L'information en continu des Médias Catholiques

Chaque chrétien appelé à être cohérent avec sa foi

Bookmark and Share

Pape François - Regina Caeli du 18 mai 2014En ce 26 décembre, lendemain de Noël, l’Eglise célèbre le la fête de Saint-Etienne, premier martyr de l’Eglise catholique, un des premiers disciples de Jésus qui fut lapidé à Jérusalem. Une occasion pour le pape de demander à chaque chrétien de vivre sa foi « avec cohérence ».

Avant de saluer les fidèles réunis place Saint Pierre, le pape François leur a lancé une dernière recommandation. Ils les a appelés à la cohérence. « Il ne s’agit pas de penser en chrétien, et de vivre en païen. Aujourd’hui demandons à Saint Etienne la grâce de la cohérence chrétienne », a dit le souverain pontife.

En la solennité du premier martyr de l’Eglise qui « honore le Roi des rois en lui offrant le don de sa vie», François a prié de manière particulière pour tous ceux qui sont discriminés en raison du témoignage qu’ils rendent au Christ. « Je voudrais dire à chacun d’eux : si vous portez cette croix avec amour, vous êtes entrés dans le mystère de Noël, vous êtes dans le cœur du Christ et de l’Eglise ». Le pape invite à prier pour eux parce que, « grâce aux sacrifices de ces martyrs d’aujourd’hui, se renforce de par le monde les efforts pour reconnaître et garantir concrètement la liberté religieuse, qui est un droit inaliénable pour les personnes humaine. »

Suivre Jésus, un chemin exigeant

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus s’adresse à ses disciples. Il les envoie en mission en les avertissant : « Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé ». Ces paroles du Seigneur, selon le Pape, ne viennent pas « perturber la célébration de Noël, mais lui enlèvent le revêtement doucereux qui ne lui appartient pas ». Elles font comprendre que, dans les épreuves acceptées en raison de la foi, la violence est vaincue par l’amour, la mort par la vie.

Pour accueillir vraiment Jésus dans notre existence et prolonger la joie de la Nuit Sainte, la route est vraiment celle indiquée dans cet Evangile : témoigner dans l’humilité, dans le service, sans peur d’aller à contre-courant et de payer de sa personne. « Tous ne sont pas appelés, comme Saint Etienne, à verser leur sang, mais il est demandé à chaque chrétien d’être cohérent avec la foi qu’il professe. »

Suivre Jésus est certainement un « chemin exigeant », mais ceux qui le suivent avec fidélité et courage, reçoivent le don promis par le Seigneur aux hommes et femme des bonne volonté, assure le Pape. « Sur la terre paix aux hommes qu’il aime ». Cette paix donnée par Dieu, dont parle l’Evangile de Luc, est en mesure de tranquilliser les consciences de ceux qui, à travers les épreuves de la vie, savent accueillir la Parole de Dieu et s’engager à la suivre avec persévérance, jusqu’à la fin.

Par ailleurs, le pape François a encore demandé, un « engagement dans le monde entier pour reconnaître et assurer concrètement la liberté religieuse, droit inaliénable », en référence aux persécutions dont sont victimes les chrétiens. François a rendu hommage à « tous ceux qui sont discriminés, persécutés, tués » pour avoir professé la foi chrétienne, à l’instar de Saint Etienne.

Avec Radio Vatican

Décès de Leo Tindemans, ancien Premier ministre

Bookmark and Share

Leo_Tindemans_(2009)L’ancien Premier ministre Leo Tindemans est décédé vendredi à l’âge de 92 ans à son domicile d’Edegem (province d’Anvers), commune dont il fut le bourgmestre durant douze ans.

C’est une page de l’histoire de notre pays qui se tourne. Après les décès de Wilfried Maertens et de Jean-Luc Dehaene, un autre ancien Premier ministre social-chrétien flamand est décédé ce vendredi.  Léo Tindemans était diplômé en sciences commerciales et en économie. Il avait par la suite également décroché un diplôme en sciences politiques, avant de devenir professeur à l’université de Louvain.

Ayant démarré comme jeune journaliste à la « Gazet Van Antwerpen », il est entré au Cepess (le centre d’études du CVP-PSC) mais sa carrière politique a débuté au CVP (aujourd’hui CD&V), dont il est devenu secrétaire national. En 1961, il fait son entrée au Parlement (où il siègera jusqu’en 1989), où il montre un grand intérêt pour les matières européennes et internationales. Sept ans plus tard, il est nommé ministre des Relations communautaires ; un parcours ministériel qui se poursuivra, entre autres, au Budget, aux Classes moyennes et à l’Agriculture. En 1973, il est vice-Premier dans le gouvernement dirigé par le socialiste Edmond Leburton. Au sortir des élections de 1974, le roi Baudouin le désigne comme formateur et il devient Premier ministre. Il assurera cette fonction à la tête de deux gouvernements. Des mandats marqués par les questions communautaires et des gouvernements incluant pour la première fois des partis communautaires, tels le FDF, le Rassemblement wallon et la Volksunie. C’est l’époque du Pacte d’Egmont et du début de ce qui fera de notre pays un état fédéral. Mais, en 1978, c’est l’échec. Leo Tindemans crée la surprise à la Chambre, en annonçant tout de go qu’il se rend chez le Roi pour lui présenter la démission du gouvernement.

Lors des élections européennes de 1979, Leo Tindemans obtient 983.000 voix, un record historique resté inégalé à ce jour. Il sera encore par la suite ministre des Affaires étrangères et eurodéputé jusqu’en 1999. Il met alors un terme à sa carrière, estimant qu’il est « un homme politique du XXe siècle, pas du XXIe ».

« Notre pays perd à nouveau un homme d’Etat exceptionnel, qui a été l’image de la politique pour toute une génération », a souligné le président du CD&V, Wouter Beke.

« La Belgique perd un Européen visionnaire »

L’actuel Premier ministre Charles Michel a fait part de son émotion. «La Belgique perd un Européen convaincu qui a toujours défendu l’idée d’une Union européenne intégrée. Nous retiendrons son travail visionnaire, lui, qui dès 1975, plaidait pour une monnaie européenne unique », a déclaré le Premier ministre dans un communiqué.

