L'information en continu des Médias Catholiques

Le Liban détient le record de réfugiés par habitant

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SYRIA-CONFLICT Syrian refugees who fled the violence from the Syrian town of Flita, near Yabroud, pose for a photograph at the border town of Arsal Liban refugiesLa situation humanitaire devient préoccupante au Liban. Ce petit pays de 4 millions d’habitants accueille le plus de réfugiés au monde, soit 178 réfugiés pour 1.000 habitants. Il a d’ailleurs annoncé en juin dernier son intention de limiter l’accès sur son sol.

Les Libanais sont habitués à vivre des conflits répétés et à accueillir des réfugiés depuis plus de quatre décennies. Mais les prévisions sont alarmantes et le pays commence à manquer de moyens pour faire face à l’afflux de Syriens venus trouver refuge chez leur voisin immédiat. Selon les dernières prévisions, les réfugiés représenteront plus du tiers de la population d’ici la fin de cette année. Actuellement, leur nombre oscille entre 800.000 et 1,5 millions. En terme de proportion, le Liban accueille 178 réfugiés pour 1.000 habitants! Vient ensuite la Jordanie, avec 88 réfugiés pour 1.000 habitants.

Par crainte de ne plus pouvoir contrôler la situation, le gouvernement libanais a d’ailleurs décidé fin juin de limiter l’accès sur son sol. « Nous accueillerons dorénavant uniquement les réfugiés provenant de régions où les combats font rage prés de la frontière libanaise« , a annoncé le Ministre des Affaires Sociales, Rashid Derbas. « Nous ne pouvons pas accueillir l’entièreté de la population syrienne au Liban. »

Une situation alarmante

D’après l’ONU, 1,6 milliard de dollars de fonds sont nécessaires pour le Liban en 2014, mais seuls 25% ont été récoltés pour le moment. « Le niveau actuel de financement ne permettra pas d’atteindre l’objectif de scolariser plus de 172.000 enfants l’année prochaine » ou de lancer une nécessaire campagne de vaccination pour tous les enfants de moins de 5 ans », a affirmé Mme Kelley, représentante du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

En mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait indiqué qu’à cause du conflit syrien, le taux de chômage avait quasiment doublé au Liban pour atteindre 20%, et que la croissance de 2% était bien inférieure à son niveau d’avant la crise. Selon les calculs de la Banque centrale, les réfugiés coûtent environ 4,5 milliards de dollars par an au Liban.

P. A.

Audience générale: le pape revient sur son voyage en Corée

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Pape Francois discoursDeux jours après son retour de Corée, le Pape François est revenu sur son voyage au cours de l’audience générale dans la salle Paul VI du Vatican.

« J’ai pu visiter une Eglise jeune et dynamique fondée sur les témoignages des martyrs et animée de l’esprit missionnaire » s’est-il réjoui. Ce voyage apostolique, a t-il souligné, peut se résumer en trois mots: mémoire, espérance et témoignage.

La république de Corée est un pays qui a connu un rapide développement économique. Ses habitants sont des grands travailleurs, disciplinés, et doivent maintenir la force héréditaire de leurs anciens, a relevé le pape. Dans ce contexte, l’Eglise est gardienne de la mémoire et de l’espérance: elle est une famille spirituelle au sein de laquelle les adultes transmettent la flamme de la foi aux plus jeunes, reçue des anciens,  la mémoire des témoins du passé devient nouveau témoignage pour aujourd’hui et espérance pour l’avenir, a expliqué François.

L’exemple des laïcs coréens 

C’est dans cette perspective qu’il faut lire les deux évènements principaux de ce voyage a poursuivi le pape: la béatification des 124 martyrs et la rencontre avec les jeunes asiatiques. « Ces deux évènements ont été le signe qu’il y a quelqu’un, Jésus Christ, pour lequel il vaut la peine de donner sa vie », a t-il précisé. François est revenu aussi sur le dynamisme des laïcs qu’il a également rencontrés lors de ce voyage apostolique, rappelant que la communauté chrétienne en Corée ne fut pas fondée par des missionnaires mais justement par des jeunes fascinés par l’Evangile, de retour de Chine.

« Le Christ n’abolit pas les cultures, il prend ce qui est bon et le porte à son accomplissement » a encore souligné le Pape pour revenir sur la richesse de ce voyage sur une terre encore divisée. « Avec la foi dans l’amour du Christ nous avons prié, et nous prions encore aujourd’hui afin que tous les fils de la terre coréenne qui pâtissent des conséquences des guerres et des divisions puissent accomplir un chemin de fraternité et de réconciliation. » a conclu François.

Le pape qui, en saluant les pèlerins, les a invités à s’unir à la prière de toute l’Eglise pour ces communautés d’Asie, ainsi que pour tous les chrétiens persécutés dans le monde, particulièrement en Irak. Le Saint-Père a enfin remercié les fidèles pour leurs nombreuses marques d’affection et pour leurs prières à l’occasion du décès de trois membres de sa famille dans un accident de voiture en Argentine.

