L'information en continu des Médias Catholiques

La Turquie recevra François fin novembre

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Pape TurquieLe pape François se déplacera en Turquie du 28 au 30 novembre prochain. Il s’agira du 6e voyage apostolique de François, après le Brésil en 2013, la Terre Sainte, la Corée du Sud et l’Albanie tout récemment, et enfin les Institutions européennes de Strasbourg, le 25 novembre.

Ce voyage est organisé à l’invitation conjointe du président turc, du président de la conférence épiscopale turque et du patriarche de Constantinople Bartholomée 1er. La dimension œcuménique est la motivation principale de ce déplacement, qui se déroulera six mois après la rencontre à Jérusalem entre le chef de l’Église catholique et le patriarche de Constantinople. Depuis le début de son pontificat, François a manifesté à de nombreuses reprises sa volonté d’un rapprochement avec l’orthodoxie.

Le programme détaillé
Ce sera la 4e visite d’un pape en Turquie à l’époque contemporaine, après celles de Paul VI en 1967, Jean-Paul II en 1979 et Benoît XVI en 2006.
Le vendredi 28 novembre, François atterrira vers 13h à Ankara, la capitale turque, pour une première étape politique. Après un passage au mausolée d’Atatürk (comme le protocole l’impose aux chefs d’État en visite), le pape sera reçu au Palais présidentiel par le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Lors de sa rencontre avec les autorités politiques, le pape François prononcera son premier discours sur le sol turc. Il tiendra aussi une audience avec le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, et rendra visite au président du Diyanet, le Conseil des Affaires religieuses, qui supervise l’organisation des cultes dans ce pays officiellement laïc, mais très majoritairement musulman.
Le samedi 29 novembre, le Pape s’envolera pour Istanbul où il atterrira à 10h30. Il visitera le musée de Sainte-Sophie et la mosquée Sultan Ahmet (communément appelée la « Mosquée bleue ») avant de célébrer une messe à la cathédrale catholique du Saint-Esprit. Il retrouvera ensuite le patriarche de Constantinople, Bartholomée, pour une prière œcuménique en l’église patriarcale Saint-Georges et un entretien privé au palais patriarcal.
Le dimanche 30 novembre, il célébrera une messe en privé dans la chapelle de la délégation apostolique avant de retrouver Bartholomée pour la Divine liturgie en l’église patriarcale Saint-Georges. Ils donneront ensemble une bénédiction œcuménique et signeront une déclaration conjointe. Un discours du pape est prévu à l’occasion de cette rencontre. 
SB/RV

Maltraitance des seniors: 20% d’appels en plus sur un an

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personnes ageesL’agence wallonne de lutte contre la maltraitance des personnes âgées a reçu 2922 appels en 2013. C’est 395 de plus qu’en 2012 – soit une hausse de 20%.

Respect seniors, c’est le nom de cette agence, estime que cette hausse des appels ne signifie pas forcément une augmentation des cas de maltraitance. La ligne gratuite, le 0800 30 330, est en effet de plus en plus connue, ce qui peut expliquer ces chiffres.

La maltraitance des personnes âgées reste pourtant une réalité bien trop présente dans notre pays, d’autant que de nombreuses personnes maltraitées n’osent pas faire part de leur situation.

Cette maltraitance touche principalement les femmes, qui représentent 71 % des cas et plus particulièrement la tranche d’âge 80 à 90 ans. Elle peut prendre plusieurs formes dont la plus répandue est la maltraitance psychologique (32,4%), financière (22%) et bien sûr physique.

Concernant les auteurs de ces faits, les familles sont les premières concernées (64,44%) avec en première place les enfants suivis des conjoints. Les professionnels dans les institutions viennent ensuite avec 18,13% des cas.

Infos: www.respectseniors.be

MVL (avec Belga)

Le Concert de la Fraternité : vive la diversité !

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Focolari_2014Le 18 octobre, la salle Claridge était comble et le public bouleversé par le climat de fraternité qui s’est créé et intensifié au cours de la soirée. Cette initiative artistique était portée conjointement par l’association musulmane ‘La Lumière du Cœur’ et le mouvement des Focolari. Une première en son genre.

La soirée a été un voyage artistique à travers le patrimoine musical des cultures chrétienne et musulmane, avec la contribution de la soliste flamande Inez Carsauw, accompagnée par l’Ensemble Eastbelgica, de Hassan Muhammady avec ses musiciens, de la chorale Nativitas avec Monica Nève. Des styles et époques variées, des sensibilités religieuses qui s’accueillaient, au-delà des langues et cultures. La musique, vecteur par excellence d’un message qui sait unir dans la diversité.

