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Réflexion sur les camps

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Réfugiés LibyeDe transitoires, certains campements sont devenus des lieux de vie définitifs. Macadam et bitume ont balisé ces espaces censés être éphémères. L’anthropologue français Michel Agier a dirigé des recherches sur ce nouveau « mode de gestion des populations ». Le livre « Un monde de camp » en dresse un état des lieux.

« Depuis la fin de la guerre froide, il y a une multiplication de la forme du camp. Il existe dans le monde 450 à 500 camps de réfugiés gérés par l’UNHCR et l’UNRWA, qui s’occupe des réfugiés palestiniens. Il y a au moins 1 500 à 2 000 camps de déplacés (à l’intérieur d’un même pays). Il faut y ajouter tous les camps non officiels (…) les camps se sont installés dans les sociétés et continuent d’exister. »

« Le cas le plus classique est le camp palestinien. Les camps palestiniens ont aujourd’hui 60 ans d’existence ! Ils se sont urbanisés. Ils ne ressemblent plus du tout à des camps. La moitié de Gaza, par exemple, est faite de camps de réfugiés qu’on ne distingue plus du reste de la ville. Mais c’est trompeur : ceux qui y habitent n’ont pas de droit de propriété. Ils n’ont pas le même statut de citoyenneté que les autres. Les réfugiés ne peuvent pas non plus transformer la terre. Tout ce que vous trouvez dans les camps, les habitations en dur, etc., n’a pas d’existence légale. Ce qui se passe aujourd’hui dans les camps palestiniens est très intéressant. Pour l’Autorité palestinienne, il ne faut surtout pas trop viabiliser les camps, parce que cela voudrait dire qu’on les normalise et donc qu’on accepte le fait qu’il n’y ait pas de retour possible des réfugiés. Mais les mentalités changent. Depuis dix, quinze ans, une nouvelle génération de réfugiés revendiquent leur droit de vivre bien là où ils vivent. Dans le camp de Dheisheh à Bethléem, par exemple, des architectes ont prévu de construire une place publique semblable à celle du village d’origine de la communauté. On retrouve ce phénomène un peu partout : j’ai ainsi rencontré un réfugié libérien en Guinée, un monsieur assez âgé, qui avait accroché un petit panneau sur sa case : « Chez moi, c’est là où je vis. » »

Camps de déplacés versus centres de rétention

« Il y a une continuité. Ce sont plus ou moins les mêmes personnes qui passent dans ces différents camps. Par exemple, le Libérien qui fuit la guerre civile se retrouve d’abord dans un camp de déplacés, puis de réfugiés en Sierra Leone. Lorsqu’il s’en va et veut rejoindre l’Europe, il peut transiter dans un camp de rétention. Tout son parcours est « pris en charge » par les organisations internationales, les ONG puis les États. C’est d’ailleurs intéressant de remarquer que la même personne peut d’abord attirer de la compassion dans un camp de réfugiés, puis être criminalisée dans un centre de rétention, juste parce qu’elle a traversé une frontière. On passe de la compassion extrême à la peur. Deux émotions qui participent de la mise à l’écart de ces indésirables. (…) Parmi les indésirables, il y a ceux qui peuvent mourir et ceux qui peuvent encore servir à quelque chose. C’est pour cela que nous avons aussi évoqué dans notre livre les camps de travailleurs, une forme de camp qui se multiplie aujourd’hui en Chine, en Afrique du Sud, au Brésil, dans les pays du Golfe. Ce sont des gens qui « ne valent rien » socialement mais qui sont utilisés économiquement. »

A. T.

Extraits choisis d’une interview dans l’hebdomadaire « La Vie »

Les droits de l’enfant ont 25 ans

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Signée le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant fête aujourd’hui ses 25 années d’existence.

Sur les 197 pays reconnus par les Nations Unies, 194 ont signé et ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). La Somalie et les Etats-Unis l’ont signée mais tardent à la ratifier tandis que le Soudan du Sud ne l’a ni signée ni ratifiée.

Longue de 54 articles et de deux Protocoles facultatifs, la CIDE énonce les droits fondamentaux des enfants. Y sont abordés les thèmes de la famille, de la non-violence, de la subsistance alimentaire, de maltraitance et de l’exploitation, de la survie, du droit à l’instruction, à la liberté religieuse, etc. La CIDE s’articule autour de 4 principes fondamentaux : la protection, la survie, l’éducation et la participation de tous les enfants. « Tous les droits reconnus dans la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant. La Convention protège les droits des enfants en fixant des normes en matière de soins de santé, d’éducation et de services juridiques, civils et sociaux », rappelle Unicef.

