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Des travailleurs sociaux spécialistes de la « déradicalisation

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educateurFace à la recrudescence des candidats au djihad chez certains jeunes musulmans belges, le secteur de l’Aide à la jeunesse et des Maisons de justice a décidé d’ouvrir une formation en « déradicalisation ».  150 travailleurs sociaux vont ainsi devenir des référents sur ces problèmes.

Ils sont psychologues, assistants sociaux, éducateurs et travaillent dans les  IPPJ (institution publique pour la protection de la jeunesse) ou bien pour une association de terrain : ces 150 agents du secteur de l’Aide à la jeunesse sont les premiers de la fédération Wallonie-Bruxelles à commencer une formation pour lutter contre le phénomène de radicalisme et d’intégrisme.
Le premier volet de cet enseignement théorique et pratique vient de démarrer. Dispensé par des professeurs de divers horizons, il doit d’abord permettre à ces agents d’avoir une bonne connaissance de l’islam et des ses pratiques. Utile lorsqu’il s’agit de « démonter » toutes la propagande concernant cette religion qui fleurit sur les réseaux sociaux. Il s’agit aussi de prendre conscience que la radicalisation peut exister sous plusieurs formes (idéologique, religieuse ou mono-idéique) et qu’une bonne et franche discussion avec le candidat djihadiste ne suffira pas à le « déradicaliser ».

Apprendre à déconstruire un discours radical

Après quoi, dans un deuxième temps qui débutera en juin, ces travailleurs sociaux  apprendront comment on peut déconstruire un discours radical d’un recruteur mais aussi détecter un jeune qui bascule dans un processus de radicalisation et rétablir le dialogue avec lui. Dans les colonnes du journal Le Soir, Rachid Madrane, ministre de la fédération Wallonie-Bruxelles et à l’origine de cette formation,  explique que « les personnes qui font autorité « doivent encore pouvoir « délivrer un message sans ambiguïtés, à la fois dans une approche préventive et de prise en charge. »
A ce jour, sur les 263 Belges partis faire le djihad en Syrie, 122 sont rentrés en Belgique. Et cinq jeunes Belges ont été arrêtés et placés en IPPJ avant leur départ.

P.G. (avec Le Soir)

Sécurité: les Belges sont toujours très inquiets pour leurs enfants

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Enfant disparu Child FocusVingt après l’affaire Dutroux, rien n’a changé pour les Belges qui se sentent toujours inquiets, en particulier pour leurs enfants. C’est ce que montre un sondage paru ce mercredi dans   »Le Soir Magazine ».

Trois quarts des Belges estiment que les enfants ne sont pas plus en sécurité aujourd’hui qu’il y a vingt ans, lors de l’affaire Dutroux. Tel est le triste constat tiré du sondage Ipsos Public Affaires, réalisé auprès de 1.000 personnes et paru aujourd’hui dans le Soir Magazine. Malgré la réforme des polices, de la Justice, malgré la mise en place de Child Focus, la confiance n’est donc pas remontée  sur ce point. Cette inquiétude est en particulier ressentie chez les Wallons (88%) et les Bruxellois (74%), un peu moins chez les Flamands (65%). Et surtout parmi les femmes (78%, contre 68% pour les hommes).

Un traumatisme profond

Incontestablement, ces chiffres témoignent du fait que le pays ne s’est pas encore remis du profond traumatisme qu’il a subi lors de la révélation de l’affaire Dutroux. La libération de Michelle Martin a même un peu ravivé le cauchemar… Au micro de la RTBF, Delphine Chabbert (secrétaire politique de la Ligue des familles) relie également  ce sentiment d’insécurité global à la situation socio-économique : « Les personnes qui ressentent le plus cette insécurité par rapport à leurs enfants sont les personnes qui sont les plus fragiles financièrement, économiquement, celles qui sont les plus malmenées par notre société. » Or ces personnes sont plus nombreuses en Wallonie qu’en Flandres…  Pour Delphine Chabert,  l’insécurité sociale,  plus tangible celle-là, c’est-à-dire, des revenus en baisse et  un risque de tomber dans la précarité plus grand… renforce ce sentiment d’insécurité par rapport aux enfants.  Mais il s’agit bien d’un sentiment d’insécurité qui a été sondé… La réalité objective de cette insécurité par rapport aux enfants est heureusement beaucoup moins noire. Dans son rapport d’activité 2014,  Child Focus indique ainsi que sur 26 cas d’enlèvement effectifs, 24 ont été enlevés par des proches, 2 par des inconnus.

Par ailleurs, l’enquête révèle que huit Belges sur dix, pensent que toute la lumière n’a pas été faite sur le dossier Dutroux. Ce sont là encore principalement les femmes (87%) qui le pense ainsi que la tranche d’âge des 35-54 ans (84%). Enfin, les Belges sont quasi unanimes (92%) à penser que Marc Dutroux ne devrait jamais sortir de prison.

P.G.

