi la CSC.

Dès le 1er janvier 2016, la période de salaire garanti en cas d’incapacité de travail devait passer à deux mois au lieu d’un seul. Il n’en sera rien. Cette mesure qui visait à harmoniser les statuts d’employé et d’ouvrier et qui devait permettre à l’Inami d’économiser 345 millions d’euros a été mise au placard par le gouvernement. Les organisations patronales se sont dites soulagées par ce changement de cap. Elles avaient largement dénoncé une formule dont la charge allait être supportée par les employeurs. « L’extension du salaire garanti était le seul point positif pour les employés dans l’accord de gouvernement » a commenté la CSC.

Le « tax shift », un échec social et fiscal

La réforme fiscale annoncée depuis des mois est loin d’avoir apporté les avancées attendues en matière de justice sociale. Les mesures avancées la semaine dernière par le gouvernement Michel vont pénaliser la classe moyenne. Les plus fortunés et les entreprises, eux, sortent gagnants de ces nouveaux accords. Le tax shift doit améliorer quelque peu la situation des citoyens qui touchent des bas salaires, avec une augmentation du salaire net. « Toutefois, note la CSC, en décidant d’augmenter les accises et la TVA sur l’électricité, le gouvernement récupère d’une main, et deux fois plutôt qu’une, ce qu’il donne de l’autre. En outre, les montants réclamés aux chômeurs, aux malades ou aux pensionnés ne cessent d’augmenter puisque la baisse de leurs impôts ne leur rapporte rien du tout.

« De nouvelles économies sont également annoncées dans la sécurité sociale et les services publics », remarque encore la CSC qui estime que le citoyen lambda payera les frais de ces mesures.   »Cette coalition rate une formidable occasion en matière de justice fiscale. Ce tax shift libéral est un grand échec, à la fois social et fiscal », conclut le communiqué de la CSC.

La promesse de Charles Michel

Michel électricité 6 pourcentUne image de campagne dans laquelle Charles Michel se félicitait en novembre 2013 du passage de la TVA sur l’électricité de 21 à 6%, resurgit depuis la fin de la semaine passée sur les réseaux sociaux. Les internautes remercient ironiquement le Premier ministre pour ce cadeau fiscal qui leur sera retiré dès le 1er septembre. Selon les observateurs économiques, cette hausse de la TVA pourrait représenter une augmentation de 250 euros sur la facture du consommateur. « Promesse tenue » pouvait-on lire en lettres capitales, dans la communication de Charles Michel. Et en dessous, comme le souligne RTL info, une citation du premier ministre actuel lui-même: « À force de ténacité, nous avons pu convaincre qu’il est essentiel d’augmenter le pouvoir d’achat des citoyens à l’heure où les dépenses énergétiques représentent une lourde charge financière dans le budget des familles ». Moins de deux ans plus tard, l’électeur se fera une idée de la valeur des promesses politiques du MR.

MVL (avec RTL info)

10 ans pour réduire le gaspillage alimentaire en Wallonie

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Gaspillage alimentaire 1Le gouvernement wallon vient d’adopter un nouveau plan en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. Présenté ce weekend à la Foire agricole de Libramont, ce plan aux 17 mesures a pour objectif d’atteindre, d’ici 2025, une réduction de 30% des pertes alimentaires.

A quelques mois de la Conférence sur le climat qui se tiendra en fin d’année à Paris et quelques semaines après la parution de l’encyclique Laudato si’ du pape François, le gouvernement wallon vient de franchir un pas dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Samedi 25 juillet à la foire agricole de Libramont, les ministres Carlo Di Antonio (environnement, développement durable), René Collin (agriculture) et Maxime Prévot (Santé et Action sociale) ont présenté  leur plan ambitieux anti-gaspillage. Objectif ? Réduire le gaspillage alimentaire de 30% sur les dix prochaines années. Selon Carlo Di Antonio, 30% équivaut à la proportion des surfaces agricoles mondiales qui sont inutilement occupées par des produits agricoles non consommés. En Belgique, 3,6 tonnes de nourriture sont jetées chaque année. 64% de ce total est causé par l’industrie alimentaire, suivi par les ménages (25%), le service alimentaire, c’est-à-dire les restaurants, les cantines… (8%) et la distribution (3%). A plus petite échelle, on estime que chaque wallon gaspille en moyenne 23 kg de nourriture par an. Cela représente une perte de 174 € par ménage par an.

Le nouveau plan wallon présenté ce weekend vise à favoriser la mise en réseau de tous les acteurs concernés de la chaîne alimentaire. Parmi les 17 mesures, le « doggy bag » déjà dans les mœurs dans d’autres pays comme aux Etats-Unis et au Canada, fait son entrée en Wallonie sous le nom de « rest-o-pack ». Le concept proposé par Test-Achats consiste à offrir aux clients d’un restaurant la possibilité de repartir avec les restes de l’assiette qu’ils n’ont pu terminer.   »Le rest-o-pack doit devenir une habitude, être proposé systématiquement et gratuitement dans les restaurants« , estime Carlo Di Antonio. Le ministre de l’environnement et du développement durable est toutefois conscient du « défi culturel » qui accompagne ce nouveau comportement, trop de Belges ne se sentant pas encore à l’aise à l’idée de demander de repartir avec la fin des plats.

