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Italie : une bactérie contrarie les Rameaux

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Rameaux ItalieEn raison d’une bactérie qui est en train de décimer des centaines de milliers d’oliviers dans le sud de l’Italie, les agriculteurs demandent que les traditionnelles branches d’oliviers ne soient pas distribuées pour célébrer les Rameaux, ce dimanche.

Si en Belgique et en France on célèbre le jour des Rameaux avec des branches de buis, que le prêtre bénit, en Italie, les fidèles brandissent des branches d’olivier. Mais cette année, les oléiculteurs du sud du pays sont en train de vivre une situation dramatique en raison d’une bactérie, la «xylella fastidiosa» qui se propage depuis plusieurs mois dans la région des Pouilles. A tel point que la Coldiretti, une des principales confédérations syndicales d’agriculteurs d’Italie, a demandé que l’on évite la distribution traditionnelle de ces branches d’olivier, ce dimanche des Rameaux. L’éclosion des œufs de l’insecte vecteur de la maladie aura lieu dans les prochains jours, et l’échange des traditionnels rameaux pourrait être risqué pour les plantes alentours. «Ce serait la première fois que les branches d’olivier ne sont pas distribuées durant la Semaine Sainte mais il faut prendre cette décision pour limiter les risques de propagation à des millions de plantes», a indiqué le président de la Coldiretti.
Il n’existe en effet aucun traitement pour venir à bout de cette maladie des oliviers (qui est aussi une menace pour les vignobles et les plantations d’agrumes), et pour stopper sa progression, la seule solution, préconisée par l’Union européenne, consiste dans l’abattage des arbres touchés. Soit 10% des quelque 11 millions d’oliviers de la région de Lecce, dans les Pouilles.
Les autorités ecclésiales italiennes n’ont donné aucune directive pour l’instant. Mais selon la presse italienne, des diocèses ont pris l’initiative de vérifier que les rameaux utilisés ne provenaient pas de la région de Lecce.

P.G. (avec La Vie)

Argenterie : un voyage dans le temps

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(c) Lukas - Art in Flanders vzw D. Provost, BrugesLe titre de cette nouvelle exposition est sans équivoque: « Argenterie ». Cinq siècles d’argenterie précieuse sont ainsi déclinés au musée M de Leuven.

Il y a d’abord le musée, magistralement aménagé dans d’anciennes demeures louvanistes. Installé en plein cœur de la ville, le musée a connu une impressionnante rénovation il y a une dizaine d’années. En façade, un porche flamboyant attire le regard. Il s’agit de l’ancienne entrée de la Faculté de sciences. Ce mélange audacieux de styles architecturaux a été intégré avec brio par l’architecte gantois Stéphane Beel, actuellement en chage de la restauration et de l’extension du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervueren. A l’intérieur, la sélection a dû être draconienne, pour mettre en exergue les œuvres les plus remarquables de la collection brabançonne. L’art du Moyen Age et du XIXe occupe ainsi le devant de la scène de façon permanente, tandis que des expositions temporaires font la part belle à des installations contemporaines.

L’argenterie louvaniste sous la loupe

Point besoin d’être un expert en argenterie pour apprécier cette exposition, qui retrace l’histoire de l’argenterie en terres brabançonnes. Car l’ancrage local est grand, dans ce musée de la ville universitaire. Une fierté légitime transparaît dans ce déploiement de splendeurs anciennes. Les confréries, certains ordres religieux et des bourgeois y sont mis à l’honneur à travers la présentation de 250 pièces.  Dans chacune des salles, un thème est mis en avant, comme les particularités du poinçon, gage de qualité, ou encore des réalisations à caractère spécifiquement religieux.

