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Ebola – Le consortium 12-12 lance un appel pour soutenir le travail de prévention

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2014_sept._ebola_cleaner_team-by_carlos_tofino_for_medicos_del_mundo_0La mobilisation contre le virus Ebola s’intensifie. Le consortium 12-12  lance un appel à la générosité belge pour obtenir les moyens d’éviter la propagation du virus.

Les organisations membres du Consortium 12-12 (Caritas International, Médecins du Monde, Handicap International, Oxfam-Solidarité, Plan Belgique et UNICEF Belgique) nécessitent  davantage de moyens pour  leurs campagnes de prévention et appellent la population belge à soutenir  leurs projets mis sur pied en Guinée, au Liberia et en Sierra Léone.

Ces dernières semaines, le gouvernement belge a intensifié son aide internationale pour endiguer cette crise sanitaire en débloquant  au total près de 10 millions d’euros pour l’aide humanitaire. Mais cet effort ne suffit pas pour répondre à l’urgence. Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, le virus Ebola a causé la mort de près de 5000 personnes depuis son apparition. En réalité, ces chiffres sont vraisemblablement encore bien plus élevés. Les organisations membres du Consortium 12-12 agissent sur le terrain pour éviter que la propagation du virus ne s’étende encore. Dans les pays frappés et les pays voisins, elles mettent en œuvre des campagnes de prévention à grande échelle et distribuent des kits d’hygiène, des médicaments et du matériel de protection. Ces organisations rappellent qu’à travers leur action elles sauvent des vies et évitent l’infection de millions de personnes. « Ces campagnes de prévention sont d’une importance capitale si l’on veut éviter une plus grande contamination et un plus grand nombre de morts. Tous les membres du Consortium 12-12 interviennent dans les pays affectés, mais ils ont urgemment besoin de plus de moyens  pour intensifier leurs interventions, », souligne Erik Todts, directeur du Consortium 12-12.

Le Consortium 12-12 souligne la gravité de la crise et ses lourdes conséquences socioéconomiques pour la population. « Il ne s’agit pas uniquement d’une urgence médicale. Ebola menace de devenir une véritable catastrophe humanitaire. La propagation du virus en Afrique de l’Ouest n’entraîne pas seulement la mort de nombreuses personnes, mais elle anéantit également les structures médicales et sociales. » « Depuis l’apparition du virus Ebola, nous agissons sur le terrain et nous adaptons notre action à l’évolution de la situation sur place. Il faut absolument que ce virus cesse  de se répandre et fasse davantage de morts. C’est la raison pour laquelle nous demandons à la population belge d’apporter son soutien à nos projets sur place. »

Les organisations membres du Consortium 12-12 étaient déjà présentes dans les pays touchés avant la crise et resteront sur place après la fin de la crise pour répondre aux besoins de la population.

Les dons sont bienvenus sur les comptes bancaires de chacune des organisations ou en ligne.

Caritas International: BE88 0000 0000 4141 - www.caritas-int.be

Handicap International: BE80 0000 0000 7777 - www.handicapinternational.be

Médecins du Monde: BE26 0000 0000 2929 - http://www.medecinsdumonde.be

Oxfam-Solidarité: BE37 0000 0000 2828 - http://www.oxfamsol.be

Plan Belgique: BE84 0000 0001 5659 - http://www.planbelgique.be

UNICEF Belgique: BE31 0000 0000 5555 - www.unicef.be

 

Les actions sur le terrain

Caritas International

Le réseau Caritas a lancé des campagnes de sensibilisation dans les pays touchés par le virus Ebola en Guinée, au Sierra Leone et en RDC. Ces campagnes ont comme objectifs d’informer les populations et les dirigeants sur la maladie, d’empêcher  la transmission du virus et de diminuer la stigmatisation des personnes touchées par la maladie et leur famille. Parallèlement, Caritas veille à garantir le maintien et l’accessibilité des structures de santé liées à l’Eglise et à fournir le matériel de protection adéquat au personnel infirmier.

Au Libéria, le réseau assure la distribution de kits familiaux d’hygiène dans les maisons d’éventuelles victimes du virus Ebola et fournit de la nourriture aux populations placées en quarantaine. Les Caritas des pays limitrophes aux régions touchées se préparent à l’éventualité d’une propagation de l’épidémie.

Le réseau Caritas a déjà consacré 1.350.000 € à la lutte contre le virus Ebola. Caritas International Belgique a contribué pour 5.000 € aux activités de ses partenaires au  Sierra Leone, pour 10.000 € en Guinée Conakry et pour 20.000 € au Libéria. Au-delà des terribles conséquences de cette épidémie, Caritas International et ses partenaires préparent une intervention complémentaire visant à soutenir les communautés affectées sur le plan de la sécurité alimentaire.

Caritas International a également fourni une aide de 50.000 € aux victimes de l’épidémie d’Ebola à Boende et Befale, dans la province de l’Equateur en République Démocratique du Congo. 53.000 personnes avaient été forcées à l’isolement et ne pouvaient plus chasser ou pêcher. 2.500 familles ont reçu des colis alimentaires et des animateurs les forment aux mesures préventives indispensables.

