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Soudan du Sud : la pire crise alimentaire au monde

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Soudan du sud - famineDéchiré par une guerre civile depuis fin 2013, le Soudan du Sud traverse actuellement une grave crise alimentaire. Elle pourrait se transformer en famine si rien n’est fait pour mettre un terme au conflit qui ravage le pays. L’ONU appelle les pays donateurs à tenir leur engagements et à augmenter leur contribution.

Dans une déclaration unanime adoptée le 25 juillet dernier, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont fait part de leur vive inquiétude concernant la grave crise alimentaire que traverse actuellement le Soudan du Sud. « La pire au monde« , ont-ils précisé. Contrairement ce que l’on pourrait penser, cette crise n’est pas due aux conditions climatiques – cette année, les pluies devraient être dans la moyenne ou légèrement en-dessous –, mais à la guerre civile qui déchire le pays depuis fin 2013 et à ses répercussions, notamment sur les activités agricoles. Depuis le début de la guerre, des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 1,5 million de personnes ont été déplacées.

Reprendre les pourparlers de paix

Si le conflit continue et si l’aide internationale n’augmente pas, le Soudan du Sud risque de sombrer dans la famine, a affirmé, il y a peu, le Comité d’urgence britannique pour les catastrophes. L’ONU appelle donc le gouvernement du président Salva Kiir et la rébellion dirigée par son ancien vice-président Riek Machar à cesser les hostilités et à reprendre les pourparlers de paix. Ceux-ci sont effectivement suspendus depuis le 23 juin dernier, les deux parties se rejetant mutuellement la responsabilité du blocage. L’ONU demande également aux belligérants de protéger les civils, en particulier les femmes et les enfants, et de faciliter la livraison de l’aide humanitaire.

A ce sujet, le Conseil de sécurité exhorte les pays donateurs, qui se sont engagés en mai dernier à verser plus de 618 millions de dollars, lors d’une conférence à Oslo, à « tenir leurs engagements et à augmenter leur contribution ». Pour le moment, l’ONU ne dispose que de 40% des fonds nécessaires pour l’aide humanitaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Unicef « redoutent que le monde permette une répétition de ce qui s’était passé en Somalie et dans la Corne de l’Afrique il y a tout juste trois ans: des mises en garde précoces contre une grave famine et une malnutrition croissante avaient alors été largement ignorés, jusqu’à ce que le niveau de la famine soit officiellement annoncé« .

Pascal ANDRE

Liège : exposition « Les couleurs du patrimoine »

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(c) Eglises ouvertesIl y a un an, Eglises ouvertes organisait un concours de photographies du patrimoine religieux, à travers le pays. Durant l’été, une sélection des photos récompensées est présentée lors d’une exposition itinérante. Au mois d’août, les photographies primées se retrouvent dans la cathédrale Saint-Paul, à Liège.

Notre patrimoine religieux est haut en couleur. On pense tout d’abord aux vitraux étincelants à la lumière du jour, aux tableaux ornant les murs et les retables… Mais en allant plus loin, on se rend compte que les couleurs sont partout : dans la polychromie décorant les voûtes, les statues, dans les vêtements liturgiques lors des grandes messes, sur le pavement parfois méticuleusement dessiné. Ces couleurs racontent une histoire : celles des artisans qui ont construit et décoré ce patrimoine, mais aussi celle des croyants qui ont offert les vitraux, des habitants du village et des personnes qui en prennent soin.

En lançant un concours photos ouvert à tous sur ce thème lors de l’été 2013, la Fondation Eglises Ouvertes a cherché à valoriser le patrimoine religieux et à le redécouvrir à travers le regard de photographes amateurs et professionnels. Le jury, présidé par Guy Focant, photographe au département patrimoine de la Région Wallonne, était composé de Jan Lemmens, Tinne Mertens, Brigitte Gillieaux, photographes professionnels, Martine Van den Bergen, graphiste et Marguerite Bernard, historienne de l’art.