Un jeune Egyptien chrétien, Mina Shehata, confie « Pendant les dernières années tumultueuses, en Egypte, nous avons compris que parler ne suffit pas, qu’il faut faire des choses ensemble. Nous nous sommes donc mis à nettoyer un quartier ensemble, musulmans et chrétiens. Nous avons vu qu’en approchant l’autre avec respect et bienveillance, tu trouves la base de ce qui compte pour l’autre. Il y a eu des églises brûlées, oui. Mais le plus fort a été le fait que les musulmans avec qui nous avions travaillé, nous ont accompagnés à l’église en disant que si elle était brûlée, ils voulaient partager notre sort. Et pour la fête de Noël ils nous ont donné des chocolats…  » Son témoignage en dit long sur l’impact du dialogue de la vie, construit à partir de gestes et actes simples et forts, à la portée de tous.

« La vraie richesse de la société, c’est la diversité. Après la semaine vécue, ce sont des messages forts comme celui-ci qu’il faut »,  a déclaré la ministre Joëlle Milquet. Etaient également présents à ses côtés la secrétaire d’Etat Bianca Debaets, le président de l’Exécutif des Musulmans (EMB) Norddin Smaili, le vice-président de l’EMB Hassan Batakli, la présidente de Religions for Peace Belgique et Europe Yolande Iliano, Jacob Mahy, le théologien musulman, Mohamed Boulif,  l’ex-président de l’EMB, ainsi que Maria Verhegge et Bernard Keutgens, les responsables du mouvement des Focolari en Belgique et au Luxembourg.

Dans leur message d’introduction, Noufissa Boulif, musulmane, et Chris Hoffmann, chrétienne (Focolari), ont souligné le « long parcours de dialogue entre chrétiens et musulmans », fait par des « signes d’intérêt, d’amitié, de fraternité » et qui a débouché sur « une pleine confiance ». Elles ont invité toutes les personnes présentes, artistes et public, à « cheminer dans l’expression artistique de l’autre, et plus particulièrement sa musique, son chant », pour « connaître l’autre dans ce qui vit au plus profond de lui, et à le partager avec lui ».

A. T. (avec C. H.)

 

Béatification de Paul VI : les cérémonies à Rome et Milan

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Palec st PierreCe dimanche aura lieu la béatification du pape Paul VI. On en sait désormais un peu plus sur le déroulement des cérémonies qui auront lieu samedi 18 et dimanche 19 octobre à Rome et dans le diocèse de Milan, dont Giovanni Battista Montini fut archevêque de 1954 à 1963. Une cérémonie à suivre en direct sur la RTBF télé (La Deux).

Un communiqué de don Davide Milani, responsable communication du diocèse de Milan, publié ce 17 octobre, précise d’abord que plus de 3.000 pèlerins milanais arriveront samedi dans la capitale italienne. A Rome, ils pourront alors, mêlés à la foule de fidèles venus du monde entier, participer à trois moments forts. Tout d’abord la liturgie des Vêpres, présidée par le cardinal Angelo Scola, actuel archevêque de Milan, qui se déroulera samedi à 18h30 en la Basilique des Saints-Apôtres, à Rome. Ensuite, la messe de béatification de Paul VI, présidée par le pape François, dimanche 19 octobre à 10h30, sur la Place Saint-Pierre. Et enfin, la messe de remerciement, à nouveau présidée par le cardinal Scola, le lundi 20 octobre à 9h30 en la Basilique de Saint-Paul-hors-les-murs. Elle est adressée aux fidèles venus des diocèses de Milan et de Brescia.

Dans les paroisses du diocèse de Milan, des veillées de prière sont prévues samedi 18 octobre. Le dimanche, des écrans géants seront installés dans la Galerie Vittorio Emanuele II – une première pour retransmettre ce genre d’événement – et permettront aux Milanais d’assister à la messe, retransmise en direct de 10h30 à 12h30. Ou plutôt d’être « transportés » Place Saint Pierre, puisque, pour la première fois en Europe, le standard télévisé 4K sera utilisé: cette technologie nouvelle permet d’obtenir une qualité d’image quatre fois supérieure à celle de la haute définition, donnant ainsi au spectateur la sensation de faire partie de ce qu’il voit…

Mais lorsque le pape François proclamera Paul VI « bienheureux », les fidèles milanais auront la preuve qu’ils sont toujours bien à Milan, puisque dans la capitale lombarde et dans toutes les paroisses du diocèse, les cloches sonneront à cet instant précis.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce 17 octobre, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a par ailleurs affirmé que l’« on peut s’attendre à ce que le Pape émérite soit présent à la béatification de Paul VI ». Joseph Ratzinger a connu Paul VI, puisque c’est ce dernier qui l’a créé cardinal, le 27 juin 1977. Seuls deux autres cardinaux créés par Paul VI sont encore vivants: le brésilien Paolo Evaristo Arns, archevêque émérite de Sao Paulo, et l’américain William Wakefield Baum.