Handicap International

L’ensemble des équipes au Libéria et en Sierra Léone est mobilisé par la lutte contre ebola. L’organisation met en place des espaces de discussion avec la population pour que les citoyens puissent poser les questions qui les préoccupent et s’informer sur les moyens de limiter les nouvelles contaminations.

Nous abordons également toutes les questions liées aux conséquences indirectes du virus qui préoccupent beaucoup les gens : par exemple, comment s’approvisionner ou se soigner quand les déplacements sont restreints. Pour que notre action ait un impact plus large, nous travaillons avec l’ensemble des acteurs mobilisés sur cette crise, et faisons en sorte que les actions puissent toucher l’ensemble de la population, y compris les personnes isolées ou vivant avec un handicap.

Médecins du Monde

Médecins du Monde intensifie ses activités sur trois niveaux: la prévention et la sensibilisation des populations, la formation des agents de santé pour l’identification des cas suspects et leur prise en charge sans risque, le soutien aux structures de santé ( appui en médicaments, fourniture de matériel de protection, gants, masques, etc…)

Au Libéria, Médecins du Monde appuie 5 structures sanitaires dans le comté de Montserrado pour le maintien de l’offre de soins de santé primaire. Mise en place de mesures d’hygiène (salles d’isolements…) et formation de 400 travailleurs sanitaires communautaires, 25 superviseurs et 25 leaders à la diffusion des messages de sensibilisation et de prévention.

En Sierra Leone, Médecins du Monde répond à l’épidémie en travaillant de concert avec les autorités sanitaires du Koinadougou pour augmenter la capacité de réponse. Sensibilisation des communautés aux modes de transmission. Formation et équipement des personnels de santé.

Sud-ouest de la Côte d’Ivoire (San Pedro, Sassandra, Gueyo, Soubre) :  Protection du personnel auprès de 125  centres de santé (kit + formation). Sensibilisation de la population aux mesures préventives (auprès de 2 millions d’habitants).  Préparation à la riposte : formation auprès de 150 personnes sur la stabilisation du patient, désinfection + distribution de matériel

Oxfam Solidarité

Oxfam va tripler son programme de prévention en Sierra Leone et au Libéria pour prévenir l’infection de 4 millions de personnes qui risquent de contracter la maladie.  Pour faire face à cette épidémie galopante, Oxfam va considérablement intensifier ses approvisionnements en eau et services d’assainissement aux centres de traitement de l’Ebola et aux centres de santé communautaires, ainsi que nos distributions de matériel d’hygiène et notre campagne d’information auprès du grand public.

De plus, Oxfam a démarré des émissions de radio pour vulgariser les messages de prévention contre l’Ebola et informer sur les mesures à prendre au cas où la maladie ferait son apparition dans une communauté.

Plan Belgique

En Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, les équipes de Plan mènent quatre types d’actions pour protéger les enfants et lutter contre la propagation du virus.

  • Désinfecter: Plan met sur pied des installations pour se désinfecter les mains dans les écoles et les espaces publics et, avec ses partenaires locaux, désinfecte systématiquement les toilettes et les sanitaires. En Sierra Leone et au Libéria, près de 600 systèmes de lavage des mains ont été installés dans les zones affectées. En Guinée, Plan a distribué 114 tonnes de chlorine et de savon. Nous soutenons aussi des centres de santé par la distribution de désinfectants, d’équipements médicaux et de carburant pour les ambulances.
  • Informer: Plan mène des campagnes de prévention à travers la télévision, la radio, l’affichage, la distribution de tracts et l’envoi de SMS. Ainsi, en Guinée, 15.000 enfants ont été directement informés et notre nouveau programme de communication permettra de sensibiliser 1.000.000 de personnes dans tout le pays.
  • Former : Plan forme des agents de santé à la prévention, la détection et l’intervention face au virus Ebola. Au Libéria, par exemple, Plan a formé 1.474 travailleurs de la santé dans les comtés de Bomi et Lofa. En Guinée, 923 agents de santé et volontaires communautaires ont également été formés.
  • Protéger les enfants : Plan vient en aide aux enfants affectés par le virus Ebola. En Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, nous formons des agents communautaires qui apportent un appui psychosocial aux enfants orphelins ou rejetés par leur communauté. En Sierra Leone, Plan collabore avec le Ministère de l’Education pour mettre en place une stratégie d’éducation spécifique pour les zones affectées.

L’UNICEF

L’UNICEF est actif dans tous les pays touchés, tant en matière de prévention que de lutte contre le virus Ebola. En Guinée-Bissau, au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Côte d’Ivoire, l’organisation se concentre sur la prévention. Des fournitures de secours sont stockées afin de permettre aux travailleurs humanitaires de réagir vite si l’épidémie devait toucher ces pays également. L’organisation soutient les plans d’action nationaux visant à enrayer l’épidémie. Elle informe également la population sur la maladie, soutient la mobilisation sociale et livre du matériel médical aux centres de santé.  L’UNICEF livre aussi des articles d’hygiène domestique à la population comme du savon, du chlore, des seaux et des sacs poubelle.

En plus de cela, l’UNICEF vient plus spécifiquement en aide aux enfants dans les régions touchées. Au Liberia, l’UNICEF et les autorités du pays joignent leurs forces pour former 400 travailleurs sociaux et conseillers psychologiques. Ceux-ci viendront en aide aux orphelins d’Ebola et aux enfants qui ont survécu à la maladie, mais sont bannis de leur communauté.