Des droits bafoués, même en Belgique

Bien qu’elle soit la Convention la plus ratifiée dans le monde, preuve de sa légitimité, elle n’est toutefois pas respectée partout. Certes, il y a eu des avancées, mais les atteintes aux droits de l’enfant sont encore nombreuses à travers le globe.  Interrogée dans le Forum de Midi sur La Première, Maud Dominicy, chargée des Droits de l’Enfant pour Unicef Belgique, tire la sonnette d’alarme. « Il y a urgence (…) de faire de ces droits une véritable réalité en Belgique et dans le monde. »

En ce qui concerne l’application de cette Convention, « la Belgique n’est pas absente de tout reproche », a dénoncé Bernard De Vos, Délégué général aux droits de l’enfant, sur les ondes de la RTBF. Il pointe du doigt la situation de pauvreté d’un grand nombre de nos enfants et la situation des enfants migrants. Les enfants porteurs de handicap sont également les plus vulnérables chez nous ainsi que les enfants confrontés à la justice. L’échec scolaire, la violence, l’accès aux soins de santé sont des problèmes récurrents rencontrés chez ces jeunes fragilisés.

« Certaines sociétés peuvent régresser en matière de respect des droits de l’enfant. On l’observe en Europe avec la crise économique et la précarisation des familles. Ainsi, la Belgique a perdu six ans de progrès en ce qui concerne les enfants vivant avec un risque de pauvreté! C’est une dégradation très importante »,  déplore dans les colonnes du Soir Benoît Melebeck, porte-parole d’Unicef Belgique.

Une école en phase avec son siècle

En matière de droits de l’enfant, l’école a un grand rôle à jouer. Cette institution qui apprend la vie n’impose pourtant pas l’enseignement des droits de l’enfant dans son programme scolaire. Bernard De Vos explique que l’école est elle-même un haut lieu de discrimination. Elle est d’ailleurs l’objet de nombreuses plaintes déposées par les parents et les enfants.

« Il y a un problème de tout le secteur scolaire et ce sont les enfants de milieux vulnérables qui en souffrent le plus »,  affirme Dominique Visée, présidente d’ATD Quart Monde Belgique. « On se moque toujours du même enfant, qui est mal habillé, qui ne sait pas répondre », etc. Maud Dominicy (Unicef) va dans le même sens et regrette que « l’éducation ne joue pas son rôle d’ascenseur social. (…) Il faut changer fondamentalement le système pour qu’il soit équitable pour tous les enfants. » Une affirmation qu’a également défendu Bruno De Vos sur les ondes de La Première : « indépendamment de la qualité, du bon vouloir des enseignants, des directions d’école, le système est un système d’un siècle qui s’est éteint et il faudrait vraiment rentrer dans une école du nouveau siècle dans laquelle la participation est la bienvenue, une école contemporaine. »

Ce sont surtout les Etats et les décisions politiques qui influencent la volonté de faire respecter les droits des enfants. Or dans la législation, il y les droits, certes, mais surtout des devoirs. « Or, on sait que les enfants respectés ont tendance naturellement à respecter leurs devoirs. Ce sont les jeunes dont les droits sont bafoués, qui sont sans cesse rabaissés, qui ne respectent pas leur société, », martèle Bruno De Vos dans Le Soir. « Les droits de l’enfant constituent un moteur de changement d’une société : respectons nos enfants, donnons leur le bagage nécessaire à leur épanouissement et nous nous garantissons des adultes respectueux de la société. »

S.T. (RTBF/Unicef/Le Soir)

Photo: pratique.fr

Audition de Theo Francken à la chambre : quelle politique migratoire ?

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demandeurs-asileCe jeudi 19 novembre, le secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration Theo Francken (N-VA) a passé son audition devant la commission ad hoc de la Chambre. Dans la ligne de la législature précédente, et de l’accord du gouvernement actuel, les mesures envisagées par le nouveau secrétaire d’Etat n’apporteront pas de changements majeurs en termes de politique migratoire dans notre pays.

Lors de son « grand oral » en Commission de la Chambre, le secrétaire d’Etat controversé Theo Francken a livré les grands principes de la politique qu’il compte mener durant les 5 années à venir : lutte contre les demandes d’asile multiples, refonte de la loi de 1980 sur les étrangers, devenue trop compliquée au fil des modifications, droit de rôle réclamé aux demandeurs de permis de séjour, fin des régularisations collectives ou encore une politique de retour selon le principe « volontaire si possible, forcé si nécessaire ». « Les décisions prises seront exécutées, en ce compris les décisions négatives« , a-t-il assuré. Monsieur Francken entend également éloigner les délinquants en situation illégale, avant même leur libération si c’est possible.

Plus inattendu, un passage réservé à la lutte contre le djihadisme: possibilité d’une interdiction d’entrée de participants à un conflit armé, interdiction de territoire pour les non-Belges et examen systématique de la possibilité de retirer le statut de réfugié ou de protection temporaire.

Réactions

En réaction à ces déclarations, l’opposition francophone a dénoncé une politique qui faisait de l’immigré et du demandeur d’asile un fraudeur et une menace pour la société.

« Au fond, il y a un type d’asile qui vous intéresse, c’est l’asile fiscal« , a notamment lancé Emir Kir (PS). Zakia Khattabi (Ecolo) a pointé du doigt un glissement « de la politique d’asile vers la politique de sécurité« , tandis que Vanessa Matz (cdH) a déploré une déclaration qui avait « le goût de l’humanisme et la couleur de l’équilibre » mais qui n’était ni humaniste, ni équilibrée.