« Le Premier ministre tient à rendre hommage à l’homme politique qui a aussi marqué l’histoire de notre pays en étant Premier ministre à l’heure où la Belgique se penchait sur des réformes institutionnelles qui influenceront profondément son futur », indique encore le communiqué du Premier ministre.

J.J.D.

Pauvreté : « Housing First », un labo social pour les SDF

Bookmark and Share

housingfirstbelgiumrelogement-4Une expérience audacieuse, mais prometteuse, inspirée des Etats-Unis, vient actuellement en aide aux personnes vivant à la rue en Belgique.

Depuis près d’un an et demi, une expérience originale se déroule discrètement dans les rues de Liège, Charleroi, Bruxelles, Gand et Anvers. Non pas que ses protagonistes agissent dans l’ombre, bien au contraire! Lancée par le Secrétariat fédéral à la Pauvreté, l’expérience est évaluée en permanence par une équipe de chercheurs en sciences sociales. Disons simplement qu’ »Housing first » – le nom de cette initiative – ne change rien pour le moment au visage habituel des grandes villes. Mais qu’en cas de succès, elle pourrait, à terme, changer la vie de centaines ou de milliers de Sans domicile fixe (SDF). Pas n’importe lesquels: ceux qui souffrent depuis plusieurs mois d’assuétudes (alcool, drogues) et/ou d’une maladie mentale.

Tout le pari est là: fournir un logement à ce groupe bien particulier; et cela, dès le départ de leur processus de réinsertion, quasiment sans conditions. Sauf celles d’être motivé et de pouvoir subvenir au paiement du loyer (via leur revenu d’intégration ou une allocation). En soi, c’est une mini-révolution dans l’aide sociale. Car celle-ci, le plus souvent, n’envisage une mise en logement du SDF qu’après le passage d’une série d’étapes: avoir fait ses preuves dans un abri de jour ou une maison d’accueil, se montrer capable d’y respecter diverses contraintes liées à la vie en collectivité, etc. « Ce modèle classique, assez cloisonné (à chaque étape, un intervenant social différent), convient  parfaitement à certains publics », explique Coralie Buxant, coordinatrice de Housing First Belgique. « Mais d’autres formules doivent le compléter Sans cela, les personnes très déracinées n’ont aucune chance d’aller jusqu’au stade du logement. Et, de là, de se remettre en projet ».

Le début d’un processus

Le logement n’est pas une fin en soi. Il est, avant tout, un outil pour « se poser » et faire le point. Pour rassembler des forces pour la suite. Pour quitter définitivement cette vie à la rue qui n’est que stress, fatigue, rudesses et insécurités diverses: agressions, rivalités pour les lieux de manche, harcèlement policier, météo rigoureuse, dureté du regard social, etc. Si, de surcroît, une pathologie mentale s’y ajoute, le risque de décrochage définitif devient énorme. C’est la raison pour laquelle Housing First prévoit également l’accompagnement psycho-social rapproché de la personne logée, en collaboration avec le tissu associatif de chaque grande ville.

Un succès? « Moins de 5% des bénéficiaires refusent l’accompagnement psycho-social », se réjouit Coralie Buxant. « Après six mois de vie dans leur logement, la plupart des personnes ont pris en charge leur santé physique et mentale. Des problèmes graves restés non soignés pendant des années (diabète, troubles respiratoires chroniques, etc.) sont traités médicalement ». Autre source de satisfaction à ce stade: la grande majorité des ex-SDF parvient à payer régulièrement son loyer, malgré le poids écrasant de celui-ci dans leur budget. C’est bon signe!

Appel aux propriétaires

Reste une question clé: la difficulté, dans nos grandes villes, de trouver des logements salubres à un prix supportable par ce type d’allocataire social. Les pouvoirs publics jouent globalement le jeu, via les sociétés de logements sociaux. Mais l’aide des particuliers reste indispensable. Et les préjugés ont la vie dure… Housing First a donc créé une fonction de « capteur de logement »: des assistants sociaux sensibilisent les propriétaires de logements au « geste » d’humanité et d’engagement qu’ils peuvent faire envers les sans-abri en participant à ce projet pilote. De quoi faire penser aux récents propos du Pape, tenus lors de la Rencontre mondiale des mouvements populaires. François y disait sa lassitude d’être pris pour un « communiste » dès lors qu’il évoque les trois besoins élémentaires de l’homme pour vivre dignement: une terre, un emploi et… un toit.

Francis Demars

(c) Photo:  www.housingfirstbelgium.be

 

La Belgique prive le Rwanda d’une aide de 40 millions d’euros

Bookmark and Share

Paul KagameLe ministre de la Coopération Alexander De Croo a décidé de ne pas octroyer 40 millions d’euros d’aides incitatives au Rwanda. En cause : un certain nombre de conditions qui n’ont pas été respectées.

Ce montant de 40 millions d’euros constituait ce qu’on appelle une «  tranche incitative  » que la Coopération au développement lie, en plus des montants prévus, à la réalisation de certaines conditions à respecter dans le chef du pays bénéficiaire. L’aide au développement de la Belgique à l’égard du Rwanda s’est élevée à 160 millions d’euros sur la période 2011-2014. À côté de cette somme, un montant de 40 millions pouvait donc être libéré en cas de progrès significatifs entrepris par Kigali en matière de dialogue politique, de bonne gouvernance et de développement des médias.

Le ministre de la Coopération, Alexander De Croo, a décidé de ne pas verser cette aide, dans la mesure où le régime de Paul Kagame (photo), n’a pas respecté certaines promesses, notamment en matière de bonne gouvernance et de respect de la liberté de la presse. Selon le ministre belge, ces progrès n’ont pas été constatés. Le porte-parole du ministre n’a pas souhaité commenter cette information mais le cabinet a précisé que «  sur base d’une évaluation interne il avait été décidé il y a un mois déjà de ne pas libérer cette tranche incitative, soit avant même le rapport de 11.11.11 ». Pour rappel, la coupole flamande des ONG actives dans la coopération avait appelé à ne pas libérer ces 40 millions d’euros. Le directeur de l’organisation Bogdan Vanden Berghe a qualifié la décision du ministre De Croo de «  signal fort  » à l’égard des autorités rwandaises.