Radio Vatican

Nigeria : l’activisme de Boko Haram ne faiblit pas

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boko-haramMgr Alfred Adewale Martins, archevêque de Lagos, au sud du Nigeria, s’est récemment inquiété des avancées de la secte islamiste Boko Haram dans le nord du pays.

Depuis la fin du ramadan, les attaques de Boko Haram ont repris de plus belle dans le nord du Nigeria. Les djihadistes se sont notamment emparé, fin juillet, de la ville de Damboa, entraînant le massacre de nombreux civils et le déplacement de 15.000 personnes vers le nord-est du pays. L’armée nigériane a réussi à rependre la ville, il y a quelques jours, mais la secte islamiste semble bien décidée à conquérir de nouveaux territoires, y compris dans l’extrême nord du Cameroun. « La barbarie a franchi nos frontières« , a déclaré le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement, après les attentats perpétrés par Boko Haram dans plusieurs villes du pays.

Face à ces événements, le président Paul Biya a annoncé la réorganisation du dispositif dans la région, mais il semble que l’armée et le Bataillon d’intervention rapide (BIR) camerounais – qui, jusqu’ici, infligeaient de lourdes pertes aux membres de la secte islamiste – soient quelque peu dépassés ces dernières semaines. Il faut dire que le manque de coopération entre le Nigeria et le Cameroun joue en faveur des djihadistes. En effet, depuis les années 1990 et le conflit autour de l’Île de Bakassi dans le Golfe de Guinée, les deux pays ne sont pas en bons termes.

Des femmes et des enfants utilisés pour des attentas suicides

Cette situation inquiète l’Eglise catholique du Nigeria. Dans une déclaration intitulée « Prendre à cœur », Mgr Alfred Adewale Martins, archevêque de Lagos, exprime sa préoccupation devant les avancées de Boko Haram et se dit consterné de voir la secte utiliser des femmes et des enfants pour perpétrer des attentats suicides sur le territoire. Il invite également les Nigérians à ne pas désespérer à cause de la diffusion du virus Ebola, qui a déjà fait cinq morts dans le pays. Le Cameroun, qui accueille des dizaines de milliers de Nigérians fuyant les violences de Boko Haram, vient de fermer ses frontières terrestres, maritimes et aériennes avec le Nigeria afin d’éviter la propagation de la maladie.

P. A. (avec Radio Vatican)

Bientôt une relique de saint Jean-Paul II aux sanctuaires de Beauraing

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Dans le diocèse de Namur, il y avait déjà la basilique de Saint-Hubert, et sa chapelle dédiée à saint Jean-Paul II. Dans quelques mois, il y aura la crypte des sanctuaires de Beauraing, bientôt réaménagée et rebaptisée du nom du pape polonais. Comme à Saint-Hubert, l’endroit accueillera une relique de Karol Wojtyla, récemment canonisé. Une nouvelle raison, pour les pèlerins de passage, de se recueillir aux sanctuaires de la cité mariale.

Un an après l’élévation de l’église supérieure au rang de basilique, les sanctuaires de Beauraing font à nouveau l’actualité. Et pas seulement du fait du grand pèlerinage international annuel qui s’annonce ces 21 et 22 août (voir programme ci-dessous). D’autres nouveautés sont à épingler, comme l’accrochage de bannières colorées aux colonnes intérieures de la basilique, le changement de nom de l’église du Rosaire en  »Crypte du Rosaire », ou encore l’annonce d’une exposition sur les apparitions, prévue d’ici janvier 2015.
Et puis il y a cet autre événement majeur qui s’annonce: l’arrivée prochaine d’une relique de saint Jean-Paul II… soit un peu de son sang, versé lors de l’attentat dont il fut victime, en 1981. À Beauraing, cette réalisation est vécue comme une grande joie. Elle est le résultat de l’intervention de l’évêque de Namur, Mgr Vancottem, qui a servi d’intermédiaire. Même si la date précise de l’arrivée de la relique n’est pas encore connue (on parle de quelques mois de patience), les choses se préparent. Il a notamment fallu trouver un lieu pour accueillir l’exposition permanente de la relique. Le choix s’est porté sur l’actuelle crypte Saint-Jean, qui sera rafraîchie et rebaptisée  »Crypte Saint-Jean-Paul II ». Outre la relique, l’endroit accueillera probablement aussi quelques photos du passage du pape à Beauraing en 1985 (photo).

Programme des 21 et 22 août

En attendant la grande fête qui accompagnera l’arrivée de la relique, Beauraing s’apprête à vivre, ces 21 et 22 août, une nouvelle édition du grand pèlerinage international annuel. Le jeudi 21, une veillée mariale sera animée à 20h30 par l’abbé André Haquin. Ensuite, procession aux flambeaux dans les rues de Beauraing, avec, au retour, une messe solennelle internationale présidée par Mgr Vancottem.
Le vendredi 22, fête du Cœur Immaculé de Marie, est le jour officiel du grand pèlerinage international annuel. À 11h, la messe solennelle internationale sera présidée par Mgr Van Looy, évêque de Gand, avec, dans un local voisin, liturgie de la Parole pour les enfants. À 14h, chapelet médité. 15h, procession eucharistique au départ du Castel Sainte-Marie, suivie de la bénédiction des malades au jardin des apparitions. À 19h, la messe de clôture sonnera la fin de ce rassemblement.