Conférence : Mgr Gemayel à Rixensart

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Maroun Nasser GEMAYELÉvêque des Maronites de France, Mgr Maroun Nasser Gemayel sera à Rixensart le jeudi 28 mai pour y donner une conférence sur les Chrétiens d’Orient. 

« Les Chrétiens d’Orient: histoire et actualité – Origines, témoignage et défis », voilà le thème de la très intéressante conférence que l’unité pastorale Sainte-Croix – Saint-Etienne propose le 28 mai. Et pour en parler, l’UP a invité Mgr Gemayel qui est non seulement évêque des maronites en France mais aussi visiteur apostolique des maronites en Europe.  A ce titre, Mgr Gemayel parcourt de nombreux diocèses en Europe, pour y rencontrer les membres de sa communauté maronite mais également pour permettre à un plus grand public de mieux connaître ces chrétiens d’Orient qui sont plus, que jamais, au centre de l’actualité dramatique du Moyen Orient. Ce lieu de rencontre des trois grandes civilisations monothéistes est en effet devenu aujourd’hui un théâtre de luttes et de tensions qui voit la disparition graduelle des chrétiens. Et selon Mgr Gemayel, ce phénomène a des répercussions « dans tous les domaines », tant les chrétiens d’Orient sont des experts du dialogue islamo-chrétien et « passeurs de culture et de civilisation ».
Pour l’évêque libanais, l’Europe est concernée par ce qui se passe au Moyen et au Proche Orient et on ne peut se résoudre à voir ses frères d’Orient « immigrés », « abandonnés » et encore moins « réfugiés  dans des réserves ». Bref, une conférence utile.

Jeudi 28 mai 2015 à 20h15
Eglise Saint-Etienne de Froidmont, Chemin du Meunier, à Rixensart - PAF 5 €

Israël : Manifestation contre la discrimination envers les écoles chrétiennes

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arton457-1bce8Le Bureau des Ecoles Chrétiennes en Israël organise ce mercredi 27 mai 2015 une manifestation de grande ampleur auprès du siège du Ministère de l’Education à Jérusalem. Objectif : protester contre la politique discriminatoire du gouvernement israélien à l’encontre des écoles chrétiennes du pays.

Ce mercredi 27 mai 2015, à 11h00 heure locale, une manifestation sans précédent a lieu sur la place située face à l’immeuble Lev Ram à Jérusalem qui abrite le siège du ministère de l’Education. Les écoles chrétiennes en Israël entendent protester contre la politique discriminatoire du Ministère de l’Education dont elle font l’objet.

Participeront à la manifestation des membres de l’Eglise, évêques, prêtres, religieux, et pasteurs, ainsi que des parents d’élèves des écoles chrétiennes du pays.

Les écoles chrétiennes du pays sont constituées de plus de 30.000 étudiants, presque uniformément répartis entre chrétiens et non-chrétiens. La plupart de ces écoles ont commencé leur activité des années avant la création de l’Etat d’Israël. Elles ont été construites et développées grâce à des dons de l’étranger. Dans un communiqué, le Bureau des Ecoles Chrétiennes en Israël rappellent que ces écoles « ont apporté et continuent à apporter à la communauté arabe en général une éducation de qualité, comme le montrent les bons résultats des écoles chrétiennes. Cette éducation de haute qualité est visible notamment dans le nombre d’écoles chrétiennes répertoriées par le ministère de l’Education parmi les meilleures. Tout en obtenant des résultats académiques élevés, ces écoles enseignent à leurs élèves la doctrine chrétienne et les instruisent selon les valeurs chrétiennes de l’amour des autres, du pardon et de la tolérance ».

Ces écoles appartiennent à la classification des écoles “reconnue mais non publiques” au ministère de l’Education et reçoivent un financement partiel de ce dernier. Le reste de leur financement provient des frais de scolarité à la charge des parents.

Inquiétude croissante

« Depuis des années, le ministère de l’Education s’efforce de réduire le budget des écoles chrétiennes (45% ces 10 dernières années). Cela a contraint les écoles chrétiennes à augmenter les frais à la charge des parents en faisant un lourd fardeau, surtout pour les parents du secteur arabe, où le revenu moyen de la famille est bien connu pour être inférieure à la moyenne nationale », poursuit le communiqué relayé notamment sur le site de la Lieutenance de Belgique de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

L’année dernière, le ministère israélien de l’Education a publié de nouvelles réglementations pour limiter aussi la capacité des écoles chrétiennes à percevoir des frais de la part des parents. La combinaison de ces deux facteurs, les compressions budgétaires substantielles et les limites imposées aux frais admissibles, est en réalité comme une peine de mort pour ces écoles.