L’opposition a épinglé plusieurs mesures annoncées, dont l’éloignement systématique de délinquants illégaux, perçu comme une double peine contraire à la Convention européenne des droits de l’homme. Quant à la fin des régularisations collectives, celles-ci n’ont en fait jamais existé, ont fait remarquer plusieurs députés. Enfin, le passage sur la lutte contre le djihadisme a été perçu comme une posture politique, les jeunes gens partis combattre en Syrie étant nés en Belgique.

Dans la majorité, Denis Ducarme (MR) a vu dans la note présentée une politique migratoire à la fois humaine et responsable, dans la continuité de l’action de Maggie De Block (Open Vld), secrétaire d’Etat en charge de l’asile dans le gouvernement Di Rupo.

Continuité

Au vu des différents principes et mesures évoqués, le maître-mot de la prochaine politique migratoire dans notre pays semble être en effet : continuité. L’ancienne secrétaire d’Etat Magie De Block, très populaire au Sud comme au Nord de la Belgique, avait déjà adopté, en la matière, le double principe de la rigueur et de l’humanité. S’il faut attendre en quel sens la loi de 1980 pourrait être modifiée, et si une réelle vigilance doit être de mise à cet égard, on ne voit guère, pour le moment, de changements fondamentaux se profiler par rapport à la politique migratoire de ces dernières années.

Un point important doit toutefois être souligné à ce propos. Si personne, ou presque, ne conteste la nécessité d’une gestion responsable de la migration dans notre pays, et partout en Europe, le danger existe réellement de fonder certaines politiques en la matière sur un sentiment irrationnel d’insécurité, voire d’envahissement, largement répandu, mais qui ne se fonde pas toujours sur des données objectives On peut rappeler ici cette étude montrant que, pour l’opinion, le nombre de personnes immigrées ou issues de l’immigration vivant dans notre pays s’élèverait à 29%, alors qu’il ne s’élève en réalité qu’à 10 %…

Bref, les questions liées à l’immigration ne pourront être résolues par des mesures « populistes », mais en tenant compte de tous les aspects d’une problématique complexe. En se souvenant que l’intégration indispensable de la personne immigrée passe aussi nécessairement par l’accueil de ce qu’il est, dans sa différence et sa richesse humaine et spirituelle  propre – et non seulement de son éventuel apport économique.

Christophe Herinckx (avec BELGA)

 

Le pape et Barenboim : un entretien sans fausse note

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Daniel BerenbeimA l’issue de sa rencontre avec le pape François le 17 novembre au Vatican, le chef d’orchestre Daniel Barenboim n’a pas tari d’éloges sur son hôte. Une demi-heure d’entretiens à bâtons rompus pour évoquer la situation en Terre sainte.

Le quotidien argentin « La Nacion » rapporte les propos enthousiastes des deux compatriotes. « Le pape François est quelqu’un d’unique dans l’histoire parce qu’il est un pape intéressé et préoccupé par les problèmes en tout genre et pas directement liés à l’activité papale, et cela, c’est extraordinaire. »

« J’ai été très heureux que le pape François m’ait reçu et qu’il m’ait écouté. Il sait que je suis à son service pour quelque initiative qu’il veuille prendre face au conflit israélo-palestinien. Ce fut une rencontre très cordiale (…). Nous avons parlé surtout du conflit israélo-palestinien », a commenté le musicien, qui a également la nationalité palestinienne. Pour lui, le conflit est avant tout « humain plus que politique ». D’où sa complexité.

A propos du voyage du pape en Terre Sainte, en mai dernier, le maestro a confié: « J’ai beaucoup admiré ce que le pape a déclaré; il a été très courageux » d’inviter les deux présidents ensemble au Vatican, en juin, et ses paroles ont touché les deux camps en conflit.

La musique médiatrice

Pour ce qui est du rôle de la musique dans le rapprochement des deux cultures israélienne et palestinienne, et du West Eastern Divan Orchestra, qu’il a formé en réunissant justement des musiciens israéliens et palestiniens, il précise encore : « ce que la musique peut faire dans ce conflit, c’est de créer un espace pour nous rapprocher et nous connaître mutuellement  ».

Lors de son entrevue avec le pape, le musicien était accompagné de l’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe González, et de l’ambassadeur argentin en Espagne, Carlos Bettini.

A. T. (avec zenit)

Une conférence sur la place des femmes dans l’Eglise

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Anne SoupaLes « Grandes Conférences du Lundi au Pays de Herve » accueillent le 24 novembre Anne Soupa. Bibliste spécialisée dans la vulgarisation de l’Ecriture Sainte, ancienne rédactrice en chef de la revue « Fêtes et Saisons », elle s’est surtout fait connaître en créant, avec Christine Pedotti – déjà reçue à Battice il y a quatre ans – le « Comité de la Jupe », soucieux de défendre et de promouvoir la place des femmes au sein de l’Eglise. Très dynamique, Anne Soupa a aussi fondé la « Conférence catholiques des baptisés francophones ».