Vatican : Le cardinal Tauran, nouveau camerlingue de la Sainte Eglise Romaine

Bookmark and Share

Cardinal TauranUne importante nomination a lieu au Vatican, le week-end dernier. Samedi 20 décembre, le cardinal français Jean-Louis Tauran (photo) a été désigné comme le nouveau camerlingue de la Sainte Eglise romaine par le pape.

S’il s’agit d’une fonction administrative, le rôle du camerlingue prend son importance lors du décès ou de la démission d’un pape. Le camerlingue assure en effet l’interrègne et plus précisément l’administration temporelle du Saint-Siège pendant la vacance du Siège apostolique, avec l’aide des cardinaux présents, jusqu’à l’élection d’un nouveau pape. C’est également le camerlingue qui constate et notifie le décès du pape, fixe la date des obsèques et convoque le conclave.

Ce poste était occupé depuis 2007 par le cardinal Tarcisio Bertone, ancien Secrétaire d’Etat du Saint-Siège qui vient de fêter ses 80 ans et n’est donc plus cardinal électeur.

Âgé de 71 ans, originaire de Bordeaux, le cardinal Jean-Louis Tauran a été pendant plus de dix ans Secrétaire du Saint-Siège pour les Rapports avec les Etats. Il est actuellement président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Le pape François a par ailleurs nommé vice-camerlingue de la Sainte Eglise romaine, un autre diplomate du Saint-Siège, Mgr Giampiero Gloder, 55 ans, originaire du diocèse italien de Padoue, président, depuis septembre 2013, de l’Académie pontificale ecclésiastique.

Avec Radio Vatican

 

Querelle autour des crèches en France: les évêques appellent à ne pas « se tromper de combat »

Bookmark and Share

Capture_crechePlusieurs évêques sont intervenus dans les jours précédant Noël sur la polémique autour de la place des crèches dans l’espace public français. Une querelle que, seuls nos voisins d’outre-Quiévrain ont le secret, au nom de la laïcité de l’Etat.

Une polémique fait rage depuis quelque semaines chez nos voisins français, à propos des crèches de Noël dans les espaces publics. Certains élus ont décidé de les retirer suivant le principe de la laïcité. Plusieurs recours ont été introduits devant les tribunaux français, bien en mal de savoir l’attitude à prendre, soit pour exiger le retour de la crèche, soit pour en demander le retrait.

Bref, ce qui aurait pu paraitre n’être qu’une querelle un peu « cloche-merle » devient une affaire d’Etat. Au point que plusieurs évêques ont tenu à remettre les choses essentielles en évidence. Ainsi, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, est monté au front, à l’image d’autres prélats de l’Hexagone. Il a appelé à ne pas se tromper d’urgence : « Tandis qu’on se querelle sur la présence de quelques crèches dans l’espace public, on ne s’indigne pas beaucoup de ces milliers de crèches vivantes, non seulement en Irak, mais aussi en Syrie, et chez nous… en France », a-t-il écrit dans une tribune publiée par Figaro Vox. Aussi doit-on « présenter au regard de tous » la crèche, argumente le cardinal Barbarin rappelant ce qu’écrivait Jean-Paul Sartre, alors prisonnier – « Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la crèche » – parce que, commente l’archevêque de Lyon, « il y a dans cette représentation une dimension qui excède le visible, le fini, l’absurde de notre condition. Nous devrions exiger d’ouvrir les yeux sur les crèches vivantes qui sont la honte de notre monde. »

Déjà le jeudi précédant la fête de la Nativité, l’évêque de Grenoble Mgr Guy de Kérimel publiait un bref communiqué intitulé « Ôtez ces crèches que notre société ne saurait voir! ». Il y évoquait un couple de Kosovars avec un bébé dans les bras et attirait le regard sur « ces crèches vivantes de familles totalement démunies, obligées de dormir sous des toiles et des planches dans le froid et l’humidité que notre monde fabrique en série ».

Le cardinal-archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois n’a pas mâché ses mots à l’égard des responsables politiques. Selon le prélat, ils sont « à côté de la plaque » lorsqu’ils polémiquent sur la présence de crèches de Noël dans les bâtiments publics, a estimé quant le cardinal, le mercredi 24 décembre. « Je trouve que c’est un peu dérisoire. Le personnel politique qui arrive à se passionner pour ce sujet est un peu à côté de la plaque, a-t-il dit sur RTL. Les groupes, je n’ose pas dire les groupuscules, qui veulent lancer le combat sur ce terrain feraient mieux de mobiliser leurs forces pour d’autres combats ». Il ne s’agit, selon lui, que d’un « soubresaut identitaire d’un groupuscule qui n’arrive plus à trouver d’adversaire », en référence à la fédération de la Libre Pensée, qui a déposé plusieurs recours devant la justice administrative pour demander le retrait des crèches. « Cela fait partie de notre univers culturel, de notre tradition chrétienne, je ne vois vraiment pas où est le débat », a conclu le cardinal Vingt-Trois.

Rappelons que le 5 décembre, l’Observatoire de la laïcité avait rappelé la loi et invité les tribunaux à apprécier si telle crèche installée dans un lieu public l’est comme « emblème religieux » ou si elle peut être considérée comme une « exposition » faite au titre de la culture locale.

Liège: Mgr Delville appelle à former « une famille spirituelle » autour de Jésus

Bookmark and Share

Veillée de prière contre l'euthanasie à Liège - Mgr DelvilleMercredi soir à la Cathédrale Saint-Paul à Liège, l’évêque de Liège présidait la messe de Noël. Dans son homélie, Mgr Delville a appelé à se rapprocher des bergers, à former un réseau d’amitié, d’amour et de solidarité à l’image de ceux qui, il y a plus de 2000 ans, ont, se sont approchés de la crèche et ont formé une famille spirituelle autour de Jésus.