Un comité nommé par le Bureau des Écoles Chrétiennes en Israël a mené des négociations pendant huit mois avec le ministère de l’Education, qui a proposé que les écoles chrétiennes deviennent des écoles publiques. Cette proposition a été vue par les propriétaires des écoles (églises, monastères, etc.) comme la fin de l’entreprise éducative chrétienne, basée sur les valeurs chrétiennes, et comme un coup critique à la minorité chrétienne en Terre Sainte. A la lumière de ces événements, les écoles chrétiennes ont décidé de mettre fin à ces négociations.

Les propriétaires de ces écoles, du monde entier – le Vatican, l’Allemagne, l’Angleterre, la France, l’Ecosse, les Etats-Unis et d’autres pays – sont conscients de l’importance de cette crise et l’observent avec une inquiétude croissante.

Les manifestants vont exiger du ministère de l’Education de subventionner entièrement les écoles chrétiennes, tout comme les autres réseaux d’enseignement, d’alléger ainsi le fardeau pesant sur les épaules des parents, et d’annuler la nécessité pour eux de payer les frais de scolarité.

© Photo : Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem

Succès de foule pour la marche Sainte-Rolende

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sainte RolendePlus de 3.000 marcheurs se sont retrouvés le lundi de la Pentecôte à Gerpinnes.

La marche Sainte-Rolende réunit tous les lundis de Pentecôte une grande foule de marcheurs et de pèlerins, qui parcourt quelque 35 km. Il s’agit d’une tradition ancestrale, puisque les origines de cette procession remontent au VIIIe siècle. Mi-profane, mi-religieuse, celle-ci débute à 3h du matin avec la messe solennelle des pèlerins à l’église St-Michel de Gerpinnes pour se terminer à 19h, après avoir traversé avec les reliques de la sainte tous les villages de l’ancienne paroisse de Gerpinnes. Onze compagnies se retrouvent pour l’événement.

Fille du roi des Lombards, Rolende jouissait d’une grande beauté, qui en fit sa renommée. Celle qui devait épouser le roi d’Ecosse refusa d’accompagner les seigneurs écossais chargés de la mener vers son futur époux. Elle s’enfuit, décidée de consacrer sa vie à Dieu. Voulant se réfugier au monastère de Sainte-Ursule à Cologne, elle connut finalement la maladie à Villers-Poterie où elle décéda en 774. Le prénom de Rolende – qui s’orthographie avec un E – n’est pas le féminin de Roland, puisqu’il aurait pour origine un prénom germanique. En mai 1103, le prince-évêque de Liège, Otbert, a reconnu officiellement la sainteté de Rolende, là-même où elle fut enterrée et vénérée.

Etonnante au XXIe siècle, l’escorte militaire s’explique aisément au regard des siècles précédents. Il s’agissait, en fait, de protéger les trésors religieux contre les bandes de malfrats armés qui sévissaient dans les environs de l’entre Sambre et Meuse. De nos jours, les marcheurs portent encore des uniformes qui rappellent celui des militaires de l’Empire, tantôt le Ier, tantôt le second.

Syrie : enlèvement du Père Jacques Mourad

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Père Jacques MouradLe père Jacques Mourad, prêtre syriaque-catholique, a été enlevé par trois hommes armés non identifiés jeudi après-midi, dans son monastère de Mar Elias, à Qaryatayn.

Cette ville est située entre Homs et Palmyre, prise cette semaine par les djihadistes de l’Etat islamique. Depuis quatre jours, les réfugiés affluent vers le monastère, transformé depuis le début du conflit en centre d’accueil sous l’impulsion du père Mourad. Le matin même de son enlèvement, le prêtre syriaque avait envoyé un message à ses amis, dans lequel il exprimait toute son inquiétude face à l’avancée de l’Etat islamique dans la région: «Les extrémistes de Daech s’approchent de notre ville. A Palmyre, ils ont tué beaucoup de gens en coupant leur tête. Priez pour nous, SVP

Négociateur

Le père Jacques Mourad était à Qaryatayn depuis une dizaine d’années pour faire revivre le monastère. Avec le durcissement de la guerre, plusieurs centaines de personnes s’étaient réfugiées dans le monastère pour passer l’hiver. Enfants, femmes, hommes, chrétiens, musulmans, l’homme d’Eglise ne faisait aucune différence. «Il a fait des appels de fonds pour leur venir en aide, pour amener des citernes d’eau, des générateurs, des outils d’agriculture, afin que ces gens puissent rentrer chez eux», explique une membre suisse de l’association « Les amis de Mar Moussa » (du nom d’un autre monastère perché sur des falaises au nord de Damas).
Le père Mourad était aussi allé négocier il y a quelques mois auprès du Front Al-Nosra la libération d’un jeune homme que ce groupe islamiste détenait en otage. De même, il avait  obtenu un accord tacite entre l’armée syrienne et les groupes rebelles pour que le centre de Qaryatayn soit épargné.
Faut-il voir dans l’enlèvement du religieux la volonté de Daech d’avancer en direction de la ville de Homs? La ville Qaryatayn se situe effectivement sur la route menant à Homs et à Damas. Mais cette oasis a aussi une portée biblique car elle apparaît plusieurs fois dans les textes. Le statut de personnalité locale pourrait aussi expliquer que le père Mourad était la cible des islamistes. Selon un autre prêtre chrétien de la région, à chaque étape de leur progression, les gens de Daech sont accueillis par des sympathisants qui ont préparé leur arrivée – en « achetant » des groupes islamistes rivaux. Et l’on constate au même moment  la disparition de figures locales, responsables politiques, chefs de village, hommes d’Eglise, qui pourraient faire barrage à cette progression.