Diocèse de Namur

Crédit photo: Diocèse de Namur

L’abbé Van Vynckt fait revivre l’abbé Laisse, tué le 23 août 1914 à Spontin

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C’est par un spectacle de son et lumière que les habitants et fidèles de Spontin ont voulu rendre un hommage particulier aux Spontinois tués le 23 août 1914. Lors de cette soirée de mémoire, l’abbé Bernard Van Vynckt lira les derniers témoignages des hommes qui furent abattus par les troupes allemandes cent ans plus tôt.

Lorsqu’il a lu, pour la première fois, le texte, l’abbé Bernard Van Vynckt reconnaît qu’il a été ému. Secoué par le témoignage de ces hommes et de ces femmes qui ont assisté, le 23 août 1914, à l’arrivée des troupes allemandes à Spontin, Dorinne, Evrehailles… A Spontin, ce sont 44 personnes qui perdront la vie: un village martyr parmi d’autres. Cent ans plus tard, les habitants se sont mobilisés pour aller au-delà d’un hommage classique. C’est un son et lumière qui aura lieu le samedi 23 août à 22h30. L’abbé Van Vynckt fera revivre, avec d’autres, les dernières heures de tous ces Spontinois, dont l’abbé Laisse. Il racontera encore la terrible épopée de l’abbé Grégoire qui faisait partie des 89 prisonniers du village qui parcourront, à pied, 165 km!

Le village de Spontin, dans l’entité d’Yvoir fait partie de ces villages martyrs. Et dans le village, chaque année, les anciens sont fidèles au rendez-vous de la mémoire: ils rendent hommage aux personnes disparues ce jour d’août 1914.  »Chaque année, je célèbre une messe du souvenir et des fleurs sont déposées au monument aux morts », souligne l’abbé Van Vynckt qui a notamment en charge la paroisse de Spontin. Ces  »fidèles » sont aussi bien conscients qu’ils prennent de l’âge alors, pour cet anniversaire, ils ont voulu que l’hommage soit encore plus marquant tout en étant toujours aussi simple, tout aussi sobre.

Des témoignages vrais et poignants

L’idée d’un son et lumière a germé chez les uns et les autres. Un spectacle basé sur des témoignages des rescapés, de ceux et de celles qui étaient présents dans le village lorsque les troupes allemandes sont arrivées.  »Pitié pour moi mon Dieu » et encore  »Pardon mon Dieu » c’est impressionnant de dire de telles paroles. » L’abbé Van Vynckt est bouleversé en reprenant ces paroles qui sont celles de l’abbé Laisse. Et de poursuivre  »On l’accuse injustement d’avoir tiré sur les Allemands. Avec d’autres, il est bâillonné, il se fait taper dessus. Beaucoup seront fusillés dont lui. »  Parmi les témoignages, celui de la servante de l’abbé Laisse qui a vu le curé tenter de calmer des militaires très nerveux. Il leur avait proposé deux chambres dans le presbytère. Avec le bourgmestre de l’époque, M. Lambert, l’abbé Laisse sera parmi les premières victimes. Il y en aura en tout 44, à Spontin.

Des récits qui racontent encore comment 89 prisonniers du village ont été menés, au départ de Spontin vers Yvoir, Roly, Hotton… pour revenir à Spontin: 165 km sous la menace des armes. Et toujours une crainte: celle d’être fusillé. L’abbé Grégoire faisait partie de ces prisonniers. Il a effectué tout ce périple avec les pauvres sandales qu’ils portaient. Très vite, il a les pieds en sang. Ses chaussures ne supportent pas la traversée de champs à peine fauchés. L’abbé Van Vynckt lira ce que ce curé a vécu.

« Prendre de la distance »

Ces témoignages ont été couchés sur papier, d’autres se transmettent oralement. Tous sont aussi prenants, aussi touchants. Françoise Balle et son époux Jean Germain ont tout rassemblé et écrit ce spectacle mémoriel. Ces témoignages au cœur du spectacle se retrouveront également inscrits dans une plaquette  »Spontin, de sang et de feu » qui sortira le 22 août.

Le son et lumière du 23 août prochain aura une valeur pédagogique. Les auteurs ont eu à coeur de laisser parler les gens, les acteurs de terrain.  »Ce sont des textes durs, poignants. Ils vont marquer, c’est certain », ponctue l’abbé Van Vynckt. Intéressé par l’histoire et par celle des habitants en particulier, il a tout naturellement rejoint l’équipe qui porte ce projet. Il ne s’agira pas pour lui, comme pour les autres, d’interpréter un rôle mais bien de lire, tout simplement. Pendant que les récits marqueront les mémoires, ce sont des images du conflit qui seront projetées devant l’ancien presbytère.  »Ces témoignages sont tellement forts que je dois prendre de la distance. C’est une belle aventure », ajoute encore l’abbé Van Vynckt.