Au Sierra Leone, 2 500 personnes qui ont survécu à la maladie et sont maintenant immunisées contre le virus Ebola, seront formées pour soigner les enfants placés en quarantaine. En Guinée, l’UNICEF et d’autres partenaires donneront une aide psychosociale à 60 000 enfants vulnérables. L’organisation met aussi sur pied un programme de formation via la radio, afin que les cours puissent reprendre, car les écoles restent fermées à cause de l’épidémie.

L’UNICEF a besoin de 200 millions de dollars au total afin de satisfaire les besoins les plus urgents. Jusqu’à présent, 34 % de ce montant a été financé.

MVL/CP



[1] http://www.who.int/csr/disease/ebola/situation-reports/en/

Surpopulation carcérale et pourtant 300 cellules vides

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lit

D’après De Standaard les nouvelles prisons de Leuze et de Beveren sont sous-occupées alors que les autres prisons du pays hébergent trop de détenus. Le quotidien flamand révèle que les coupes budgétaires imposées à tous les niveaux par le gouvernement Michel ne permettent plus aux institutions pénitentiaires d’engager des gardiens supplémentaires.

La toute nouvelle prison de Leuze-en-Hainaut a été construite pour soulager la surpopulation carcérale du pays en prévoyant l’aménagement de 312 cellules. Pourtant, seule une septantaine de détenus y sont incarcérés à l’heure actuelle. Même constat pour Beveren qui compte 310 places pour seulement 200 détenus. Au total, quelque 300 lits seraient inoccupés.

Les deux nouvelles prisons seraient dans l’impossibilité d’engager de nouveaux agents pénitentiaires, due à l’imposition de quotas par le nouveau gouvernement fédéral. Une pleine occupation des prisons de Leuze et de Beveren ne serait pas possible avec si peu de gardiens.

En attendant, les autres prisons du pays enregistrent toujours un surplus de détenus, même si la surpopulation a sensiblement diminué au cours des derniers mois. Au total, 11.300 personnes sont détenues pour 10.116 places disponibles dans nos prisons. La plus forte surpopulation (25%) concerne les maisons d’arrêts où sont placées les personnes en détention préventive.

S.T. (d’après de Standaard)

Il n’y a pas d’âge pour mourir: nul n’est immortel

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cimetiere-indigent
En cette période de l’année, encore plus qu’à n’importe quel autre moment, nos pensées se tournent volontiers vers nos défunts. Pour arriver à un constat: il n’y a pas d’âge pour mourir.
Lors de la construction de la ville de Louvain-la-Neuve, aucun architecte n’avait pensé à y prévoir un terrain pour le cimetière: prévoyant une ville universitaire peuplée de jeunes qui n’y auraient pas leur domicile officiel, les concepteurs n’avaient pas pensé à lui adjoindre un lieu de repos éternel.
Il en va de même pour nos Ecoles: un espace dévolu à un cimetière aux abords des bâtiments scolaires, comme c’était le cas auprès d’antiques églises, serait inutile, voire oiseau de mauvais augure!
Pourtant, la mort ne déserte hélas pas les écoles, et l’absence d’un cimetière voisin ne change rien à la précarité de la vie.
De la 1ère maternelle à la dernière année de l’Enseignement supérieur, la mort est possible: maladie galopante, mort subite, accident de sport, accident de la route, suicide, overdose… Et voilà toute l’école sous le choc. Le plus souvent, la mort est présente dans les classes de manière indirecte: un élève qui perd son papy, sa mamy, un frère, une soeur, voire son papa ou sa maman; une classe qui perd un professeur emporté par la faucheuse… Et voilà toute l’école en deuil. Ce serait donc se mettre la tête dans le sable que d’occulter cette réalité, sous prétexte que les écoles sont peuplées de personnes jeunes: on peut disparaître à 110 ans comme à deux jours.
Dans notre diocèse (diocèse de Namur, ndlr), l’Enseignement secondaire dispose d’une belle équipe de Pastorale scolaire, qui est capable d’accompagner un Etablissement scolaire touché par un tel drame, en aidant notamment à la préparation d’une célébration liturgique en école. L’Enseignement fondamental est en passe de constituer une équipe analogue. Ces belles initiatives méritent tous nos encouragements. Elles sont spécifiques à l’Ecole libre catholique; elles font partie intégrante de la particularité et du trésor de notre réseau d’enseignement.
Lorsque je célèbre des Confirmations, il arrive que la prière eucharistique aie été composée, avec plus ou moins de bonheur, par les catéchistes et les confirmands. Je m’en accommode, sauf lorsque le “memento” des défunts a été omis dans ces compositions. Je m’empresse alors, le moment venu, d’ajouter de mémoire cet élément manquant en évoquant les parents et amis défunts des jeunes nouvellement confirmés. Pourquoi leur confisquer ce baume apaisant en cette étape majeure et festive de leur parcours de foi?
Il en va de même pour nos écoles. Certes, les élèves sont jeunes, les professeurs un peu moins, mais aucun(e) n’est immortel(le): la mort est certaine, le jour est incertain, et toi, Horloge, tu ne pourrais pas en donner l’heure. Ainsi s’exprime (en latin) l’ingénieux chronogramme qui figure sur la façade Renaissance de la basilique de Saint-Hubert.
Une fois par an, le 2 novembre remet donc, si l’on peut dire, les horloges à l’heure.
Henri Ganty
Vicaire épiscopal de l’Enseignement pour le Diocèse de Namur

Une information du Diocèse de Namur

Mgr Vancottem, invité de la télévision catholique KTO

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Mgr Vancottem sur KTOMgr Rémy Vancottem est l’invité de l’émission  »La vie des diocèses » qui sera diffusée ce vendredi 31 octobre à 22h10 sur KTO. L’évêque de Namur présentera notamment l’année de la diaconie qui vient d’être lancée, le séminaire de Namur et le nouveau service Art Culture et Foi.