Sur les ondes de la RTBF

A noter que dimanche, la RTBF retransmettra en direct la cérémonie de béatification (en lieu et place de la messe dominicale), à partir de 10h30 sur La Deux. Les commentaires seront assurés par le frère Didier Croonenberghs o.p. et le canoniste Thibault Denotte.

Six lauréats du bien vieillir

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bien manger (c) Fondation Roi BaudouinSix maisons de repos ou de repos et de soins, en Wallonie et à Bruxelles, viennent d’être sélectionnées par un jury à la suite de l’appel à projets « Bien manger, bien vieillir en maison de repos » lancé par la Fondation Roi Baudouin.

Les lauréats se sont vus décerner un prix financier pour les encourager à mettre en pratique leurs idées pour améliorer la qualité et… l’ambiance des repas proposés aux résidents. Parmi ceux-ci, se trouvent des projets très différents, qui vont du petit-déjeuner style buffet hôtelier au ‘front cooking’, la cuisine ouverte sur la salle, qui permet au chef de préparer le repas devant les résidents, comme dans de nombreux restaurants à la mode.

Toutes ces pratiques sont créatives et peuvent contribuer à la santé nutritionnelle des résidents. Si chacune d’elles est différente dans son élaboration, elles ont des objectifs communs: impliquer un maximum de métiers à l’intérieur de la maison de repos (ergothérapeutes, diététiciens, aides-soignants, cuisiniers, personnel d’entretien…) et impliquer autant que possible les résidents dans l’élaboration du repas.

La Fondation Roi Baudouin s’attache depuis plusieurs années à promouvoir une meilleure qualité des soins, en particulier vis-à-vis des patients plus vulnérables. C’est dans ce cadre qu’elle souhaite soutenir des démarches qui visent à améliorer la qualité de vie des personnes âgées en maison de repos et en maison de repos et de soins. La dénutrition ou la mauvaise alimentation des personnes âgées sont des phénomènes régulièrement dénoncés. Voilà une façon de les contrer.

Plus d’infos

cp

De l’air frais à la chapelle Sixtine

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chapelle SixtineDes nouvelles installations de climatisation et d’éclairage de la « cappella magna » ont été réalisées pour célébrer le 450e anniversaire de la mort de Michel Ange. En effet, il a paru urgent de préserver la qualité de l’air ambiant de ce joyau artistique.

L’éclairage des 2.500 m² a également été sensiblement amélioré. Trois années de travaux ont été nécessaires pour assurer l’ensemble des modifications. Carrier et Osram, les deux entreprises chargées d’effectuer les travaux ad hoc, les ont réalisés gracieusement. Les fresques de la chapelle Sixtine avaient été entièrement restaurées il y a 20 ans. Cette fois, c’est au tour de la climatisation et de l’éclairage, soumis à rude épreuve avec le grand nombre de visiteurs quotidiens, puisque 20.000 personnes sont enregistrées certains jours de grande affluence. Chaque année, ce sont près de six millions de personnes qui contemplent l’ensemble.

Pour saluer l’événement, un congrès international de deux jours a été programmé les 30 et 31 octobre prochains. Comme le précise Antonio Paolucci: « A partir des résultats exceptionnels obtenus en 1994, on examinera l’état actuel des fresques et on rendra publiques les enquêtes scientifiques constantes et approfondies ainsi que le plan d’entretien ordinaire et extraordinaire (y compris l’étude et la réalisation du nouveau système de climatisation et d’aération et du nouveau système d’éclairage) que les Musées du Vatican ont lancé il y a longtemps en vue d’une meilleure protection de cet extraordinaire monument. ».

A. T. (avec zenit)

Hong Kong : les responsables religieux offrent leur médiation

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Hong Kong 1Pour trouver une issue à la crise actuelle qui secoue Hong Kong depuis plusieurs semaines, et alors que le mouvement de mobilisation étudiante et de désobéissance civile se prolonge, les responsables religieux de Hong Kong ont offert leur médiation. Une offre aussitôt rejetée par le gouvernement local.