C.B.

Photo: l’abbé Bernard Van Vynckt
Le programme

Vendredi 22 août à 18h30, inauguration, dans l’église de Spontin, de l’exposition organisée par la Province de Namur,  »Août 1914, le martyre de nos villages en province de Namur ». Une exposition complétée par des faits de guerre et des massacres qui se sont déroulés à Spontin et dans l’entité d’Yvoir. Durant le vernissage, présentation du livre  »Spontin, de sang et de feu. Le village de Spontin et la région d’Yvoir dans la tourmente d’août 1914. »

Samedi 23 août à 16h, hommage des enfants de l’école primaire de Spontin aux victimes civiles. Hommage qui se fera au cimetière avec des lectures et un dépôt de bougies sur les différentes tombes.
A 17h30, messe en plein air, au monument, sur le thème de la paix. A 18h15, commémoration officielle au monument aux morts. De 22h30 à 23h30, spectacle son et lumière, devant l’ancien presbytère suivi d’un lâcher de lanternes célestes symbolisant les victimes civiles d’août 14.

Dimanche 24 août à 15h, à la gare d’Yvoir, départ de la marche des  »Francs-tireurs ». Une marche de la solidarité entre Spontin et Yvoir (11km) via Dorinne et Evrehailles. Elle empruntera la première partie du chemin des 89 prisonniers de Spontin.
De 19h30 à 21h30, spectacle intergénérationnel sur le thème de la guerre. Rendez-vous la salle du Maka.

Allemagne : Diminution des revenus de l’Eglise

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bourseLe phénomène des départs de l’Eglise n’est pas neuf, mais il s’accentue grandement, au point d’inquiéter l’Eglise allemande.

En Allemagne, les Allemands sont invités à verser une partie de leurs impôts à l’Eglise. C’et le fameux Kirchensteuer. En acquittant cette impôt, les Allemands choisissent le culte de leur choix et ils sont dès lors considérés comme membres de l’Eglise.

Il y a deux ans, les autorités ecclésiastiques allemandes avaient envisagé de refuser certains sacrements, faute de non-versement de cet impôt. On s’en souvient, une telle décision drastique avait suscité la polémique. Et à la fin de ce premier semestre de l’année 2014, le constat est, à nouveau, alarmant pour de nombreux diocèses qui voient un net recul des rentrées perçues via cet impôt qualifié d’historique, puisque cette perception remonte au XIXe siècle.

Les causes de ces diminutions (jusqu’à 60% pour certains diocèses) sont nombreuses. Il y a la crise économique et financière, mais pas seulement. A partir du 1er janvier 2015, il est prévu que les banques effectuent directement ces prélèvements. Or, la question de la confidentialité demeure un épineux problème pour bon nombre de donateurs, qui craignent la divulgation de données confidentielles, telles que les remariages ou unions de personnes de même sexe. Face à la méfiance des croyants, certains en arrivent à se poser la question de la pertinence d’un tel impôt, jadis censé « consolider le lien entre l’Église et les croyants ».

A. T.  (avec La Vie)

Dégel des relations entre la Chine et le Vatican ?

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chine-drapeauUn rameau d’olivier envoyé par le pape François à Pékin pourrait constituer un pas en avant pour ouvrir le dialogue entre le Saint-Siège et la Chine.

Le « South China Morning Post », un quotidien anglophone de Hong Kong, rappelle qu’il s’agit d’un nouveau signal envoyé à Pékin après les télégrammes envoyés au président chinois lors des survols du territoire par l’avion papal sur le chemin de la Corée. Bien que le premier télégramme n’ait pas été reçu immédiatement à Pékin en raison d’un problème technique, la médiatisation mondiale de ce geste inédit a poussé à une réaction officielle d’un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chuying. Il a déclaré au « China Daily » que le gouvernement chinois avait « pris acte des observations du pape François. La Chine a toujours été sincère dans sa volonté d’améliorer les rapports avec le Vatican et a fait des efforts positifs en ce sens. »

Un signal de dégel, qui selon la presse hong-kongaise, pourrait signifier l’imminence d’un établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine, peut-être dans l’année. Le pape François avait déjà eu un échange directe lettres avec le président Xi Jinping lors de leur prise de responsabilité respective, en mars 2013.

La reconnaissance de Taïwan par le Saint-Siège reste toutefois une pierre d’achoppement diplomatique insurmontable du point de vue de Pékin.