« Nous aussi, approchons-nous de l’enfant Jésus. Créons une famille renouvelée par notre amitié et notre solidarité. Comme les bergers, transmettons autour de nous ce message de paix et de joie ! », a déclaré Mgr Jean-Pierre Delville. Faisant un parallèle avec la situation vécue par Marie et Joseph, qui avaient dû quitter leur domicile de Nazareth pour aller se faire inscrire à l’état-civil à Bethléem et les soucis administratifs que beaucoup connaissent de nos jours. Pour l’évêque liégeois, comme les parents de Jésus, beaucoup de familles d’aujourd’hui sont houspillées par l’administration, ou par la perte d’un emploi, par le risque de perdre ses droits au chômage ou d’autres droits, etc. « Plus gravement encore, dans notre monde il y a des familles qui sont exilées loin de chez elles pour des raisons d’insécurité; pas plus tard que ce matin on parlait des familles du Katanga en RDC, et des familles des Yezidis et des chrétiens d’Irak ou de Syrie, qui sont chassées loin de leur maison », a-t-il dit, ajoutant que la sainte famille de Jésus, Marie et Joseph a vécu aussi les épreuves de la vie. « Elle n’a même pas été accueillie à l’auberge, à Bethléem. Et Marie a dû accoucher dans une étable et déposer l’enfant Jésus dans une crèche, dans une mangeoire pour le bétail. Le Fils de Dieu nait donc dans son humanité comme un pauvre, mais au sein de la chaleur familiale, entouré de ses parents ».

Et de poursuivre : « Ce qui est inattendu, c’est qu’autour de cette famille soudée mais isolée, va se former une famille spirituelle ».  Mgr Delville a précisé encore que cette année, Noël se situe entre deux synodes pour la famille, réunis à Rome par le pape François, un en octobre dernier, un en octobre prochain. « L’Église se préoccupe de la famille dans le monde entier, de ses forces et ses faiblesses, de ses capacités et ses difficultés. Elle sait que la manière chrétienne de vivre la famille doit sans doute être adaptée à l’évolution de notre société, et à une meilleure considération pour ceux qui vivent des échecs dans la vie, ou des mises à l’écart, des marginalisations, ou des étapes parfois éprouvantes avant de trouver l’équilibre; mais dans tous les cas il faut valoriser les capacités d’amour, de fidélité et de sécurité que chaque famille nous offre ».

Et de terminer : « Comme les bergers se sont approchés de la crèche et ont formé une famille spirituelle autour de Jésus, nous aussi, approchons-nous de l’enfant Jésus. Créons une famille renouvelée par notre amitié et notre solidarité. Comme les bergers transmettons autour de nous ce message de paix et de joie ! »

Diocèse de Liège

Lire le texte intégral de l’homélie de Mgr Delville

« Réveillon solidaire » à Notre-Dame de Stockel !

Bookmark and Share

k,Mzk5MzUwNzksNDgyOTUy,f,C_Users_007_Desktop__4P_bigCe mercredi 31 décembre, se déroulera le deuxième réveillon solidaire à la paroisse Notre-Dame de Stockel, dans la région bruxelloise.

Cette idée d’organiser un réveillon n’est pas nouvelle à Stockel. « Dès mon arrivée, il y a quatre ans, j’ai pris l’habitude de passer la fin de l’année et le début de la suivante dans l’église du bas, afin de rendre grâce pour ce qui avait été reçu pendant les douze derniers mois et confier au Cœur de Jésus les 365 jours qui venaient. Plusieurs paroissiens me rejoignaient et nous appréciions cette façon de réveillonner », confie l’abbé Édouard Marot, référent à Notre-Dame de Stockel.

La formule a évolué avec le temps. « L’année passée, plusieurs personnes touchées par la souffrance vécue par beaucoup de nos contemporains au moment des fêtes de fin d’année m’ont suggéré d’organiser « quelque chose ». Notre objectif était de soulager quelque peu la douleur de ces personnes isolées qui n’ont qu’un  seul souhait à l’approche de la fin du mois de décembre : que ces jours soient vite terminés ! Avec trois couples de notre Paroisse, nous décidâmes de mettre sur pieds un réveillon solidaire ».

L’Équipe Pastorale de Notre-Dame de Stockel a été interpellée par cet appel du pape François à aller vers la périphérie et à ne pas rester « en vase clos », entre chrétiens. « Il fut décidé que les invitations seraient envoyées tout azimut. Par équipes, nous sommes allés convier tous les habitants de la Cité de l’amitié, située non loin de l’église. Nous leur proposions de venir à un repas qui leur était offert à partir de 20h dans la salle Pax située dans les bâtiments de l’église. Ceux qui le souhaitaient pouvaient déjà nous rejoindre à 19h pour une eucharistie. Pendant le repas festif, la chapelle restait ouverte et des volontaires se relayaient devant le Saint-Sacrement », ajoute l’abbé Marot.

Un succès qui incite à reproduire l’initiative

Cette initiative répondait visiblement à une attente. « Nous ne savions pas combien nous serions mais avons fait le pari que quatre-vingt convives prendraient place pour déguster ce « repas libanais » préparé pendant l’après-midi du 31 décembre par plusieurs paroissiens qui en profitèrent pour mieux se connaitre, tout en servant. Le pari fut tenu et nous passâmes un très beau temps de convivialité. Certes, le 28 décembre, nous n’avions qu’une dizaine d’inscrits … Le 31 décembre, beaucoup de participants annoncèrent encore leur venue, en dernière minute, sur le numéro de gsm réservé à cet effet (0491/93.42.43) et nous nous retrouvâmes plus ou moins quatre-vingt pendant la soirée », précise ce prêtre enthousiaste.

Les personnes présentes ne faisaient pas toutes partie de la paroisse. « Bien au contraire, les participants étaient majoritairement des personnes n’appartenant pas à la Paroisse. Elles étaient seules et souhaitaient ne pas vivre seules le passage à l’an neuf. Certaines nous ont rejoints à 19h mais beaucoup d’autres arrivèrent  partir de 20h. Je fus touché par la profonde charité tangible tout au long de la soirée, tant chez les paroissiens qui servaient avec un sourire qui en disait long, que chez les invités qui avaient un visage de plus en plus rayonnant, alors que les minutes passaient », se souvient l’abbé Édouard.

