L'information en continu des Médias Catholiques

Visite du patriarche œcuménique Bartholomée aux évêques de Belgique

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IMG_4200Moments intenses partagés ce matin avec le patriarche de Constantinople, Bartholomée 1°. Invité dans le cadre d’un colloque théologique à la KU de Leuven, il a été reçu par le Roi Philippe, ainsi que par le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et le ministre de la Justice, Koen Geens.

Au cours de la conférence de presse, le patriarche a dit avoir partagé aux ministres sa préoccupation à l’égard des chrétiens du Moyen Orient, en particulier pour les chrétiens d’Irak, et de Syrie. Il a lui-même visité des centaines de réfugiés, pour les connaître, pour leur exprimer sa prière et son soutien. Vivant lui-même à Istanbul, le patriarche a pu dire ce que cela signifiait de vivre comme une minorité dans un pays à  majorité musulmane.

Peu avant, le patriarche a visité la cathédrale des Sts Michel et Gudule. Au centre interdiocésain, le Patriarche a été reçu par Mgr Herman Cosijns, secrétaire de la Conférence épiscopale, et par les évêques de Belgique.

Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a présenté ses confrères au patriarche, et notamment Mgr Bonny, évêque d’Anvers et référent pour l’unité des chrétiens. Celui-ci a prononcé un discours dans lequel il a présenté les défis de l’œcuménisme en Belgique, évoquant les différents dialogues œcuméniques en cours, la rencontre interreligieuse pour la paix qui s’est tenue à Anvers en septembre, ainsi que le dialogue entre orthodoxes et catholiques sur le sacrement du baptême. Il a aussi insisté sur l’accueil des chrétiens d’Orient, catholiques et orthodoxes, pour lesquels il y a souvent des attributions d’églises et salles pour la catéchèse, avec l’aide des évêques locaux.

Le métropolite Athenagoras a évoqué la rencontre entre le pape François et le patriarche soulignant la cordialité réciproque. Il a repris aussi la nécessité, comme l’avait dit Jacques Delors, de « donner une âme à l’Europe », en précisant que la vie spirituelle est une nécessité au bien-être social.

Rencontrant la presse en toute simplicité le patriarche a redit combien « nous sommes des Eglises sœurs », rappelant que « nous avons à témoigner ensemble  du message évangélique  de salut et de guérison pour nos frères et sœurs. Il s’est souvenu des rencontres historiques avec le pape François à Rome, Jérusalem, et à Istanbul, ouvrant ainsi « le dialogue de l’amour ». Le 30 novembre, le pape François et le patriarche  avaient exhorté ensemble au dialogue et à la réconciliation au Moyen Orient, en insistant aussi sur un dialogue constructif avec l’Islam.

Enfin, le patriarche a annoncé un Grand Concile orthodoxe pour 2016 à Istanbul.

La journée s’est achevée par un échange de cadeaux, une croix pectorale pour Mgr Léonard, un superbe ouvrage sur la Cathédrale de Bruxelles pour le patriarche.

T.S.

Feu vert pour les soldats belges en Irak

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Des soldats belges s’enverront bientôt pour l’Irak. Le Conseil des ministres a voté en faveur d’un déploiement d’une cinquantaine de soldats sur une base de Bagdad. Leur principale mission sera d’entraîner et de conseiller l’armée irakienne dans la lutte contre l’Etat islamique (Daech).

arméeCe sont nos confrères de La Libre Belgique qui ont rapporté l’information en début d’après-midi. Ce vendredi 30 janvier, le Conseil des ministres réuni ce matin a décidé d’approuver l’envoi d’une cinquantaine de soldats belges en Irak. Le gouvernement avait quant à lui déjà approuvé ce déploiement militaire six semaines plus tôt.

Deux militaires seront rapidement envoyés en Irak et un autre au Koweit pour s’assurer de la sécurité avant l’arrivée de reste de la troupe belge. « On attendra le rapport de ces trois personnes avant d’effectuer le déploiement en 2015« , a indiqué La Défense à La Libre.