Pour illustrer l’interview de l’évêque,  »La vie des diocèses » présentera trois reportages proposés par Mgr Vancottem. Un journaliste de KTO s’est rendu à l’hôpital Princesse Paola de Marche-en-Famenne dans les pas d’Etienne Dethise, le diacre qui anime l’aumônerie, pour illustrer la diaconie et en particulier la dimension du service à l’autre. L’émission proposera ensuite une interview du chanoine Joël Rochette, recteur du Séminaire Notre-Dame qui est devenu le lieu de formation pour tous les futurs prêtres de la partie francophone du pays. Enfin, le dernier reportage se rapporte au service Art, Culture et Foi. Un service présidé par le chanoine Jean-Marie Huet. Dans le reportage, il explique notamment la volonté de préserver le patrimoine paroissial.

« La vie des diocèses », c’est ce vendredi à 22h10 sur la chaîne KTO qui est accessible sur le canal 299 de Belgacom ou encore sur ktotv.com.

Plusieurs rediffusions de cette émission sont prévues. Pour connaître les dates, visitez le site du diocèse de Namur.

La riposte des étudiants en médecine s’organise

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médecinLes étudiants des facultés de médecine de l’UCL, de l’ULB et de l’ULg seront unis ce jeudi 30 octobre dans un mouvement de grève pour réclamer des numéros d’Inami pour l’ensemble des diplômés. 

La colère monte chez les étudiants en médecine qui se sont réunis au sein d’une plateforme qui comprend la Fédération des Etudiants francophones (FEF), l’Union des Etudiants de la Communauté Française (Unécof), Action INAMI, le Comité InterUniversitaire des étudiants en Médecine (CIUM), le Conseil de la Jeunesse (CJ) et les différents conseils étudiants.

Ce jeudi, tous prendront part à une journée de grève et d’actions de sensibilisation avec des exigences claires : un numéro Inami pour tous les étudiants en médecine, la mise en place immédiate d’un cadastre évaluant la pénurie en médecine et dentisterie, le comblement de la pénurie de médecins généralistes en Belgique et un refinancement des structures de stages pour augmenter le nombre de places disponibles.

Ecoutez ci-dessous Nicolas Pierre, le porte-parole d’Action Inami, qui se montre confiant sur le fait que ces demandes doivent aboutir.

La crise, quel avenir pour nos enfants ?

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enfant

Mardi 28 octobre, le centre de recherche de l’Unicef basé à Florence, Innocenti, a publié un rapport analysant l’impact de la crise économique sur les enfants de 41 pays développés. Depuis 2008, plus de 76 millions d’enfants des pays les plus prospères vivent sous le seuil de pauvreté.

« Les enfants de la récession », c’est le nom du dernier rapport d’Amnesty  analysant l’impact de la crise sur les enfants des pays les plus riches de la planète. Depuis 2008, la majorité des pays analysés ont enregistré une augmentation de la pauvreté chez les enfants. Depuis cette date, pas moins de 76.5 millions d’enfants  vivent sous le seuil de pauvreté, malgré que leur pays figure parmi les plus prospères de la planète.

Depuis 2008, la pauvreté infantile a augmenté dans 23 des 41 pays sondés. En Europe, l’Espagne, la Grèce et l’Italie sont les plus touchés par cette pauvreté accrue. Le bilan est plus réjouissant pour la Belgique puisque notre pays a enregistré une faible diminution de précarité infantile entre 2008 et 2012. « Si certaines progressions sont infimes, d’autres sont plus inquiétantes. Aux États-Unis, le taux de pauvreté chez les enfants est de 32%. En Irlande, Croatie, Lettonie, Grèce et Islande, les taux ont même grimpé de plus de 50% en quatre années », a précisé dans l’Avenir, Gaëlle Buysschaert, chargée des droits de l’enfant chez Unicef Belgique.

Par contre, du côté des jeunes âgés entre 15 et 24 ans qui sont sans emploi et n’ont suivi ni étude  ni formation, les « NEET » pour « Not in Education, Employement or Training« ,  la Belgique a vu leur taux augmenter de 2,6% entre 2008 et 2012. Ce qui la place au 27e rang du classement établit par l’Unicef, le dernier pays étant Chypre avec une augmentation de « NEET » de 9%. Plus étonnant, la Turquie rafle la première place avec une diminution de jeunes inoccupés de 11,5%, suivent ensuite l’Allemagne (-2.1%) et le Japon (-1.5%).