Vers 23h45, tout ce petit monde s’est rendu à la chapelle. « Détrompez-vous », précise ce prêtre qui vient de célébrer ses trente ans d’ordination au mois de septembre dernier. « Une vingtaine de participants resta dans la salle Pax, afin de trinquer dignement lors des douze coups de minuit, alors que les autres étaient allés rejoindre ceux qui se relayaient devant le Saint-Sacrement dans l’église du bas. Ce réveillon était ouvert à tous, chrétiens ou non. »

Cette année encore, Notre-Dame de Stockel organise un réveillon solidaire, ouvert à tous ! Vous « remettez le couvert cette année »… « Nous souhaitons recommencer l’expérience car de nombreux participants qui étaient étrangers à la paroisse ont vécu un chemin de foi qu’ils ont poursuivi pendant cette année 2014, en nous rejoignant à plusieurs occasions, voire régulièrement … Nous avons juste décidé de faire un repas sur le mode de « l’auberge espagnole ». Tous ceux qui le peuvent apportent quelque chose qui est mis en commun. Tout le monde est le bienvenu qu’il soit seul ou qu’il vienne en groupe ou encore en famille. L’objectif est de partager ensemble la joie de fêter le passage à la nouvelle année. Venez nombreux nous rejoindre ce 31 décembre à Notre-Dame de Stockel, en famille, en groupe ou seul et parlez de cette initiative autour de vous, afin que des personnes seules puissent se sentir entourées et aimées dans un cadre ouvert à tous et chaleureux » termine ce prêtre qui a hâte de vivre ce réveillon solidaire », conclut l’abbé Marot.

La formule demeure identique, à savoir coupler une démarche solidaire à un temps de prière et de célébration, en permettant à chacun de vivre une seule de ces expériences ou à passer d’une fête à l’autre, selon ce qu’il souhaite, dans le respect de l’identité de chacun.

L.P.

Pour participer à ce réveillon solidaire, il suffit de s’inscrire à l’événement, soit via le « Doodle » http://doodle.com/7nc46tswbeye7tc9 , soit en annonçant sa venue sur le numéro de gsm (0491/93.42.43). 

Message Urbi et Orbi du Pape: « Vraiment, il y a tant de larmes en ce Noël ! »

Bookmark and Share

pape fenêtreComme c’est la tradition, le pape  François a délivré son message à la ville et au monde, Urbi et Orbi, dénonçant une série de situations dramatiques et violentes sur la planète, et lançant des appels à lutter contre toutes les guerres et les injustices.

Le drame des chrétiens au Proche-Orient notamment en Irak, le conflit israélo-palestinien, la guerre en Syrie, mais aussi les difficultés vécues en certains pays d’Afrique, à cause des guerres ou des épidémies, comme Ebola, ont été évoqués tout comme les prises d’otages et les massacres au Nigeria. La situation en Ukraine, le drame des enfants soldats, abusés, et des personnes victimes de violences ou de la traite humaine, des migrations ont aussi été mentionné par François.

Le souverain pontife a rappelé que Jésus est le salut pour chaque personne et pour chaque peuple ! « À lui, Sauveur du monde, je demande qu’il regarde nos frères et sœurs d’Irak et de Syrie qui, depuis trop de temps, souffrent des effets du conflit en cours et, avec ceux qui appartiennent à d’autres groupes ethniques et religieux, subissent une persécution brutale. Que Noël leur apporte de l’espérance, comme aux nombreuses personnes dispersées, déplacées et réfugiées, enfants, adultes et personnes âgées, de la région et du monde entier ; que l’indifférence se change en proximité et le refus en accueil, pour que tous ceux qui à présent sont dans l’épreuve puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l’hiver, revenir dans leurs pays et vivre avec dignité. Puisse le Seigneur ouvrir les cœurs à la confiance et donner sa paix à tout le Moyen-Orient, depuis la Terre bénie de sa naissance, en soutenant les efforts de ceux qui s’engagent efficacement pour le dialogue entre Israéliens et Palestiniens ».

Le pape a également prier le Sauveur du monde pour regarde tous ceux qui souffrent en Ukraine : « (…) donne à cette terre aimée de surmonter les tensions, de vaincre la haine et la violence et d’entreprendre un nouveau chemin de fraternité et de réconciliation ».

Au-delà des conflits, François a dit penser à tous ces enfants aujourd’hui tués ou maltraités, « soit avant d’avoir vu le jour, privés de l’amour généreux de leurs parents et enterrés dans l’égoïsme d’une culture qui n’aime pas la vie », mais aussi à ceux qui sont réfugiés à cause des guerres et des persécutions, abusés et exploités sous nos yeux et dans notre silence complice. Je pense à ces enfants massacrés sous les bombardements, même là où le fils de Dieu est né. Encore aujourd’hui leur silence impuissant crie sous l’épée de tant d’Hérodes. Sur leur sang trône aujourd’hui l’ombre des Hérodes de notre temps.

« Vraiment, il y a tant de larmes en ce Noël, avec les larmes de l’Enfant-Jésus ! », a regretté le pape François.

J.J.D.

Lire le texte intégral du Message Urbi & Orbi

Voir le message du pape

Mgr Léonard : Noël ou l’amour de Dieu fait homme

Bookmark and Share

Mgr LéonardDans son homélie prononcée la nuit de Noël à la cathédrale de Bruxelles, et le jour de Noël dans cathédrale de Malines, Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a estimé, exemples à l’appui, « qu’il se passe toujours d’étonnantes merveilles la nuit et le jour de Noël ».

D’emblée, l’archevêque et président de la conférence épiscopale, a rappelé cet épisode de la guerre 14-18, au cours duquel les soldats anglais, français et allemands ont fraternisés la nuit de Noël 1914. « Ce soir-là, ils n’étaient plus des belligérants, mais des frères en humanité et, souvent, dans la même foi chrétienne », a dit Mgr Léonard, ajoutant que durant quelques heures, « ce fut un moment d’intense humanité au milieu d’un océan de barbarie collective ».