Découverte d’un moine-orfèvre

A côté des pièces traditionnelles qui embellissent les tables, se trouvent les traditionnels ostensoirs et reliquaires précieux, mais aussi des calices, ciboires et burettes diverses. L’ensemble de ce patrimoine est d’une grande beauté et il est rare d’admirer tant de pièces religieuses. Mais le plus étonnant, c’est la révélation d’œuvres religieuses Art déco, nées dans une abbaye bénédictine de Louvain, l’abbaye du Mont César. Sa fondation remonte à la fin du XIXe, lorsque des moines de Maredsous décidèrent de sa construction. Dans ce lieu, un artiste dessine et fait réaliser des objets Art déco, rehaussés de pierres semi-précieuses, de laque, d’ivoire, de verre, d’argent, quelquefois doré… Le nom de Dom Martin s’impose comme un label de qualité et des commandes surgissent des Pays-Bas, de France, mais aussi des Etats-Unis et du Brésil. La notoriété du moine est internationale. En Belgique, la reine Elisabeth est également sensible au talent de l’artiste. Elle lui commande d’ailleurs plusieurs pièces, parmi lesquelles un ensemble offert à l’abbaye du Mont César qui est présenté dans l’exposition. Pour exécuter ses pièces, Dom Martin avait pour habitude de faire appel à la maison d’orfèvrerie bruxelloise Wolfers, et plus particulièrement à Marcel Wolfers, spécialisé dans le travail de la laque. Les commissaires de l’exposition ont mené un remarquable travail d’investigation, afin de retrouver certaines commandes dont la trace avait été perdue dans les méandres de l’histoire.

L’art de la table

Les bourgeois de Louvain furent friands d’argenterie, du XVIIe au XIXe siècle. La production locale comble les nantis, qui décorent leurs tables avec magnificence. Un siècle plus tôt, l’argenterie domestique se distinguait avec les coupes à moulin à vent, dont un exemplaire unique, prêté par le Rijksmuseum d’Amsterdam, est visible pour l’occasion. Un tel modèle du XVIe siècle illustre à merveille les « jeux à boire », ces coupes de verre ornées d’un moulin d’argent. Le principe est simple, le buveur souffle dans un petit tuyau qui alimente le déplacement des ailes et, tant que celles-ci bougent, il est prié de terminer son verre dans le temps imparti. Autre objet insolite, avec la coupe de Primus, une coupe d’apparat décernée au meilleur étudiant de l’année académique, lors de joutes qui opposaient les collèges de Louvain aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les lauréats étaient alors gratifiés de cadeaux en argent.

Ces objets de la vie domestique et de l’existence publique font voyager le visiteur à travers le temps, à l’époque où le Brabant était un centre conséquent de la production d’orfèvrerie. Un joli retour dans l’histoire belge.

Angélique TASIAUX

L’exposition est accessible jusqu’au 12 juillet 2015. Infos: www.mleuven.be

Bientôt en blocus ?

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blocus (c) carmel de MehagneQui dit fête de Pâques et vacances homonymes pense aussi blocus pour les étudiants… Le carmel de Mehagne et la communauté du Chemin Neuf proposent une semaine d’étude dans un cadre attrayant.

Une expérience inédite qui compte bien des adaptes, charmés par le calme et la bienveillance d’un tel environnement. Car c’est toute la communauté religieuse qui porte les étudiants dans une atmosphère d’accueil et de prière fraternelle.

Infos pratiques :
du 12 au 19 avril 2015
mise à disposition d’une chambre et d’une grande salle
connexion internet Wifi
horaires réguliers
possibilité de participer aux temps de prière avec la communauté
PAF : 20-25€ par jour et par personne
infos : Muriel d’Hoffschmidt – 04. 365 10 81 – 0472. 27 35 96 – jeunes@chemin-neuf.be

A. T. (avec le carmel de Mehagne)

La collégiale Ste-Waudru, version hypergothique

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mons - collégiale Sainte-WaudruVous le savez, la ville de Mons est à l’affiche avec des programmations culturelles en 2015. La collégiale, joyau gothique par excellence, est de la partie, avec une présentation spectaculaire…

Quand la technique et l’histoire de l’art se rencontrent… Jeu vidéo et environnements 3D ont envahi l’édifice religieux pour en sonder les moindres détails. Et voilà le visiteur investi d’une mission d’enquêteur, puisqu’il s’agit de retrouver les plans de conception de l’édifice, à travers une série d’énigmes. Huit thématiques composent cette quête du Graal montois.

De style gothique tardif, la collégiale est qualifiée par certains d’hypergothique. Monument le plus prisé par les visiteurs, avec 100.000 visites annuelles, la collégiale représente le cadre idéal pour investiguer et comprendre cet art gothique… L’idée est alors née de concevoir un jeu accessible au plus grand nombre, qui soit validé par un comité scientifique institutionnel et universitaire.