Dans un communiqué, le Conseil des Ministres précise qu’il s’agit d’un « engagement opérationnel, engagement armé passif », tandis que l’officier envoyé au Koweit a reçu le statut « engagement opérationnel, engagement en dehors de la zone d’engagement ». Outre leur rôle de liaison et de plannification, les trois officiers remonteront également toute information concernant les scénarios des futures missions de l’armée irakienne.

S.T. (d’après La Libre)

Inami: Marcourt annonce un consensus, la FEF n’a pas été consultée

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Les négociations concernant le dossier des numéros Inami avancent mais les acteurs de terrain ne s’entendent pas sur la procédure. Hier le ministre Marcourt faisait état de la bonne voie d’un consensus. Pourtant la FEF n’avait pas encore été consultée.

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Alors qu’hier, jeudi 29 janvier, le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, annonçait le profilage d’un compromis dans le dossier Inami, la Fédération des étudiants francophones (FEF) ne l’a pas entendu de la même oreille.

Le ministre Marcourt annonçait qu’en concertation avec les acteurs du dossier, un terrain d’entente aurait été trouvé : l’idée d’un examen d’entrée serait abandonnée par contre un concours serait organisé à la fin de la première BAC.

Marcourt, « petit joueur »

A la suite de ces déclarations, la FEF a réagi en affirmant qu’elle n’avait pas été concertée par le ministre, leur rencontre étant prévue ce vendredi. « Le ministre annonce officiellement avoir consulté les acteurs de terrain en mettant à l’heure actuelle officieusement de côté la FEF, ce syndicat qui représente pourtant les étudiants de trois facultés de médecine (UNamur, UCL et ULB). Alors de qui M. Marcourt se moque-t-il quand il vante la transparence de sa procédure de concertation? », écrit le syndicat étudiant dans un communiqué. Dans ce document la FEF marque ses fermes intentions de négociations dans le dossier et regrette le « retour de veste » du ministre Marcourt. Un ministre qu’elle n’hésite d’ailleurs pas à qualifier de « petit joueur ».

Déplorant ce manque de transparence,  la FEF a demandé le « report d’une quelconque décision sur ce dossier tant qu’elle n’aura pas été consultée en bonne et due forme. »

S.T.

Côte d’Ivoire : des enlèvements suspects

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En vue des prochaines élections présidentielles, prévues en octobre, la crainte grandit face aux enlèvements et aux meurtres d’enfants à des fins rituelles.

Une précédente vague d’enlèvements avait déjà été observée en Côte d’Ivoire avant les élections de 2010.

Les craintes de la population et des forces de sécurité sont basées sur des pratiques rituelles. Dans le pays, principal producteur mondial de cacao et moteur économique de l’Afrique occidentale francophone, certains entrepreneurs et hommes politiques corrompus s’en remettent à des rituels macabres sensés leur conférer des pouvoirs surnaturels, qui leur feraient remporter les élections.

Depuis le mois de décembre dernier, plus d’une vingtaine d’enlèvements d’enfants ont déjà été enregistrés. Dans la majeure partie des cas, les victimes été retrouvées mortes et mutilées. Selon les habitants du cru, il s’agit de magie noire, pratiques mystiques et occultes, accomplies au cours de cérémonies organisées pour recevoir des jeunes victimes des « énergies » afin d’obtenir argent et pouvoir.

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Huit entreprises s’allient pour créer 2600 postes

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« Alliance for youth » est le résultat de l’association de 8 grandes entreprises actives en Belgique et à l’étranger. Via cette plateforme, les entreprises participantes s’engagent à promouvoir, d’ici 2017, quelque 2.600 offres de stages et d’emplois pour les jeunes adultes de moins de 30 ans.

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« Alliance for youth », c’est sous ce nom prometteur pour les jeunes que se sont regroupés 8 entreprises à l’initiative de Nestlé. Via ce programme, les sociétés se sont engagées à créer l’équivalent de 1.600 offres de stages et d’emplois étalées sur les deux prochaines années. Des possibilités d’emplois centrées sur les jeunes de moins de 30 ans, qu’ils soient Flamands, Wallons ou Bruxellois.

