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Les chrétiens chaldéens de Bruxelles

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Liturgie Ste ThérèseC’est dans les années 70 que sont arrivés à Bruxelles les premiers exilés chaldéens. Ils venaient de Turquie.

Responsable pastoral de cette importante communauté, le Père Musa Yaramis nous explique comment elle s’est établie ici.  « Les chrétiens quittaient ce pays pour des raisons religieuses car, à cause de leur religion, ils ne pouvaient pas monter dans l’échelle sociale ni vivre leur foi librement et sans peur. Les parents qui voulaient assurer un bon avenir à leurs enfants se sont exilés en France, en Belgique, au Danemark… » 

Le premier évêque, venu de Suède fin 1987, a pu célébrer à l’église de St-Josse, en partageant ce lieu de culte avec la paroisse catholique. Peu à peu, les fidèles chaldéens s’étaient installés dans plusieurs communes, St Josse, Schaerbeek, Etterbeek et Ixelles et ce point de ralliement était pratique. Mais la répartition des horaires avec leurs frères « latins » a parfois été délicate car l’année liturgique est différente et la célébration des grands saints n’est pas aux mêmes dates. D’où l’idée de demander une église pour sa communauté qui s’est considérablement agrandie ces dernières années, en raison des persécutions en Irak, puis en Syrie.

P Musa Yaramis«Ayant entendu dire qu’à Schaerbeek, Ste Thérèse risquait d’être fermée, je suis allé voir. Je l’ai trouvé belle, bien placée et facile d’accès, propre et en bon état ; son architecture est tout à fait compatible avec les spécificités de notre liturgie. »

Soutenu par les paroissiens qui ne voulaient pas que leur église soit désacralisée pour devenir un bâtiment « laïc », le père Musa a plaidé cette cause auprès de Mgr Léonard, qui a donné son accord à condition qu’une messe dominicale soit maintenue pour les francophones. Les fidèles chaldéens peuvent maintenant y célébrer chaque dimanche, ils sont plus de 200… et près de 500 lors des grandes occasions !

Avant de nous séparer, leur pasteur confie ce qui pèse sur son cœur : « Pour nous, Chrétiens orientaux, c’est très dur de voir fermer des églises, on en a trop vu transformées en mosquées. C’est quelque chose qui reste dramatique. »

Quel rite ?

Différent du rite syriaque orthodoxe présent dans l’empire byzantin, le rite chaldéen s’est développé dans l’empire perse. Il a donc été davantage influencé par la culture arabe : peu d’icônes, pas de statues…  et directement issu de l’Eglise primitive qui avait calqué ses rites sur celui pratiqué dans les synagogues.

Le chœur de l’église représente la Jérusalem céleste et la place de l’assemblée, la Jérusalem terrestre. Cette liturgie fait vraiment le lien entre la liturgie juive et la liturgie catholique. « Pour les mêmes raisons, le lieu de la Parole et celui du Sacrifice se situent dans des espaces totalement séparés », nous apprend le père Musa.

Quelle histoire ?

L’Église chaldéenne garde la mémoire de sa fondation, à Babylone, par les apôtres Thomas et Jude-Thaddée. Ces derniers, comme l’avait demandé le Christ, sont venus y annoncer l’Evangile et ont commencé par rencontrer, dans les synagogues, la nombreuse diaspora israélite. En effet, parmi les juifs déportés par Nabuchodonosor au temps de l’Exil, beaucoup avaient fait souche et, lorsque le roi Cyrus  proclama leur libération, leurs descendants n’étaient pas tous rentrés s’établir à Jérusalem. Ils n’y revenaient qu’en pèlerinage et sont d’ailleurs mentionnés dans le discours de Pierre, le jour de la Pentecôte, comme « habitants de la Mésopotamie » (Actes 2,9). Il était donc naturel pour les apôtres de s’adresser à ces communautés, pour annoncer Jésus de Nazareth comme le Messie tant attendu.

De plus, l’araméen étant, à l’époque, la langue d’usage dans toute la région, la communication verbale était possible avec l’ensemble de la population. Voilà comment le premier ancrage de cette mission a influencé la liturgie eucharistique de la jeune Eglise locale. Pour les mêmes raisons, l’architecture des églises chaldéennes s’inspire de celle du Temple de Jérusalem avec, notamment, l’esplanade, le lieu de la Parole au milieu de la nef, et le « Saint des saints » où n’entrent que les célébrants.

On remarquera que tous ces éléments ne ressemblent pas non plus à ce que l’on trouve dans les rites orientaux, ni catholique byzantin, ni orthodoxe, pour la même raison : ces derniers ont été institués à partir des influences grecques.

L’Église chaldéenne est donc la branche catholique de l’Église d’Orient, qui n’avait pas validé le Concile d’Ephèse (431) mais fut reconnue par Rome en 1552.

Sabine PEROUSE – photos: Liturgie de Ste Thérèse, Père Musa Yaramis (c) dr

Livres, mots et liens à la Foire du livre de Bruxelles

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2014 illustration

La Foire du livre de Bruxelles a débuté officiellement ce 26 février sur le site de Tour & Taxis. La Province du Québec est mise à l’honneur tout au long de cette 45e édition.