Elle propose comme thème de sa conférence le titre inattendu et quelque peu provocateur : « Les douze femmes de Jésus dans les Evangiles ». Un sujet – très « tendance » aux yeux de certains – qui ne manquera pas d’intéresser celles et ceux qui souhaitent davantage de place pour les femmes dans la vie de l’Eglise, pas seulement comme « assistantes », mais aussi et surtout comme « partenaires » à l’égal des « hommes d’Eglise », les unes et les autres étant reconnus dans leur richesse et leur diversité.

Une soirée à recommander à l’heure où notre pape François souhaite plus que jamais pour l’Eglise, des changements et des « adaptations » à l’évolution des mœurs et de la culture, tout en gardant bien-sûr l’essentiel de la foi en Christ mort et ressuscité. Et à ce propos – ne l’oublions pas ! -  les premiers témoins de la résurrection de Jésus, ne sont-ce pas des femmes ?

Entrée : 5 euros – Jeunes : gratuit – Pas de réservation

En partenariat avec Medias Catholiques et le CHAC

CP

Moyen Orient et persécutions religieuses : conférence à l’ULG

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Matz

Une conférence intitulée « Moyen Orient et persécutions religieuses » se tiendra ce lundi 24 novembre 2014 dans la salle des professeurs de l’Ulg, place du 20 août. La soirée sera animée par la Députée fédérale Vanessa Matz (cdH) présente lors de la prière oecuménique à la Collégiale Sainte-Croix du 29 octobre dernier.

La cause des chrétiens d’Orient et des autres minorités nous concerne tous, au titre de la fraternité et au nom de la liberté. Le renoncement ou l’impuissance seraient intolérables devant cette tragédie quotidienne qui met en péril l’existence de communautés chrétiennes dans le monde musulman. Leur existence même est un enjeu de civilisation commun pour l’Europe et pour l’Islam.

La conférence est organisée par les étudiants catholiques de Liège qui ont invité Pierre Piccinin Da Prata, historien, politologue et reporter de guerre à venir témoigner lundi soir.

La participation aux frais est de 10€, ou 2€ pour les étudiants, à régler sur place. Inscription nécessaire par téléphone au 04/344.10.89 ou par email via info@ethiquesociale.org.

La rencontre se tient a la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du 20 août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée: parcours fléché).

Rendez-vous à 18h pour un apéritif. Exposé suivi du lunch-débat de 18h15 à 20h30.

Attentat à Jérusalem : Mgr Fouad Twal présente ses condoléances

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JerusalemLe patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a présenté ses condoléances aux familles des victimes de l’attaque meurtrière perpétrée mardi dans une synagogue de la ville, alors que des fidèles étaient en prière. De son côté, le pape François a lancé un nouvel appel pour la paix à Jérusalem et en Terre Sainte.

Dans une interview à l’agence vaticane Fides, Mgr Fouad Twal a également déploré toutes les autres violences qui ensanglantent en ce moment la Terre Sainte. Il a affirmé que les mesures de sécurité exceptionnelles déployées en ce moment dans la Ville Sainte ne peuvent pas, par elles-mêmes, résoudre les problèmes. Il faut, selon lui, aller à la racine, extirper les causes du désespoir qui génère la violence, et interrompre la spirale infinie des vengeances.

« Des prières seront dites dans les églises, les couvents et les monastères de Terre Sainte pour que le Seigneur aide les dirigeants politiques à accomplir les pas nécessaires pour ramener la paix et la sécurité », a indiqué le patriarche.

Rappelons que l’attaque de la synagogue, mardi, est la plus meurtrière depuis plusieurs années dans la Ville sainte déjà en proie à des heurts quotidiens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a aussitôt averti qu’il répondrait avec « une main de fer » à cet attentat, qui renforce les craintes que le conflit israélo-palestinien ne prenne une dangereuse dimension confessionnelle.

Appel du pape François

« Je suis avec préoccupation l’alarmante augmentation de la tension à Jérusalem et dans d’autres endroits de Terre Sainte, avec des épisodes inacceptables de violences qui n’épargnent pas même les lieux de culte », a indiqué le pape dans un message, ajoutant: « J’adresse une prière particulière pour toutes les victimes de cette situation dramatique et pour tous ceux qui en subissent les conséquences ».

Faisant référence à l’attentat contre une synagogue de Jérusalem qui a tué cinq Israéliens, le souverain pontife a déclaré: « Du plus profond du cœur, j’adresse aux parties impliquées un appel afin que l’on mette fin à la spirale de haine et de violence et pour qu’ils prennent des décisions courageuses pour la réconciliation et la paix. Construire la paix est une tâche difficile, mais vivre sans paix est un tourment. »

Avec Radio Vatican

Pourquoi des jeunes deviennent-ils jihadistes ?

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Depuis la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de 18 soldats syriens par de jeunes jihadistes , le 16 novembre dernier, l’identification présumée de deux jeunes Français, parmi d’autres Européens, constitue un véritable traumatisme pour nos sociétés. Comment des jeunes en apparence « ordinaires » en arrivent-ils à devenir des bourreaux sanguinaires? Et surtout: pourquoi?