Plus de 500 photographies ont été jugées selon deux critères principaux : la pertinence du sujet et la qualité artistique de la photo. L’humour, la curiosité, l’instantané, l’inattendu ont également été appréciés. Le jury a récompensé les photos les plus originales, qui présentent une vision particulière du patrimoine religieux. Les résultats du concours sont publiés sur le site www.eglisesouvertes.be

Retrouvez cette exposition du 1er août au 21 août 2014, tous les jours de 8h à 17h, en la cathédrale Saint-Paul, place Cathédrale 18 à Liège.

A.T. (avec Eglises ouvertes)

Prière œcuménique ce soir à Bruxelles

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Veillée-priereIl ne sera pas dit que les chrétiens d’Occident demeurent murés dans leur tour d’ivoire face aux souffrances endurées par leurs frères d’Orient. Pour preuve de cette empathie, une célébration œcuménique est organisée ce lundi 28 juillet à 19h en la basilique du Sacré-Cœur de Bruxelles.

La prière commune est organisée par les chrétiens des Eglises orientales - orthodoxes et catholiques - de Bruxelles. Par leur présence conjointe, les croyants entendent soutenir dans la prière leurs frères de Syrie et d’Irak. En la basilique de Koekelberg, les Eglises syriaque, chaldéenne, maronite, melkite, assyrienne, arménienne et les Coptes unissent leurs voix face au martyre des chrétiens abandonnés en Orient.

Lieu de rassemblement : basilique nationale du Sacré-Cœur de Koekelberg

A. T.

Nuages noirs dans le ciel économique belge

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chomageAu vu des dernières nouvelles économiques, le prochain gouvernement aura du pain sur la planche. Selon les dernières projections du bureau du Plan, la dette belge atteindrait 105% du PIB et le taux de chômage avoisinera 11% jusqu’en 2019 !

Les nouvelles ne sont guère réjouissantes dans le domaine économique pour notre pays. Le chômage progresse et la dette de l’Etat s’alourdit. De quoi faire peser pas mal d’incertitudes quant à une reprise rapide de la croissance de notre économie. En matière d’emploi, le bureau fédéral du Plan estime qu’il faudra cinq ans pour le taux de chômage revienne à son niveau d’avant la crise. D’ici à 2019, ce taux de chômage devrait s’élever à 10,8%. Il restera deux fois plus élevé en Wallonie qu’en Flandre, mais Bruxelles sera la région la plus mal lotie.

Autre inquiétude grandissante : la dette publique qui a dépassé la barre des 400 milliards d’euros. Selon la banque nationale, l’endettement du pays atteint 105 % du produit intérieur brut (PIB), soit plus que toute la richesse produite en un an ! Cette augmentation de la dette est impressionnante, même si on sait qu’il y a moins d’argent qui entre dans les caisses de l’Etat en début d’année, et que cela biaise les calculs.

Ce qui est inquiétant, c’est le fait que la situation ne devrait pas s’améliorer rapidement. La Banque nationale pense même que ce sera le contraire puisque l’Union européenne veut imposer à la Belgique une nouvelle méthode de calcul. Elle demande de compter dans le calcul de la dette publique les engagements pris par les sociétés de logement social, ou par les maisons de repos, ou encore tous les projets d’école en partenariat public-privé. Des dépenses qui représentent jusqu’à 30 milliards d’euros et qui n’entraient pas jusqu’ici dans le périmètre de la dette.

La prise en compte de ces dépenses pourrait, dès lors, faire monter le taux d’endettement jusqu’à 110% du PIB. L’Europe fera connaître sa position en septembre. Mais, si la décision européenne est maintenue, c’est une mauvaise nouvelle pour le futur gouvernement. Mais c’est aussi une mauvaise nouvelle sur le plan social déjà très fragilisé après les milliers de licenciements annoncés depuis le début de l’année. Avec l’accroissement du chômage, c’est aussi le risque de voir grandir la pauvreté en Belgique, déjà très élevée. 

Croire que la reprise se fera par le biais de la consommation devient de plus en plus utopique. Dans son programme, le futur gouvernement devra tenir compte de cet élément et de cette situation, mais en gardant une priorité : éviter d’aggraver la situation sur le plan social.

J.J.D.