« Et cela simplement parce que ‘Oui ! Un enfant nous est né, un fils nous été donné !’ (Is 9, 5). Tout nouveau-né soutire de ses parents des merveilles de générosité et de tendresse. Ah ! Les trésors d’amour et de patience qu’un nourrisson peut susciter même au milieu des bombes et de la violence ! », a-t-il poursuivi, précisant : « Il en va de même quand l’amour de Dieu fait homme est déposé dans une mangeoire pour animaux dans la nuit du premier Noël. Que de cœurs  s’attendrissent devant une crèche ! »

L’archevêque a regretté que « beaucoup fêtent Noël, c’est-à-dire la naissance de Jésus, sans même lui souhaiter bon anniversaire et sans même penser à le rejoindre dans l’Eucharistie et la communion, alors que, dans sa mangeoire, l’Enfant-Jésus leur dit déjà, sans paroles : ‘Prenez et mangez, ceci est mon corps qui est livré pour toi’ ».

Mais il s’est aussi réjoui du fait que nombreux sont ceux qui se laissent attirer par Jésus. « Quand le Verbe éternel de Dieu se fait chair dans le temps et vient habiter parmi nous, plein de grâce et de vérité (cf. Jn 1, 14), cela touche le coeur humain et suscite des sursauts d’amour et d’oubli de soi ». Mgr Léonard a tenu à avoir une pensée pour les équipes qui sillonnent les rues des grandes villes pour y offrir accueil, chaleur et douceurs de Noël aux personnes sans abri. Il a cité deux souvenirs de ses visites en prison, à Namur et à Ittre, précisant qu’une détenue de Namur lui avait confié :

« Moi aussi, je suis née à nouveau, en prison. Je suis entrée ici en odieuse criminelle. Mais, grâce à des visiteurs de prison, j’ai rencontré Jésus. Et, même si je dois demeurer enfermée ici jusqu’à la fin de ma vie – et je le mérite – je suis désormais une femme libre. Jésus m’a permis de renaître en prison ». De même, il a rappelé cet émouvante prière universelle d’un détenu d’Ittre, enfermé, mais pensant à ceux qui dorment dans la rue sous des cartons. Enfin, l’archevêque a remercié Jésus, à titre tout à fait personnel, pour ce jour de Noël 1946 où, à 6 ans et demi, il fit sa première communion et décida de se consacrer à cet enfant venu apporté l’Amour du Père.

J.J.D.

Lire le texte intégral de l’homélie de Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles

Le Vicariat du Brabant flamand fait un don de 25.000 euros pour les réfugiés au Liban

Bookmark and Share

Caritashulpverlening LibanonAfin d’aider les réfugiés du Liban, le Vicariat du Brabant flamand a fait don à Caritas International  du solde positif de ses comptes de 2014.

Caritas International vient de réitérer son appel à la solidarité : le Liban est pris en otage par les troubles au Moyen-Orient, une personne sur trois est un réfugié. Et une sur quatre a reçu de Caritas une aide matérielle, alimentaire, médicale ou psychosociale. Mais, face à l’hiver et au manque de moyens, la situation risque de se détériorer davantage pour ceux qui y ont trouvé refuge comme pour ceux qui les accueillent. Caritas relance donc un appel aux dons en soutien à ses activités et renouvelle son appel à la communauté internationale pour une prise de responsabilité sur les plans diplomatiques et humanitaires.

Mgr. Leon LemmensSensibilisé par le sort de ces réfugiés, le Vicariat du Brabant flamand et de Malines a donc fait un don de 25.000 euros, représentant le solde positif de ses comptes, à Caritas International. « Nous ne pouvions pas déposer ce solde sur un compte d’épargne pendant que des personnes doivent survivre dans de telles conditions effroyables », a déclaré Mgr Léon Lemmens (photo), évêque auxiliaire du Brabant flamand et de Malines. « Notre vicariat compte de nombreuses communautés chrétiennes dont les parents, les familles ou les amis vivent cette misère au Proche-Orient. Caritas International peut un peu soulager leur peine avec notre don de Noël. »

Depuis le déclenchement de la crise syrienne, plus d’un demi million de réfugiés syriens se sont ajoutés aux 4,5 millions de Libanais. Par ailleurs, des dizaines de milliers de réfugiés palestiniens, venus eux aussi de Syrie, et au moins 700 familles chrétiennes venues de Bagdad, Mossoul et Erbil sont venus gonflés ce flot de réfugiés fuyant les zones de combat et les assauts menés par les terroristes de l’État Islamique au nord de l’Irak,

Les communautés chrétiennes au nord de l’Irak et de la Syrie y vivaient déjà dès le deuxième siècle. En juin, avec la conquête de la ville de Mossoul, la deuxième ville de l’Irak, par les terroristes de l’État Islamique, tous les chrétiens ont fui, ont été expulsés ou tués. Pour ces chrétiens originaires de la région, le quotidien s’est transformé en un exode parsemé d’embûches. Après un trajet souvent très dangereux, ils atteignent la frontière du Liban. Caritas les y attend avec un logement provisoire, de quoi manger et boire, des nattes et des couvertures pour dormir. Et surtout, une écoute bienveillante, l’occasion de confier à quelqu’un leur récit et leurs angoisses. « Nous n’avions pas d’autres choix que de partir » raconte ainsi Nagham. Avec sa famille, elle a fui la ville de Mossoul après qu’elle soit tombée aux mains de l’État Islamique. « Nous n’étions pas autorisés à prendre quoi que ce soit : pas d’argent, pas de vêtement, pas de souvenirs, rien du tout. Juste parce que nous sommes chrétiens, nous avons été chassés de notre pays… Nous sommes un peuple de paix, comment est-ce que cela a pu arriver ? ».

Mobiele kliniek LibanonCaritas International vient en secours aux réfugiés. Chaque mois, près de dix mille consultations médicales gratuites sont assurées à travers six centres de santé et quatre cliniques mobiles. Caritas International distribue des colis alimentaires, des kits d’hygiène, des couvertures, des essuies, des matelas et des kits pour nourrisson. Avec 26 euros, Caritas International peut nourrir une famille en détresse ; un kit de survie avec matelas, couvertures, de quoi cuisiner et un peu de nourriture coûte 42 euros.