Et sur le terrain les difficultés persistent pour les catholiques chinois qui voudraient pratiquer librement leur foi. Malgré des nuances selon les régions, le fossé entre l’Eglise patriotique, reliée au Parti communiste, et l’Eglise clandestine, qui survit sans véritable cadre institutionnel, reste immense. Autre élément blessant pour la sensibilité chrétienne : les destructions de croix sur des églises, officiellement pour des raisons d’urbanisme, ont concerné aussi bien les cultes protestants que catholique. Par ailleurs, plusieurs dizaines de pèlerins, qui devaient participer aux Journées asiatiques de la Jeunesse en Corée, ont été bloqués en Chine. Et les 300 Chinois plus chanceux qui ont pu participer à cette rencontre avec le pape se sont efforcés de rester discrets, pour éviter des mesures de rétorsion, rapporte l’agence italienne Ansa.

Radio Vatican

125° Anniversaire des pèlerinages de Liège à Lourdes

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Pelerinage liegeois Lourdes 125 ansDepuis 125 ans, le diocèse de Liège prend la route du Sud de la France, et plus précisément de Lourdes,  pour son pèlerinage annuel.  En ce mois d’août, les Liégeois sont particulièrement nombreux, «  près de 800 », nous précise l’Evêque de Liège, Monseigneur Delville.  Un pélé toujours attractif donc, et notamment auprès des jeunes qui découvrent dans leurs différents groupes un bel espace d’accueil et de vie communautaire.  « Aujourd’hui, il est pourtant plus facile de choisir un voyage à Ibiza que de venir à Lourdes.  Cela est moins clinquant, mais cela vous met d’emblée parmi tous ceux  qui ont compris l’essentiel de la Vie » nous confie Jean-Charles Gottschalk, le président de l’hospitalité diocésaine qui offre aux personnes malades de les aider à vivre le pèlerinage dans un confort d’écoute et d’accompagnement. Et ils sont partout ces accompagnants jeunes ou moins jeunes,  brancardiers, hospitaliers.  L’ambiance est détendue, souriante et le message de Marie semble toujours bien d’actualité, elle se révèle comme une Mère accueillante à tous.

Liège : Opération Paracétamol !

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medicaments Le diocèse de Liège lance un défi de taille pour les chrétiens d’Irak.

Suite à l’appel de l’Eglise belge, le diocèse de Liège a décidé d’organiser une récolte de paracétamol ce mercredi 20 août de 9 à 14 heures. Les médicaments récoltés seront embarqués dans des avions à destination de l’Irak.

« L’Europe ne peut vivre indifférente quand de nombreuses guerres s’enflamment autour du continent ! » déclarait Mgr Delville, dans son homélie du 15 août.

Cette collecte de paracétamol vise à rassembler un maximum d’analgésiques courants afin de soulager la fièvre, les douleurs articulaires, etc. Les médicaments collectés seront transmis aux chrétiens d’Irak.

Une collecte d’argent a déjà été organisée dans les églises le 15 août. Pour rappel, des dons peuvent être versés directement sur les comptes de Caritas International BE88 0000 0000 4141 et d’Aide à l’Eglise en Détresse, avec la mention « AED Moyen-Orient », via Aide et Espoir : BE72 1960 1357 6116 (avec attestation fiscale pour tout don supérieur ou égal à 40€).

Lieu de la collecte : rue de l’Evêché, 25 à 4000 à Liège
Infos : catherine.jamoulle@liege.catho.be – 0479. 678990 ou Christine Servais 0486. 346293

A. T.

 

Tuerie du Rognac : le devoir de mémoire

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08_19 Echo tuerie Rognac plan largeVoici 70 ans, le doyen de Charleroi, Pierre Harmignie, et dix-huit autres otages étaient assassinés à Courcelles par les rexistes. Comme chaque année, un hommage leur a été rendu.

Des policiers, des médecins, un architecte, un avocat, un greffier, un secrétaire de mutuelle… En arrêtant ces personnes au soir du 17 août 1944, les rexistes avaient prouvé qu’ils voulaient frapper vite et fort : ils agissaient en représailles de l’assassinat, quelques heures plus tôt, du bourgmestre de Charleroi, de sa femme et de leur fils. Dès l’après-midi, d’ailleurs, ils avaient déjà semé la mort et la terreur en tuant huit personnes et en incendiant des maisons et des bâtiments publics.

Parmi les 21 otages arrêtés le soir et enfermés toute la nuit dans la cave d’une maison située à deux pas de l’endroit de l’assassinat du bourgmestre, une figure se dégage : celle du chanoine Pierre Harmignie, curé-doyen de Charleroi. C’est lui qui aida ses compagnons à se préparer à la mort. Au petit matin du 18 août, ils furent en effet exécutés, et le prêtre en dernier. Seuls deux d’entre eux furent épargnés.

15 hommes et 4 femmes

Ce lundi 18 août 2014, les autorités civiles et religieuses ont une nouvelle fois voulu commémorer cette tragédie, septante ans après. La bourgmestre de Courcelles, Caroline Taquin, et l’évêque de Tournai, Mgr Harpigny, ont rappelé à plusieurs reprises le nom des 19 victimes. Une sinistre énumération que l’on a entendue lors de la séance académique à l’église St-Luc de Courcelles-Forrière, au dépôt de gerbes au monument aux martyrs et durant l’eucharistie concélébrée dans le jardin de la maison où les victimes passèrent leur dernière nuit.