« Le secret des bâtisseurs » est accessible jusqu’au 30 juin. Les tablettes sont louées au prix de 3 €. La Collégiale est ouverte du mardi au samedi de 10h à 18h et le dimanche de 12h à 18h.

A. T.

Prière à la sainte famille

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la sainte famille - RaphaëlA l’occasion du synode pour la famille, le pape François a composé une prière en italien.
Voici sa traduction.

Jésus, Marie et Joseph
en vous nous contemplons
la splendeur de l’amour véritable,
à vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
des lieux de communion et des cénacles de prière,
des écoles authentiques de l’Évangile
et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que jamais plus dans les familles on ne fasse l’expérience
de la violence, de la fermeture et de la division :
que quiconque a été blessé ou scandalisé
connaisse rapidement consolation et guérison.

Sainte Famille de Nazareth,
que le prochain Synode des Évêques
puisse réveiller en tous la conscience 
du caractère sacré et inviolable de la famille,
sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph
écoutez-nous, exaucez notre prière.

Les mariages forcés, ça existe aussi en Belgique

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mariage forcéLa problématique des mariages forcés ou arrangés ne touche pas que les pays étrangers. En Belgique également cette pratique existe. Trois associations se sont regroupées pour évoquer cette réalité au cours d’un colloque, ce mardi 24 mars.

De 2009 à 2013, 3.400 demandes d’asile invoquant comme motif les mariages forcés ont été traitées par le Commissariat général aux réfugiés et apatrides. Parallèlement, 56 plaintes relatives à un mariage forcé ont été enregistrées entre 2010 et fin 2013 dans notre pays. Mais selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, l’ICRH et Plan Belgique, ces chiffres sont en dessous de la réalité car la majorité des victimes ne souhaitent pas porter plainte contre leur propre famille.

Sur base d’entretiens menés en 2013 et 2014 avec des professionnels de terrain (associations ou policiers par exemple), l’ICRH a constaté que les mariages forcés concernent aussi bien « les minorités ethniques installées depuis longtemps en Belgique, par exemple turques et marocaines, que les nouveaux migrants, dont les serbes et les tchétchènes ». Les communautés Roms et les Afghans sont tout particulièrement confrontées aux mariages précoces, impliquant des mineurs, « parfois de 12 ou 13 ans », précise l’ICRH.

Les associations ont élaboré un « Plan d’action national 2015-2019″ reprenant des recommandations en la matière, qui doit être bientôt soumis aux politiques des différents niveaux de pouvoir.

MVL (avec Belga)

 

Audience générale: une Eglise qui soigne, guérit et réconcilie les familles

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  »L’Église n’abandonne jamais la famille, même quand elle tombe dans le péché ». Le pape François l’a rappelé ce mercredi matin lors de l’audience générale. 

pape

Devant les fidèles rassemblés sous la pluie Place Saint-Pierre, le Saint-Père a fait une  »halte un peu spéciale » en ce mercredi 25 mars, fête de l’Annonciation: une « halte spirituelle » dans ses catéchèses sur la famille. Il a appelé à prier pour le Synode des évêques qui aura lieu en octobre prochain.  En vue du prochain Synode, le Pape François souhaite « que l’Église soit toujours plus engagée et unie dans le témoignage de la vérité de l’amour de Dieu et de sa miséricorde pour les familles, sans exclure personne, ni à l’intérieur ni à l’extérieur d’elle-même ». « Nous sommes tous appelés à prier pour le synode, c’est de cela dont nous avons besoin et non pas de commérages ». Et cette prière, insiste le Saint-Père, tout comme le parcours synodal doit être « animée par la compassion du bon pasteur pour son troupeau, en particulier pour les personnes et les familles qui pour diverses raisons sont ‘désemparées et abattues comme des brebis sans berger’ (Mt 9,36) ». Le Pape a ensuite invité les fidèles à réciter avec lui la prière à la Sainte Famille.