Pauvreté déséquilibrée

En Belgique la précarité infantile varie fortement d’une région à l’autre. Les enfants flamands sont en moyenne moins pauvres que leurs amis francophones. La pauvreté touche en moyenne un enfant sur 10 en Flandre, contre un enfant sur cinq en Wallonie et un sur trois dans la capitale. « Les enfants ne sont pas assez pris en compte dans les réponses qu’apporte le gouvernement face à la crise. Il faudrait les mettre au cœur des priorités politiques », insiste la chargée des droits de l’enfant chez Unicef Belgique dans le journal Le Soir. L’Unicef tire la sonnette d’alarme. Des solutions doivent d’urgence être trouvées pour améliorer le bien-être de ceux qui feront l’humanité et la société de demain.

S.T. (Le Soir/L’Avenir)

L’évêque d’Albano interdit aux catholiques de recevoir les sacrements de la Fraternité Saint-Pie-X

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FSSPXMgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano, près de Rome, diocèse où se trouve le siège du district d’Italie de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), a publié une note, d’« éclaircissement sur la célébration des sacrements » par les prêtres de la fraternité créée par Mgr Marcel Lefèbvre.

« La Fraternité n’est pas une institution de l’Eglise catholique », écrit Mgr Marcello Semeraro, qui est également secrétaire du « groupe des huit » cardinaux nommés par le pape François pour l’assister dans la réforme de la Curie et le gouvernement de l’Église.

Il explique que « cela est vrai même après le décret de la Congrégation des évêques, le 21 janvier 2009 », par lequel Benoît XVI, levait l’excommunication frappant les quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie-X depuis leur ordination épiscopale le 30 juin 1988. « Cela a été souligné par Benoît XVI dans sa lettre aux évêques de l’Eglise catholique, le 10 mars 2009 », ajoute Mgr Semeraro qui précise que  « la Fraternité n’a aucun statut canonique dans l’Eglise et ses ministres, même s’ils ont été libérés de leur sanction ecclésiastique, n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Eglise. »

Dès lors, le prélat estime que celui qui reçoit les sacrements de la FSSPX « ne sera plus en communion avec l’Eglise catholique ».

Et de préciser : « Une réadmission dans l’Eglise catholique devra être précédée d’un chemin personnel de réconciliation, selon la discipline ecclésiastique établie par l’évêque ».

Mgr Semeraro dit regretter spécialement que « certaines options, surtout lorsqu’elles concernent l’initiation chrétienne des enfants et des jeunes, soient en contradiction avec les orientations pastorales de l’Eglise italienne et les choix du diocèse d’Albano, où est privilégiée la formation par la croissance et la maturation de la vie de foi. »

Avec La Croix (Cl.H.)

 

Quand science et Foi se rencontrent

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YVes CoppensL’Assemblée Plénière de l’Académie Pontificale des Sciences s’est achevé le 28 octobre. Durant cinq jours, une trentaine d’académiciens étaient réunis au Vatican pour discuter de « l’évolution des concepts de nature ».

L’objectif de cette Assemblée Plénière ? « Rassembler des données provenant d’un large champ de disciplines scientifiques à propos des concepts de la nature les plus répandus », a expliqué Werner Arber, président de l’Académie Pontificale. « Le document en résultant pourra être bienvenu pour formuler des recommandations à destination de l’Église et du monde politique, servant de base pour les progrès futurs de notre évolution culturelle », a commenté le microbiologiste, Prix Nobel de médecine en 1978.

Entre autres discours, ces scientifiques de renom ont particulièrement écouté celui prononcé devant eux par le Pape François, lundi. Le Saint-Père y a d’abord évoqué, en termes élogieux, son prédécesseur Benoît XVI, dont il venait de dévoiler un buste sculpté par l’artiste Fernando Delia ; puis il a livré un enseignement à propos de la théorie de l’évolution. Il a d’emblée affirmé ne pas vouloir entrer dans la complexité scientifique de cette question importante et décisive. « Quand nous lisons le récit de la Création dans la Genèse », a-t-il relevé, « nous risquons de prendre Dieu pour un magicien, brandissant sa baguette magique. Mais ce n’est pas ainsi. Dieu a créé les êtres et Il les a laissés se développer selon les lois intérieures qu’Il leur avait données, pour qu’ils se développent et atteignent leur plénitude. Il leur a accordé l’autonomie tout en les assurant de sa présence constante. La création s’est ainsi poursuivie pendant des siècles et des millénaires pour devenir telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dieu n’est pas un démiurge mais le Créateur qui confère le don de l’être à tous les éléments ».

S’interroger sur l’avenir de l’humanité

Pour l’évêque de Rome, le big-bang, auquel on attribue aujourd’hui l’origine du monde, ne contredit pas l’intervention créatrice de Dieu, mais il l’exige. « L’évolution de la nature n’est pas en contradiction avec la notion de Création ; elle suppose la création des êtres qui évoluent en elle. En ce qui concerne l’humanité, il y a un élément nouveau : Dieu lui a donné une autre autonomie, différente de celle de la nature : c’est la liberté.  Et il l’a rendue responsable de la Création ».

Le Souverain Pontife invite donc les scientifiques et en particulier les scientifiques chrétiens à s’interroger sur l’avenir de l’humanité et de la terre, à protéger l’environnement naturel et humain en faisant confiance à la nature.