Citons-les encore ici : Charles Brogniez, Joseph Bureau, Léon Coton, Paul Coton, Raymond Delvaux, Marguerite Depasse, Elisabeth De Ridder, Oscar Deulin, Léon Gilles,  Pierre Harmignie,  Roger Hoslet, Edmond Huberland, Louis Jasmes, Suzanne Lebas, Augusta Longneaux, Léonce Mayence, Victor-François Michel, Auguste Nolard, Arthur Stilmant.

A Charleroi après Courcelles

Durant deux jours, l’église de Courcelles a accueilli une exposition en deux volets. Des textes, photos et autres documents retraçaient par le menu ces heures tragiques, sans oublier d’évoquer les suites, avec le procès et la condamnation des tueurs, et l’hommage grandiose rendu au chanoine Harmignie lors de ses funérailles nationales. L’autre partie de l’exposition se voulait contemporaine, avec des photos prises en différents lieux de la planète où des hommes souffrent et luttent. « Qui êtes-vous, hommes et femmes du 21ème siècle ? », a résumé l’actuel doyen de Charleroi Luc Lysy. Cette exposition sera à nouveau visible en octobre, à la Basilique de Charleroi, dans le cadre d’une veillée organisée pour les 70 ans des funérailles officielles du doyen Harmignie.

« Le devoir de la mémoire nous invite à nous retrouver », avait dit l’abbé Claude Musimar, responsable de l’unité pastorale de Courcelles, lors de la séance académique. C’était bien le sentiment de tous les participants à cette journée du souvenir…

Diocèse de Tournai

Journée de l’aide humanitaire : nombre record de victimes

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aide

Ce mardi 19 août coïncide avec la journée mondiale de l’aide humanitaire promulguée par l’ONU. Selon les chiffres publiés hier par le centre de recherches Humanitarian Outcomes, 155 travailleurs du secteur humanitaire ont perdu la vie dans des attaques l’année dernière.

L’année 2013 a enregistré un nombre record d’attaques contre des travailleurs humanitaires. Au total, 460 travailleurs du secteur humanitaire ont été victime de violence délibérée, 155 d’entre eux ont été tués (contre 70 tués en 2012), 171 ont été grièvement blessés (115 en 2012) et 134 ont été enlevés (92 l’année précédente).

Ces chiffres représentent une hausse de 66% par rapport à l’année précédente et cette inquiétante augmentation a tendance à se confirmer cette année. Plus de la moitié des victimes perdirent la vie dans des embuscades ou lors de passages des convois. Humanitarian Outcomes met en cause entre-autres l’intensification des conflits et la détérioration de la gouvernance en Syrie et au Soudan du Sud. Les trois quarts des violences sont en effet enregistrées dans ces deux pays, ainsi  qu’en Afghanistan, au Pakistan et au Soudan. L’année dernière, l’Afghanistan fut le pays le plus meurtrier en victimes humanitaires, avec un bilan total de 81 morts.

La majorité des victimes humanitaires (87%) recensées l’année dernière proposaient leur aide à l’intérieur de leur propre pays, employées par des organisations nationales ou internationales.

Pour la première fois depuis de nombreuses années, la Somalie ne figure plus dans la liste des cinq pays ayant le nombre le plus élevé d’attaques. Humanitarian Outcomes précise toutefois que cela ne signifie pas que la sécurité des opérations humanitaires s’y est améliorée. Que du contraire. Le nombre des incidents y sont moindres car la présence de l’aide humanitaire a fondu en raison des conditions de sécurité intenables et de l’impunité des auteurs de violence. Rappelons à ce propos que Médecins Sans Frontières avait décidé de se retirer totalement en 2013, après 22 années passées à exécuter des programmes médicaux dans le pays.

Ce mardi, le Conseil de sécurité de l’ONU se reunissait pour débattre de la protection de ces travailleurs humanitaires actifs à travers le globe.

S.T.

La planète vivra à crédit pour le reste de 2014

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Earth-Hands-imageA partir de ce mardi 19 août, le quota annuel en ressources naturelles de la Terre est dépassé. C’est un jour plus tôt qu’en 2013, trois jours plus tôt qu’en 2012 et quarante-deux jours plus tôt qu’en 2000 !

En moins de huit mois la population mondiale a consommé la totalité des ressources naturelles que la Terre est capable de renouveler en l’espace d’une année. Elle entre donc dans une période de déficit écologique, avertit le WWF selon les données recensées par le Global Footprint Network, une organisation internationale de recherche environnementale.

Le Global Footprint Network met en balance la demande de l’humanité sur la planète – son empreinte écologique – et la biocapacité de la terre, à savoir sa capacité à reconstituer les ressources de la planète et à absorber les déchets, y compris le CO2. Le « Earth Overshoot Day » est la date à laquelle l’empreinte de l’humanité dans une année donnée excède ce que la Terre peut régénérer durant cette même année. Depuis 2000, ce dépassement ne cesse d’avancer, selon les calculs réalisés par le Global Footprint Network, passant du 1er octobre en 2000 au 19 août en 2014.