Pour aider, faites un don sur le compte BE88 0000 0000 4141 de Caritas International avec la mention « Moyen-Orient ».

B.Lo

 

Le pape s’adresse aux chrétiens du Moyen-Orient

Bookmark and Share

PALESTINIAN-ISRAEL-VATICAN-RELIGION-POPE-MASS« Nous ne pouvons nous résigner aux conflits » au Moyen-Orient. Voilà l’idée centrale de la longue lettre que le Pape François a adressée ce mardi aux chrétiens de la région.

Dans ce texte, le Pape rappelle son voyage en Terre Sainte et la rencontre de prière au Vatican avec les présidents israélien et palestinien. François lance ensuite une invitation à prier pour la paix au Moyen-Orient. «Que ceux qui ont été contraints de quitter leurs terres, peut-on lire, puissent y revenir et y vivre dans la dignité et la sécurité », écrit-il. Concrètement, le pape François demande de renforcer l’assistance humanitaire en mettant toujours au centre le bien de la personne et de chaque pays. Le Saint-Père fait l’éloge également en particulier de travail de la Caritas et des organisations caritatives pour « aider toutes les populations sans préférences ».

Le pape espère beaucoup avoir la grâce de se rendre en personne auprès des chrétiens d’Orient. Il aimerait tant les réconforter, tous ces gens qui sont pris dans les méandres des conflits frappant leur région, qui ont subi ou subissent toutes sortes d’abus et de pratiques indignes commises par une organisation terroriste, de dimensions autrefois inimaginables..

Dans sa lettre, François exprime à tous, enfants, mères, personnes âgées ou réfugiés sa proximité et sa solidarité. Il leur offre une parole d’espérance.

Radio Vatican

Lire la lettre du pape François

Un pas en avant pour les négociations sociales

Bookmark and Share

Ce mardi, le gouvernement réuni en comité restreint a donné son approbation aux accords conclus entre patrons et syndicats du pays sur l’aménagement des fins de carrière et le rééquilibrage du statut ouvrier/employé.

charles michelUne nouvelle qui semble ravir tout le monde en cette fin d’année 2014 au climat social pour le moins tendu. « Le gouvernement place la paix sociale sous le sapin de Noël », a assuré Charles Michel à la sortie de la réunion. « C’est un signal de la cohésion forte de ce gouvernement », a-t-il renchéri.

Satisfait des accords approuvés ce mardi, le secrétaire général de la FGTB  a toutefois rappelé que d’autres négociations étaient à venir pour l’année 2015. « J’espère que le gouvernement gardera le même cap pour les autres dossiers qui sont sur la table, comme la formation des salaires et leur liaison au bien-être« , a-t-il confié.

Kris Peeters, le ministre CD&V de l’emploi a fait savoir que ces mesures représenteront un manque à gagner de quelque 95 millions d’euros au gouvernement. Le ministre flamand a affirmé que cette moins-value serait compensée lors du contrôle budgétaire, sans hausse d’impôt.

Le gouvernement entend poursuivre dans la voie de la concertation sociale. Il a invité le « Groupe des 10″, qui réunit les partenaires sociaux, a se retrouver autour de la table dès le 15 janvier pour déterminer l’agenda du travail à mener. Les négociations s’articuleront autour de trois grands thèmes: l’enveloppe sociale, la stratégie pour l’emploi et la commission nationale « pensions ». Le Premier ministre en a profité pour réaffirmer qu’il ne reviendrait pas sur la décision de faire sauter l’index; « la décision d’un saut d’index socialement et fiscalement corrigé est prise« , a conclu Charles Michel.

S.T. (D’après Belga)

Namur: Entre prières et détente, les séminaristes se préparent à Noël

Bookmark and Share
séminaire noel 2014 1Cest avec quelques heures d’avance sur le programme des vacances de Noël que les séminaristes du séminaire de Namur ont fêté la fin du premier semestre.
Au cours de la célébration, Mgr Vancottem a souhaité, à chacun et à chacune, de vivre en profondeur ce Mystère de Noël. Une célébration que cinq séminaristes ont vécu avec une émotion particulière: jeudi soir, ils ont chacun passé une nouvelle étape dans leur formation, un long chemin qui devrait normalement les mener vers l’ordination sacerdotale.
Au Séminaire de Namur, il est de coutume de fêter Noël comme, en juin la fin de l’année scolaire, en priant. Un temps de célébration qui précède un moment plus festif qui rassemble les séminaristes, les professeurs, les bénévoles, les étudiants libres du studium… Mgr Vancottem présidait cette eucharistie avec, à ses côtés Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles ainsi que des représentants des diocèses de Tournai et de Liège. Des diocèses qui, envoient à Namur, leurs candidats à la prêtrise.
 »Joseph a fait confiance » dira, dans son homélie, l’évêque de Namur.  »Il a su accepter l’enfant venu de Dieu. Il est ainsi devenu l’icône de celui qui aime comme le Père céleste aime. Son amour était gratuit: il n’attendait rien en retour, heureux du bonheur de l’autre. » Mgr Vancottem ajoutera encore:  »Le don de soi n’est pas souffrance quand on est en Dieu, il est chemin de grâce. Joseph rappelle que la grâce de Dieu travaille dans le temps, la patience, la fidélité d’un peuple. » Il conclura son homélie en souhaitant à chacun de vivre en profondeur ce temps de Noël, de se nourrir par la Parole de Dieu pour vivre le grand mystère de la nativité.