Jusqu’au 2 mars, la Foire du livre de Bruxelles fera voyager les amateurs de livres à travers de nombreuses maisons d’édition, entreprises familiales, rencontres avec des jeunes et moins jeunes écrivains, mais aussi à travers la bande dessinée et la science-fiction. La Province du Québec étant l’invitée d’honneur de cette 45e Foire, le monde de l’édition québécois et toute la culture de laquelle il s’inspire prendront leurs quartiers au Pavillon International. Une centaine de maisons d’édition et plus de 1.300 titres québécois sont à découvrir durant 5 jours. L’occasion de découvrir, parmi de nombreux auteurs, la Belge Sophie Bienvenu qui réside au Québec depuis plus de dix ans. Son premier roman « Au pire on se mariera », publié en 2011, a remporté plusieurs prix littéraires et est en cours d’adaptation pour le grand écran. L’écrivain et scénariste d’origine haïtienne, Danny Laferrière, sera présent tout au long de la Foire en tant qu’invité d’honneur. C’est au Québec qu’il a découvert ses talents d’écrivain. « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer » est le titre de son premier roman qu’il a publié à Montréal en 1985.

Prisonniers d’une mine pendant 69 jours

Parmi les auteurs étrangers, le Guatémaltèque Héctor Tobar a écrit un document relatant le récit extraordinaire des 33 mineurs chiliens qui avaient été retenus prisonniers pendant plus de deux mois dans une mine de San José. Journaliste au Los Angeles Times, l’auteur a pu convaincre les héros chiliens de lui livrer leurs témoignages. Héctor Tobar reviendra sur « Les 33, la fureur de survivre » lors d’une conférence le samedi 28 février à 13h à l’espace Forum. Les jeunes trouveront également leur place au sein de cette Foire puisqu’un parcours spécial leur est dédié sur le thème « Je suis les autres« .

La Foire du livre de Bruxelles est à découvrir du jeudi 26 février au lundi 2 mars 2015 à Tour & Taxis, Avenue du Port, 86C, 1000 Bruxelles. Prix du ticket: 8€ en semaine et 9€ le weekend.

S.T/CP

Droits humains, la Belgique peut mieux faire

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Amnesty International rapport 2015Amnesty International a publié ce mercredi 25 février 2015 son rapport annuel dans lequel l’ONG étudie, au cas par cas, la situation des droits humains dans plus de 160 pays. Pour la Belgique, Amnesty dénonce la surpopulation dans les prisons, le manque d’encadrement spécifique pour les auteurs d’infraction atteints de troubles mentaux, la discrimination, le non-respect des droits des minorités sexuelles et la violence faite aux femmes.

Conditions carcérales

Le rapport d’Amnesty International pointe une nouvelle fois du doigt les conditions de détention en Belgique: « d’après les statistiques officielles (de mars 2014), la population carcérale dépassait de plus de 22% la capacité d’accueil des établissements pénitentiaires ». Le recours à des mesures de substitution à la privation de liberté est recommandé. Le rapport mentionne également l’inquiétude exprimée en janvier par le Comité contre la torture (ONU) concernant le traitement des auteurs d’infractions atteints de troubles de la santé mentale. Ceux-ci continuent à être détenus dans les quartiers psychiatriques de prison ordinaire, avec un accès très limité à des soins adaptés.

Discrimination

En mars, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale [ONU] s’est dit préoccupé par les allégations de violences et mauvais traitements racistes infligés par des policiers à des migrants. Il a recommandé de renforcer le mécanisme de plainte contre les policiers.
En février, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance a souligné que les musulmans, et en particulier les musulmanes portant le voile ou le foulard, continuaient d’être victimes de discrimination dans les domaines de l’emploi et de l’accès aux biens et aux services.
En 2013, le réseau d’enseignement de la Communauté flamande (GO!) avait confirmé l’interdiction générale des signes et vêtements religieux dans tous ses établissements scolaires dans la partie néerlandophone du pays.

Droits des minorités sexuelles

En mai 2014, une nouvelle loi interdisant la discrimination fondée sur l’identité de genre et l’expression de genre a été adoptée, mais les dispositions relatives à la transsexualité restent floues. Depuis 2007, les personnes transgenres doivent se soumettre à une évaluation psychiatrique et à une stérilisation comme condition à la reconnaissance de leur identité de genre à l’état civil. Ces conditions sont discriminantes, estime Amnesty.

Torture et autres mauvais traitements

En janvier, le Comité contre la torture s’est dit préoccupé par les projets d’extradition et de renvoi de ressortissants de pays tiers vers des pays ayant fourni des assurances diplomatiques. Il a rappelé que ce type d’assurances ne réduisait pas le risque de torture ou de mauvais traitements.

Violences faites aux femmes

« Un quart des femmes en Belgique se sont vu imposer des relations sexuelles par leur partenaire et 13% ont été victimes de viol en dehors du couple », rapportait un sondage national, commandé par Amnesty et publié en février 2014. L’ONG estime que la lutte contre ces formes de violence n’est pas guidée par une approche coordonnée et globale.

MVL (d’après le rapport d’Amnesty International)

Découvrir l’islam, visiter ses mosquées

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Compte tenu de l’actualité et les récents attentats notamment à Paris, l’Athénée de Ciney a pris l’initiative d’emmener une classe à la découverte de l’islam. Pour de nombreux jeunes de cette classe de première année, c’était la première fois qu’ils poussaient la porte d’un lieu de culte musulman. 

rtbf mosqueeLes élèves de première année de l’Athénée de Ciney sont de sortie. L’imam de la mosquée turque de Namur les accueille, avec deux représentants. Ces derniers vont servir de traducteurs tout au long de la visite, car le responsable du culte ne parle pas français, mais turc. « Dans le contexte actuel, il nous paraît important d’ouvrir la porte de nos mosquées au grand public pour qu’il découvre la beauté de l’islam, ses valeurs, son éthique, » justifie Seydi Nag, représentant de l’Union des musulmans de Namur et co-organisateur de la visite.