En 50 ans, l’équilibre s’est inversé

En 1961, nous n’utilisions encore que trois-quarts de la capacité régénératrice de la terre pour produire notre consommation annuelle. Beaucoup de pays présentaient des biocapacités plus grandes que leurs propres empreintes respectives.  Ce n’est qu’au début des années ’70 que les proportions se sont inversées et que nous sommes entrés dans le dépassement écologique.

Aujourd’hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler. Selon les calculs du Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l’empreinte actuelle de l’humanité.

Plus de 50% de l’empreinte écologique de l’humanité est due aux émissions de gaz à effet de serre produites par l’homme. Les coûts de ce dépassement planétaire sont à la fois écologiques – déforestation, pénurie d’eau douce, érosion des sols, perte en biodiversité et accumulation de CO2 dans l’atmosphère – économiques et humains.

De nombreuses solutions sont disponibles et permettent de s’attaquer au problème: passer massivement à l’énergie renouvelable, diminuer la consommation et opter pour des régimes alimentaires moins riches en viande, viser une économie circulaire sur base du recyclage et de la réutilisation, repenser l’urbanisme, la mobilité et la fiscalité etc.

De timides efforts

On pointera dans la presse de ce jour deux initiatives qui contribuent, à leur échelle, à réduire notre impact écologique. D’abord la proposition du ministre wallon Carlo di Antonio d’instaurer une consigne sur les canettes. Une consigne de dix centimes d’euro par canette permettrait selon le ministre de l’environnement de réduire considérablement la pollution le long des routes et dans les champs. Cette proposition est toutefois déjà critiquée par Comeos, la fédération belge du commerce qui estime la mesure « coûteuse, complexe à mettre en œuvre et peu efficace pour lutter contre les déchets sauvages ». Une autre initiative qui, elle, semble porter ses fruits : le système de partage de véhicule. En Belgique, la société Cambio voit chaque année le nombre d’utilisateur augmenter des 10%. La société qui met plus de 600 véhicules à disposition de ses 20.000 membres espère que le partage de voitures puisse devenir un réflexe automatique dans les projets de développement des villes.

Le WWF appelle une nouvelle fois le gouvernement fédéral belge à inscrire la transition énergétique à son agenda. « L’investissement dans les énergies renouvelables représente la clé de voûte pour mettre en place cette transition énergétique essentielle à notre société », a commenté Geert Lejeune, directeur de la conservation au WWF. Le fonds
mondial pour la nature (WWF) publiera début octobre sa nouvelle édition du Living Planet Report, un rapport sortant tous les deux ans et qui met en lumière l’état de notre planète. Dans ce rapport, nous prendrons également connaissance de l’évolution de l’empreinte écologique belge.

CP/MVL

 

Ordinations dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles

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Bruxelles_CathedraleA partir de vendredi, l’archidiocèse de Malines-Bruxelles comptera trois prêtres supplémentaires.

Ce vendredi 22 août 2014, à 16h, en la Cathédrale Saints Michel et Gudule de Bruxelles, Mgr André-Joseph Léonard ordonnera trois nouveaux prêtres pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, tous trois membres de la Fraternité des Saints Apôtres, érigée par l’archevêque le 7 avril 2013.

Carmelo Prima, de nationalité italienne, né à Tubize en 1970. Ses parents habitent Laeken. Il a un frère et deux sœurs. Il a reçu l’essentiel de sa formation préparatoire au sacerdoce au Séminaire de Vicenza en Italie, avec un complément effectué à l’IET à Bruxelles.

De nationalité française, Damien Bernier est né à Lille en 1980. Il a quatre sœurs et cinq frères. Après des études en génie mécanique au Lycée Gustave Eiffel à Armentières, il a reçu l’essentiel de sa formation préparatoire au sacerdoce à l’Athénée « Regina Apostolorum » (Rome) et au Séminaire de Toulon (France). Il a également complété cette formation à l’IET à Bruxelles.

Enfin, le Belge Jérémie Schaub, est né à Bruxelles en 1983. Il a trois sœurs. Il a effectué une candidature en droit à l’Université de Namur (ex-Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix) et a reçu l’essentiel de sa formation préparatoire au sacerdoce au « Studium » de la Communauté Saint-Jean à Saint-Jodard (France) et au Séminaire de Toulon (France). Il a aussi complété ces formations à l’IET.

Avant l’érection de la Fraternité des Saints Apôtres, ils ont effectué un bref stage, respectivement à Auderghem, Braine-l’Alleud et Wavre. Ensuite, en lien avec l’érection de cette Fraternité, destinée à un apostolat urbain et exercé en fraternité de deux ou trois prêtres travaillant ensemble, ils ont appris à davantage connaître la réalité bruxelloise à travers deux stages, le premier auprès des Pères Carmes de Bruxelles et le second dans l’Unité pastorale Saint-Damien, à Bruxelles également.