« Nous avons une responsabilité sociétale »            

« Près de la totalité des jeunes pensent qu’il y a un problème de chômage des jeunes en Europe et près de la moitié disent que s’ils ne trouvent pas de travail, c’est parce qu’ils n’ont pas d’expérience », a affirmé Alexander von Maillot, CEO de Nestlé Benelux à nos confrères du Soir..  »Aujourd’hui », poursuit-il, « nous ne pouvons plus faire seulement du business et augmenter notre chiffre d’affaires. Nous avons une responsabilité sociétale. »

L’alliance regroupe déjà plus de 200 entreprises à travers le monde. Adecco, Axa, Ernst&Young, IBA, IBM, Securex, Sodexo et Nestlé constituent jusqu’à présent le pôle « belge » du programme. Au total, 160 stages ou contrats d’emplois seront proposés chez Securex, 165 chez IBM, 275 chez IBA, 380 chez Adecco, 420 chez Sodexo, idem chez Axa, 600 chez EY et 200 chez Nestlé. C’est en tout cas les objectifs qu’ »Alliance for Youth » s’est fixés pour 2015 et 2016. Au terme de cette période, une évaluation sera mise en œuvre pour faire le point quant aux stages et offres d’emplois réellement proposés. En attendant, jeunesse, envoyez vos CV!

S.T. (d’après Le Soir)

Belgique – Les CPAS

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financesPour les CPAS, la part consacrée aux maisons de repos et de soins augmente chaque année. Elle représentait l’année dernière plus de la moitié du budget annuel total.

Depuis le début de cette année, les CPAS font face à un afflux de personnes exclues du chômage. Mais ce n’est pas le seul défi qu’ils doivent relever. Le vieillissement de la population a également un impact important sur leur budget. Les Centres publics d’action sociale. Ils compriment leurs dépenses (-9% entre 2013 et 2014 en Région wallonne), mais continuent à investir dans des maisons de repos et de soins. La part des investissements consacrée aux Maisons de repos et de soins (les MRS) se montait l’an dernier à 58% en Région wallonne, contre 51 en 2012. La société Belfius, qui a analysé la plupart des budgets des CPAS pour 2014, constate que le phénomène a débuté il y a déjà plusieurs années, et ce pour les trois régions du pays. A Bruxelles, par exemple, les MRS représentent en moyenne 42% du budget.

Aide à la pauvreté

L’octroi d’un revenu d’intégration a représenté près d’un quart des dépenses ordinaires de 2013 et 2014. Cette année, on sait déjà qu’il repartira encore à la hausse avec l’exclusion des chômeurs de longue durée, et la dégressivité dans le temps des allocations de chômage. Ces dépenses sont remboursées partiellement par l’autorité fédérale – 69% en moyenne en Wallonie, ce qui laisse une pression croissante sur les déficits des CPAS, qui doivent être comblés par la dotation communale » – autrement dit, par les habitants des communes.

MVL (d’après L’Avenir)

 

Argentine : des services secrets devenus incontrôlables

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Les services secrets argentins, dont la présidente Cristina Kirchner a annoncé une réforme en profondeur, sont devenus un pouvoir parallèle échappant parfois à l’autorité politique, expert en intimidations et en méthodes brutales héritées de la dictature (1976-1983).

L’ombre des services plane sur l’affaire Alberto Nisman, procureur mort mystérieusement le 18 janvier dernier, et la présidente a annoncé qu’elle allait dissoudre le Secrétariat au renseignement (SI, ex-SIDE), pour la remplacer par une Agence fédérale du renseignement.

Le constat du pouvoir en place est partagé par des figures de l’opposition. La députée Patricia Bulrich, du parti conservateur PRO, a décrit « un monde sous-terrain incontrôlé« , préconisant une réforme en profondeur du SI au lendemain de la mort du procureur.

L’affaire Nisman a affaibli la présidente kirchner, car elle était directement accusée d’entrave à la justice par celui-ci, et les partisans du gouvernement estiment que la mort du magistrat est un coup monté des services secrets. « Ils l’ont utilisé vivant, et ensuite, ils ont eu besoin de lui, mort« , a accusé la présidente.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent un suicide, mais les investigations se poursuivent.