20 ans de l’encyclique Evangelium Vitae

Dans sa catéchèse le Saint-Père s’est également exprimé sur l’encyclique Evangelium vitae, signée il y a vingt ans par Saint Jean-Paul II, en soulignant que de nombreux pays célèbrent le 25 mars la journée pour la vie. « La famille occupe une place centrale dans cette encyclique », a indiqué le pape François citant les paroles de son prédécesseur : “le couple humain a été béni par Dieu depuis le commencement pour former une communauté d’amour et de vie avec la mission de procréer”. « En célébrant le sacrement du Mariage, les époux chrétiens se rendent disponibles pour honorer cette bénédiction toute leur vie », a rappelé l’évêque de Rome. « Le lien entre la famille et l’Église est sacré et inviolable ». Une Église qui, « en tant que mère, n’abandonne jamais la famille, même quand elle tombe dans le péché ou s’éloigne d’elle » a-t-il assuré. L’Église fera tout pour chercher à « la soigner la guérir, et la réconcilier avec Dieu ».

Appel pour des ouvriers italiens

« Avoir un travail est une question de justice », a déclaré le pape François qui exhorte à  »lutter » pour que prévale la logique de la solidarité. Au terme de l’audience, le pape a en effet salué les ouvriers de la province italienne de Vibo Valentia, en Calabre,  »qui vivent une situation économique grave ».

Le pape s’est uni aux appels de l’évêque de Mileto-Nicotera-Tropea, Mgr Luigi Renzo, exprimant sa proximité et sa préoccupation pour les problèmes de la région:  »j‘adresse un appel urgent, afin que ne prévale pas la logique du profit, mais celle de la solidarité et de la justice. Non à la logique du profit, oui à la logique de la solidarité et de la justice ! », a-t-il insisté.

Le pape a exhorté à mettre au centre « la personne et sa dignité »:  »quand on ne gagne pas son pain, on perd sa dignité ! Avoir un travail est une question de justice. C’est une injustice de ne pas pouvoir avoir de travail ! », a-t-il martelé. Il a encouragé à « lutter » pour  »la justice du travail », lutter contre le  »drame de ce temps », qui touche particulièrement « les jeunes qui, sans travail, n’ont pas de perspective d’avenir et peuvent devenir la proie facile d’organisations criminelles ». 

Parmi les personnes qui ont assisté à l’audience figuraient une délégation d’hindouistes de l’État indien du Kerala, ainsi que des proches de David Haines et Alan Henning, deux otages assassinés il y a quelques mois en Syrie par les djihadistes de l’État islamique.

D’après Radio Vatican

Photo: Wiki Commons/presidencia.gov.ar

Le succès des cours de religion islamique

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L’administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de livrer les derniers chiffres en matière de fréquentation des cours de religion et de morale, tous réseaux d’enseignement confondus. Entre 2005 et 2014, la fréquentation du cours de morale a diminué tant en primaire qu’en secondaire. Le cours de religion islamique attire quant à lui de plus en plus de jeunes francophones.

Thisnes webIl y a dix ans, le cours de religion catholique était fréquenté par la majorité des élèves (69.7%) dans tous les réseaux d’enseignement confondus. Selon les chiffres sur la population scolaire en Belgique, publiés ce matin dans La Libre, seuls 5% des élèves suivaient un cours de religion islamique à cette époque et 24% assistaient au cours de morale.

En 2014, le paysage a quelque peu changé. Au total, 77% de élèves ont suivi l’année dernière un cours de religion, soit 1% de plus qu’en 2005. Une légère diminution a été enregistrée dans la fréquentation des cours de religion catholique, passant de 69,7% à 69%.

Par contre en dix ans de temps, le taux de fréquentation des cours de religion islamique a progressé de 1,9% atteignant un pourcentage total de 6,9% des élèves, soit 23.415 enfants. La progression la plus grande a été remarquée dans les athénées: de 9.034 inscrits au cours de religion islamique en 2005, on est passé à 12.127 élèves l’an dernier. La religion islamique a également suscité un intérêt grandissant dans les écoles à pédagogies différenciées.

Quant au cours de morale, il accuse le coup. Sa fréquentation a chuté de 1.5% en dix ans.