Suivie par un journaliste de la RTBF, la classe sera rapidement divisée en deux, les filles d’un côté, les garçons de l’autre, tradition oblige. Le tapis rouge de la mosquée contraste avec les carrelages présents sur les murs. « L’islam est né dans des pays où il fait parfois très chaud. Le carrelage aide à garder la fraîcheur à l’intérieur« , explique l’imam.

Certains élèves interrogent le chef spirituel sur l’absence du minaret. La ville ne s’y prête pas répond l’imam, quant aux voisins, ils ne seraient pas contents. A Namur, le muezzin appelle les fidèles à la prière depuis l’intérieur de la mosquée. L’imam poursuit les explications sur sa religion. Les cinq piliers dans lesquels l’islam puise sa base ont été transmis par Dieu par l’intermédiaire de Mahomet. « Il n’existe qu’un seul Dieu, Allah, et Mahomet est son prophète; un musulman doit prier cinq fois par jour; il doit respecter le jeûne du ramadan; il doit faire l’aumône (réserver 2,5 % de ses revenus aux démunis); et si possible faire un pèlerinage à La Mecque une fois dans sa vie. » Après un rappel des trois religions monothéistes, le christianisme, le judaïsme et l’islam, l’imam décrit les liens privilégiés qu’entretiennent ces religions. « Nous croyons à la bible et au nouveau testament. Jésus est l’un de nos prophètes. Le Coran est venu s’ajouter et corriger les textes sacrés plus anciens. »

« Aucune religion n’accepte la violence »

« Aucune religion n’accepte la violence », insiste-t-il. « Les musulmans doivent s’entendre avec les juifs et avec les chrétiens. Les civilisations arabe et ottomane ont toujours été tolérantes sur un plan religieux. »

Vient ensuite le moment des questions-réponses. Pas un mot ne sera prononcé sur les attentats de Charlie Hebdo. « Je voulais poser une question sur Charlie Hebdomais j’avais peur de choquer », confie une élève au journaliste de la chaîne publique. Le bref échange durera une demi-heure. Mais le débat ne s’arrêtera pas là puisque le professeur a promis à ses élèves de poursuivre les réflexions en classe. Depuis cette sortie inédite, plusieurs écoles ont marqué leur intérêt pour visiter la mosquée.

Cliquez ici pour regarder le reportage de la RTBF.

S.T. (d’après la RTBF)

Photo: capture d’écran de la RTBF

​L’épisode d’Elie, fil conducteur des exercices spirituels de la Curie romaine

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retraite curiePas d’audience générale en ce mercredi. La curie et le pape sont en effet en retraite de Carême, depuis le début de la semaine. C’est le prophète Elie qui est au centre des exercices spirituels prêchés par le père carmélite Bruno Secondin.

Pour entreprendre un chemin quadragésimal correct de conversion, il faut avant tout redécouvrir «la vérité la plus profonde sur nous-mêmes, sortir à découvert» et «nous débarrasser de tout masque, de toute ambiguïté». C’est par ce puissant rappel à reprendre avec sincérité en main son histoire que le carme Bruno Secondin a conclu la réflexion de la deuxième journée des exercices spirituels de Carême en cours à Ariccia pour le pape et la Curie romaine.

Sortir de la clandestinité

En suivant l’expérience d’Elie décrite dans les Ecritures, le prédicateur a confronté la «clandestinité» dont le Seigneur appelle le prophète à sortir, et la clandestinité dans laquelle l’on se cache souvent et qui, de nombreuses fois, se dissimule derrière une religiosité uniquement extérieure, privée du courage de la vérité. La base de la réflexion du prédicateur a été le chapitre 18 du premier Livre des Rois, avec le peuple d’Israël et le roi Achab épuisés par la longue famine provoquée par le culte idolâtre de Baal et avec Elie qui est appelé par le Seigneur à se montrer à Achab pour le ramener dans le droit chemin. Cela n’a pas été une lecture continue, mais un rappel de scènes, de personnages qui peuvent illuminer la méditation personnelle et devenir pour chacun provocations, rappels, suggestions.

Le fil conducteur a été «sortir à découvert», se libérer des «ambiguïtés» et avoir le «courage» d’une vie authentiquement chrétienne.

Le premier à être appelé à sortir de la clandestinité est précisément Elie: «Va te montrer à Achab», lui dit le Seigneur. Elie, l’insaisissable, le prophète mythique qui peut disparaître d’un moment à l’autre, doit se révéler et affronter le risque de rencontrer le roi qui le considère comme un ennemi. Il s’agit d’une provocation pour tous ceux qui dans l’Eglise, en revanche, font toujours leurs calculs, renvoient continuellement, sont «victimes des paroles et des diplomaties» et «reculent». En revanche, pour le chrétien, «il y a toujours de nouvelles aventures» auxquelles on ne peut se soustraire «avec l’excuse des menaces d’un Achab quelconque» ou parce que conditionnés par des mythes, des préjugés sur les personnes, des «amitiés et relations» utiles.

Un autre personnage qui est appelé à sortir à découvert est Obadyahu, le majordome d’Achab envoyé par le roi pour contacter Elie. Obadyahu est le représentant d’une conscience lacérée qui n’oublie pas qu’il appartient à une tradition différente mais, dans le même temps, «ne renonce pas aux avantages du pouvoir». Il est comme de nombreuses personnes aujourd’hui aussi: qui ont peur, malgré l’élan intérieur qui les appellent à défendre la vérité.

A lui aussi, et pas seulement au peuple – voici le personnage suivant – Elie adresse un puissant appel: «Jusqu’à quand clocherez-vous des deux jarrets?» C’est comme si, a rappelé le père Secondin, le prophète ordonnait aujourd’hui aussi, à eux et à tous: «Arrêtez cette mise en scène!»