P.G. (avec Famille Chrétienne et Le Temps)

Un premier guide du Vatican en arabe

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Guide du VaticanUn guide du Vatican en arabe : c’est l’ouvrage original proposé par Mgr Edmond Farhat, évêque libanais et ancien nonce apostolique, et dont la publication est assurée par la Librairie éditrice vaticane (LEV).

L’ouvrage a été présenté ce jeudi au Vatican par l’auteur lui-même, ainsi que par l’ambassadeur du Liban près le Saint-Siège, Georges El Khoury et l’ambassadrice d’Egypte Wafaa Bassim, et en présence du cardinal-préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr Leonardo Sandri.
Pour Mgr Farhat, il y avait urgence à proposer un tel guide, au vu du manque d’ouvrages en arabe sérieux sur le sujet. « Le Vatican, sa signification, ses monuments » -c’est le titre de cet ouvrage, veut donc participer au bon accueil des touristes et pèlerins arabophones, toujours plus nombreux, qui se rendent au Vatican. Un phénomène dont le Saint-Siège a bien conscience, ainsi que l’a confirmé le cardinal Sandri. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que chaque mercredi, lors de l’audience générale, un résumé de la catéchèse du Pape est proposé en arabe – sans oublier l’immanquable salut du Pape aux pèlerins arabophones, cela, depuis le voyage apostolique du pape émérite Benoît XVI au Liban, en septembre 2012. A noter également que le site internet du Vatican dispose depuis un an des pages en arabe, et que le compte Twitter du Pape en arabe compte à l’heure actuelle quelque 200 000 abonnés.
Pour le cardinal Sandri, l’ouvrage réalisé par Mgr Farhat, qui a longtemps servi au sein de la curie romaine, ne conçoit pas seulement comme un simple guide. Certes, l’histoire du Vatican y est relaté, sa signification et le symbole qu’il représente, évoqués ; mais c’est aussi un livre « écrit avec foi », et qui, d’une certaine manière peut aider à les pèlerins venant souvent de régions bouleversées, à tenir ferme dans l’espérance.

Radio Vatican

Pentecôte, sous le signe de la confirmation

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Confirmation-adulteA la Pentecôte, les cathédrales accueillent de nombreux adultes qui ont décidé de confirmer leur baptême. A Bruxelles, Tournai et Namur, ces confirmands recevront le sacrement lors de la Vigile.

Ils seront une vingtaine à Namur, une quinzaine à Bruxelles et comme à Tournai et à Liège, ces adultes viendront confirmer leur baptême à l’occasion de la fête de Pentecôte. Ces confirmands présentent des profils variés – certains viennent du protestantisme – et  sont plus ou moins jeunes. Comme Guy qui, à presque 50 ans vivra ce moment unique dans la cathédrale Saint-Aubain à Namur. « Son parcours est particulièrement touchant’‘, explique Béa Pary, responsable du service de catéchuménat des adultes dans ce diocèse.  »Guy était baptisé, mais ne croyait plus en rien. Un jour, il s’est senti poussé à rentrer dans une église. Un prêtre l’a accueilli. Ils ont discuté. Et c’est comme cela que Guy a décidé d’entreprendre son cheminement de retour vers le Seigneur. »

  »Un feu qui brûle en nous »

A Bruxelles, cette célébration de Pentecôte sera aussi l’occasion d’illustrer le caractère multiculturel de la ville. La Vigile sera en effet animée par plusieurs communautés d’origine étrangère autour du thème « Un feu qui brûle en nous ». L’engagement à la suite du Christ sera au cœur de cette veillée. Un engagement aux formes variées, toujours enraciné dans la Parole vivante qui invite sans relâche : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »
Enfin à Tournai, cette veillée comportera également un temps de prière intense qui pourra se prolonger sous forme d’adoration jusque 1h du matin.

P.G. (avec Diocèse de Namur)

A Namur, le samedi 23 mai à 20h en la cathédrale Saint-Aubain
A Bruxelles, le samedi 23 mai 2015 à 20h à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule
A Tournai, le 23 mai à 20h30 à la cathédrale Notre-Dame
A Liège, le dimanche 24 mai à 10 heures à la Cathédrale Saint-Paul

Photo © Vicariat du Brabant wallon

Coopération: La Belgique réduit le nombre de ses partenaires

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eau en Afrique (c) Oxfam

Ce jeudi 21 mai, le ministre en charge de la Coopération Alexander De Croo a présenté la nouvelle liste des pays partenaires de la Belgique. Une liste plus courte : elle passe de dix-huit à quatorze pays. 