Vatican : François au self service de la cantine

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Meriam Ibrahim, Pope Francis, Daniel Wani, Martin, Maya

Les habitués du réfectoire industriel du Vatican ont eu la visite surprise du pape François vendredi 25 juillet. Sur l’heure de midi, le Souverain Pontife s’est invité à la cantine pour partager un déjeuner avec les employés.

C’est en compagnie d’un hôte particulier que les employés du Vatican ont déjeuné vendredi dernier en milieu de journée. Pendant une quarantaine de minutes, le pape François s’est invité à la table de cinq magasiniers de la pharmacie vaticane. Les conversations tournèrent autour de sujets économiques et sportifs, et particulièrement le football. François  a également confié aux employés qu’ils les  portaient dans ses prières.

Suivant l’exemple des plus habitués, la pape François s’était faufilé parmi le seflf service et opta pour du poisson, quelques frites et des légumes grillés. « Je n’ai pas eu le courage de lui présenter l’addition », a confié à L’Osservatore Romano, Claudia Di Giacomo, responsable de la caisse.

Le pape François a l’habitude de prendre ses repas à la guesthouse du Vatican où il réside. Adepte des visites inopinées,  il avait déjà décidé, en août dernier, de rencontrer les menuisiers et ouvriers de la centrale électrique du plus petit état du monde.

ST (avec La Croix/I.Media/L’Osservatore Romano)

Photo : L’Osservatore Romano

Fin du Ramadan : les félicitations de la communauté chrétienne de Belgique

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Aid al-fitrLe 28 juillet prochain, les musulmans du monde entier fêteront la fin du Ramadan. Comme chaque année, les catholiques et les protestants belges s’unissent pour leur transmettre un message chaleureux de solidarité, ainsi que leurs souhaits de bonheur. Un geste particulièrement apprécié en cette période de fortes turbulences au niveau international.

Plus que quelques jours et les musulmans pourront célébrer l’Aïd al-fitr, littéralement « fête de la rupture », qui marque la fin du Ramadan. Ils ignorent, par contre, si celle-ci aura lieu lundi ou mardi prochains. Les autorités religieuses observeront, en effet, le ciel la nuit du 27 juillet. Si le croissant de lune est observable, alors la fin du jeûne sera décrétée. Sinon, les musulmans devront patienter un jour de plus, soit jusqu’au 29 juillet.

Comme chaque année, les catholiques et les protestants de Belgique profitent de cette occasion pour exprimer leurs souhaits de bonheur aux communautés musulmanes et leur envoyer un message chaleureux de solidarité. Ecrite en plusieurs langues, dont l’arabe et le turc, cette lettre est signée par Mgr Guy Harpigny et Mgr Leon Lemmens, tous deux évêques référendaires pour le dialogue interreligieux, ainsi que par Steven Fuite, président du Synode de l’Eglise protestante unie de Belgique.

L’importance de bonnes relations

« Des rencontres amicales et ouvertes diminuent la distance qui sépare les individus et les communautés« , rappellent tout d’abord les trois responsables religieux. Ceux-ci sont conscients qu’en Belgique, les musulmans se heurtent à beaucoup de difficultés. « Vous éprouvez souvent de l’incompréhension, voire de l’intolérance envers la riche diversité de votre foi et de ses pratiques. D’où notre souhait que de bonnes relations entre personnes attirées par Dieu, le Clément, le Miséricordieux, contribuent à améliorer le climat social. »

Un appel à l’hospitalité

Les signataires profitent également de l’occasion pour saluer les musulmans et les chrétiens qui « joignent leurs efforts pour améliorer les conditions de vie des nécessiteux« , et exprimer leur solidarité envers les réfugiés et les migrants, « qui cherchent chez nous un abri sûr« . « Nous avons été profondément choqués lorsque des réfugiés ont disparu tragiquement en mer en cherchant une occasion de mener une vie plus décente« , ajoutent-ils. « Ces expériences sont instructives pour l’apprentissage de l’hospitalité. Elles représentent une opportunité permettant de tendre de plus en plus vers une société chaleureuse et tolérante. »