Madame Kirchner avait mis le feu aux poudres en décapitant les services secrets en décembre dernier.

« La décision de remplacer en décembre les trois principaux dirigeants du SI a provoqué un grand traumatisme. Je ne sais pas si les services ont quelque chose à voir avec la mort de Nisman, mais certains sont furieux contre Kirchner et capables de nuire« , a indiqué un ancien fonctionnaire de la SIDE.

Une affaire à suivre, mais qui rappelle combien les services de renseignement d’un Etat doivent, en régime démocratique, faire l’objet d’un contrôle assidu de la part des autorités du pays concerné…

CH (avec AFP)

Photo : (c) www.elsigloweb.com

Légende photo : Critina Kirchner, présidente d’Argentine

Boko Haram : le Nigéria a besoin d’aide

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Boko Haram

L’envoyée spéciale de l’ONU au Sahel a déclaré, ce mercredi 28 janvier, que cette région d’Afrique est menacée à son tour par les islamistes de Boko Haram. Elle a aussi estimé que, pour lutter contre ce groupe extrêmement meurtrier, le Nigeria, berceau du mouvement, ne peut plus agir seul. 

« Il est temps de passer à l’action et de prendre conscience du danger que représente Boko Haram pour l’ensemble du continent africain« , a expliqué à l’AFP Hiroute Guebre Sellassie , appelant le Nigeria à être « mieux disposé » vis-à-vis de la force militaire régionale créée fin 2014 par six pays de la région.

Cette force peine à être opérationnelle en raison de dissensions entre Abuja, la capitale du Nigéria – qui en a perdu récemment le commandement au profit de N’Djamena -, et ses voisins (Cameroun, Tchad, Niger et Bénin). « Le Nigeria ne peut plus s’atteler au problème tout seul« , a estimé l’envoyée spéciale. « Boko Haram n’est plus seulement confiné au Nigeria. Nous voyons un déferlement de réfugiés vers le Niger, le Cameroun et même le Tchad« . « Le Sahel est de plus en plus impacté », a-t-elle ajouté, évoquant l’existence d’un camp d’entraînement de Boko Haram dans le nord du Mali.

La lutte contre les islamistes nigérians sera l’un des thèmes dominants du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA), qui s’ouvre vendredi à Addis Abeba, en Ethiopie. Hiroute Guebre Sellassie a indiqué attendre du Sommet de l’UA que l’Afrique « s’approprie le problème » posé par Boko Haram, tout en jugeant nécessaire un soutien international, y compris financier, à la force régionale mise en place par des pays « dont le budget pour la sécurité n’est pas très élevé« .

Plus de 13.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les attaques menées par Boko Haram, et leur répression par l’armée, et plus de 1,5 million d’habitants ont été déplacés par ces violences.

CH (avec Belga)

légende photo : des jihadistes de Boko Haram

Charleroi – 10.000 logements potentiellement inoccupés

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Charleroi03A Charleroi, plus de 10.000 logements pourraient être inoccupés. La ville va mener son enquête et informer les propriétaires sur possibilités de remettre leur bien sur le marché immobilier.

10.853 compteurs présentent des indices inférieurs au seuil minimal d’occupation, soit 5 mètres cubes d’eau et 10 kilowatt/heure d’électricité par an. Quand on sait que l’entité de Charleroi compte 97 000 boîtes aux lettres pour 90 000 logements individuels et collectifs, cela représente un peu plus de 10 % du parc résidentiel ! Il faut donc réagir…

L’année dernière, à Bruxelles, 178 propriétaires de biens immobiliers inoccupés se sont vus infliger des amendes pour un montant total de 200.000 euros.  Mais en Wallonie, c’est une approche différente qui est privilégiée. Elle consiste à prévenir et à informer plutôt qu’à taxer directement.