Sur le chemin de la prêtrise

Au cours de la formation, les candidats à la prêtrise suivent deux années de cours de philosophie avant quatre années de théologie. Au fur et à mesure de leur cursus, ils sont amenés à passer des étapes. A l’issue de deux années de formation intellectuelle mais aussi spirituelle, le candidat forge sa volonté de se donner à l’Eglise. Il est ainsi admis, officiellement, parmi les candidats au sacerdoce. Nicolas, 27 ans fait partie de la Fraternité saint Léopold Mandic. Diplômé de l’Ecole royale des sous officiers, ce jeune sergent a décidé de rejoindre le séminaire de Namur, en 2011. Deuxième admission, celle de Noé. Après une année, il a renoncé à se former comme assistant social et est parti pour le Québec où il s’est inscrit à l’école d’évangélisation de Marie Jeunesse. Lui aussi a entamé sa première année de théologie.
Institution au lectorat pour Sébastien. En troisième année de théologie, il a décroché un diplôme d’infirmier avant de rejoindre le séminaire d’Ars pourun temps de discernement et de cours. Il a aussi travaillé. Aujourd’hui, Sébastien est en insertion pastorale à Bouillon.
Institution à l’acolytat pour Fabian. Educateur spécialisé, il a travaillé de nombreuses années à l’Arche de Jean Vanier. Il a suivi les cours à l’IET avant de rejoindre, en 2011, le séminaire de Namur.
Tous ont été chaleureusement applaudis par l’assemblée.

Artistes d’un soir

Après la célébration, c’est au réfectoire du séminaire que tous avaient rendez-vous. Jeudi soir, la  »famille » du Séminaire était très imposante: plus de 130 personnes ont dégusté, dans une ambiance très conviviale, un repas -déjà aux allures de fête- et apprécié un spectacle. Là aussi c’est la tradition: les étudiants font la démonstration de leurs talents. Les séminaristes du Séminaire Redemptoris ont ainsi réchauffé l’ambiance et les coeurs grâce à leurs très beaux chants. C’est toute la saveur d’un répertoire venu tout droit d’Amérique latine qui a été proposé. Un spectacle au cours duquel, les séminaristes se lancent encore dans des imitations plutôt réussies de professeurs. Heureusement, ces derniers ont le sens de l’humour! Certains professeurs ont eux aussi joué le jeu en montant sur les planches. Moment d’émotion quand deux étudiants ont récité un poème d’Emile Verhaeren sur le thème de la guerre.
D’ici quelques jours, une fois les vacances terminées, professeurs et séminaristes se retrouveront dans une ambiance, un peu moins détendue, ce sera le moment de passer les examens qui clôturent le premier semestre…
C.B. (Diocèse de Namur)

Le drame des Yézidis du Mont Sinjar

Bookmark and Share

Irak refugies 2Entre 5.000 et 10.000 personnes appartenant à la minorité yézidie sont toujours repliées en haut du Mont Sinjar, malgré l’aide des peshmergas kurdes qui tentent de briser leur encerclement par les terroristes de l’EI.

Complètement encerclées par l’organisation terroriste Etat islamique, les Yézidis tentent de survivre et veulent sauver leur terre. Ces quelques milliers de Yézidis sont les derniers à se battre encore contre Daesh (acronyme de l’organisation Etat islamique en arabe) dans la région où vivaient auparavant 300.000 à 400.000 membres de cette communauté pré-zoroastrienne mais aussi des Kurdes, des Turkmènes et des chrétiens. « On estime qu’il reste actuellement environ 7.000 personnes là-bas. La plupart d’entre elles sont sur le sommet du mont dont les djihadistes n’ont pas encore réussi à s’emparer, ainsi que dans quelques petits villages accrochés aux flancs de la montagne et que les combattants yézidis défendent jusqu’à présent », détaille Matthew Barber, doctorant du département des langues et civilisation Orientales de l’université de Chicago, spécialiste des Yézidis.

L’horreur a débuté le 3 août 2014, quand les djihadistes lancent l’assaut à différents endroits. Pour les Yézidis, qui ne sont pas considérés comme des « gens du Livre » et sont caricaturés à tort comme « adorateurs de Satan », aucun compromis n’est possible. Aux yeux des hommes de Daesh, ils doivent se convertir ou mourir.

Depuis, entre 700 et 1.500 yézidis ont été armés et formés avec le soutien de la communauté internationale. Selon l’envoyée spéciale de La Croix, les combattants peshmergas kurdes viennent de réussir à reconquérir la zone et à ouvrir les routes, libérant les yézidis.

Une religion menacée

Malgré l’ouverture de ce corridor, plusieurs milliers de personnes sont toujours coincées sur le sommet de la montagne. Les djihadistes lancent régulièrement des assauts sur le Mont, repoussés pour l’instant par les Yézidis et par les Kurdes aidés par des frappes aériennes épisodiques de la coalition. Le gouvernement irakien promet régulièrement d’envoyer des armes et les peshmergas kurdes répètent depuis quelques jours qu’ils sont prêts à lancer une grande offensive pour désenclaver la montagne et reprendre la ville de Sinjar.

En attendant, ceux qui restent encerclés vivent au gré des largages aériens de nourriture et de biens de première nécessité. Difficile de savoir exactement comment ces envois s’organisent et à quelle fréquence. Les missions aériennes permettent surtout de rapatrier des personnes hors de la zone encerclée. Les Kurdes ont ainsi déclaré en avoir exfiltré récemment quelques centaines.

Au-delà de la survie des quelque 7.000 personnes, un chiffre qui peut sembler peu élevé au regard des 2 millions de déplacés en Irak, c’est de la pérennité de la religion yézidi dont il s’agit. « L’endroit le plus sacré en Irak pour les Yézidis est le sanctuaire de Lalish, dans la province de Dohuk au Kurdistan. Mais Sinjar regroupe de nombreux lieux saints et surtout, c’était le plus important foyer de population yézidie du pays », souligne encore Matthew Barbe. Et le spécialiste de l’université de Chicago de conclure : « L’organisation État islamique a détruit systématiquement tous les tombeaux et sanctuaires dans les endroits qu’ils contrôlent. On peut même penser qu’une majorité des lieux de dévotion du yézidisme ont été détruit depuis août. Si le dernier carré lâche le Sinjar, cela met en danger la capacité de ce groupe à retrouver un jour un lieu où il puisse pratiquer sa foi, et continuer à exister en temps que communauté religieuse distincte. »

D’après La Croix et La Vie

Connexion | Conçu par InfoCatho.be | Conditions d'utilisation