Pour eux, « nos dirigeants spirituels et politiques ont la responsabilité de développer une société qui aille dans ce sens« . « En tant que citoyens croyants, nous pouvons, et devons d’ailleurs, leur demander des comptes. À l’occasion de ces fêtes, nous espérons pouvoir unir nos forces aux vôtres et ne pas rester indifférents au moment où l’on fait appel à notre hospitalité. Cette lettre veut exprimer notre espoir de pouvoir vous considérer comme nos partenaires grâce à notre foi commune en Dieu, le Miséricordieux. »

P. A.

lettre de ramadan français frans 2014

 

Gaza : chrétiens et musulmans unis dans la douleur

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Gaza 2Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a lancé, le 23 juillet dernier, une commission internationale d’urgence pour enquêter sur « toutes les violations » qui auraient été commises dans le cadre de l’offensive israélienne, où plus de 670 Palestiniens ont été tués. Un drame que partagent chrétiens et musulmans.

Depuis le 8 juillet dernier, la bande de Gaza est la cible de l’opération militaire ‘Bordure protectrice » lancée par l’armée israélienne. Objectif: anéantir la force de frappe du Hamas. A ce jour, cette opération a déjà fait, côté palestinien, près de 700 mors, 4.000 blessés et plus de 10.000 déplacés. Un drame que partage chrétiens et musulmans. Selon Caritas Jérusalem, ils sont environ 1.300 à vivre sur ce territoire de 360 km². La majorité d’entre eux sont des chrétiens orthodoxes, même s’il y a aussi une toute petite communauté catholique, de moins de 300 personnes.

Noyés au sein de la population musulmane, ces chrétiens partagent les conditions de vie de leurs voisins: les coupures d’eau et d’électricité, les bombardements incessants, les problèmes d’approvisionnement, le sentiment d’insécurité, la peur, etc. « A Gaza, les musulmans et les chrétiens sont des frères« , témoigne l’un d’entre eux dans les colonnes de « La Croix ». « D’ailleurs, les relations entre les deux communautés sont très bonnes. » D’après Caritas Jérusalem, l’école catholique, située à côté de l’église de la Sainte-Famille, accueille actuellement 800 déplacés et une école grecque orthodoxe en accueille 1.000. Preuve que la solidarité entre les deux communautés est bien une réalité.

Des attaques « disproportionnées »

Comme les musulmans, les chrétiens vivant à Gaza estiment contre-productive la politique menée à leur encontre par l’Etat hébreu. Les frappes militaires disproportionnées de Tsahal contre des civils ne font que renforcer leur volonté de défendre leurs droits. Lors d’une session extraordinaire demandée par les pays arabes, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a d’ailleurs adopté une résolution déposée par la Palestine. Celle-ci condamne « les violations généralisées, systématiques et flagrantes des droits de l’Homme et des libertés fondamentales » découlant des opérations militaires israéliennes menées depuis le 13 juin, dans les Territoires Palestiniens occupés, « en particulier la dernière offensive militaire d’Israël dans la bande de Gaza (…) qui a impliqué des attaques sans discrimination et disproportionnées (…) , qui peuvent constituer des crimes internationaux« .

Une commission d’enquête

Le résolution demande « d’envoyer d’urgence une commission d’enquête indépendante, internationale » pour enquêter sur ces violations et invite les enquêteurs à dresser une liste des « violations et des crimes perpétrés » et « d’identifier ceux qui en sont responsables » en vue de les juger et de « mettre fin à l’impunité« .

Parmi les 47 Etats membres du Conseil, seuls les Etats-Unis se sont opposés à la résolution palestinienne. Les pays européens, dont la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, se sont abstenus, tout comme le Japon.

Pascal ANDRE (avec La Croix)

Holy beach pour bronzer autrement

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plageVoilà une initiative d’évangélisation originale en cette période estivale. Des jeunes catholiques se rendent sur les plages de Carnac pour évoquer Dieu. La parole se fait alors instrument de paix et de concorde.

Une trentaine de jeunes tentent une nouvelle fois l’aventure, en participant à cette session du 24 au 31 juillet, pour la seconde fois en Bretagne du sud, dans le Morbihan. Durant cette semaine, les jeunes se font missionnaires et se lancent à la rencontre des vacanciers, grâce à une formation à l’annonce de l’évangile.