Ainsi que l’indique La Libre de ce 28 janvier 2015, lors du dernier conseil communal à Charleroi, l’échevine Ornella Cencig a confirmé l’envoi de questionnaires à 5 000 propriétaires tirés au sort. Ceux-ci seront appelés à s’expliquer sur les raisons de ces consommations très faibles. L’échevine a rappelé que divers motifs d’absence sont possibles, comme une hospitalisation de longue durée, un séjour à l’étranger ou encore une admission temporaire en maison de retraite…

Ornella Cencig estime que ce n’est qu’à l’issue de cette analyse que le taux final d’habitations réellement inoccupées pourra être observé et que des mesures concrètes pourront alors être mises en place pour remettre un maximum de biens sur le marché immobilier.

MVL (d’après La Libre)

 

Audience générale : l’absence du père, mal des sociétés occidentales

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Travailler-le-dimanche-est-ce-une-vraie-liberte-s-interroge-le-pape-Francois_article_popinLors de l’audience générale de ce mercredi matin, le pape a continué sa catéchèse sur le thème de la famille, en évoquant la figure du père. « Ce mot nous est cher, parce que c’est ce nom que Jésus nous a enseigné pour appeler Dieu, prenant alors une nouvelle profondeur. C’est un mot connu de tous. Il indique une relation fondamentale », a souligné François.

Le souverain pontife est ensuite parti du constat qu’aujourd’hui, « on en arrive à affirmer que nous sommes dans une « société sans père ». En d’autres termes, en particulier dans la culture occidentale, la figure du père serait symboliquement absente, perdue, refoulée ». Si dans un premier temps, cette évolution a d’abord été vécue « comme une libération du père-chef de famille, du père comme représentant de la loi imposée de l’extérieur, du père comme censeur du bonheur des enfants et obstacle à l’émancipation et l’autonomie des jeunes », le pape déplore que nous soyons passés d’un extrême à l’autre, d’une présence envahissante menant dans certains cas à un « abus de pouvoir », à une « fuite » du père.

Le danger de la relation « au pair »

« Les pères sont parfois tellement concentrés sur eux-mêmes et sur leur relation individuelle, qu’ils en viennent à oublier même leur famille », s’inquiète François, « quelquefois, il semble que les pères ne savent pas bien quelle est la place à tenir dans la famille et comment éduquer les enfants. Et alors, dans le doute, ils s’abstiennent, se retirent et négligent leurs responsabilités, parfois en se réfugiant dans une improbable relation « au pair » avec les enfants ».

Aujourd’hui, « l’absence de la figure paternelle dans la vie des enfants et des jeunes produit des lacunes et des blessures qui peuvent être très graves », a encore relevé François. « Beaucoup de jeunes vivent comme des orphelins, parce que le père est souvent absent ou ne remplit pas sa tâche éducative, ne donne pas à ses enfants les principes, les valeurs, les règles de vie dont ils ont besoin comme du pain. Ce sentiment que vivent tant de jeunes de se sentir orphelins est beaucoup plus profond qu’on ne le pense ».

Une responsabilité de toute la société

Pour autant, les seuls pères ne sont pas les uniques responsables : « la communauté civile aussi néglige parfois sa responsabilité envers les jeunes. Ainsi ceux-ci demeurent orphelins de maîtres à qui se confier, d’idéaux qui réchauffent le cœur, de valeurs et d’espérance qui les soutiennent. Ils sont parfois nourris par des idoles mais on leur vole leur cœur, ils sont poussés à rêver de divertissements et de plaisirs, mais on ne leur donne pas de travail, ils deviennent illusionnés par le Dieu argent, et les vraies richesses leur sont niées ».

Devant cette situation, « il est bon de se rappeler que Jésus est le chemin à parcourir, le maître à écouter, l’espérance qu’il peut y avoir un avenir de fraternité et de paix pour tous, conseille le Pape, et de réécouter la promesse que Jésus a faite à ses disciples : « Je ne vous laisserai pas orphelins » ».

Avec Radio Vatican

Le Belge financera davantage les CPAS

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Les CPAS manquent de moyens et les citoyens belges en paient le prix. D’après le journal L’Echo, la contribution moyenne par habitant est passée de 141€ en 2013 à 155€ l’année suivante.