« Nous souhaitons entendre les avis et opinions des deux parties afin de tenter de trouver une base commune pour établir un dialogue qui permettra de contribuer à la reprise des pourparlers et à bâtir la paix », ont déclaré par voie de communiqué les responsables des religions catholique, protestante, bouddhiste, confucéenne, taoïste et musulmane.

Les responsables religieux précisent qu’ils estiment pouvoir apporter une offre de médiation indépendante entre le gouvernement et les manifestants, à l’heure où les tensions restent fortes entre les deux camps à propos des réformes électorales à mettre en place en vue des élections de 2017.

Face au pouvoir local qui joue l’usure du mouvement dans la rue et après plusieurs incidents ayant vu la police se livrer à des violences contre des manifestants, le calme est loin d’être revenu à Hong Kong. Le quartier général de la police a été entouré de quelques centaines de manifestants venus dénoncer ces violences. En l’absence du cardinal John Tong Hon, en déplacement à Rome en raison du synode sur la famille, Mgr Joseph Ha Chi-sheng, l’un des trois évêques auxiliaires du diocèse de Hong Kong, a représenté l’Eglise catholique pour cette offre de médiation des responsables religieux. Il qualifie la situation présente à Hong Kong de « grave ». « Proposer une médiation à ce stade comporte des risques très réels, analyse-t-il pour l’agence Ucanews. Mais n’est-ce pas le rôle des responsables religieux que de se saisir de cette responsabilité? »

Quel sera la position du gouvernement local?

Dans l’immédiat, le gouvernement local n’a pas répondu à l’offre de médiation des responsables religieux; il a seulement fait savoir qu’il disposait déjà d’un médiateur « hautement respecté », sans pour autant révéler son identité. De plus, ce jeudi 16 octobre, le chef de l’exécutif, C. Y. Leung, a déclaré que son gouvernement réitérait son offre de pourparlers avec les leaders étudiants, une proposition qui intervient une semaine après qu’une première offre en ce sens a été brutalement retirée par lui et son administration.

Selon les observateurs locaux, il semble peu probable que le gouvernement local saisisse la main tendue par les responsables religieux de Hong Kong. On peut penser que Pékin verrait d’un mauvais œil l’exécutif local faire appel à des responsables qu’il préfère voir, sur le continent, cantonnés dans des fonctions purement religieuses et cultuelles plutôt que sociales et politiques.

Avec Eglise d’Asie

Les catastrophes naturelles ont fait moins de victimes en 2013

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HaiyanAu cours de l’année dernière, 22.452 personnes ont perdu la vie suite à des désastres naturels. C’est nettement moins que les années précédentes. Dans le même temps, pourtant, la fréquence et la gravité des phénomènes extrêmes s’est accrue.

La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) ont publié un rapport dans lequel elle recense le nombre de victimes de catastrophes naturelles en 2013. Au total, l’IFRC dénombre 22.452 personnes tuées par des catastrophes naturelles en 2013, un chiffre nettement plus faible que la moyenne annuelle de 97.954 tués entre 2004 et 2013. En novembre 2013, le typhon Haiyan, qui a frappé la province de Leyte aux Philippines, a été le plus meurtrier avec au moins 7.986 tués. Les inondations provoquées par la mousson en Inde ont été la deuxième catastrophe la plus meurtrière avec 6.054 tués.

La pire année de cette décennie avait été 2004, où 242.829 personnes avaient péri, principalement suite au tremblement de terre et au tsunami qui avait suivi dans l’océan Indien. Le nombre de personnes affectées par des catastrophes naturelles, 100 millions majoritairement en Asie, est aussi le plus faible de la décennie. Mais le responsable de l’étude, Terry Cannon, souligne qu’il faut rester prudent dans ces comparaisons annuelles et appelle à regarder la capacité des pays à se préparer à une catastrophe.

Les changements économiques rapides, la croissance de la population et l’urbanisation dans les pays en développement soumettent de plus en plus de gens aux risques en cas de catastrophe naturelle, alors que les experts mettent en garde contre la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes avec le réchauffement de la planète, note le rapport.

MVL (avec Belga)

Le Synode sur la famille devra proposer des solutions pastorales

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synode ouvertureLes pères synodaux, entourés d’experts, auditeurs, et « délégués fraternels » étaient une nouvelle fois réunis mercredi par cercles mineurs, pour revisiter point par point la Relatio Sinodi, le document de travail rendu publique lundi, à mi-parcours des travaux du synode sur la famille.