Une expérience unique où « l’évangélisateur est le premier évangélisé », comme en témoigne Sophie, qui a participé à la session en 2010. Elle était alors âgée de 19 ans. « Quand une amie m’a parlé d’Holy Beach, elle a été très claire et m’a directement parlé d’une semaine d’évangélisation, et c’est bien ce qui m’a tout de suite donnée envie. Au cours de ce séjour, nous avons eu la chance de recevoir des enseignements concrets, ayant un réel rapport avec nos vies d’étudiants, ce qui n’est pas toujours le cas… Et puis, en allant à la rencontre des vacanciers sur les plages, j’ai eu vraiment l’impression d’être enfin en accord avec ce que je voulais vivre, de m’engager et de vivre ma foi concrètement. J’ai été surprise de l’accueil des gens, souvent très ouverts et je peux également dire que cette semaine a été une école d’humilité car quoi qu’il arrive, on sent vraiment que c’est le Seigneur qui bosse. »

Holy Beach est une initiative du diocèse de Nanterre. Cette année a lieu sa cinquième édition.

Envie d’en savoir plus ? Cliquez ici

A. T.

Messi et Zidane joueront pour le pape

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MessiUne brochette de footballeurs de renom a répondu à l’invitation du pape François. Les joueurs se produiront le 1er septembre prochain au Stadio Olimpico à Rome, à l’occasion du « Match interreligieux pour la Paix », au bénéfice d’œuvres caritatives.

Sacré meilleur joueur de la Coupe du monde 2014, l’argentin Lionel Messi sera présent aux côtés de Gianlugi Buffon, Andrea Pirlo, Samuel Eto’o, Yuto Nagatomo et d’anciennes gloires du ballon rond comme Zinedine Zidane, Roberto Baggio et Javier Zanetti. C’est d’ailleurs ce joueur, star de l’Inter Milan, qui avait suggéré au pape l’organisation d’un tel match.

Aide à l’enfance précarisée

Deux œuvres caritatives bénéficieront des revenus de la rencontre. Il s’agit de Scholas Occurentes, un organisme qui œuvre pour l’éducation, lui-même soutenu par le pape François, et la Fondation PUPI du joueur Zanetti, qui vient également en aide aux enfants des milieux défavorisés.

C’est sûr, le 1er septembre ne sonnera pas seulement la rentrée scolaire… Que le meilleur gagne !

A. T.

Message papal pour la Journée britannique pour la Vie

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Pape François 6Le pape François a envoyé un message à l’occasion de la Journée pour la Vie qui se déroulera en Irlande et au Royaume-Uni ce dimanche 27 juillet. Un appel adressé à tous les hommes de bonne volonté pour protéger la vie, particulièrement pour celle des plus vulnérables.

Dans ce message signé par le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Parolin, et envoyé à l’Église en Angleterre, Irlande, Ecosse et Pays de Galles, le Pape incite les catholiques à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face à ces « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » qui augmentent dans les sociétés contemporaines, faisant ainsi référence à son exhortation apostolique Evangelii Gaudium.

Le thème de cette journée annuelle est « protéger et chérir la vie de son commencement à sa fin naturelle ». Il invite en particulier les jeunes à s’impliquer en prenant soin de la vie, à toutes ses étapes et dans toutes les conditions. Le Day for Life est célébré chaque année par l’Eglise catholique en Ecosse, Angleterre, Pays de Galles et Irlande. C’est une journée dédiée à la sensibilisation sur le sens et la valeur de la vie humaine à toutes ses étapes et dans toutes les conditions.

Message du Pape François

« Alors que l’Église en Angleterre, Irlande, Ecosse et Pays de Galles célèbre la Journée pour la Vie, le Saint-Père exprime sa confiance que ce témoignage annuel de la sainteté de l’offrande de vie de Dieu va inspirer les fidèles, et les jeunes catholiques en particulier, à combattre la culture de mort, non seulement en travaillant pour assurer une protection légale adéquate pour le droit humain fondamental à la vie, mais aussi en cherchant à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face à ces dérangeantes « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » (cf Evangelii Gaudium 210) qui sont en en progression dans la société contemporaine. Pour toutes les personnes impliquées dans les célébrations de ce Day for Life, Sa Sainteté envoie sa bénédiction apostolique comme un engagement de sagesse, de joie et de paix dans le Christ.»