CPAS-flandreSelon la dernière livraison de la radiographie annuelle des finances des CPAS réalisées par Belfius (banque qui finance les pouvoirs locaux ), la contribution moyenne par habitant, pour éponger le déficit des CPAS, a augmenté de 14€ en moyenne entre 2013 et 2014, passant de 141€ à 155€. Ce sont les Bruxellois qui paient le prix fort en déboursant chaque année 261€ aux CPAS. Ils sont suivis des Flamands qui paient annuellement 144€ et des Wallons qui déboursent 125€.

Les défis des CPAS étaient déjà de taille avec le vieillissement de la population, la crise économique et la réforme des pensions. La nouvelle réforme du gouvernement Michel, entrée en vigueur le 1er janvier 2015, privant de nombreux chômeurs d’allocations d’insertion, contribuera davantage à faire couler ces centres d’aide sociale.

L’information relatée par le journal L’Echo ce mercredi 28 janvier révèle que la dotation communale (en plus de l’aide du fédéral) a contribué à maintenir les résultats budgétaires des CPAS  proches de l’équilibre en 2014. Derrière cette dotation communale, ce sont les habitants qui, in fine, mettent la main au portefeuille. La contribution moyenne par habitant a augmenté de 22% entre 2013 et 2014. L’avenir des CPAS est donc particulièrement menacé.

S.T. (d’après L’Echo)

Les jeunes francophones: une génération en manque de repères

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Le dernier thermomètre signé Solidaris Mutualité-RTBF-Le Soir a de quoi interpeller. Les jeunes adultes francophones de 18 à 30 manquent de repères et sont pessimistes quant à la société actuelle et future.

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Les résultats du Thermomètre Solidaris n°6 dressent le portrait d’une jeunesse déboussolée, C’est ce qui ressort de la dernière enquête menée conjointement par Solidaris, la RTBF et Le Soir. Les jeunes adultes francophones se disent méfiants par rapport au système actuel, le système politique notamment. Ils sont également déçus de l’évolution du système économique et financier. Ces mêmes jeunes ne font pas confiance à la justice et  estiment en outre que l’enseignement ne prépare pas assez les futurs adultes aux réalités de la vie active. Leur mal-être sociétal a atteint un niveau sans précédent. La moitié des sondés estiment que la société a perdu tout objectif et que les inégalités sociales, de plus en plus nombreuses, sont devenues insupportables. 

L’effondrement des « grands principes »

« Nous sommes dans un monde en basculement! », réagit dans Le Soir Jean Cornil, expert Solidaris. Et d’ajouter : « Tout ce qui a fait le sens des générations précédentes, les grands récits politiques, l’évolution des droits de l’homme… Le mur de Berlin s’est effondré, l’Etat s’est sécularisé. Les religions traçaient en grande partie la vie de certaines personnes… Tous les grands principes de sens se sont effrités, ce qui engendre désarroi et inquiétude. »

A la question « La société me donne vraiment les moyens de montrer ce dont je suis réellement capable ?« , ils sont 47% à répondre que cela « ne correspond pas du tout » à ce qu’ils pensent et 42% estiment que ça correspond moyennement à ce qu’ils vivent au quotidien. La grande majorité des jeunes adultes francophones (83%) sont persuadés qu’ils devront se débrouiller seuls pour trouver un emploi et bénéficier d’une pension. La majorité des interrogés sont célibataires, sans enfants, et veulent pouvoir compter sur une situation professionnelle stable avant l’arrivée d’un éventuel bébé. Parmi les 18-30 ans qui ont un emploi, le tiers estiment qu’on leur manque de respect au travail. Par ailleurs, la moitié confient ne pas s’être attendus à rencontrer une réalité professionnelle si dure.

Plus interpellant dans une société fière d’être autant connectée, seuls  40% des jeunes adultes confient pouvoir compter sur de « vrais » amis, et non des « amis Facebook ». Un quart d’entre eux confient d’ailleurs se sentir seuls.  Plus d’un quart des jeunes adultes francophones affirment avoir déjà consulté un psychologue. Cette proportion augmente selon que le milieu socio-économique du jeune est élevé.