Dès lors apparaît une réalité très dure: le peuple se tait, ne répond pas: «le système a tué sa conscience». Combien de fois, à présent encore, a commenté le prédicateur, «les régimes, les systèmes anéantissent les peuples», combien de fois demeurons-nous des «spectateurs apeurés» devant des guerres menées par procuration; et, pour rester dans le domaine de la vie religieuse, combien de fois nous laissons-nous fasciner par des «apparats grandioses, des cathédrales immenses, des complexes monumentaux», par une méthodologie qui se laisse guider par la gloire et oublie les pauvres.

Voilà alors qu’Elie convoque le peuple et l’invite à une ordalie, à l’épreuve du feu où se confrontera la présumée puissance de Baal avec celle du Seigneur d’Israël. Et le peuple est attiré par cette forme de “religiosité spectaculaire”, ce qui malheureusement arrive aussi aujourd’hui quand la foi «est mesurée par des statistiques» et se résume à des «manifestations où l’on ne sait pas si l’on est face à un happening ou à la vraie foi». Mais, a fait remarquer le carme, le geste du prophète qui «s’approche du peuple pour le faire participer» est important.

Un concept également repris dans la première méditation du mardi 24: «Avons-nous le courage d’interpeller le peuple, ou faisons-nous le tour des sept églises avant de l’interpeller?» Il s’agit donc d’un élément pour réfléchir sur certains choix de l’Eglise de notre temps: «Traitons-nous des choses importantes dans un cercle restreint ou savons-nous avoir une stratégie de visibilité qui dérange le système?» Que de souffrance, par exemple, «ont provoqué en nous certains thèmes sensibles», a dit père Secondin, qui a ajouté: «Nous ne devons pas cacher nos scandales» et il est important que «les victimes de l’injustice soient conduites à la guérison grâce à l’humilité de reconnaître nos erreurs».

La reconnaissance des fautes de l’Eglise est apparue également en référence à un autre épisode. En s’inspirant du geste terrible d’Elie qui fait exécuter les prophètes de Baal, le prédicateur a en effet invité à rappeler que l’Eglise au cours de son histoire a été capable d’actes violents. «Nous aussi nous avons brûlé des personnes, nous avons tué», a-t-il dit. Et il a souligné qu’aujourd’hui, tout autant de violence peut s’exprimer sous d’autres formes, «également sans l’épée», en utilisant par exemple la force explosive de la langue et même les nouveaux moyens de communication: «Parfois le clavier tue plus que l’épée!»

Il s’agit d’un des aspects que le carme a souligné pendant la journée où, poursuivant la lecture de l’épisode d’Elie, il a commencé à analyser une autre attitude nécessaire à la conversion: après le courage de sortir à découvert, de se dire la vérité sur soi-même, de jeter le masque qui anesthésie nos consciences, se présente la nécessité de se mettre en marche sur «des sentiers de liberté» et d’éliminer les attitudes qui font «osciller d’un côté et de l’autre» et de laisser place à Dieu.

En voyant comment Elie se moque du ritualisme violent et théâtral que le peuple d’Israël utilise pour invoquer Baal, le père Secondin a mentionné un certain genre de culte «bruyant, superstitieux» que l’on rencontre encore maintenant et qui «n’édifie pas la foi véritable». Quelles sont – s’est-il demandé – nos idoles? La liste est longue: «orgueil, ambition, culture, carrière». Mais, et il effectue là un pas en avant, nous ne pouvons pas douter de la miséricorde de Dieu. La réponse de Dieu est le feu, «la miséricorde qui assèche tout, qui transforme tout».

C’est pourquoi Elie reconstruit un autel avec les douze pierres qui rappellent les douze tribus d’Israël: il veut rappeler chacun à une identité. Et même si le peuple est réfractaire à revenir sur ses pas, cela ne fait pas peur à Dieu, car il «reste fidèle et disponible». Dieu est toujours «une étreinte de miséricorde». Et alors, a dit le prédicateur, il faut «prendre par la main le réveil de la conscience des gens», utiliser – comme Elie a été capable de le faire – des stratégies intelligentes et la force du langage des symboles. Mais pour faire cela, il faut tout d’abord se demander: «Notre cœur appartient-il réellement au Seigneur» ou nous contentons-nous d’attitudes extérieures? «Notre prière est-elle audacieuse et invoque-t-elle le bien du peuple?» Est-elle «rythmée par un sens ecclésial?» Ressentons-nous l’urgence de vivre des expériences fortes, extraordinaires, qui laissent leur trace, ou nous en contentons-nous?

L’Osservatore Romano

 

La Belgique offre 10 millions d’euros d’aide au Nord et Sud-Kivu

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La mission des ministres Reynders et De Croo au Congo touche à sa fin. Hier, le 24 février, ils ont notamment rencontré le gouverneur de la province du Nord-Kivu. Au nom de la Belgique, ils ont décidé d’allouer 10 millions d’euros à différents projets d’infrastructures des deux Kivu.

reynders_et_de_croo_au_congoC’est samedi 21 février à Kinshasa que la mission de quatre jours, menée conjointement par le ministre en charge de la Coopération au développement, Alexander De Croo et le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a débuté en République démocratique du Congo. Dimanche, toujours à Kinshasa, les ministres belges ont fait part de leurs préoccupations vis-à-vis du respect des libertés fondamentales dans le pays. Ils faisaient notamment allusion aux violentes répressions qui ont éclaté en janvier à la suite d’une révision de la loi électorale. La révision aurait en effet pu permettre au président, Joseph Kabila, de rester à son poste au-delà de 2016, année de la fin de son mandat, alors que la Constitution actuelle lui interdit d’être prolongé. Selon un bilan officiel, 27 personnes ont perdu la vie en l’espace de trois jours, dont 23 à Kinshasa.