Il s’agit, a précisé le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège d’une dynamique plus « interactive ». Les groupes linguistiques, 10 au total dont 2 francophones, travaillent rapidement afin d’élaborer la prochaine étape du chemin synodal: la Relatio Sinodi, le document final du Synode. Les résultats de leurs travaux seront présentés ce jeudi en congrégation générale.

Après l’émotion et l’embarras qui ont suivi le retentissement médiatique du rapport d’étape publié lundi, un rapport que beaucoup ont ouvertement contesté, les participants au Synode ont retrouvé leur sérénité. Toute la journée de mercredi, ils auront travaillé sérieusement et fraternellement au sein des dix groupes linguistiques pour analyser en profondeur, définir et voter les modi, autrement dit leurs amendements à la synthèse proposée par le rapporteur général. Des amendements qui risquent d’être nombreux notamment en ce qui concerne l’accueil des personnes homosexuelles, l’accès à l’Eucharistie pour les divorcés remariés, et la reconnaissance de valeurs positives dans les formes imparfaites. Si le climat et la méthode varient d’un carrefour à l’autre en fonction de la personnalité et des origines des uns et des autres, tous sont conscients de l’enjeu de ce Synode et de leurs lourdes responsabilités.

Ne pas changer la doctrine

 Au-delà des différences d’approche et de points de vue sur un certain nombre de questions particulières, des convergences se dégagent: le Synode n’a pas l’ambition de changer la doctrine; au contraire, il doit la réaffirmer de manière claire, notamment en ce qui concerne l’indissolubilité du mariage et faire davantage ressortir la beauté de l’enseignement chrétien sur la famille. Il est cependant urgent d’améliorer, voire de corriger l’attitude pastorale de l’Eglise surtout vis-à-vis des divorcés remariés. Si elle veut transmettre l’amour du Christ pour tout homme, l’Eglise doit se montrer accueillante, ne pas donner l’image d’un espace fermé. Elle doit adopter un langage positif, moins dur, et ne pas se limiter à réaffirmer une série d’interdits. Le défi à relever est donc de taille: le Synode ne doit pas édulcorer le message; il doit veiller à ne pas ouvrir une brèche qu’il ne serait plus en mesure de maîtriser. Mais il doit faire passer un message de miséricorde. Cela doit se traduire par des solutions pastorales. La communion spirituelle pour les divorcés remariés a, par exemple, été proposée. Pour beaucoup, les défis évoqués dans ce synode exigent de la part de l’Eglise un approfondissement anthropologique, doctrinal et sacramentel. Le chemin s’annonce long, ardu, mais le débat est ouvert.

Radio Vatican

Le Prix de la Solidarité du CHU Saint Pierre décerné au Dr Denis Mukwege

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mukwegeCe soir, l’hôpital Saint Pierre, à Bruxelles, décernera pour la première fois le Prix Solidarité. Le lauréat de cette première édition est le docteur Denis Mukwege, un médecin congolais qui, au Sud-Kivu, répare les femmes qui ont été déchirées par les viols brutaux qui leur sont imposés.

Dans l’est du Congo, le viol collectif est utilisé comme arme de guerre. C’est dans ce cadre que le docteur Mukwege œuvre depuis plusieurs années en faveur des femmes qui ont été victimes de barbarie sexuelle. Chaque jour, au péril de sa vie, Denis Mukwege reconstruit, « répare » des femmes et des enfants, dont les corps ont été mutilés par des groupes rebelles. Son travail acharné a su mettre en lumière à travers le monde la gravité de la situation. En 20 ans, ce sont plus de 500.000 femmes qui ont été méthodiquement violées avec la plus grande brutalité dans l’est du Congo, pour blesser à mort la population vivant dans la région, de façon à ce qu’elle laisse la place aux creuseurs et trafiquants de coltan, de cassitérite et d’or.

Pour sa première édition, le Prix Solidarité du CHU Saint Pierre souhaite mettre en lumière le travail périlleux du Dr Mukwege dans l’hôpital de Panzi au Congo, ainsi que la situation dramatique qui perdure dans la Région des Grands Lacs. A travers ce prix, l’hôpital soutient son dévouement quotidien et sa demande d’arrêter l’inhumanité qui sévit dans sa région.

Vous pouvez aider le Dr Mukwege et son équipe dans la région du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo par vos dons. Vous pouvez également améliorer le sort de milliers de femmes et d’enfants ayant été victimes de viols dans la région en finançant les programmes de réinsertion de l’Hôpital de Panzi, l’hôpital créé par le Dr Mukwege.