S.T. (d’après La Libre)

Bruxelles – La Marche pour la Vie 2015

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Défendre la vie humaine à tout prix, c’est le moteur qui anime les organisateurs et les participants de la Marche pour la vie, un événement qui se déroule depuis quelques années à Bruxelles. Cette année, le rendez-vous est fixé le dimanche 29 mars à 14h au Mont des Arts.

La Marche pour la vie a pour objectif de promouvoir le respect de la Vie humaine, de la conception à la mort naturelle. A ce titre, les participants vont se rassembler ce 29 mars pour exprimer leur opposition à l’avortement et l’euthanasie. Leur démarche se veut pluraliste: « toute personne, quelles que soient ses opinions religieuses ou philosophiques, est invitée à défendre la Vie ». « Ceux qui défendent la Vie marchent ensemble, quelles que soient leur nationalité, origine ethnique, sans discrimination aucune. La Marche pour la Vie est une initiative citoyenne, indépendante de tout parti politique et sans orientation communautaire », précisent les organisateurs.

25 ans de la dépénalisation de l’avortement en Belgique

La législation belge autorise l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse. Aux Pays-Bas, ce délai est de 22 semaines. C’est la raison pour laquelle un millier de femmes belges se rendent chez nos voisins néerlandais chaque année, ce qui représente 5% du nombre total des interruptions de grossesse. En cette année des 25 ans de la dépénalisation de l’avortement, une série d’acteurs de la santé et de la société civile demandent un allongement de ce délai à 16 semaines.

Marche_pour_la Vie _Céline_DionUn enfant sur 7 ne naît pas à cause de l’avortement

« En Belgique, il y a 116 avortements par jour ouvrable », « 96% des enfants trisomiques sont avortés » ou encore « La maman de Céline Dion a songé à l’avorter »: voici trois exemples de phrases ‘choc’ que les organisateurs de la Marche pour la Vie utilisent dans le cadre de leur campagne de sensibilisation. Le but est clair: il s’agit de conscientiser le citoyen aux réalités de l’avortement en Belgique et de faire réagir les représentants politiques à qui les participants demandent la « mise en place de politiques d’aide aux personnes dont la vie est remise en question par les difficultés et les souffrances qu’elles connaissent ou pourraient connaître, et l’abolition ou l’amendement de toutes les lois et décisions de justice contraires au respect intégral de la vie humaine ».
Sur le sujet de l’euthanasie, les participants demandent le développement des soins palliatifs comme alternative à l’euthanasie et s’opposent à l’acharnement thérapeutique.

La volonté d’exprimer une opinion

Les organisateurs de la Marche pour la Vie sont conscients que leurs positions sur l’avortement ou l’euthanasie ne font pas l’unanimité dans la société civile, mais ils tiennent, avec ce rassemblement à faire entendre leur voix. Les organisateurs n’excluent pas la présence ce dimanche de contre-manifestants, comme ce fut déjà le cas lors d’éditions précédentes. La liberté d’expression vaut évidemment dans les deux sens.

MVL

La Marche pour la Vie, dimanche 29 mars 2015 à 14h. au Mont des Arts
Infos: http://march4lifebrussels.weebly.com/

 

L’Encyclique Evangelium Vitae a 20 ans

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Pape-famille_Il y a vingt ans, Saint Jean-Paul II publiait son encyclique Evangelium Vitae (l’Evangile de la vie) sur le caractère sacré et inviolable de la vie et la valeur incomparable de la personne humaine. Un texte prophétique .

Prophétique et courageux, c’est sans doute les termes qui qualifient le mieux la beauté de cette encyclique sur la vie. Et qui reste plus que jamais d’actualité face aux nombreuses et nouvelles menaces contre la vie humaine.

En Belgique, c’est le 29 mars 1990 que le parlement se prononce pour la dépénalisation de l’avortement. Le lendemain, le roi Baudouin refusera de signer cette loi. Mis « en impossibilité de régner » durant 48 heures , la loi sera finalement promulguée par le Conseil des ministres. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, certains voudraient modifier la loi pour étendre le délai légal pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse de 12 à 16, voire 22 semaines. Fait-il rappeler aussi la loi sur l’euthanasie de 2002 et son extension aux mineurs votée l’an dernier? . Et l’on parle désormais de l’euthanasie des personnes démentes. Bref, les menaces sont réelles et le caractère sacré de la vie est plus que jamais mis en péril. Depuis, plusieurs pays européens, à commencer par les Pays-Bas en 2001, ont adopté des législations sur l’euthanasie, tandis que le parlement européen, en 2002, a recommandé aux Etats membres de légaliser l’avortement.