Eviter une « guerre civile »

Dans la foulée, les autorités congolaises ont décidé d’interrompre l’internet mobile ainsi que l’échange de SMS. L’Etat avait défendu ces mesures en affirmant qu’elles permettaient d’éviter une « guerre civile« . Certains observateurs critiques du régime avaient également été arrêtés dans des circonstances obscures. « Il doit être possible de parler franchement et librement« , a affirmé dimanche le ministre De Croo, plaidant en faveur d’une relation plus active avec la RDC.

Quant à la tenue des prochaines élections, Didier Reynders a rappelé que la Belgique la soutiendrait. « Si l’élection se déroule selon un processus correct, nous la soutiendrons, comme nous le faisons déjà, à concurrence de quelques millions d’euros, pour les élections locales d’octobre. Nous maintenons à ce sujet le dialogue avec la communauté internationale. Nous voulons en outre envoyer des observateurs, pas uniquement le jour de l’élection, mais aussi avant et après, » a assuré le ministre belge des Affaires étrangères.  

Dialoguer avec la mission de l’ONU

Didier Reynders a en outre évoqué son soutien à la « détermination » du gouvernement congolais dans sa volonté de combattre les rebelles hutus rwandais des FDLR (Forces démocratiques de Libération du Rwanda) qui maintiennent l’est du pays dans l’insurrection. Lors d’une entrevue qui s’est tenue dimanche avec le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, les ministres Reynders et De Croo se sont dit prêts à favoriser le dialogue entre l’armée gouvernementale et la Monusco, la mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC. Jusqu’à présent, la Monusco a refusé d’aider les forces militaires congolaises en raison de la présence de généraux contestés au sein du commandement congolais.

Enfin mardi 24 février, les ministres belges se sont entretenus avec le gouverneur de la province congolaise du Nord-Kivu, Julien Paluku. L’insécurité de la région et le Programme d’Appui aux Infrastructures dans les Kivu ont largement été abordés lors de l’entretien qui s’est soldé par la promesse d’une aide financière de 10 millions d’euros de la part de la Belgique à destination du Nord et du Sud-Kivu. La somme est prévue d’être étalée sur 4 ans et sera consacrée essentiellement à des travaux d’infrastructures, notamment dans le secteur de l’énergie, des routes ou de l’approvisionnement en eau potable.

S.T. (d’après Belga)

Dépendance au jeu, le Belge n’est pas épargné

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jeu addictionLes demandes d’aide d’accrocs aux jeux ont doublé l’an dernier. On estime que plus de 200.000 Belges sont concernés par une relation problématique ou pathologique avec le jeu.

Le groupe Sudpresse rapportait hier que 168 personnes se sont spontanément inscrites sur le site www.aide-aux-joueurs.be en 2014. Ils étaient deux fois moins nombreux (82) à accomplir cette démarche l’année précédente.

Le site « aide-aux-joueurs.be » a été mis sur pied par la commission des jeux de hasard et une ASBL. Il a pour objectif d’informer et d’aider les personnes qui rencontrent des difficultés liées à leurs habitudes en matière de jeux d’argent et de hasard. Il s’adresse aussi à l’entourage du joueur. Vous y trouverez de l’information, des analyses, des tests, un forum et un programme d’aide en ligne.

Ce site présente également quelques témoignages liés à la problématique du jeu. Une problématique de plus en plus présente en Belgique comme dans d’autres pays, notamment en raison du développement des jeux en ligne. En 2009, l’étude Hayer, Mayer et Griffiths estimait que 2% de la population belge souffrait de problèmes liés au jeu. 175.000 personnes étaient alors considérées comme joueurs excessifs et 45.000 comme joueurs pathologiques. Des chiffres, probablement sous-évalués.

Ce qui ressort des chiffres enregistrés par l’ »aide aux joueurs », c’est la proportion élevée de jeunes concernés par cette addiction. Plus de la moitié a moins de 34 ans et près d’un accro au jeu sur 5 a entre 18 et 24 ans. Le ministre de la Justice Koen Geens a annoncé qu’en 2015 « un espace de discussion avec un thérapeute » sera développé sur ce site belge, pour améliorer encore l’aide aux joueurs dépendants.

MVL (avec L’Avenir et Aide-aux-joueurs.be)

Les évêques britanniques appellent à voter pour ceux qui défendent la dignité

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Vincent Nichols«Un pays dans lequel les leaders ne sont pas des managers mais des hommes en mesure d’assurer le bien commun»: c’est ce que les évêques de Grande-Bretagne souhaitent en vue des élections du 7 mai prochain. Pour l’occasion, le cardinal Vincent Nichols (photo), président de la Conférence épiscopale locale, a présenté aux médias la lettre des évêques. Philippa Hitchen, de la rédaction anglaise de Radio Vatican l’a rencontré.

Quel est le message de cette lettre?
La première chose est un appel à la qualité du débat et à la réflexion pendant les prochains mois. Nous demandons en particulier aux catholiques de prendre à cœur ce sur quoi insiste l’Evangile, c’est-à-dire la dignité de chaque personne. Nous sommes vraiment en train de dire que nous ne voulons pas un débat idéologique: nous voulons un débat qui naisse vraiment d’une vision de la personne humaine dans toute sa dignité qui lui est donnée par Dieu et de la façon dont la personne progresse ou ne réussit pas à progresser dans cette société moderne complexe. Ce sont les choses que nous voulons entendre des candidats et non des slogans sur telle ou telle politique en particulier.