Avec Radio Vatican

Melbourne au cœur de la lutte contre le sida

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Melbourne aidsDes milliers de scientifiques, politiciens, thérapeutes et spécialistes du monde entier sont actuellement à Melbourne, en Australie, afin de participer à la Conférence internationale sur le Sida. Caritas internationalis y est également présente. D’après l’ONG, l’Eglise catholique fournirait 25% des soins dispensés aux personnes atteintes du virus.

12.000 représentants de 150 pays sont réunis à Melbourne, en Australie, jusqu’au 25 juillet prochain afin de faire le point sur la lutte contre le sida, mais aussi sensibiliser l’opinion publique. Car si de grandes avancées ont eu lieu ces dernières années, de nombreux progrès restent à faire. On estime effectivement aujourd’hui à plus ou moins 30 millions le nombre de personnes porteuses du VIH dans le monde. Près de 14 millions d’entre elles sont sous traitement, mais plus du double en aurait besoin.

Pour que personne ne soit oublié dans cette lutte contre la maladie, les organisateurs de la conférence ont décidé, cette année, de lancer la « Déclaration de Melbourne ». Un texte dénonçant les multiples discriminations ou législations répressives qui, à travers le monde, continuent de toucher les personnes vivant avec le VIH ou les plus vulnérables face au virus : les travailleurs du sexe, les drogués, les homosexuels… Criminaliser ces pratiques entrave la lutte contre le sida. Des études ont effectivement montré que les politiques répressives et la discrimination alimentent l’épidémie.

Des millions de vies sauvées

Si la mise au point d’un remède pour les personnes contaminées par le virus du sida prendra certainement encore beaucoup de temps, d’importants progrès ont toutefois été constatés ces dernières années. D’après une étude menée par l’Institut américain IHME de l’Université de Washington, près de 20 millions de vies ont pu être sauvées dans le monde grâce à la généralisation des antirétroviraux. Ce traitement, qui permet de combattre efficacement le virus, jusqu’à le rendre indétectable dans le sang, n’offre pas de guérison complète, mais permet de prolonger durablement la vie des personnes infectées. Chez les femmes enceintes, il permet aussi de prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant.

Toujours d’après cette étude, le nombre des morts du sida s’est élevé en 2013 à 1,3 millions, le nombre de nouvelles infections à 1,8 millions et le nombre de porteurs du VIH à 29,2 millions.

L’aide précieuse de l’Eglise

Même si la bataille est loin d’être achevée, les experts sont convaincus qu’il est possible de mettre fin à l’épidémie. Et dans ce combat, les scientifiques et les autorités publiques peuvent sans conteste compter sur le soutien de l’Eglise catholique. D’après Caritas Internationalis, qui participe également à cette conférence internationale, elle fournirait à elle seule 25% des soins dispensés dans le monde entier aux personnes atteintes du VIH, en particulier dans les pays en développement. A ce sujet, l’ONG déplore d’ailleurs la diminution des fonds alloués aux organisations confessionnelles qui travaillent dans ce domaine.

Pascal ANDRE

Lycéennes enlevées au Nigeria : cent jours sans nouvelles

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Nigeria lyceennesCela fait cent jours que le groupe islamiste Boko Haram détient 219  lycéennes nigérianes. Le 22 juillet dernier, le président Goodluck Jonathan a rencontré pour la première fois des proches des jeunes filles kidnappées.

« Bring back our girls, now and alive » (« Ramenez nos filles, maintenant et en vie »). Il y a deux mois, ce slogan a fait le tour du monde : du Nigeria aux États-Unis, de la Belgique à l’Australie. La mobilisation, née à Abuja, capitale du ­Nigeria, a démarré quinze jours après l’enlèvement par le groupe islamiste Boko Haram de 276 lycéennes, dont 57 ont réussi à s’enfuir et 219 restent détenues.