Hier, en la Basilique romaine Sainte Marie Majeure, chère au pape François, une veillée internationale de prière s’est déroulée pour fêter le 20° anniversaire de l’encyclique Evangelium Vitae, dont les deux aspects majeurs sont le caractère sacré et inviolable de la vie et la valeur incomparable de la personne humaine. Dans son encyclique, le pape polonais relève que certains attentats contre la vie qui mettent en danger les droits primordiaux de la personne humaine sont paradoxalement présentés comme l’expression des libertés individuelles qui devraient faire l’objet de nouveaux droits.

Une invitation au courage

Dans cette réflexion grave et pleine d’affection à l’égard des personnes en situation de détresse, Jean-Paul II se fait le champion de la splendeur et de la prééminence absolue de la vie et dénonce tout ce qui s’y oppose : meurtre, génocide, avortement, euthanasie, suicide délibéré ; tout ce qui viole l’intégrité de la personne humaine : mutilations, torture, conditions de vie infrahumaines, emprisonnements arbitraires, déportations, esclavage, prostitution, trafic des êtres humains ou encore les conditions de travail dégradantes… Autant de pratiques infâmes qui corrompent la civilisation, déshonorent ceux qui s’y livrent plus encore que ceux qui les subissent, et insultent gravement le Créateur. Ce texte est une invitation puissante au courage, à la responsabilité et à l’espérance.

Veillée et journée d’étude

Sous la protection de l’icône de Marie, Salus Populi Romani, la veillée de prière à Sainte-Marie Majeure, organisée par le Conseil pontifical pour la Famille, se voulait une action de grâce pour les fruits de la pastorale de la vie. Elle visait aussi à faire connaître les bienfaits de la prière pour la vie, et à rappeler que la vie éternelle est notre destin commun. Cet anniversaire a été célébré au même moment dans les sanctuaires de Fatima, Lourdes et Guadalupe, en lien également avec Nazareth où la prière communautaire a été anticipée au 21 mars. « Défendre la vie », a souligné le président du Conseil pontifical pour la Famille, Mgr Vincenzo Paglia, « veut dire participer à l’alliance entre Dieu, l’homme et la femme ».

Et pour marquer l’anniversaire de la publication d’Evangelium Vitae, une journée d’études se déroule ce mercredi à Rome sous les auspices du Conseil pontifical pour la Santé, avec la participation d’experts venus du monde entier.

J.J.D. (avec Zenit et Radio Vatican)

Lire le texte de l’encyclique sur le site http://www.evangelium-vitae.org/encyclique.htm

Les grandes conférences liégeoises:  »La colère d’Hippocrate »

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Conférence exceptionnelle ce samedi 28 mars à 11 heures au Palais des Congrès dans le cadre des grandes conférences liégeoises : Denis Mukwege, gynécologue-obstétricien, en dialogue avec Thierry Michel, cinéaste et Colette Braeckman, journaliste. Cette conférence fait suite à la première du film « La Colère d’Hippocrate ». Prix Sakharov 2014, le Docteur Mukwege, gynécologue et obstétricien, est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche. 

mukwegeDenis Mukwege, gynécologue-obstétricien, en dialogue avec Thierry Michel, cinéaste et Colette Braeckman, journaliste. Prix Sakharow 2014, Denis Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes, violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Sa lutte est incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables. A ses côtés, ces femmes auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, sont devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, en quête de justice. Ensemble, pourront-ils y parvenir ?

Samedi 28 mars à 11h, Palais des Congrès de Liège. La conférence sans supplément pour les abonnés.

Comment réserver:

Via la rubrique « Préventes » du site www.gclg.be. Un mail de confirmation, avec les informations de paiement, suit immédiatement votre commande. Les tickets sont retirés à l’entrée. Réservations possibles aussi à l’Office du Tourisme ainsi qu’à la Billetterie-Information de Belle Ile.