En réaction au sentiment d’horreur que provoque en nous ces actes d’une violence incompréhensible, nous pourrions être tentés d’y apporter une réponse seulement répressive et sécuritaire, chez nous et dans les pays directement concernés par cette forme de terrorisme extrême. Nous pourrions également nous contenter de dire: « ce sont des fanatiques », sans chercher à comprendre ce qui peut amener des personnes, en particulier des jeunes, à sombrer dans la spirale du jihadisme.

D’après un rapport émis par le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI), les candidats français au jihad ne se recrutent pas principalement parmi des jeunes socialement fragilisés, ou issus de l’immigration, ni même dans des milieux musulmans, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

A partir d’un travail effectué sur des données concernant 160 familles, le CPDSI indique que le discours de l’islam radical parvient  »à faire autorité sur des jeunes de familles très diverses« . Sur les familles ayant appelé pour faire échec à l’endoctrinement d’un enfant, 80% se déclarent athées et seules 10% comportent un grand-parent immigré. Les classes moyennes sont majoritaires (67%), et les milieux populaires (16%) ne sont pas plus représentés que les catégories socioprofessionnelles supérieures (17%).

La tranche d’âge la plus touchée est celle des 15-21 ans (63%), et seules 5% des personnes ont commis des actes de petite délinquance. En revanche, 40% d’entre elles ont connu des épisodes de dépression, ce qui amène les auteurs à « faire l’hypothèse que l’endoctrinement fonctionne plus facilement sur des jeunes ‘hyper sensibles’, qui se posent des questions sur le sens de leur vie« . Dans cette configuration, le passage par la mosquée ne serait « pas systématique ».

Pour le psychiatre belge Samuel Leistedt, le phénomène de radicalisation de nombreux jeunes s’apparente au processus d’embrigadement mis en oeuvre par les sectes. Les « recruteurs » s’attachent à modifier la façon dont la personne perçoit le monde qui l’entoure, sans qu’il se rende compte de ce qui se passe, et de façon à ne laisser aucune place pour une remise en question. Il s’agit de convaincre le jeune que l’idéologie proposée est la meilleure qui soit, et de le pousser ensuite à commettre certains actes pour démontrer son allégeance à cette idéologie.

Une quête de sens et d’identité

Ces quelques éléments d’analyse sociologique et psychologies relatifs au processus de radicalisation sont éclairants. Ils tendent à montrer qu’une réflexion doit être menée au-delà de la répression, mais également d’une prévention qui se contenterait d’apporter des solutions immédiates à un problème de fond. Ce problème est celui de l’identité et du sens qu’un adolescent ou un jeune adulte veut donner à son existence. Au cours du 20ème siècle, notre société, notre civilisation occidentale a développé des valeurs qui constituent autant de réels progrès pour l’humanité: liberté de conscience, démocratie et neutralité philosophique de l’Etat, dialogue interculturel et interreligieux, etc.

Ces différentes avancées ont eu pour effet, positif, qu’aucune philosophie ou religion ne peut plus s’imposer à l’ensemble de la société. Mais elles ont également eu pour conséquence de laisser un vide en terme de sens et d’identité. En d’autres termes, si notre société a créé les conditions pour que chacun puisse adhérer librement à l’une ou l’autre conviction philosophique, elle n’est plus elle-même pourvoyeuse de sens, de « contenu » philosophique ou religieux, permettant à l’individu de se réaliser humainement.

S’il ne s’agit certainement pas de revenir à une situation « pré-démocratique », et si chaque groupe philosophique ou religieux devra répondre à cette question à sa façon, cette situation interpelle les chrétiens d’une façon particulière. Du point de vue des règles démocratiques, les chrétiens, pas plus que les autres, ne peuvent imposer leur convictions aux autres. Par contre, en vertu de ce même jeu démocratique, ils ont la pleine liberté de proposer leur vision du sens à l’ensemble de la société. Ce compris leur compréhension spirituelle de l’homme, impliquant que celui-ci peut se réaliser pleinement en accueillant l’Amour de Dieu dans son existence. Et l’Amour que Dieu porte à chacun de ses concitoyens, quelles que soient ses origines, sa situation, son appartenance philosophique ou religieuse.

Christophe Herinckx (Fondation Saint-Paul) (avec AFP et RTL-TVI)

Sant’Egidio : nouvel appel en faveur des chrétiens d’Orient

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Refugies SyrieCe mardi, à Rome, la communauté catholique Sant’Egidio a lancé un nouvel appel en faveur des chrétiens du Moyen-Orient, persécutés et contraints à l’exil.

Le fondateur de la communauté Andrea Riccardi s’est adressé solennellement à l’Europe et à l’Occident. « Les minorités religieuses risquent de disparaître d’un monde qu’elles ont contribué à construire et avec elles disparaîtra le pluralisme des société arabes », a-t-il indiqué.

Sant’Egidio veut insister sur la fragilité de l’équilibre géopolitique au Moyen Orient. Si les chrétiens en sont les premières victimes, la crise qui fait tache d’huile risque de déstabiliser toutes les sociétés musulmanes et à terme les sociétés occidentales.