Infos: Le Prix Solidarité du CHU Saint-Pierre

MVL/CP

Ecoutez ci-dessous le témoignage du docteur Mukwege, recueilli en février 2014 par Sophie Timmermans

Jorsala – C’est l’arrivée à Istanbul après 161 jours de marche

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jorsala4Ce 16 jeudi octobre, un groupe de marcheurs arrive à Istanbul, porte de l’Orient. Leur périple a débuté le 8 mai à la l’Hôtel de Ville d’Ypres. Ils sont partis sous des pluies torrentielles, ont traversé des lignes de front du Flanders Field pour continuer inexorablement leur périple vers l’Est, 100 ans après le début de la Première Guerre mondiale.

Cinq mois après leur départ, ils se trouvent devant les portes d’Istanbul, but final de leur périple. Ils y écouteront un concert de musique Baroque dirigé par l’ensemble de Sigiswald Kuijken la Petite Bande).  Les marcheurs retourneront ensuite en avion chez eux. En quelques heures, ils survoleront les 3.500 kilomètres qu’ils ont parcourus à pied ces derniers mois. L’un d’entre eux, Willem, jeune artiste d’Ypres a fait avec trois autres personnes l’entièreté du chemin. Pendant tout ce temps, il a porté une lanterne des tranchées de la région de l’Yser. Cet objet est devenu le symbole de la marche.

Jorsala: construire une route de dialogue reliant l’Orient

‘Jorsala’ est un ancien nom scandinave qui désigne la route vers Jérusalem. L’initiateur de la marche est Sébastien de Fooz qui, en 2005, a réalisé une marche vers Jérusalem. Il est l’auteur du livre  « A pied à Jérusalem ». Lors de son périple est née l’idée de créer une route de dialogue traversant sur l’axe Est/Ouest tant de lignes de fractures. En 2012, un groupe de soixante personnes issues de la diversité belge ont effectué une marche de Bruxelles à Aix-la-Chapelle. Jorsala veut créer ou promouvoir des espaces où l’on apprend à avoir confiance dans l’inconnu et où l’attention est portée sur la qualité du lien.
Cette expérience physique de la marche est une école formidable pour nous apprendre à nous ouvrir à la complexité et de notre rapport à lui.

Confiance dans l’inconnu

La philosophie derrière cette marche est l’ouverture à l’inconnu et l’expérimentation des perspectives qui en découle. Seuls sur 16 points-relais, des logements étaient prévus. Et c’était le but. Celui qui sait où il va loger tous les soirs à la fin de l’étape et qui est pris par la main, se laisse moins surprendre par le hasard et rate peut-être des occasions.

Une marche transeuropéenne traversant des lignes de fractures

Plus de 100 marcheurs de toutes origines marchent selon leurs possibilités de petits ou longs tronçons d’un sentier qui fait plusieurs milliers de kilomètres. Des Belges, Français, Néerlandais, Allemands, Iraniens, Marocains, Ukrainiennes, Italiens, Croates, Bosniaques, Kosovars, Bulgares, Syriennes,… ont tantôt marché en groupe ou en solo sur une route qui est marquée par 16 point-relais. Ces points-relais sont situés sur des fractures culturelles ou sur des endroits qui ont leur importance historique. Les marcheurs y ont rassemblé des témoignages et témoignent à leur tour de leur longue marche. Quatre personnes ont fait l’intégralité du trajet. Les participants ont traversé pas moins de quinze pays: la Belgique, le Luxembourg, la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine, la Bulgarie, la Grèce et la Turquie.

Concert à l’occasion de l’arrivée des marcheurs

Le musicien baroque Sigiswald Kuijken (La Petite Bande) qui bénéficie d’une renommée mondiale sera entouré de Benjamin Alard (clavecin) et de la soprane Marie Kuijken. Ils joueront à Istanbul pour accueillir les marcheurs et pour clôturer symboliquement la marche. Sigiswald Kuijken a déjà joué pour Jorsala au début de la marche dans la chapelle du cimetière militaire allemand de Menenwald, le plus grand de Flanders Fields. L’Ensemble Kuijken jouera dans l’église Saint-Antoine d’Istanbul.

Un chemin ‘intérieur’ vers Istanbul

Sébastien de Fooz n’a participé que partiellement à la marche. Pendant que les autres étaient sur le trajet, il a écrit sur ce qu’il l’a motivé dans la mise en œuvre du mouvement Jorsala. Le livre contient des couches introspectives sur ses expériences de marche antérieures et sur la marche actuelle. Sorti en néerlandais aux Editions Lannoo[1] au début du mois d’octobre, il sortira également en français aux Editions Racine cet automne[2].