C’est quelque chose de difficile à demander car les politiciens cherchent naturellement des slogans pour pouvoir gagner les élections…
Oui, c’est vrai et je crains que les personnes se fatiguent des déclarations avec effet immédiat, qui ne vont pas en profondeur ou que, quelques fois, nous ne soyons pas prêts à analyser. En effet, parfois, les gens ne sont pas prêts à analyser la pensée qui se cache derrière. Par exemple, toute la question de l’immigration. J’aimerais voir un leadership politique qui ne joue pas sur la peur des gens mais plutôt qui multiplie leurs perspectives. La Grande-Bretagne est un pays prospère et qui peut vraiment accueillir ceux qui sont le plus désespérément dans le besoin. Bien sûr, nous avons besoin d’une politique de l’immigration. Bien sûr, nous avons besoin d’un contrôle de l’immigration, mais nous ne devons pas engager le débat en cherchant à déverser sur les gens qui sont arrivés dans ce pays, l’insatisfaction et la peur née d’une période de crise économique.

Pensez-vous finalement que les personnes sont plus intéressées par l’économie et à ce que l’économie peut faire pour « moi et ma famille » ?
L’économie est vraiment très importante. Et l’on pourrait dire qu’au cours des cent dernières années ou peut-être plus, la politique a suivi l’économie. Donc il n’y a rien de mal dans le fait de décrire la façon dont ce gouvernement va gérer l’économie et quels seront les moyens par lesquels il sera en mesure de soutenir ma famille ou mes employés. C’est une priorité qui est juste. Mais l’économie n’est pas un choix entre d’une part, le fait de se retrousser les manches et se démener, et d’autre part, une aide infinie de la part de l’État. Le débat doit aller au-delà. Il doit entrer, d’un côté, dans ce qui constitue véritablement la contribution de l’individu et de l’autre côté, entrer dans les raisons de la pauvreté aujourd’hui en Grande-Bretagne et pourquoi des gens, même en ayant un travail, se rendent à la Banque alimentaire. Pour le moment, les modèles d’emplois ne sont donc pas assez bons pour permettre aux gens de soutenir leurs familles – ce qui est le point principal, du point de vue du travailleur, du travail – et il y a donc quelque chose qui doit être revu. Il faut revoir de manière plus approfondie la relation entre les entreprises et le bien commun de la société. Les activités économiques doivent aider à « réparer » la société car aucune affaire n’aura du succès dans une société anéantie. Elle détruira les affaires. C’est donc le genre de discussion dont nous avons besoin. De mon point de vue, j’ai cherché à promouvoir ce type de discussion à travers une initiative au nom de « Blue Print for Better Business » qui s’implante aussi bien dans de grandes sociétés internationales que dans de petites sociétés comme des entreprises familiales qui fournissent du travail à une douzaine de personnes. Mais il est très difficile faire en sorte que les politiciens s’engagent dans ce type de débat. C’est dommage.

Pensez-vous qu’il y a quelque chose comme un « désir de catholicisime » aujourd’hui en Grande-Bretagne ?
Non, je pense que c’est un droit des personnes d’analyser les choses à fond, d’embrasser une orientation, peut-être en suivant la tradition de la famille ou peut-être en ne suivant pas les attentes culturelles, mais en cherchant sincèrement à réfléchir à fond sur les principes, sur la vision du type de société que nous voulons être et sur la façon dont les brèves périodes de notre gouvernement peuvent aider à poursuivre cette vision. Cinq-six années représentent une période assez brève pour chercher à construire une société. Ce que nous voulons de nos politiciens, c’est qu’ils soient des leaders, non pas des managers. Nous avons besoin d’un leader avec une vision : le rôle de la Grande-Bretagne, sa contribution au monde, au bien-être de ses citoyens et de ceux qui en ont le plus besoin dans le monde.

Radio Vatican

Bientôt « verts » les jours de relâche de l’enseignement ?

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Entre la fin des examens et le début des vacances, les élèves disposent de quelques jours de relâche appelés « jours blancs ». Une période utilisée par de nombreux jeunes pour flâner. Le ministre CDH Carlo Di Antonio souhaite faire de cette période d’oisiveté un temps d’éducation à l’environnement.

di antonioAprès la période d’examens, les élèves sont « libérés »  de l’enseignement secondaire durant quelques jours tout en restant soumis à l’autorité de l’école. Ces « jours blancs »  sont parfois étendus à une semaine entière, et permettent aux corps enseignant d’organiser les délibérations des résultats sans devoir encadrer les élèves au même moment. Bien que certains jeunes apprécient ces moments d’oisiveté, le politique, lui, peine à délimiter le cadre de cette période de relâche.

C’est dans ce contexte que le ministre wallon de l’environnement, Carlo Di Antonio (CDH), a fait part de son idée de transformer les « jours blancs » en journées de sensibilisation à l’environnement. M. Di Antonio propose d’organiser des promenades didactiques, des animations et activités ludiques gravitant autour de divers thèmes environnementaux.

« Les associations qui poursuivent principalement des missions pédagogiques seront particulièrement visées », explique le ministre dans les colonnes de l’Avenir. « Elles ont déjà l’habitude de se mobiliser pendant l’année autour d’activités pédagogiques en environnement, développement durable… »

La proposition « verte » prévoit des ateliers d’une durée de 2h à 2h30, à raison de quatre activités pédagogiques pendant la période des jours blancs. Les activités seraient organisées au départ des écoles, sur le terrain ou encore au siège des associations qui les prennent en charge. Selon le cabinet du ministre, des secteurs comme celui de la mobilité, du sport, de la nature ou de la sécurité routière ont déjà marqué leur intérêt pour le projet.

Une circulaire ministérielle conjointe avec la ministre de l’Enseignement obligatoire, Joëlle Milquet, sera envoyée dès avril aux écoles secondaires avec un listing reprenant les différentes associations partenaires.