Cette conférence fait suite à l’avant-première du film  »L’homme qui répare les femmes, la colère d’Hippocrate » de Thierry Michel et Colette Braeckman, le 27 mars à 20h au cinéma Sauvenière (sortie du film le 15 avril).

Plus d’infos: http://passerelle.be

ST/Diocèse de Liège

Photo: Capture d’écran du film  »La Colère d’Hippocrate »

Dimanche des Rameaux à la cathédrale de Namur

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Avec le dimanche des Rameaux, nous entrons dans la semaine sainte. Ce dimanche 29 mars, nous revivrons cette entrée joyeuse de Jésus à Jérusalem. Une messe sera célébrée, à la cathédrale Saint-Aubain de Namur, à 10h. Bénédiction des buis, dans la cour de l’Evêché, à 9h30.
A Namur, la célébration du dimanche des Rameaux se déroulera en deux temps. A 9h30, rassemblement dans la cour de l’Evêché où aura lieu la bénédiction des buis suivie de la proclamation de l’évangile relatant l’entrée de Jésus dans Jérusalem.
Une procession gagnera, par la rue de l’Evêché et la rue Saintraint, la cathédrale de Namur. A 10h, messe de la Passion du Seigneur présidée par Mgr Vancottem. A 18h, vêpres du Chapitre cathédral et à 18h30, messe paroissiale.
Une information du Diocèse de Namur

Terre sainte : bientôt deux canonisations

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terre_sainteLa canonisation annoncée de deux religieuses palestiniennes représente un motif de « réconfort » pour les chrétiens de Terre sainte, affirme Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, dans une lettre pastorale publiée à cette occasion.

Les deux religieuses canonisées sont mère Marie-Alphonsine Ghattas de Jérusalem, fondatrice de la congrégation des Sœurs du Rosaire (1843-1927) et sœur Mariam de Jésus crucifié – au siècle Mariam Baouardi – d’Ibillîne en Galilée, fondatrice du Carmel de Bethléem (1846-1878).

Un réconfort pour la Terre Sainte

« La nouvelle de la canonisation de ces deux religieuses est tombée comme une céleste rosée sur notre terre minée par la soif d’amour et de justice et décimée par la violence. » Cette double canonisation « vient nous redonner confiance et espérance dans le Christ. Le Seigneur veut réconforter nos pays déchirés par les conflits et les guerres, et nos populations souffrant d’injustices continuelles », estime le patriarche.

Ces deux figures « sont des lampes pour nos pas », affirme le patriarche : « Par leur amour et leur foi, elles éclairent leurs familles religieuses ainsi que les fidèles de Terre Sainte, du Moyen Orient et du monde entier… Aucun risque de rester dans « les ténèbres extérieures », ni pour elles ni pour les personnes qui marchent à leur suite ! »

La sainteté est ancrée dans la vie

Le patriarche médite aussi sur la signification de la sainteté qui ne consiste pas à « fuir le monde » : « Les fidèles ne sont pas tous appelés à s’enfermer dans des cloîtres, des monastères ou des couvents pour devenir des Saints. Devant Dieu, chacune et chacun doit répondre à sa vocation selon son mode de vie. Etre saint c’est simplement être fidèle à sa vocation chrétienne… Si vous êtes prêtre, religieuse, père ou mère de famille, étudiant, travailleur, ouvrier, employé… votre sainteté consiste à vivre fidèlement votre foi, selon votre mode de vie. »

« Sainteté ne signifie ni tristesse ni mélancolie, mais joie ! Elle n’est pas davantage un appel à mépriser la vie présente et ses joies, mais un appel à la vie véritable et à la joie authentique », poursuit-il : « La sainteté se fonde sur la charité. Plus notre amour est fort, plus notre sainteté augmente ».