Deux nouveaux venus font leur apparition dans cette liste: le Burkina Faso et la Guinée. Six en sortent, comme le Pérou, le Vietnam ou l’Algérie, une sortie qui devrait se faire au terme d’une période de transition de quatre ans. Globalement, ce choix répond à la volonté du gouvernement de continuer à concentrer son action dans les pays les plus fragiles et la reconstruction des zones touchées par les conflits. Et dans un espace géographique spécifique: l’Afrique du Nord et de l’Ouest, et la région des Grands Lacs.

Pour le CNCD-11.11.11, cette orientation dirigée vers les pays les moins avancés, selon l’appellation officielle, c’est-à-dire, les plus pauvres de la planète, donne une orientation politique claire. La Belgique y concentre déjà 73% de son aide, dont près de la moitié en Afrique centrale. Elle dispose d’une expertise certaine dans la coopération avec les Etats fragiles. Cependant, cette réduction correspond à une baisse constante du nombre de partenaires à travers le temps.

Nicolas Van Nuffel, responsable du plaidoyer au CNCD-11.11.11, souligne : « La liste des partenaires est un choix politique. Il relève de l’autonomie de chaque acteur. On peut comprendre le choix de se concentrer sur les pays les moins avancés, où les progrès pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sont les plus faibles. Mais le ministre doit réaffirmer son soutien à l’action des ONG dans les autres pays en développement, en particulier les pays émergents ».

Ces pays, où vivent la majorité des personnes les plus pauvres de la planète, se développent à grande vitesse. Mais ce développement ne profite pas à tous. Le soutien des ONG aux paysans, aux travailleurs, aux groupes de femmes, est l’un des moyens les plus efficaces pour y lutter contre les inégalités, tout en maintenant une présence belge. Les ONG belges veulent continuer à construire le développement en Amérique latine et d’Asie, grâce au travail réalisé avec les partenaires de terrain.

C.H. (d’après CNCD-11.11.11)

Photo : (c) Oxfam

Appel des évêques pour un monde sans armes nucléaires

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 arme-nucleaireA l’occasion de la 9e Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non- prolifération des armes nucléaires, qui se termine aujourd’hui à New York, et dans l’esprit de la future commémoration du 70ième anniversaire des attaques sur Hiroshima et Nagasaki la Conférence épiscopale appelle le Gouvernement belge à soutenir en paroles et en actes, la perspective d’un monde sans armes nucléaires.

La Conférence des Évêques de Belgique s’intéresse de près aux initiatives œuvrant pour un monde dépourvu d’armes nucléaires. Dans la droite ligne du message que le Pape François a délivré aux participants à la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, tenue en Autriche les 8 et 9 décembre 2014, la Conférence épiscopale de Belgique entend, elle aussi, plaider en faveur du renforcement des mesures concrètes prises à cet égard.
Les évêques rappellent avec force que la détention d’armes nucléaires touche à l’immoralité. La haute capacité destructrice dont sont dotées ces armes ne repose sur aucun fondement juridique, ni encore moins moral. Quand il sert d’argument au discours militaro-sécuritaire, le caractère désormais essentiellement dissuasif des armes nucléaires bloque la moindre tentative de désarmement. Durant des dizaines d’années, le Saint-Siège aura toléré le concept du nucléaire dissuasif, sous réserve expresse qu’un désarmement progressif soit entrepris. Or, en 2015, aucune nouvelle avancée n’est à l’ordre du jour dans ce domaine. C’est pourquoi le Saint-Siège renonce à soutenir conditionnellement la raison d’être dudit concept. “Le temps est venu non seulement d’affirmer l’immoralité de l’usage des armes nucléaires, mais également celle de leur détention.”

En décembre 2014, le Pape François a instamment demandé que le désarmement soit perçu comme un vecteur potentiel de développement: “Les dépenses consacrées aux armes nucléaires dilapident la richesse des nations. Donner la priorité à de telles dépenses est une erreur et un gaspillage de ressources qui pourraient être investies dans des domaines de développement humain intégral, de l’éducation, de la santé et de la lutte contre l’extrême pauvreté. Quand ces ressources sont gaspillées, les pauvres et les faibles qui vivent en marge de la société en paient le prix.”