Les faux amis des réseaux sociaux

Un peu moins d’un tiers des sondés rejettent carrément la société. Ceux-là vivent replier sur eux-mêmes et estiment que trop d’immigrés et de personnes assistées peuplent notre pays. Dix pourcents des sondés ont tout de même une vision beaucoup plus joyeuse et voient en la présence des étrangers un enrichissement culturel. Cette minorité s’estime ouverte aux autres et affirme qu’elle a dans les mains les clés pour construire la vie dont elle rêve.

S.T. (Avec la RTBF et Le Soir)

 

 

La Pairelle : Journée de réflexion sur l’Europe

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LambertsL’Union Européenne est souvent mise en cause dans de nombreux pays, notamment en raison de ses plans de rigueur budgétaire qui, dans certains pays, accroissent la précarité. Une journée de réflexion et d’échange autour du thème : « L’Union européenne : avenir de l’Europe ? » est organisée au Centre Spirituel ignatien La Pairelle ce samedi 31 janvier, en présence du député européen Ecolo Philippe Lamberts (photo).

Aujourd’hui, le projet européen ne fait plus rêver. On assiste à la montée des mouvements nationalistes et de l’euroscepticisme, sur fond de crise économique, sociale et financière : taux de chômage de 10 %, croissance du taux de pauvreté, concurrence dans le dumping social entre Etats membres, politiques d’austérité …

Les résultats des élections législatives de ce dimanche en Grèce le manifestent : un grand nombre de citoyens attendent que le projet politique européen prenne un autre visage. En outre l’Union se trouve questionnée par les mouvements migratoires à ses frontières et en son sein. Et pourtant, elle porte aussi des espoirs : n’est-ce pas par elle qu’une harmonisation fiscale des revenus du travail et des bénéfices des entreprises pourra être trouvée ?

« Quelle Union voulons-nous ? », demande Philippe Lamberts. « Une union basée sur la solidarité ou un regroupement de particularismes ? Que perdons-nous et que gagnons-nous en la renforçant ? Quels sont les points de résistance ? » Avec les participants à cette journée de réflexion, il s’efforcera de répondre à ces questions en se laissant inspirer notamment par l’Evangile.

Philippe Lamberts est bruxellois. Il a été réélu député européen en mai 2014. Il est aujourd’hui co-président du Groupe des Verts au Parlement Européen, très actif notamment sur le thème de la régulation du monde de la finance internationale.

Cette journée aura lieu le samedi 31 janvier de 9h30 à 17h00 au Centre spirituel La Pairelle, Rue Marcel Lecomte 25, 5100 Wépion. Rappelons que le Centre Spirituel ignatien La Pairelle animé par des jésuites, des religieuses et des laïcs, propose un large éventail d’activités pour jeunes et adultes : retraites individuelles et de groupes selon les Exercices Spirituels de Saint Ignace, sessions sur des sujets d’actualité, cycles de formation sur le discernement et l’accompagnement spirituel.

Renseignements et inscriptions : 081 468 111 – www.lapairelle.be

 

Tournai : Rencontre entre Mgr Harpigny et des catéchumènes

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eveque-catechumeneUne cinquantaine de catéchumènes sont venus rencontrer Mgr Harpigny et réfléchir sur le sens du « Jour du Seigneur ».

Ambiance inhabituelle dimanche dernier à l’évêché de Tournai. Le « palais épiscopal », d’ordinaire plutôt calme le dimanche, accueillait en effet les prochains baptisés et leurs accompagnateurs. Dans le parcours des catéchumènes vers les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie), la rencontre avec l’évêque , Mgr Guy Harpigny, est aussi la première occasion de se retrouver tous ensemble.

« En vous accueillant, notre évêque veut signifier son désir de vous rencontrer et de vous connaître pour vous re-connaître », a précisé Christine Merckaert, responsable du service diocésain du catéchuménat. Trois groupes avaient été constitués et leur programme était triple : rencontre avec Mgr Harpigny bien sûr, mais aussi réfléchir sur le sens du dimanche et chanter et prier.