Lors de sa visite, le Saint-Père a également remis une médaille aux nouveaux académiciens, nommés membres ordinaires de l’Académie pontificale. Parmi eux, le paléoanthropologue français Yves Coppens, célèbre pour avoir codécouvert, en 1974, le fossile Lucy, lors d’une expédition menée en Éthiopie. Lucy a longtemps été considérée comme le plus ancien ancêtre de l’espèce humaine.

Interrogé par Radio Vatican, le scientifique est revenu d’abord sur le discours prononcé par le pape. « Je n’attendais pas autre chose de la part de ce pape qu’une grande ouverture. Il nous a parlé de la responsabilité, ce qui me convient tout à fait parce que la transformation de la matière est passée d’un aspect inerte à un aspect vivant puis à un aspect pensant. Et l’aspect pensant, c’est nous. C’est-à-dire que nous sommes à la fois libres mais en même temps responsables », a-t-il déclaré, rappelant que, désormais, notre destin est entre nos mains. Yves Coppens a estimé que ses découvertes de scientifiques et l’enseignement de l’Église ne s’opposent pas du tout. « Je suis convaincu que l’homme, dès qu’il est homme, est religieux. C’est amusant de voir combien la nature se fiche de l’individu et veut absolument préserver l’espèce et combien, quand on arrive à l’homme, peut apparaître la noblesse de l’individu et tout le respect de la personne. Je crois que la force des sciences naturelles, c’est de voir à la fois cette discontinuité dans la continuité. Quand on passe de la matière inerte à la matière vivante, il y a tout à coup un saut. Et quand on passe de la matière vivante à la matière pensante, il y en a un autre ».

Yves Coppens s’est dit confiant dans l’avenir et rappelé qu’il ne fallait pas avoir peur de la science, mais il s’est dit toutefois méfiant de tout, y compris de l’homme qui est un prédateur.  Concernant sa nomination au sein de l’institution pontificale, le Français a souligné la forte réputation de l’Académie pontificale des Sciences.

J.J.D. (Avec Radio Vatican)

© Photo : RV

Les « SAC » sous la loupe de la Cour constitutionnelle

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tagsPlusieurs organisations s’opposent fermement à la loi qui élargit l’application des SAC, les sanctions administratives communales. Ce qui est reproché à cette loi ce sont les limites d’application trop floues et l’extension des sanctions aux mineurs à partir de 14 ans. Cette extension  a été voulue par le législateur pour donner aux communes les moyens de poursuivre le mineur qui se rendrait coupable d’incivilités (tags, dégradations ou destructions volontaires, etc.) par exemple. 

La Cour constitutionnelle examinera ce mercredi le recours introduit par les principaux syndicats, la Ligue des Droits de l’homme et plusieurs associations défendant les Droits de l’enfant contre la nouvelle loi portant sur les sanctions administratives communales (SAC). La loi du 4 juin 2013 élargit le champ d’application de la sanction administrative communale.

Depuis 1999, les communes ont déjà le pouvoir d’assortir de sanctions administratives leurs règlements et ordonnances. Mais ce qui pose problème avec la loi du 4 juin 2013, c’est le pouvoir laissé aux bourgmestres dans l’application des sanctions. Selon la FGTB et la CSC, cette nouvelle loi risque d’entraver la liberté de mener des actions syndicales, ce qui est totalement inadmissible pour elles. Les syndicats dénoncent le fait qu’un bourgmestre pourra, par exemple, très facilement décider, de manière unilatérale et sans avertissement, d’une interdiction de lieu public.

Du côté des associations en faveur des Droits de l’enfant, on fustige l’abaissement à 14 ans de l’âge auquel une sanction peut être infligée. La vice-présidente de l’association flamande Kinderrechtcoalitie, Christine Melkbeek, estime cette loi « incompréhensible » au regard de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, adoptée il y a 25 ans.

Les différentes organisations exigent la suppression totale ou partielle de la loi du 4 juin 2013.

MVL (avec RTBF)

La réalité visible et spirituelle de l’Eglise au cœur de l’audience générale

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Pape Francois 2« L’Eglise est à la fois visible et spirituelle » : il s’agit du message central du pape François lors de l’audience générale de ce mercredi, place Saint-Pierre.

« La réalité visible est constituée non seulement par les évêques, les prêtres et les religieux, mais aussi par tous les baptisés qui, dans le monde, suivent le Christ », a poursuivi le souverain pontife. Mais cette réalité ne peut être mesurée. Et le Saint-Père d’expliquer que « tout le bien que Dieu opère à travers nous et dans les cœurs va au-delà de notre contrôle et de ce qui peut être connu. De même que dans le Christ la nature humaine et la nature divine sont réunies dans l’unité d’une seule personne, de même Dieu agit par la réalité visible de l’Église pour réaliser son dessein de rédemption et de salut. »

« L’Église est habitée par l’Esprit Saint », a encore lancé François aux pèlerins réunis au pied de la Basilique vaticane. « Elle est un mystère de foi, dans lequel ce qui ne se voit pas est plus important que ce qui se voit. Par son témoignage et par les sacrements, elle se fait proche de chacun pour lui faire sentir la miséricorde de Jésus. »

Prières pour les Mexicains disparus et les malades d’Ebola

Le pape François a profité de la présence des pèlerins pour attirer leur attention sur deux tristes événements. D’abord, sur la disparition de dizaines d’étudiants dans l’Etat du Guerrero, dans l’ouest du Mexique. Le souverain pontife a prié pour le peuple mexicain. Il évoquait le sort de 43 étudiants disparus, qui auraient été enlevés par des policiers, liés à des groupes de narcotrafiquants, après des altercations, il y a plus d’un mois. Ensuite, sur l’épidémie d’Ebola, qui s’aggrave. François a exprimé sa vive préoccupation, notamment pour le continent africain et les populations les plus pauvres. Ses prières vont aux victimes, mais aussi aux médecins, infirmiers, volontaires, instituts religieux et associations qui viennent en aide aux malades. Le pape a appelé la communauté internationale à tout faire pour vaincre le virus.