Des millions de messages ont été publiés sur Twitter. De nombreuses personnalités, telles que le pape François, Michelle Obama ou l’actrice Angelina Jolie, ont exprimé leur soutien. Plusieurs puissances occidentales ont offert une aide logistique et militaire au Nigeria pour participer aux recherches. Mais malgré toutes ces initiatives, on est toujours sans nouvelles de ces jeunes filles. Pour certains, la mobilisation internationale a même été contre-productive. Elle a effectivement donné encore davantage de valeur aux lycéennes enlevées par Boko Haram, qui espère obtenir en échange la libération de prisonniers islamistes.

Très critiqué pour son manque de réactivité suite à ce kidnapping de masse, le président nigérian Goodkuck Jonathan a attendu cent jours pour manifester sa solidarité avec les proches des jeunes filles. Il les a effectivement rencontrés pour la première fois, le 22 juillet dernier et leur a promis de « tout faire pour que les filles reviennent« .

15.000 déplacés

Cette rencontre très attendue avec le chef de l’Etat est intervenue au moment où l’insurrection islamiste gagne encore en intensité dans le Nord-Est. Au moins 15.000 personnes ont dû prendre la fuite suite à l’attaque menée la semaine dernière par Boko Haram dans la ville de Damboa. Selon Abdulkadir Ibrahim, responsable des services nationaux de secours d’urgence, sur le nombre total de déplacés, au moins 10.204 personnes se sont enfuies vers la ville de Biu, 2.000 vers celle de Goniri, et 3.000 dans la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri.

Pascal ANDRE

Des kots dans la mouvance jésuite

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kots cathosSi vous êtes à la recherche d’un kot, sachez qu’il reste encore des places disponibles Koté jardin et Koté parc !

A Bruxelles, pour des étudiants ou jeunes professionnels

Situé dans un écrin de verdure, dans un parc de 9 hectares, et desservi par plusieurs bus et trams, à proximité des métros Montgoméry et Stockel, le Koté Jardins propose 6 chambres, complétée par un espace communautaire, dans le Parc des Fraternités du Bon Pasteur. A l’initiative du Réseau Jeunesse et des Fraternités, et en collaboration avec la Maison d’accueil Prince Albert (MAPA), il offre un projet original pour 6 étudiants et jeunes professionnels.
Infos : Eric Vollen sj 0474. 45 24 46

Autre proposition avec le Koté Parc, qui dispose de 6 chambres dans le parc Parmentier. Dans ce projet, les cokoteurs prennent part  à l’animation des enfants et des jeunes qui vivent dans le home du Parc. Tous les talents sont bienvenus, qu’il s’agisse d’un coup de main à l’école de devoirs ou d’une animation artistique ou sportive.
Infos : Olivier Parmentier (02. 770 22 95) ou Eric Vollen sj (0474 45 24 46)

A Liège, en collaboration avec les Dominicains

Jésuites et Dominicains liégeois proposent 8 kots au cœur de la principauté. La vie communautaire connaît son temps fort tous les mercredi soir : une fois sur deux « en interne » avec la présence d’un jésuite (partage, témoignage, relecture), la semaine suivante « en externe » avec Logos (eucharistie, souper, pub du ’42′). Deux conditions sont requises : être déjà étudiant (au minimum en deuxième année de l’enseignement supérieur) et avoir l’envie d’intégrer le projet dans toutes ses dimensions.
Infos : thierry.dobbelstein@gmail.com ou d.croonenberghs@dominicains.be

A Namur, le CRU

Le Centre Religieux Universitaire met à la disposition des étudiants, dès la première année, 3 kots à projet chrétien : le kot CRU, l’Amandier et le Capharnaüm.
Infos : 081. 72 46 98 – cru@unamur.be

Une liste non exhaustive !

Il existe d’autres initiatives catholiques, parmi lesquelles les kots de la paroisse St-François à Louvain-la-Neuve http://paroissesaintfrancois.be/les-kots-de-la-paroisse – la Maison Saint-Damien, dans le sillage de la communauté de Tibériade www.tiberiade.be, le kot Sophia à Bruxelles http://www.institutsophia.org/accueil et le kot Siloé à Tournai (sœur Françoise 069. 36 25 07)…

A. T.

N.D. de Laeken: Eucharistie à la mémoire du roi Baudouin

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Roi_BaudouinComme chaque année, depuis 21 ans, le dernier jour de juillet marque l’anniversaire du roi Baudouin. A cette occasion, une eucharistie à sa mémoire sera célébrée en l’église Notre-Dame de Laeken et la crypte royale sera ouverte au public.