Des itinéraires de vie

A l’évêque, chacun des catéchumènes a confié son parcours de foi. Beaucoup d’entre eux sont nés dans une famille chrétienne, en Belgique ou dans un autre pays, mais diverses circonstances familiales ont fait qu’ils n’ont pas été baptisés durant leur enfance. Mais grâce à un membre de leur famille, un ami, un conjoint ou encore un prêtre, ils ont ressenti le désir de se rapprocher de Dieu et d’entrer dans l’Eglise. Certains ont vécu des épreuves et c’est là qu’ils ont découvert la prière.

Avec le vicaire épiscopal Michel Vinckier, en charge de la liturgie, les catéchumènes ont eu l’occasion de dire ce que signifiait pour eux le dimanche : jour de repos pour les uns, de travail pour les autres, jour en famille, jour de l’assemblée dominicale… Et l’abbé Vinckier de leur donner une catéchèse sur l’origine de ce jour pas comme les autres pour les chrétiens. Le 7ème jour de la Création, c’est le samedi, le shabbat des juifs, et Jésus était juif. Mais il est ressuscité le lendemain et le dimanche, premier jour de la semaine, est devenu le jour du Seigneur.

Le dimanche, un avant-goût du Royaume

« Ne vivez pas votre dimanche n’importe comment », a-t-il dit en soulignant que le dimanche est un avant-goût du Royaume. Du dimanche, il a aussi été question avec Isabelle Mees, chantre à la Cathédrale. Elle a proposé aux participants d’entrer dans cette journée par le chant et la prière. Le chant était intitulé « Jour du Seigneur »  et son refrain « Jour du Seigneur, jour d’allégresse, jour de joie ». On citera ici l’un des couplets, inscrit dans la ligne de ce qui avait été évoqué dans le carrefour précédent : « C’est le premier jour de la semaine/Où nous fêtons la résurrection/Du Seigneur Jésus ».

Ce chant, tous, catéchumènes et accompagnateurs, ont pu le chanter lors des vêpres qui ont été célébrées à la Cathédrale. Et Mgr Harpigny d’insister : « Nous avons chacun notre itinéraire de vie, mais notre vie ne s’arrête pas avec la mort. Notre foi fait partie des choses incorruptibles, qui ne meurent jamais. » La célébration s’est terminée par la « tradition » (remise) du Credo. Cette prière, dite par tous, l’Evêque leur a demandé de la connaître par cœur.

La prochaine étape des catéchumènes, c’est l’ « appel décisif » qui sera cette année célébré le 22 février à 15h en la Collégiale St-Ursmer à Binche.

Diocèse de Tournai

Mise en garde du pape aux futurs cardinaux

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pape cardinauxLe pape François a adressé une lettre aux vingt cardinaux qui seront créés lors du Consistoire du 14 février prochain pour leur rappeler qu’un nouveau service les attend : un service d’aide, de soutien et de proximité spéciale avec la personne du pape, pour le bien de l’Eglise.

Le Saint-Père leur suggère de répéter dans la prière l’expression que Jésus lui-même a recommandée à ses disciples pour qu’ils restent humbles : « Nous sommes des serviteurs inutiles ». Il n’est pas facile de rester humbles dans le service, écrit-il, si on considère le cardinalat comme une récompense, comme le sommet d’une carrière, comme une dignité ou une distinction.

Les futurs cardinaux devront donc s’efforcer quotidiennement d’éloigner de telles pensées et de se souvenir qu’être cardinal veut dire être incardiné dans le diocèse de Rome pour y témoigner de la Résurrection du Seigneur, au prix de leur vie si nécessaire.

Le pape François invite les futurs cardinaux à accepter avec humilité les réjouissances que certains voudront organiser en leur honneur mais en se gardant de « l’esprit de mondanité qui étourdit plus que l’eau de vie à jeun », qui désoriente et sépare de la croix du Christ.

Enfin, les futurs cardinaux sont invités à se préparer au consistoire dans la prière et un peu de pénitence, dans la joie et la paix.

Radio Vatican

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