La coexistence pacifique ne s’obtient ni en menaçant ni en dissuadant

La coexistence pacifique ne s’obtient ni en menaçant ni en dissuadant l’autre, ni même en suscitant la peur chez lui, fût-ce à l’échelon international. Le Pape François l’aura exprimé dans son message à la Conférence de Vienne, par ces mots : “La dissuasion nucléaire et la menace de destruction réciproque assurée ne peuvent pas être la base d’une éthique de la fraternité et de la coexistence pacifique entre les peuples et les États.”
La responsabilité éthique qui sous-tend l’élimination des armes nucléaires repose non seulement sur les pays concepteurs, producteurs ou stockeurs de ces armes, mais également sur ceux qui en tolèrent la conception, la production ou le stockage, pays au rang desquels figure la Belgique.
Dans leur immense majorité, les pays sont favorables à l’interdiction des armes nucléaires. Tout comme elle l’avait fait auparavant pour les mines terrestres et les armes à sous-munitions, la Belgique peut jouer un rôle significatif, voire essentiel, au sein de la communauté internationale, afin d’aller concrètement de l’avant.

A l’occasion de la 9ième Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non- prolifération des armes nucléaires, qui se termine aujourd’hui à New York, et dans l’esprit de la future commémoration du 70ième anniversaire des attaques sur Hiroshima et Nagasaki la Conférence épiscopale appelle le Gouvernement belge à soutenir en paroles et en actes, la perspective d’un monde sans armes nucléaires. Pareil soutien constitue la condition nécessaire de l’instauration d’une coexistence pacifique s’accompagnant d’un respect de la personne humaine.

Les Evêques de Belgique

Les chrétiens, groupe religieux le plus discriminé au monde

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Persecution chretiens 2La persécution et la mise à l’écart des chrétiens ont été évoquées ces jours derniers à Vienne à l’occasion de la deuxième conférence internationale de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). A cette occasion, le représentant du Saint-Siège a recommandé « une sensibilisation de la société » et l’institution d’une Journée internationale de lutte contre la discrimination des chrétiens.

Chaque année, des centaines d’églises sont profanées, des statues sont détruites ou décapitées, des symboles religieux sont interdits, des chrétiens, laïcs ou consacrés, sont la cible d’agressions verbales ou physiques. Ces crimes motivés par la haine à l’encontre des chrétiens ne sont pas commis seulement en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie, mais aussi en Occident. Et depuis la première conférence de l’OSCE, en 2011, la situation s’est aggravée. Les chrétiens sont aujourd’hui le groupe religieux le plus discriminé au niveau planétaire. Dans certaines régions situées aux portes de l’Europe, on constate des tendances génocidaires.

Malentendu sur le concept de tolérance en Europe

Au cours de trois sessions de travail, les délégations des Etats membres de l’Organisation ont échangé avec des représentants religieux et avec des ONG qui luttent contre l’intolérance. Les participants ont insisté sur l’urgence de renforcer les mesures préventives et de combattre ce phénomène en expansion.
La délégation catholique a pour sa part déploré la tendance dans les pays de l’OSCE à empêcher les chrétiens d’exprimer leurs convictions religieuses dans l’espace public et de défendre leurs droits. Son représentant, Mgr Janusz Urbanczyk, a notamment exprimé sa préoccupation pour les «campagnes bien orchestrées contre les chrétiens et tous ceux qui expriment pacifiquement leurs opinions concernant la nature humaine, la famille naturelle traditionnelle, le mariage, l’homosexualité, la dignité de la personne humaine de sa conception jusqu’à sa mort naturelle…  »
« L’intolérance au nom de la ‘tolérance’ doit être nommée pour ce qu’elle est, et condamnée publiquement », a-t-il ajouté. Pour le Saint-Siège, « Refuser les arguments moraux religieux sur la place publique est intolérant, anti-démocratique et anti-religieux. Aucun enseignement religieux, à l’exception de ceux qui enflamment directement la violence, ne doit être interdit par la loi, qu’ils soit ou non politiquement correct. »

Pour une Journée internationale contre la discrimination des chrétiens

Mgr Urbanczyk a enfin recommandé une sensibilisation de la société en général, et des représentants de la police et du gouvernement en particulier. Il pense que L’OSCE et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) pourraient jouer un rôle important dans cet effort en fournissant « du matériel éducatif sur la lutte contre ce phénomène négatif », semblable au matériel existant pour sensibiliser sur l’antisémitisme et l’intolérance envers les musulmans. Et il réitéré l’appel du Saint-Siège à instituer une Journée internationale de lutte contre la discrimination des chrétiens en collaboration avec l’OSCE.

Les dérives d’un laïcisme exacerbé

Les représentants orthodoxes ont eux aussi énuméré les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés chrétiennes dans la région de l’OSCE. Parmi elles, le langage haineux et agressif tenu par les défenseurs d’un laïcisme militant qui voudrait saper les bases spirituelles et morales de la société. Selon un représentant du patriarcat de Moscou, on essaye de bloquer l’influence chrétienne sur les processus sociaux. Certains médias, sous couvert de liberté d’expression, se permettent de tourner ouvertement en dérision les valeurs chrétiennes. Dans certains cas, la discrimination positive des minorités religieuses débouche sur la violation des droits de la majorité chrétienne, comme, par exemple, l’interdiction des sapins de Noel. Le multiculturalisme qui résulte de l’immigration ne doit pas faire oublier l’importance du christianisme dans le processus historique de formation des valeurs européennes qui ont servi de fondement à l’intégration européenne. Le délégué du patriarcat de Moscou a par ailleurs insisté sur le droit des parents croyants à s’assurer que l’enseignement scolaire corresponde à leurs principes moraux et religieux.