La fuite des Syriens (photo) et des Irakiens a un impact considérable sur les pays voisins. Ainsi la Jordanie, un pays sans ressources, où l’eau est une denrée rare, est confrontée à un afflux massif de réfugiés. Le Haut commissariat des Nations Unies a installé deux camps dans le nord, dans une zone désertique. Ils sont surpeuplés et malgré la surveillance de l’armée, de nombreux réfugiés s’en échappent et tentent de s’installer dans les villes où les structures sociales sont débordées. Caritas Jordanie leur vient en aide.

Radio Vatican

Ecoutez sur le site News.va, Mgr Maroun Laham, vicaire patriarcal du Patriarche latin à Amman

Audience générale : « La sainteté se vit par notre témoignage chrétien au quotidien »

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Audience pape 2 avril 2014Durant l’audience générale tenue place Saint-Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à la vocation universelle à la sainteté: Comment y parvenir, s’est-il demandé. En quoi consiste cette vocation?

Etre saint ne consiste pas à « fermer les yeux et prendre une tête comme sur les images pieuses ». Pour être saints, « il ne faut pas obligatoirement être évêques, prêtres ou religieux », « la sainteté n’est pas seulement réservée à ceux qui ont la possibilité de se détacher des tâches quotidiennes pour se consacrer seulement à la prière ». Mais « c’est plutôt en offrant notre propre témoignage chrétien que nous sommes appelés à devenir des saints », et « être saints ne peut se faire sans la joie ». Voilà en résumé ce que le pape François a souligné dans la catéchèse de l’audience générale de ce mercredi Place Sainte Pierre en présence de quelque 15.000 personnes.

« Et si l’on est parent ou grands-parents, être saints en enseignant la foi et la vie aux enfants et petits-enfants. Il faut tellement de patience pour cette tâche, pour être de bons parents, pour être de bons grands-parents, et c’est dans cette patience que naît la sainteté. » Le pape a recommandé encore la patience si « le soir ton fils ou ta fille te demande de discuter de ses problèmes, et que tu te sens fatigué, que tu n’as pas envie de l’écouter, au contraire, assieds-toi, prends le temps de l’écouter, et en l’écoutant tu auras fait un pas vers la sainteté. » Au nombre des petits pas vers la sainteté, François a également pris l’exemple d’une femme qui « va au marché faire les courses, rencontre ses amies, et puis voilà qu’on en arrive aux commérages. Si cette femme refuse alors de céder à la tentation de mal parler des autres, voilà encore un pas vers la sainteté. »

Un don de Dieu

« La sainteté n’est pas une chose qu’on se procure soi-même; elle est avant tout un don que le Seigneur nous fait lorsqu’il nous prend avec lui et nous rend semblable à lui. Elle est un don offert à tous, qui constitue le caractère distinctif du chrétien. C’est en vivant les activités de tous les jours avec amour que nous sommes appelés à devenir saints, quelle que soit notre condition: personne mariée ou célibataire, parents ou grand parents, personne consacrée… Tout état de vie nous porte à la sainteté si nous le vivons en communion avec le Seigneur et au service des frères. L’appel de Dieu à la sainteté est une invitation à vivre et à lui offrir chaque moment de notre existence avec joie, en en faisant un don d’amour pour les personnes qui nous entourent », a conclu le pape.

Radio Vatican

Le bonheur est en nous

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heureux

Cette année, une équipe d’étudiants en psychologie à la KUL, menée par le professeur Patrick Luyten,  en collaboration avec l’auteur belge Léo Bormans, a réalisé une étude sur le bonheur. Plus de 7.000 Flamands y ont participé. L’expérience a révélé l’importance de la psychologie positive, dont les « conseils bonheur » contribuent grandement à une vie heureuse.

Notre patrimoine génétique déterminerait la moitié de notre part de sentiment de bonheur. 10% du bonheur serait à mettre en relation avec les circonstances concrètes qui font notre quotidien. Le pourcentage restant, 40% donc, serait à portée de main ou plutôt dans la tête. C’est-à-dire que l’être humain lui-même « fait » son propre bonheur. C’est ce qu’a révélé une étude de la KULeuven réalisée cette année.

En janvier 2014, une équipe du professeur de psychologie de la KUL, Patrick Luyten a entrepris une recherche sur le bonheur. Avec Léo Bormans, écrivain belge, auteur du best-seller « The World Book of Happiness », les chercheurs se sont penchés sur près de 8.000 personnes qu’ils ont suivies pendant plus de six mois. Les participants ont été divisés en trois groupes. Avec le premier groupe, les chercheurs ont partagé quotidiennement des conseils pour être heureux. Le second groupe recevait chaque semaine des recommandations générales sur le bonheur. Le troisième groupe a d’abord dû remplir un questionnaire avant de bénéficier de conseils un mois plus tard.

Agir pour être heureux

Au terme de l’expérience, 83% des participants ont confié s’être remis en question à la suite des conseils et des recommandations sur le bonheur qu’on leur avait prodigués. Ce qui est révélateur, c’est que les nombreux conseils ont fait leur effet sur une longue durée. Et que le sentiment de bonheur va crescendo.