Retrouvez un éclairage plus complet dans le Dimanche numéro 9.

S.T.

France : Un diocèse qui a le sens du marketing

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diocèse Rennes - 2015Pour inciter les paroissiens à verser leur obole au denier de l’Eglise, le diocèse de Rennes n’a pas hésité à concevoir des sachets publicitaires en papier à l’effigie du pape.

Une centaine de boulangeries de la région bretonne participe à l’opération des « pochettes » en papier qui arborent le visage du pape François, le pouce tourné vers le ciel. La référence au réseau social Facebook est explicite, avec la réponse « J’aime » à la question « Vous donnez à l’Eglise? »

L’économe du diocèse de Mans semble enthousiaste et prêt à reprendre à l’actif de son diocèse cette initiative ludique, qui ne se limite pas aux « pochettes » ou emballages, mais a également prévu des affiches qui ont été déployées dans les églises de la région.

De l’utilité du denier

Grâce au denier, les dépenses liées aux prêtres en activité ou retraités, aux séminaristes en formation, aux employés de la mission de l’Eglise et au développement des activités de solidarité du diocèse sont couvertes. C’est dire s’il est désormais crucial de trouver de nouveaux contributeurs, sans se limiter aux seuls paroissiens réguliers.

A. T. (avec la Croix et le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo)

Visa Vie, un premier festival solidaire des sans-papiers

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Les étudiants et habitants néo-louvanistes sont solidaires des sans-papiers. Plusieurs d’entre eux se sont regroupés en collectif pour organiser la première édition du festival Visa Vie, en solidarité avec les sans-papiers.

sans papierDu 23 au 28 février, une série de débats, d’expositions, de pièces de théâtre et autres ateliers se tiendra à Louvain-la-Neuve sur la situation des sans-papiers. La toute première édition du festival Visa Vie a pour but de sensibiliser le public aux conditions de vie et aux difficultés rencontrées par les sans-papiers. Qui sait, une personne mieux éclairée sur le sort et la situation des sans-papiers contribuera peut-être à faire avancer le combat pour leur régularisation? Le défi a été relevé puisque le festival se tient en ce moment même dans la ville de Louvain-la-Neuve.

Des associations diverses, des kots à projets, mais aussi des particuliers de la ville universitaire se sont constitués en collectif, après une rencontre en octobre dernier réunissant des étudiants et des personnes sans-papiers. Aujourd’hui, l’initiative compte plus de 80 personnes. « Il s’agit vraiment d’une démarche citoyenne et qui vise à remettre l’être humain au centre des préoccupations. Nous voudrions corriger l’image actuelle des sans-papiers dans le public, image qui est souvent très négative. Les considérer juste comme des pickpockets, c’est une image très tronquée. La plupart travaillent et sont d’ailleurs exploités parce qu’ils constituent une main d’œuvre bon marché« , ont indiqué Bertrand Vandeloise et Marie-Madeleine Gadeyne, deux des organisateurs de cette première édition de Visa Vie.

Le vernissage de différentes expositions photos aura lieu ce samedi 28 février: « Un mois et cinq jours » de Virginie Limbourg, « Itinéraire d’un jeune afghan » d’Ann Grossi et « Eldorado » de Jérémie Fastrez.

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La pièce de théâtre « Retournez chez vous », de Pie Tshibanda sera jouée du 23 au 26 février à la salle Salmigondis de Louvain-la-Neuve.

Ce soir, mardi 24 février, un grand concert Amnesty sera organisé par le kot-à-projet Amnesty avec en tête d’affiche Chicos Y Mendez, dès 20h à la Ferme du Biereau.

Mercredi 25 février, une collecte de vivres et de vêtements sera organisée à destination des sans-papiers. Rendez-vous entre 12h30 et 18h à la Maison du développement durable, Place Agora.

Pour connaître l’ensemble du programme de ce festival: festivalvisavie.be.

S.T. (Belga/CP)

Une icône en hommage aux 21 martyrs coptes décapités par l’EI

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icône 21 martyrsCette icône de style copte représente les 21 jeunes égyptiens assassinés le 15 février par les djihadistes de Daech (ou EI pour État islamique) en Libye. Elle est l’œuvre d’un artiste égypto-américain Tony Rezk.

« Cette icône a sans doute été dessinée en partie de manière numérique, car les visages tous identiques semblent avoir été dupliqués », explique dans La Croix Marie-Gabrielle Leblanc, historienne d’art, journaliste et familière de l’Église copte. « Au centre, on distingue le visage plus foncé de l’unique Soudanais », poursuit-elle. Et dans le fond, les vagues stylisées rappellent que les 21 Égyptiens ont été assassinés sur une plage libyenne. Les victimes portent l’étole rouge du martyre (portée également par les anges et par le Christ), par-dessus un habit orangé rappelant la combinaison orange que les terroristes islamistes mettent à leurs victimes avant de les décapiter.

Leurs derniers mots ont été pour le Christ

Le 15 février 2015, le monde découvrait avec horreur une vidéo signée par le groupe État islamique (EI) montrant la décapitation de 21 Egyptiens de confession chrétienne copte, kidnappés en Libye. Les coptes trucidés par les djihadistes se réclamant du prétendu « Etat islamique » en Libye sont morts en prononçant le nom du Christ. C’est ce que confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh. « La vidéo qui montre leur exécution – indique l’Evêque égyptien – a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent « Seigneur Jésus Christ ». Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre ».