Tous trois seront nommés ensemble vicaires dans deux paroisses bruxelloises, la paroisse Sainte-Catherine, dans le doyenné de Bruxelles-Centre, et la paroisse Saint-Joseph à Uccle (Homborch), dans le doyenné de Bruxelles-Sud.

 

Le pape François envisage un pontificat court

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pape Francois profilDans l’avion qui le ramenait de Corée du Sud, le 18 août dernier, le pape François a accepté de répondre à des questions plus personnelles des journalistes, notamment concernant ses relations avec Benoît XVI, la suite de son pontificat et la façon dont il vit sa popularité.

Comme de coutume, en pleine forme et avec un large sourire, le pape est allé au-devant des journalistes dans l’avion qui le ramenait de Corée du Sud. Avec eux, il a abordé les violences en Irak, les relations avec la Chine, la guerre à Gaza, son prochain voyage en Albanie, mais aussi des aspects plus personnels de sa vie. Interpelé sur la façon dont il vit sa popularité, il a précisé qu’il a prenait « comme une générosité du peuple de Dieu« . « Intérieurement, je cherche à penser à mes péchés, à mes erreurs, pour ne pas me m’enorgueillir. Parce que je sais que ça durera peu de temps. Deux ou trois ans. Et puis, pfff… à la maison du Père« , a-t-il ajouté, évoquant pour la première fois sa mort.

Interrogé sur son état de santé, il a reconnu qu’il devait se reposer, mais que « casanier« , il préférait prendre des vacances « à la maison« . « Je change de rythme. Je lis des choses qui me plaisent, j’écoute de la musique. Je prie davantage. Cela me repose. »

« Le pape émérite est déjà une institution »

Concernant le pape émérite Benoît XVI, il a répondu qu’il gardait de très bonnes relations avec lui et qu’il le rencontrait fréquemment. « Notre rapport est de frères, vraiment. C’est un homme avec une sagesse, des nuances, ça me fait du bien de l’écouter, et aussi il m’encourage. » Pour lui, en renonçant à sa charge, Benoît XVI a ouvert une porte qui n’est pas « exceptionnelle« , mais « institutionnelle« . « Il y a 60 ans, les évêques émérites étaient aussi une exception. Ils n’existaient pas. Aujourd’hui les évêques émérites sont une institution. Je pense que le pape émérite est déjà une institution« , a-t-il avancé, confiant qu’il ferait la même chose si un jour il ne se sentait plus « capable d’aller de l’avant« . « Parce nos vies s’allongent et qu’à un certain âge, il n’y a plus la possibilité de bien gouverner (…). La santé peut être bonne, mais il n’a pas la capacité de mener de l’avant tous les problèmes d’un gouvernement comme celui de l’Eglise. »

P. A. (avec La Croix et Radio Vatican)

Le pape est « disponible » pour se rendre en Irak

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pape Francois avionDans l’avion qui le ramenait de Corée du Sud, le pape François a été interrogé par les journalistes sur la situation en Irak. Il s’est dit « disponible » pour se rendre au Kurdistan autonome afin d’apporter son soutien aux milliers d’Irakiens qui y ont trouvé refuge. Mais « en ce moment, ce n’est pas la meilleure chose à faire », a-t-il précisé.

Interrogé sur les bombardements américains contre les djihadistes de l’Etat islamique, le pape François a pesé ses mots. Certes, il a affirmé qu’il est « licite d’arrêter l’agresseur injuste » – c’est même « un droit de l’humanité » –, mais il a précisé aussitôt qu’ »arrêter » ne signifie pas automatiquement « faire la guerre, bombarder« . « Les moyens avec lesquels on peut l’arrêter devront être évalués« , a-t-il prévenu, rappelant que « tant de fois, sous prétexte d’arrêter un agresseur injuste, les puissances se sont emparées de peuple et ont mené des vraies guerres de conquête« . Une référence implicite à l’invasion américaine de l’Irak en 2003, contre laquelle le Vatican s’était fermement prononcé. « Un pays ne peut juger tout seul comment arrêter un agresseur injuste« , a-t-il ajouté. Pour lui, une telle décision doit être discutée à l’ONU.

Une étape à Erbil

Questionné ensuite sur un voyage possible en Irak, il a répondu qu’il était « disponible« , mais qu’en ce moment, ce n’était pas « la meilleure chose à faire« . Il a toutefois confirmé l’information selon laquelle il a été sérieusement envisagé que l’avion papal se pose quelques heures à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, lors de son vol de retour de Corée.

C’est dans cette ville que se trouve actuellement son envoyé spécial, le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Depuis son arrivée, celui-ci a rencontré de nombreux déplacés, remis aux évêques une somme d’argent de la part du pape et fait le point avec le président du gouvernement kurde, Massoud Barzani. Ce dernier l’a assuré qu’il était « déterminé à défendre jusqu’au bout son territoire et toute la population qui s’y trouve« . Pour l’émissaire du pape, « il est essentiel que les déplacés puissent un jour regagner leur foyer« .

P. A. (avec La Croix et Radio Vatican)

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