Sainte Marie-Alphonsine par exemple « a vécu une charité héroïque » : « Après sa mort, l’une des Religieuses qui l’avaient connue a rendu ce témoignage : « J’ai eu la grâce de vivre six ans avec Mère Marie-Alphonsine à Bethléem. J’affirme ne l’avoir jamais entendu diffamer le prochain. »"

Le patriarche conclut en invitant à « invoquer leur intercession » et à « les imiter » : « Souvenons-nous que l’amour auquel nous sommes appelés ne se réalise que par un don total de soi sans calcul et sans retour, selon le modèle de ces deux Filles de notre terre qui désormais intercèdent pour nous. Il n’est pas impossible à la grâce de Dieu d’accomplir en nous aussi ces grandes choses ! »

zenit/at

Une journée Réconciliation dans 14 églises à Bruxelles

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journée réconciliation BruxellesCe samedi 28 mars prochain, 14 églises bruxelloises ouvriront leurs portes dans le cadre de la journée de la Réconciliation. L’idée est d’offrir la possibilité aux croyants, mais aussi aux passants, aux curieux, de prendre un temps gratuit pour eux-mêmes et pour Dieu.

Tout au long de la journée, toute personne pourra se recueillir dans le silence, parler à une personne dans la confidentialité, vivre le sacrement de la réconciliation. Dieu pardonne à celui ou celle qui se présente à Lui. La Réconciliation est une démarche, mais aussi un geste (on parle de sacrement) qu’un prêtre peut offrir au nom du Christ et de son Eglise. Dans nos manières d’être et d’agir, il nous arrive de nous séparer de ceux que nous aimons: la Réconciliation est proposée comme un temps pour y réfléchir, et pour retrouver un chemin de paix.

Rendez-vous à ceux qui souhaitent se reposer, tout simplement, dans le calme ou la prière. Rendez-vous à ceux qui cherchent une parole de réconfort, à tous ceux qui veulent (re)découvrir le sacrement de la réconciliation. 14 églises vous ouvrent leurs portes, avec selon le lieu, des temps d’animation, des temps de prière ou de célébration.  Des animations spécialement tournées vers les jeunes seront proposées à l’église Sainte-Croix (Ixelles) et à la Basilique de Koekelberg.

En pratique

logo Grandir dans la foiLa journée s’organise le samedi 28 mars prochain dans 14 églises à Bruxelles. Adresses des églises, horaires et langues d’accueil sont dès à présent disponibles sur www.journeereconciliation.be. Vous y trouverez aussi des outils pour (re)découvrir ce sacrement, une brochure sur la réconciliation, un signet de prière : à télécharger et disponibles sur demande via mf.boveroulle@skynet.be

Lieux d’accueil: Notre-Dame du Finistère (Bruxelles ville ) – Saint-Pierre (Uccle) – église de Saint-Gilles – Sainte-Croix (Ixelles) – église des Carmes (Ixelles) – Saint-Denis (Forest) – église de la Trinité (Ixelles) – Notre-Dame de l’Assomption (Woluwe-Saint-Lambert) – église de la Madeleine (Jette) – Saints Pierre et Guidon (Anderlecht) – Basilique de Koekelberg – Notre-Dame du Sacré Cœur (Etterbeek) – église de Saint-Josse – Sainte-Croix Futaie (Boitsfort).

CP

Certains CPAS témoins de fraude sociale?

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Les CPAS entravent le travail des enquêteurs lorsque ceux-ci arrivent avec des soupçons de fraude sociale. Dans le rapport qu’ils ont présenté au parlement, les procureurs généraux ont signalé ce problème qui concernerait plus de mille dossiers de fraude sociale par an.

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Selon le patron de l’inspection sociale, Jean-Claude Heirman, « un millier de dossiers de fraude sociale » par année seraient concernés. Dans les colonnes de l’Echo, il évoque un « grand problème » avec certains CPAS qui entravent la lutte contre la fraude sociale en refusant de divulguer des informations par respect du secret professionnel.

« Supposons que nous attrapons des gens qui travaillent au noir et que nous voulons voir s’ils reçoivent un soutien d’un CPAS. Eh bien, certains CPAS invoqueront toujours leur secret professionnel et les inspecteurs du travail reviendront bredouilles », explique Jean-Claude Heirman. Les procureurs généraux regrettent le fait que certains assistants sociaux se retranchent derrière le « secret professionnel » même s’ils sont interpellés dans le cadre d’une enquête pénale.

Ils demandent donc une modification de la loi afin que les CPAS déclarent spontanément des cas d’infraction au code pénal social qu’ils découvrent dans leur travail.

S.T. (l’Echo/Belga)

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