Tous n’étaient pourtant pas séduits par les bienfaits de la psychologie positive. Les personnes souffrant de dépression profonde n’étaient pas influencées par les conseils donnés. Les perfectionnistes font aussi partie des groupes de personnes qui éprouvent de plus grandes difficultés à être heureuses tellement elles sont exigeantes d’elles-mêmes et des autres. Mais à entendre Patrick Luyten, il y a de l’espoir. « On n’est pas perfectionniste, on a une tendance au perfectionnisme« , nuance-t-il. Ce qui implique qu’il est possible d’agir pour contenir ce sentiment et se laisser envahir peu à peu par des vagues de bonheur. L’être humain lui-même serait donc le moteur de son propre bonheur.

S.T. (Het laatste Nieuws/ L’Avenir)

L’urgence de sensibiliser aux bienfaits des toilettes

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toilette

Chaque année, le 19 novembre, le monde célèbre la « World Toilet Day ». Depuis 2001, cette journée mondiale consacrée aux toilettes sensibilise la population aux questions d’hygiène et de santé.

Sur la terre, l’Organisation mondiale de la Santé estime à 2,4 milliards le nombre de personnes qui n’ont pas accès à des « installations d’assainissement améliorées« . « Les toilettes à chasse d’eau et les latrines à fosse sont considérées comme des ‘installations d’assainissement améliorées’ si elles ne sont pas communes à plusieurs foyers et permettent de préserver l’intimité », précise l’OMS.

Ils sont nombreux à travers le globe à faire leurs besoins à travers une planche posée au dessus d’une fosse. D’après des statistiques communes de l’OMS et de l’UNICEF, plus d’un milliard de personnes sont contraintes de déféquer dans un terrain vague, contaminant les sols, les récoltes et les eaux. Le fait de vivre sans toilette hygiénique, insiste l’OMS, engendre des conséquences sur la santé des individus.

Pourtant, les initiatives visant à approvisionner en toilettes les pays dans le besoin ne manquent pas. Elles se heurtent toutefois à une résistance culturelle. Jack Sim, le fondateur de la World Toilet Organization, basée à Singapour, explique que de nombreuses personnes ne disposent toujours pas de toilettes car elles les jugent inutiles. « Les gens aiment se réunir quotidiennement pour déféquer. Déféquer en public est considéré comme normal », confie-t-il.

Une question de mentalité

« Il a été partout démontré qu’un bon assainissement avait un impact positif sur l’économie. Nous devons trouver des solutions novatrices, efficaces et durables pour fournir des moyens d’assainissement respectueux de l’environnement. C’est une tâche ardue car nous devons lutter contre le poids des traditions, des croyances, de la politique et de la pauvreté », insiste Anad Chiplunkar, spécialiste de l’eau et de l’assainissement à la Banque asiatique de développement. Banque qui, selon l’OMS, est très soucieuse des projets d’assainissement.

C’est donc un changement des mentalités et des comportements qu’il faut encourager. Le passé l’a déjà démontré, rappelle l’OMS, la fourniture de toilettes échoue la plupart du temps si elle n’est pas accompagnée d’une médiation sociale.

L’Inde est de loin le pays d’Asie dont les habitants n’ont pas accès à des toilettes décentes. L’Indonésie, le Pakistan et la Chine sont également pointés du doigt. En Afrique, il s’agit du Nigeria, de l’Ethiopie, du Soudan, du Niger et du Mozambique.

L’urgence de la situation n’a pas échappé à l’ONU. « L’eau et les sanitaires doivent être des priorités claires si nous voulons créer un futur qui permettra à chacun de bénéficier d’une vie saine, digne et prospère« , a souligné lors de la présentation du rapport Michel Jarraud, responsable de l’eau à l’ONU et secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale

S.T. (OMS/Belga)

« FOR the VOICELESS » – marquer son soutien aux populations persécutées

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flambeauxCe jeudi 20 novembre, des chrétiens, musulmans et juifs se réuniront pour la paix, la liberté religieuse et la dignité humaine au cours d’une cérémonie interreligieuse de solidarité, suivie d’une veillée aux flambeaux, en soutien aux persécutés en Irak et en Syrie. Le rendez-vous est fixé à 18h devant l’église du Béguinage à Bruxelles.

Des crimes atroces contre l’humanité sont actuellement commis dans le nord de la Syrie et de l’Irak. Des hommes, des femmes et des enfants sont cruellement assassinés tous les jours.

En solidarité avec tous les chrétiens, les musulmans, les yézidis et autres populations persécutés et terrorisés dans la région, des citoyens vivant en Belgique issus de différentes communautés, de différentes convictions confessionnelles et non confessionnelles, se sont mobilisés ensemble pour la paix, la liberté religieuse et la dignité humaine. Ils appellent à une réelle prise de conscience par tous de la nature des atrocités qui ont lieu actuellement dans le nord de la Syrie et de l’Irak et à une action politique pour arrêter ces massacres. Ils demandent que ceux qui fuient la région pour rejoindre l’Europe y soient traités avec dignité.