Déjà canonisés

Les 21 jeunes gens sont déjà canonisés : le patriarche copte-orthodoxe Tawadros II a annoncé que leurs noms seront inscrits dans le Synaxarium, l’équivalent du Martyrologe romain pour l’Église copte. Le martyr de ces 21 coptes sera célébré le 8e jour d’Amshir du calendrier copte, soit le 15 février du calendrier grégorien. Le premier ministre égyptien, Ibrahim Mahlab, a révélé que le président Abdel Fattah al-Sisi avait décidé la construction, aux frais de l’État, d’une église dédiée « aux martyrs de Libye » dans la ville de Minya. En outre, par décret présidentiel, les familles des victimes du terrorisme islamiste recevront un dédommagement financier et deviendront titulaires d’une pension mensuelle.

Fait religieux.com / Radio Vatican / La Croix 

 

Afghanistan – Libération du jésuite indien enlevé voici huit mois

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JRS Alexis Prem KumarLe Père Alexis Prem Kumar, jésuite indien enlevé en Afghanistan, a été libéré par ses ravisseurs huit mois après son enlèvement. Le Service des Jésuites pour les réfugiés (JRS) exprime « une immense gratitude au gouvernement indien » pour le rôle qu’il a joué dans le processus de libération. 

« Ces huit derniers mois ont été pour nos amis et confrères mais surtout pour les membres de la famille du Père Prem Kumar, une longue période de terrible incertitude et d’épreuve. Nous sommes conscients des efforts faits à différents niveaux en vue de sa libération et nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont prié, notamment les enfants de l’école dans laquelle le prêtre a été enlevé » a déclaré le Père Peter Balleis SJ, Directeur du JRS dans une note envoyée à  l’agence vaticane Fides. Le Père Prem Kumar est éprouvé psychologiquement mais en de bonnes conditions générales de santé. Le prêtre avait été enlevé le 2 juin 2014 dans l’ouest de l’Afghanistan, par un groupe d’hommes non identifiés alors qu’il se trouvait en visite dans une école du JRS destinée aux réfugiés rapatriés, à l’intérieur d’une colonie située à 34 Km de la ville d’Herat. Le prêtre, âgé de 47 ans, originaire de l’Etat indien du Tamil Nadu, était sur le point de rentrer à Herat lorsqu’il a été arrêté et contraint à monter à bord d’un véhicule par des hommes armés.
Le JRS est présent en Afghanistan depuis 2005. Au cours des mois difficiles pendant lesquels le Père Alexis Prem Kumar a été tenu en otage, le JRS a continué à mener ses projets éducatifs dans le pays. « Notre rôle en Afghanistan consiste à aider les évacués, en leur offrant une possibilité d’instruction et de formation professionnelle. Nous avons été aux côtés des afghans bien avant l’enlèvement du Père Alexis Prem Kumar et nous continuerons à les accompagner de toutes les manières possibles » a assuré le Père Stan Fernandes, Directeur régional du JRS pour l’Asie du Sud.

Fides – Photo: JRS – Père Alexis Prem Kumar

La gestation pour autrui : une atteinte aux valeurs

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gestation pour autruiLa gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui : la question de sa régulation au niveau européen et international” qui a été présenté ce lundi 23 février au Parlement européen, lors d’une conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

Toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange. Cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en trois étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne.

COMECE/at

 

Nigéria: 7 morts dans l’explosion d’une jeune kamikaze

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Dimanche dans le nord-est du Nigéria, une fillette d’environ 7 ans a actionné la ceinture d’explosifs qu’elle portait sur elle, entraînant la mort de 7 personnes. 

boko haramDimanche 22 février, vers 13h30 heure locale, une nigérienne de 7 ans est entrée au  marché de Kasuwar Jagwal, un lieu dédié à la vente et la réparation de téléphones à Potiskum. Elle a actionné la ceinture d’explosifs qu’elle portait à la taille, faisant 7 morts et une vingtaine de blessés. Selon des témoignages repris par l’AFP, les gardiens et milices d’autodéfense avaient renvoyé plusieurs fois  la fillette dont le jeune âge paraissait suspect. Aux abords de ce marché fréquenté, les contrôles se sont intensifiés ces dernières semaines depuis un précédent attentat-suicide commis en janvier par deux filles d’environ 15 et 20 ans, ayant fait 6 morts et 37 blessés. Finalement, la fillette est revenue par un autre côté, « elle s’est baissée pour franchir le cordage de sécurité, à une certaine distance de nous. Et c’est là qu’elle s’est fait exploser« , a expliqué à l’AFP Buba Lawan, chef d’une milice locale d’autodéfense.

Plusieurs observateurs pointent l’organisation Boko Haram comme étant le commanditaire de ce geste. L’attentat-suicide n’a cependant pas été revendiqué par le groupe islamiste.

Depuis 2009, l’insurrection islamiste se propage dans la région. Les forces nigérianes, bein qu’elles ont annoncé avoir récemment repris le contrôle de plusieurs villes assiégées par Boko Haram, ont jusqu’à présent échoué à endiguer l’expansion des insurgés. Depuis le groupe islamiste a étendu ses attaques en dehors des frontières jusqu’à sévir au Cameroun, au Niger et au Tchad. Dans un entretien au journal local This Day publié dimanche, le président nigérian Goodluck Jonathan a reconnu avoir sous-estimé le groupe extrémiste. « Probablement, au début (de l’insurrection), nous – je veux dire mon équipe et moi-même – avons sous-estimé les capacités de nuisance de Boko Haram« , a -t-il déclaré. Le président a affirmé que l’armée nigériane s’était récemment dotée de nouvelles armes et munitions pour lutter contre Boko Haram, dont le chef, Abubakar Shekau (photo), a juré dans une récente vidéo de faire échouer le processus des élections présidentielle et législatives du 28 mars prochain. « Si Dieu le veut, nous arrêterons Shekau avant les élections » a lancé le président, candidat à sa réélection.

S.T. (d’après AFP)

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