Avec Radio Vatican

9 aînés sur 10 sont satisfaits de leur retraite

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retraite

Enéo, le mouvement social des aînés, s’est intéressé à la satisfaction et le bien-être des personnes retraitées. A l’heure où le gouvernement fédéral a décidé de retarder l’âge légal de la pension à 67 ans, plus de 9 aînés sur 10 se disent satisfaits de leur retraite. Certains pensent même que leur vie s’est améliorée depuis leur entrée parmi les retraités.

Dans le cadre de son projet « Une vie après le travail » qui vise le bien-être des aînés, Enéo, a interrogé 2496 retraités belges francophones, issus d’horizons divers. Les résultats sont quasi unanimes : 90% des aînés interrogés se disent satisfaits, voire très satisfaits, de leur retraite. La vie sociale et la vie de couple sont jugées plus appréciables par les retraités qui précisent toutefois que la santé et les ressources financières sont plus problématiques. Une minorité, mais 40% des sondés tout de même, estime que leur situation financière s’est dégradée depuis leur départ à la pension.

Se préparer à une nouvelle vie

Selon l’étude du mouvement social des aînés, les retraités les plus heureux ne sont pas nécessairement ceux qui ont le plus souffert dans leur milieu professionnel. Ceux qui durant leur carrière ont une vie sociale et familiale riche ou qui  sont occupés par divers loisirs profitent d’autant plus à l’âge de la retraite. « S’assurer une retraite heureuse commence donc bien avant la retraite », souligne Enéo dans son communiqué. L’étude a également offert aux retraités sondés la possibilité de transmettre des conseils à leurs futurs congénères. La majorité des interrogés encouragent les jeunes aînés à rester actifs dans la société, à maintenir des contacts sociaux et à continuer à exercer des activités physiques. Les pensionnés insistent également sur l’importance de préparer sa retraite d’un point de vue financier, et surtout, d’en profiter. « La retraite, ce n’est pas la fin d’une vie, mais le commencement d’une nouvelle, certainement moins longue, mais encore plus belle », révèle un témoignage.

L’âge idéal du départ à la retraite est évalué par l’étude à l’âge de 60 ans, bien avant l’âge légal de 65 ans. « Les répondants ne semblent donc pas favorables au recul de l’âge de la pension qui figure dans l’accord gouvernemental », constate Jean-Baptiste Dayez, chargé d’études à Énéo. Partenaire des mutualités chrétiennes, l’asbl compte 40.000 membres en Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa principale mission est de proposer et lancer des initiatives visant une meilleure autonomie et le bien-être des aînés.

Cliquez ICI pour en savoir davantage sur la façon dont les aînés vivent leur retraite.

S.T.

2015 : des journées églises ouvertes en clair-obscur

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eglise lumiere
L’année 2015 sera l’année internationale de la lumière. Les organisateurs des Journées Eglises Ouvertes ont décidé, eux aussi, pour la 8ème édition de leur opération, de mettre cette lumière à l’honneur. Une édition qui aura lieu les 6 et 7 juin prochains et qui aura pour thème  »clair-obscur ».
Ce thème permettra de mettre en lumière les trésors cachés des églises, de valoriser une partie de l’édifice… A chacun de faire preuve d’imagination pour prévoir encore un événement éclairé uniquement à la bougie, revoir l’éclairage de l’église…
Pour participer, il suffit de s’inscrire via http://journeeseglisesouvertes.be  Inscriptions qui seront clôturées le 15 janvier.
Informations: Fondation Eglises Ouvertes, Fondation d’utilité publique, 0479/62.33.55.
Information du Diocèse de Namur
Photo Catho.be

Bientôt un éclairage sur les actes de torture pratiqués par les Etats-Unis ?

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Barack Obama

Un courrier signé par douze Nobel de la Paix exhorte le président américain Barack Obama à révéler l’étendue de l’utilisation de techniques de tortures par les Américains après les attentats contre les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. Les signataires réclament la publication, maintes fois reportée, d’un rapport parlementaire sur les techniques d’interrogatoire utilisées par la CIA.

Cet été Barack Obama, lui-même prix Nobel de la Paix, avait reconnu en termes très directs que les Etats-Unis avaient pratiqué la torture. « Nous avons torturé des gens« , avait-il affirmé début août avant de rappeler qu’il avait interdit l’usage de ces méthodes dès son arrivée à la Maison Blanche en 2009.