Ils se réunissent le jeudi 20 novembre à 18h à l’église du Béguinage à Bruxelles pour une cérémonie interreligieuse de solidarité avec des témoignages de jeunes, d’hommes et de femmes de différentes communautés religieuses et avec des musiciens d’origines diverses.

De brèves allocutions de soutien seront tenues, entre autres, par le Haj Nazih Ayoub, mufti chiite d’origine libanaise situé à Bruxelles, l’abbé Jan Claes, ancien doyen s’exprimant au nom de l’Eglise catholique de Bruxelles, le pasteur Steven H. Fuite , Président du Synode de l’Eglise Protestante Unie de Belgique, un représentant du Grand Rabbin Albert Guigui de Bruxelles, M. Khalid Hajji, Secrétaire général du Conseil européen des Oulémas marocains, Mme Yolande Iliano, Présidente de « Religions for Peace – Europe », le Docteur Simon Najm, Président du Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient, le Père Musa Yaramis de l’Eglise chaldéenne à Bruxelles et M. Latif Yuzbashan de la communauté yézidie en Belgique.

Pendant la veillée aux flambeaux sur la Place du Béguinage qui suivra la cérémonie vers 19h15, des enfants chanteront l’ »Hymne à la Joie » en quatre langues. En effet, le 20 novembre marque l’anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant et les enfants en particulier sont nombreux parmi les victimes de la violence dans le nord de la Syrie et de l’Irak.

Les organisateurs sont des chrétiens, des musulmans, des juifs et des personnes d’autres religions soutenus par un grand nombre d’organisations diverses.

Plus d’info via:  ForTheVoicelessBXL sur Facebook et #VoicelessBXL sur Twitter

CP

Namur : des chorales unissent leurs voix à  »la gloire de Dieu »

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L’idée a été lancée par quelques choristes de réunir, une ou deux fois par an, les chorales de Saint-Servais, Flawinne, Belgrade, et Temploux. Deux chorales, celles de Flawinne et de Saint-Servais Sacré-Coeur participaient à ce premier rassemblement où les choristes ont uni leurs voix  »à la gloire de Dieu ».
C’est à l’église de Flawinne que cette célébration très chantante a eu lieu. Les chorales ont l’habitude d’animer les célébrations dans leurs paroisses respectives. Le souhait était d’amener ces chorales de Flawinne, Saint-Servais, Belgrade et Temploux à se réunir pour chanter ensemble à divers moments de l’année liturgique. Etoffer le répertoire, faire en sorte que les choristes se connaissent mieux… rien que du positif pour, comme il sera dit à plusieurs reprises lors de cette messe,  »chanter la gloire de Dieu », le  »louer à travers des chants ».
Le succès de ce premier rendez-vous est mitigé: seules deux chorales étaient présentes. Pas question pour autant de briser l’enthousiasme. Les initiateurs sont convaincus et ils le disent:  »C’est avec force et bonheur que nous vibrerons, tels des pionniers, pour établir les bases de rencontres en secteur. C’est avec fraternité que nous sommes heureux de pouvoir unir nos différences pour écrire les notes de la musique de Dieu. »
A l’issue de la messe, les choristes et les prêtres avaient rendez-vous à la salle paroissiale pour partager le verre de l’amitié, un sandwich, quelques chants et surtout beaucoup de bonne humeur. Ensemble, ils ont ainsi mis à l’honneur leur sainte patronne, sainte Cécile.
Diocèse de Namur
Photo: Christine Dave

Vatican : conférence internationale sur l’autisme

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autismeL’autisme sera au cœur d’une conférence internationale cette semaine au Vatican. Organisée par le Conseil pontifical pour la Santé, elle accueillera certains parmi les plus grands experts mondiaux de la question.

En abordant la complexe réalité sociale et sanitaire de l’autisme, le Conseil veut redonner l’espérance aux personnes affectées par les troubles du spectre autistique, à leurs familles et à tous ceux qui leur viennent en aide, et les aider à sortir de leur isolement. L’autisme est un défi pour la pastorale de la santé, pour la science, la médecine, les familles, les structures éducatives et d’assistance, pour la société et le gouvernement.

La Conférence se déroulera du 20 au 22 novembre dans la salle du Synode. La messe d’ouverture, dans la basilique Saint-Pierre, sera présidée par le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’Economie. Les intervenants seront issus de différents milieux socio-culturels et religieux mais tous engagés dans la lutte contre l’autisme, dans la recherche, le diagnostic et le traitement.

L’autisme est défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un trouble neuro-développemental. Près de 90% des enfants autistes présentent des troubles sensoriels: les informations périphériques en provenance des cinq sens ne sont pas intégrées ou organisées correctement dans le cerveau. Des chercheurs français sont récemment parvenus à comprendre ce processus et auraient découvert une molécule pharmacologique pouvant inverser ces effets, ce qui représente un pas supplémentaire vers un éventuel traitement. En France, un enfant sur 68 serait concerné par cette maladie.

Radio Vatican

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