Au cœur de l’été 1993, le 31 juillet, le roi Baudouin décédait dans sa villa de Motril en Espagne. Le pays est sous le choc et des milliers de compatriotes rendront un dernier hommage a roi défunt, faisant la file durant d’interminables heures pour saluer la dépouille royale.

A l’occasion du vingt-et-unième anniversaire du décès du Roi Bau­douin, une eucharistie sera célébrée à sa mémoire en l’église Notre-Dame de Laeken, le 31 juillet prochain à 11 heures.

Cette eucharistie sera présidée par Mgr Herman Cosijns, secrétaire de la Conférence épiscopale, et animée par la chorale de jeunes ‘In vehementi spiritu’ sous la direction du Rév. Van Steen, en collaboration avec l’orchestre baroque ‘Praeludium Vitae Aeternae’, sous la direction de Luc De Sterck , de Zele.

La paroisse de Notre-Dame de Laeken et son curé, Philippe Degand, invite tous les citoyens à participer à cet hom­mage. A noter que la crypte royale sera ouverte au public de 10 heures à 17 heures.

Info: 02/478.20.95

 

Irak : Le calvaire des chrétiens continue

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Mossoul 3Alors que les voix s’élèvent un peu partout dans le monde pour condamner les persécutions menées par les djihadistes de l’Etat islamique contre les minorités religieuses en Irak, les exactions se poursuivent sur le terrain.

Les nouvelles nous parviennent difficilement de Mossoul, où les djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) imposent leur vision de l’islam par la peur et la violence. Ces derniers ne se sont pas contentés de pousser à l’exil et de rançonner pratiquement tous les chrétiens de la ville, ils s’en prennent également aujourd’hui à leurs églises, évêchés et monastères. Le 20 juillet dernier, notamment, ils ont fait irruption dans l’un des lieux les plus anciens et révérés du christianisme en Irak, le monastère de Mar Behnam, près de Qaraqosh, obligeant les moines qui y résidaient à quitter les lieux. Le monastère de Mar Gorguis, à la périphérie de Mossoul, a également été saccagé par les hommes de l’EIIL, qui occupent par ailleurs les évêchés syrien-orthodoxe et chaldéen de la ville. « Nous craignons beaucoup pour le patrimoine artistique de Mossoul« , a déclaré Mgr Georges Casmoussa, ancien archevêque syrien-catholique de la ville.

Une « purification religieuse »

Faraj-Benoît Camurat, président de « Fraternité en Irak », une association particulièrement active dans la plaine de Ninive, n’hésite pas, quant à lui, à parler de « purification religieuse« . « La présence des minorités, en particulier des chrétiens, gêne l’EIIL dans la poursuite de son objectif« , explique-t-il. Celui-ci étant d’instaurer une théocratie où tout le monde pratique le même islam, réputé pur et intégral.

« Face à ces monstres, la présence chrétienne est en danger« , témoigne le père Gabril, qui a quitté Mossoul il y a un mois. « Nous réclamons une force militaire internationale pour protéger les chrétiens d’Irak. Sinon, nous allons continuer de souffrir et probablement disparaître. » Le 22 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a dénoncé « un crime contre l’humanité pour lequel les responsables devront rendre des comptes« , mais n’a pris aucune mesure concrète pour porte secours aux minorités religieuses du pays.

Une terrible hémorragie

A ce jour, il est difficile de savoir combien de chrétiens sont encore en Irak, mais l’on dispose tout de même de quelques chiffres, diffusés par les communautés religieuses elles-mêmes. D’après elles, ils étaient encore un million au moment de la première guerre du Golfe en 1991, et 800.000 lors de l’invasion américaine de 2003. Depuis onze ans, un millier de chrétiens ont été tués et environ 400.000 ont quitté le pays. Il resterait donc aujourd’hui 400.000 chrétiens en Irak, dont l’importante communauté de Bagdad (entre 100 et 150 000 personnes).

Pascal ANDRE (avec La Croix)

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