CP

Toutes les infos se trouvent sur le site de Jorsala et sur Tripline

Retrouvez également l’émission radio « Il était une foi » du 13 avril 2014 sur la Première (RTBF), consacrée au projet Jorsala:

http://info.catho.be/2014/04/13/radio-il-etait-une-foi-jorsala/#.VD6GmPmsWEc



[1] ‘Een binnenweg naar Istanbul’ (Paru aux Editions Lannoo)

[2] Un chemin intérieur vers Istanbul (à paraitre aux Editions Racine)

Les produits alimentaires, plus chers chez nous qu’en Europe

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caddieFaire ses courses coûte plus cher en Belgique que dans les pays voisins. Le Belge dépense en moyenne 9% de plus que la moyenne européenne.

La Belgique est dans le haut du panier européen des prix alimentaires. Si l’on s’en réfère aux derniers chiffres livrés par Eurostat en matière d’ »indices de niveau de prix », les ménages belges dépenseraient 9% de plus que la moyenne européenne pour faire leurs courses.

Après avoir comparé les biens de consommation courante dans 37 pays européens, Eurostat constate que ce sont les ménages suisses qui ont la note la plus salée (jusqu’à cinquante pour cent de plus que la moyenne européenne) devant les familles scandinaves. La Belgique se situe un peu au-dessus de cette moyenne, avec 9% de supplément. Ca reste mieux que le Luxembourg et les Pays-Bas – aussi bien que la France – mais moins bien que l’Allemagne.

Certains pays restent toutefois plus intéressants que d’autres selon les types de produits. Pour la Belgique, ce sont surtout les prix alimentaires et les communications qui font grimper la facture.

MVL (d’après Belga)

Pension : les allocations seront rabotées dès 2015

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petite monnaieUne étude du PTB révèle qu’avec la réforme des pensions, les pensionnés pourraient toucher jusqu’à 295 euros de moins par mois, et ce, dès janvier 2015.

Le PTB a publié une étude, relayée par La Libre, sur les pertes de reve­nus engendrées par la réforme des pensions prévue par le gouvernement Michel. Selon le service d’études du parti, les futurs retraités toucheront « entre 83 et 298 euros de pension mensuelle en moins ». Une perte financière qui s’explique par la suppression du bonus pension à partir du 1er janvier 2015. Un exemple: les fonctionnaires pourraient perdre 240 euros net par mois.

Par ailleurs, une interruption de carrière non motivée ne sera désormais plus prise en compte dans le calcul de la pension en ce qui concerne la durée de la carrière. Selon la méthode de calcul actuelle, une personne qui a fait une telle interruption perdra 25 euros par mois. Selon le PTB, la pérennité du système actuel des pensions est « une question de choix de politique sociale et fiscale. En instaurant une taxe des millionnaires et en s’attaquant à la grande fraude fiscale, il y aura bien assez d’argent pour payer nos pensions« .

MVL (avec Belga)

 

L’accord du gouvernement fédéral inquiète Amnesty et la Ligue des droits de l’Homme

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Charles Michel

Mardi 14 octobre, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Amnesty International et la Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers) ont organisé une conférence de presse commune pour dénoncer un accord du gouvernement Michel « inquiétant ».

Mardi, les trois associations ont exprimé publiquement leur appréhension de l’accord du gouvernement en matière de droits fondamentaux, de l’asile et de l’immigration et des droits économiques, sociaux et culturels. « Dans l’accord du gouvernement fédéral, on trouve un peu de positif, pas mal de flou et beaucoup de points inquiétants« , ont-elles mis en garde.

Amnesty International se méfie de la question budgétaire qui « sera fondamentale, sinon certaines bonnes idées, comme la création d’un Institut national des droits de l’Homme, vont simplement rester au stade de l’effet d’annonce« . C’est ce qu’a exprimé mardi Philippe Hensmans,  directeur d’Amnesty International pour la Belgique francophone, lors de la conférence de presse commune. « D’autres mesures proposées restent floues quant à leur mise en œuvre », poursuit-il. « Par exemple, le gouvernement veut sanctionner – et c’est très bien – les appels à la haine sur internet, notamment l’appel au djihad. Va-t-on élargir cette notion aux discours islamophobes qui circulent aussi sur internet? C’est le flou. »

Quel bon sens?