« L’aveu par le président des Etats-Unis que son pays a pratiqué la torture est une première étape pour que le pays puisse clore un chapitre sombre de son histoire« , indique une lettre signée en particulier par l’archevêque sud-africain Desmond Tutu et l’ancien président du Timor oriental José Ramos-Horta.

Assumer la conséquence de ses actes

La CIA, qui s’oppose à déclassifier certaines informations, a pu jusqu’ici repousser la publication de rapport du Sénat sur les pratiques de torture de son pays. « La publication du rapport de la commission du Renseignement du Sénat sera l’occasion pour le pays et le monde de voir, avec au moins un certain degré de détail, dans quelle mesure le gouvernement américain et ses représentants ont autorisé, ordonné et infligé des tortures à des êtres humains« , ajoute le courrier publié sur le site TheCommunity.com.

Les douze Nobel de la Paix poursuivent en soulignant qu’ils seront particulièrement attentifs aux suites qui seront données à ce rapport. « Il reste à voir si les Etats-Unis fermeront les yeux sur les conséquences de leurs actes ou s’ils prendront les mesures nécessaires pour retrouver les principes sur lesquels le pays a été fondé », ajoutent-ils.

Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA a capturé des dizaines de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda. L’agence centrale de renseignement avait alors utilisé des «  », qui comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade.

S.T. (d’après Belga)

Pour sauver les migrants en mer, ce sera sans les Anglais !

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migrantsLes Affaires étrangères britanniques ont annoncé ce 28 octobre que la Grande-Bretagne ne soutiendra pas les opérations prévues en Méditerranée de recherche et de sauvetage des migrants qui tentent d’atteindre l’Europe.

« Nous pensons que ces opérations créent un ‘facteur d’attraction’ involontaire, encourageant plus de migrants à tenter la dangereuse traversée de la mer et conduisant donc à plus de morts tragiques et inutiles », a expliqué Mme Anelay, la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères britanniques. La position du gouvernement est de se concentrer sur les « pays d’origine et de transit » et de lutter contre les passeurs, a-t-elle ajouté. Cette annonce survient alors que l’opération maritime italienne Mare Nostrum, qui a secouru plus de 150.000 personnes en mer depuis un an, doit s’achever cette semaine.

Europe et Grande-Bretagne, des politiques opposées

Réduire l’immigration est une priorité pour le Premier ministre conservateur David Cameron, qui s’efforce de renégocier les termes de l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union Européenne. A l’approche des élections législatives de mai 2015, il est mis sous pression par la popularité croissante de l’Ukip (UK Independence Party), parti europhobe et anti-immigration.

L’Union européenne s’apprête à lancer à partir du 1er novembre l’opération « Triton » pour patrouiller en Méditerranée, destinée à aider mais pas à remplacer « la poursuite des efforts considérables » fournis par les autorités italiennes, d’après la Commission européenne.

L’Italie appelle à l’aide

L’Italie a longtemps réclamé plus de soutien des autres pays européens pour l’aider à faire face au nombre croissant de migrants qui font la dangereuse traversée de la Méditerranée dans de frêles embarcations bondées, fuyant les conflits et les difficultés économiques au Moyen-Orient et en Afrique.
Un nombre record de 3.072 migrants ont péri en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de cette année, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

MVL (avec RTL info)

 

La Belgique, championne de l’égalité des sexes

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egalite des genres

Le classement annuel vient de tomber. Publié par le Forum économique mondial (WEF), il place la Belgique au 10e rang des pays les plus tolérants en matière d’égalité des sexes.

Le classement annuel sur l’écart entre les genres, publié mardi à Genève par le WEF, le Forum économique mondial, place la Belgique à la 10e place sur 142 pays. Notre pays gagne une place par rapport au classement de l’année dernière. Le WEF a toutefois indiqué que des progrès restent à faire, chez nous,  en matière d’égalité des salaires.

Au niveau mondial, le WEF souligne qu’en neuf ans, seule une légère amélioration de l’égalité en faveur des femmes a eu lieu sur le lieu de travail. L’inégalité entre les hommes et les femmes en matière de participation et de perspectives économiques s’établit aujourd’hui à 60 % dans le monde, soit une amélioration de 4% seulement par rapport aux 56% relevés en 2006. « Si l’on continue sur cette trajectoire, sans changement des autres paramètres, il faudra 81 ans au monde pour combler complètement cette brèche », indique le WEF dans un communiqué.

Egalité totale dans le domaine de la santé

Parmi les 142 pays étudiés, la disparité la plus faible entre les hommes et les femmes est celle constatée dans les domaines de la santé. Elle atteint en effet 96% à l’échelle mondiale. Au total, 35 pays, dont la Belgique, l’ont totalement éliminée. Concernant le niveau d’instruction, l’égalité atteint 94% sur le plan mondial et 25 pays ont totalement comblé le fossé.

Si la participation et les perspectives économiques restent les lanternes rouges des disparités, l’égalité reste encore inférieure pour le quatrième pilier, les responsabilités politiques. Elle atteint tout juste 21%, bien que ce domaine ait connu une amélioration sans précédent depuis 2006.

La tête du classement annuel sur l’écart entre les genres est dominé par les pays nordiques, avec en tête l’Islande. Suivent ensuite la Finlande, la Norvège, et la Suède. Le Danemark occupe la cinquième position.

S.T. (d’après Belga)

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