P.G. (avec Radio Vatican)

Les inégalités de revenu continuent à s’accentuer

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Riche-pauvreSelon le dernier rapport de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les inégalités de revenu ont atteint des niveaux record dans la plupart des pays développés.  Et ce fossé social nuit à la croissance à long terme selon les experts.

« Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, lors de la présentation de ce rapport, à Paris.
Aujourd’hui, dans la zone OCDE, les 10 % les plus riches de la population ont un revenu d’activité qui est 9,6 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 dans les années 1980 et 9,1 dans les années 2000, selon ce rapport.
Le phénomène de concentration est plus marqué encore en termes de patrimoine. En 2012, les 40 % du bas de l’échelle de la distribution ne possédaient que 3 % du patrimoine total des ménages, dans les 18 pays de l’OCDE pour lesquels des données comparables ont pu être exploitées. À l’autre extrême, les 10 % du sommet de la distribution possédaient la moitié du patrimoine total des ménages et les 1 % les plus riches en possédaient 18 %.
Les inégalités dans les pays de l’OCDE sont le plus marquées au Chili, au Mexique, en Turquie, aux États-Unis et en Israël, et le moins marquées au Danemark, en Slovénie, en République slovaque et en Norvège. Les inégalités sont plus importantes encore dans les grandes économies émergentes mais se sont réduites dans de nombreux pays et notamment au Brésil.

Il faut stimuler la croissance inclusive

« Les données montrent que de fortes inégalités nuisent à la croissance. L’action politique devrait être motivée tant pour des raisons économiques que pour des raisons sociales. En ne s’attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements affaiblissent le tissu social dans leur pays et compromettent leur croissance économique à long terme » a ajouté Angel Gurría.
Pour réduire les inégalités et stimuler une croissance inclusive, l’OCDE estime que les gouvernements devraient promouvoir l’égalité entre hommes et femmes en matière d’emploi ; élargir l’accès à de meilleurs emplois ; et encourager le renforcement des investissements dans l’éducation et les compétences tout au long de la vie active.
La redistribution par le biais de l’impôt et des transferts est aussi un moyen efficace de réduire les inégalités selon l’organisation. L’effectivité des mécanismes de redistribution s’est amoindrie, dans de nombreux pays, au cours des dernières décennies. Pour traiter ce problème, les politiques publiques doivent garantir que les individus les plus riches, et aussi les entreprises multinationales, paient leur part de la charge fiscale.

P.G.

 *La zone OCDE regroupe 34 pays, principalement ceux les plus avancés, mais aussi des pays émergents comme le Mexique, le Chili et la Turquie.

La différence au cœur du mémorial Kongolo

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Gentinnes - Memorial KongoloLa Journée Kongolo est célébrée à Gentinnes depuis 1967, la veille de la Pentecôte. Cette année, ce sera le samedi 23 mai. Instaurée dans le souvenir des vingt martyrs missionnaires de Kongolo (1962), elle est ouverte à tous et développe un thème rassembleur qui est également l’un des aspects de sa mission d’aujourd’hui.

Bilingue, cette journée de réflexion et de rencontre rassemble habituellement 300 personnes. Cette année, le thème sera celui de la rencontre dans la diversité, qu’elle soit culturelle ou religieuse: « Riches de nos différences ». Les préjugés, les exclusions, les ignorances sont toujours présents comme le prouve souvent l’actualité. Aussi, est-il important d’aller au-delà des clichés et des idées toutes faites. Le dialogue interreligieux, ce dialogue de personnes de bonne volonté, est une des voies de sa mission aujourd’hui. Des organisations partenaires se joindront à l’événement, parmi celles-ci, Sant’ Egidio et El Kalima. Mohammed Jamouchi, le secrétaire général de la Fédération Mondiale des Religions pour la Paix, sera également présent.

Programme

10h30  Accueil
11h30  Célébration eucharistique avec animation d’une chorale africaine
13h      Repas simple et fraternel
14h30 Deux ateliers: Dialogue entre les religions
en français, avec Mohammed Jamouchi (World Conference of Religions for Peace), Christian De Duytschaever (El Kalima) et les paroisses de Charleroi Ville basse et Molenbeek
en néerlandais, Peace is the Future (Sant’ Egidio) avec Benoit Lannoo et Jamal Maftouhi
16h      Petit goûter avant le départ

Infos: père Joseph Burgraff – 0476. 21 34 28

Rébellion dans un avion : Jambon et Francken portent plainte contre Emir Kir

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Emir_kirLe climat est houleux entre les députés N-VA Jan Jambon et Theo Francken et le député socialiste Emir Kir. Une plainte a été déposée par le SPF de l’Intérieur contre Emir Kir pour incitation à la rébellion dans un avion. Réagissant à une situation « indigne d’un Etat démocratique », Emir Kir estime qu’il n’a rien à se reprocher.