La Ciré a également exprimé son inquiétude. Selon sa directrice, Frédérique Mawet, « l’esprit de cet accord est très clair. Il s’agit de contrôler, de restreindre, d’empêcher. Par exemple, le nouveau gouvernement veut augmenter le nombre de places en centres fermés. C’est indigne d’enfermer des familles sans titre de séjour. Et même les mesures qui semblent positives au premier abord peuvent cacher des mesures plus dures. Le gouvernement veut par exemple harmoniser les procédures. C’est très bien. Mais dans quel sens cette harmonisation se fera-t-elle? »

De son côté, la LDH pointe toute une série de mesures qu’elle juge négatives: la transaction pénale « qui augure une justice de classe« , la peine de sûreté « qui enlève tout espoir de réinsertion du détenu » ou encore la « tolérance zéro en matière de drogues« . « Ce gouvernement se présente comme celui du bon sens, mais il s’agit davantage du bon sens du café du commerce que du véritable sens commun, qui sert l’intérêt général. Il se présente comme celui des réformes, mais propose plutôt des recettes qui ont déjà démontré dans le passé leur inefficacité« , a déploré le président de l’association, Alexis Deswaef.

ST/Belga

Photo : Charlesmichel.be

A Athus, une messe interculturelle pour célébrer les amitiés sans frontières

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 »On doit perpétuer les belles traditions ». Il y a six ans, l’ancien curé de la paroisse Saint-Etienne d’Athus (Province de Luxembourg), l’abbé Patrick Graas, actuellement curé-doyen de Messancy, avait trouvé la très géniale idée de célébrer l’interculturalité, disons mieux, la  »rencontre pacifique des cultures », au carrefour des trois frontières qui unissent la Belgique à la France et au Grand-Duché de Luxembourg. Le dimanche 19 octobre sera l’occasion d’une nouvelle édition de ce beau rendez-vous. La messe sera célébrée à 16h en l’église d’Athus.
La ville d’Athus était autrefois connue pour son usine sidérurgique qui a fermé ses portes dans les années septante, suite au déclin de l’activité métallurgique dans le bassin lorrain. Sa situation géographique et son passé industriel expliquent en grande partie le brassage culturel dont la ville est caractéristique. Tous les jours, hormis les résidents, au moins un étranger passe par Athus, soit pour rejoindre son lieu de travail dans l’un des pays frontaliers soit pour des rencontres ou des courses.
De ce point de vue, Athus est un lieu idéal pour une pastorale de proximité et de coopération interculturelle. C’est le lieu pour  »Faire Communauté ».  »Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ: il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Gal 3, 28). Ces paroles de saint Paul résument le sens très concret et très profond que la Paroisse Saint-Etienne d’Athus attache à la messe interculturelle qu’elle célèbre et entend perpétuer chaque année, le dimanche d’octobre qui clôture la semaine des missions. Cette messe, ce rassemblement, permet à notre Communauté paroissiale de se réunir. Quelle que soit son origine, c’est l’occasion qui est donnée à chacun d’exprimer dans sa langue et sa culture sa foi et son attachement au Seigneur.
Les amitiés sans frontières
Athus est riche d’environ 72 nationalités, selon le recensement communal. Pour que chacun puisse se reconnaître dans la décoration de ce jour merveilleux, nous avons choisi de visualiser les pays d’origine par la couleur de leur continent: le jaune pour l’Asie; le rouge pour les Etats-Unis d’Amérique; le noir pour l’Afrique; le vert pour l’Océanie; et le bleu pour l’Europe. Le thème principal pour cette année est  »Amitiés sans frontières ». Ce thème ne parle pas seulement des frontières géographiques d’un pays, mais des barrières qui séparent les êtres humains, hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres, bien portants et malades, peuples, cultures et races, etc.
Le message très important que nous comptons y faire passer collectivement, n’est-ce pas celui de notre Seigneur Jésus-Christ qui avait dit un jour à ses disciples:  »Je ne vous appelle plus serviteurs… je vous appelle mes amis », puis il leur recommanda l’amour mutuel (Jn 15, 14-17)?
Venez et voyez! Ce jour-là, vous verrez une diversité de personnes, vous entendrez des variétés musicales, spécialement les chorales vietnamienne et congolaise invitées pour faire communauté avec notre chorale spéciale pour la messe interculturelle. Il y aura aussi des tenues vestimentaires reflétant la diversité de peuple, et surtout à ne pas rater, des spécialités culinaires venant de divers pays qui constituent notre communauté. A la fin de la célébration, notre souhait le plus ardent, est que tous ceux qui nous verront célébrer la richesse et la diversité de cultures, trouvent la joie de s’unir au nom de Jésus-Christ, malgré les adversités de ce monde.
Nous vous invitons tous et toutes à nous rejoindre à cette célébration festive qui constitue l’un des moments cruciaux de notre vie paroissiale.
P. Ado-Dieumerci Bonyanga
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