Le plan encourage également les cantines scolaires, hospitalières et de maisons de repos à encourager les produits de saison et les circuits courts. Le ministre Prévot a insisté sur l’importance de la gestion et de la logistique des surplus et invendus, en privilégiant la redistribution aux plus démunis.

Samedi, les responsables de la Foire agricole se sont montrés très soucieux de la problématique. Ils ont d’ailleurs annoncé que le thème de la prochaine édition serait consacré à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

S.T. (d’après Belga)

Le Pape demande la libération du père Dall’Oglio, disparu depuis deux ans

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Paolo_Dall_OglioLe Pape François a lancé un appel solennel pour la libération des personnes retenues en otage en Syrie, avec une pensée particulière pour  le père jésuite Paolo Dall’Oglio enlevé en Syrie, il y a deux ans.

« J’adresse un appel sincère et pressant pour la libération de ce religieux estimé » a dit le Souverain Pontife à l’issue de la prière de l’Angélus ce dimanche place Saint-Pierre. « Je ne peux pas oublier non plus les évêques orthodoxes enlevés en Syrie et toutes les personnes qui, dans les zones de conflit, ont été prises en otage » a également souligné le Saint-Père, qui a souhaité une nouvelle fois que les autorités locales et internationales s’engagent « afin que nos frères puissent retrouver rapidement la liberté« . « En participant à leurs souffrances, nous voulons les porter dans la prière » a conclu le Pape.

Militant du dialogue islamo-chrétien, le père Paolo Dall’Oglio s’est rendu le 27 juillet 2013 dans la ville de Raqqa au nord-est de la Syrie. Expulsé en juin 2012 pour avoir défendu l’opposition au régime syrien de Bachar El Assad, le prêtre jésuite italien bravait l’interdiction de fouler le sol syrien où il vécut pendant plus de trente, notamment au monastère de Mar Moussa. En se rendant à Raqqa, il souhaitait instaurer un dialogue entre les différentes factions hostiles au régime de Damas, se combattant entre elles. Il voulait tenter une médiation entre les groupes les plus radicaux, et en particulier auprès des djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant. On est sans nouvelle de lui depuis le 29 juillet 2013.

Mgr Gregorios Ibrahim, de l’Eglise syro-orthodoxe, et Mgr Paul Yazigi, de l’Eglise grecque-orthodoxe d’Antioche, ont été enlevés par des rebelles le 23 avril 2013, près d’Alep en Syrie.

Radio Vatican – Photo: Capture d’écran du documentaire   »These Stones Remain »  au monastère Deir Mar Musa, Syrie (c) Wikipedia Commons (fichier de partage)

Le Pape François, premier inscrit aux JMJ 2016

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150726 pape Francois et jeunesDepuis une tablette numérique apportée pour l’occasion, le Pape a officiellement ouvert les inscriptions aux Journées Mondiales de la Jeunesse qui débuteront dans tout juste un an à Cracovie en Pologne (26-32 juillet 2016).

Depuis la fenêtre du palais apostolique, il était symboliquement entouré de deux jeunes portant un tee-shirt aux couleurs de cet événement. « Aujourd’hui s’ouvrent les inscriptions pour la 31e Journée Mondiale de la Jeunesse qui se déroulera l’an prochain en Pologne » a expliqué François, « pour cela j’ai voulu faire venir à côté de moi une jeune fille et un jeune homme pour qu’ils soient avec moi dans ce moment ».

Le Pape a alors appuyé sur la tablette pour valider cette inscription. « Je me suis inscrit aux JMJ comme pèlerin, a t-il souligné. Célébrées durant l’Année de la Miséricorde, cet événement sera dans un certain sens un jubilé de la jeunesse, appelée à réfléchir sur le thème « Heureux les Miséricordieux car ils obtiendront Miséricorde » (Mt 5,7).  J’invite les jeunes du monde entier à vivre ce pèlerinage, soit en se rendant à Cracovie, soit en participant à ce moment de grâce dans leur propre communauté » a conclu le Pape.

Le Souverain Pontife sera accueilli dans la ville Polonaise le 28 juillet dans la soirée. Les temps forts de ce grand rassemblement seront le Chemin de Croix le 29, la veillée de prière du samedi soir 30 et la messe conclusive de ces JMJ le 31.

Site officiel des JMJ Cracovie 2016

Radio Vatican – Photo:  Le pape François, entouré de deux jeunes représentants des prochaines  JMJ à Cracovie

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