Le 12 mai dernier, le député-bourgmestre Emir Kir était intervenu lors de l’expulsion d’une ressortissante nigériane par les autorités belges. Alors qu’il était à bord de l’avion qui devait rapatrier la Nigériane vers la ville marocaine de Casablanca, le bourgmestre de Saint-Josse avait été frappé par les conditions inhumaines du rapatriement. « J’ai d’abord réagi en tant qu’homme, comme les autres passagers. Qu’on ait ou non des papiers, on reste un être humain. Nous avons réagi parce que nous étions confrontés à une violence physique et psychologique insupportables. Les cris de cette femme étaient insoutenables. Sans cette intervention, je ne sais pas comment les choses se seraient terminées », a confié le député socialiste à l’agence Belga. « Si c’était à refaire, je le referais« , a-t-il affirmé, insistant sur le fait qu’une telle situation était « indigne d’un Etat démocratique ».

Peu après l’incident, une plainte pour incitation à la rébellion dans un avion avait été déposée contre Emir Kir par le SPF Intérieur, à la demande de Jan Jambon, ministre de l’Intérieur et de Theo Francken, secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration. « Cette réaction montre la logique de ce gouvernement, et en particulier de la N-VA, qui estime opportune l’utilisation de la violence pour des expulsions« , a réagi Emir Kir. « On se battra jusqu’au bout contre ceux qui voudraient changer les règles du fonctionnement démocratique de la Belgique », a ajouté le député qui a affirmé son intention d’interpeller les deux ministres N-VA à la Chambre.

Une flatterie envers son électorat, selon la N-VA

Theo Francken livre, quant à lui, une autre version des faits. « M. Kir a sans doute fait ça pour flatter son électorat, mais je n’accepte pas ce comportement« , a lancé le secrétaire d’Etat, dont les propos ont été repris par Sudpresse. « Si Monsieur Kir n’est pas d’accord avec la politique poursuivie en matière d’expulsions, qu’il trouve une majorité pour changer la loi!« , a ajouté le député N-VA.

Des sources policières ont identifié le bourgmestre de Saint-Josse, à bord de l’avion le jour des faits, comme l’un des instigateurs de la révolte des passagers contre l’expulsion de la Nigériane, qui s’était mise à crier et à pleurer. Le mandataire socialiste concède qu’il s’est mêlé aux discussions, mais assure qu’il n’a rien à se reprocher.

S.T. (avec Belga/Le Soir/Sudpresse)

Argentine : l’Eglise s’inquiète de l’expansion du narcotrafic

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drogueEn Argentine, une enquête menée par l’université catholique Sainte-Marie de Buenos Aires, a mis en évidence l’ampleur du trafic et de la consommation de stupéfiants, avec leur cortège de violence et de corruption, un fléau qui exige une intervention directe de l’Etat.

«Baromètre du trafic de drogue et de la toxicomanie en Argentine», c’est le titre de l’étude rendue publique au début de la semaine en présence du coordinateur de l’Observatoire de la Dette sociale argentine. C’est la première fois qu’une aussi vaste enquête est menée dans le pays. Elle révèle qu’entre 2010 et 2014, la vente de drogue dans les quartiers de Buenos Aires a augmenté de 50% et qu’elle touche 45% des familles; 4,6% des foyers, soit quelque 500.000 personnes, sont gravement concernés. Le fléau fait tache d’huile, prévient l’Université catholique, et il devient de plus en plus difficile de l’enrayer.

Jusqu’à présent, relativement épargnée par le narcotrafic, un fléau continental, l’Argentine est passée de pays de transit vers l’Europe ou l’Afrique à zone d’élaboration de stupéfiants ou de repli et d’investissements pour narcotrafiquants. Avec 10.000 kilomètres de frontières et 5.000 kilomètres de côtes, et avec des forces de l’ordre notoirement corrompues jusqu’aux plus hauts niveaux, le pays est devenu un terrain de jeu prisé par la pègre. Les découvertes de laboratoires se multiplient, et le nombre des usagers augmente dans les quartiers pauvres.

L’impact sur les couches les plus faibles de la société est énorme. La plupart des personnes interrogées par les enquêteurs de l’université catholique affirment être au courant de la situation.

L’Eglise ne cache pas son inquiétude. Selon les évêques, la situation se dégrade rapidement; le pouvoir économique des narcotrafiquants s’impose de plus en plus et fragilise les structures de l’Etat. Les gens ont peur et se taisent. L’Eglise demande des mesures urgentes et invite les autorités à considérer la lutte contre ce fléau comme une affaire d’Etat. Elle envisage elle-même des parcours pastoraux destinés plus spécialement aux jeunes et aux adolescents.

Radio Vatican (avec OR/AFP)

 

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