L'information en continu des Médias Catholiques

Le décret inscriptions condamné par la Justice

Bookmark and Share

écoleLa Fédération Wallonie-Bruxelles a été condamnée pour son application du décret Inscriptions. Elle devra verser 5.000 euros à la famille d’un enfant à « haut potentiel » qui n’a été averti de son inscription dans l’école de son choix qu’à la rentrée scolaire…

L’école en question applique la pédagogie Decroly et les parents l’avait justement choisie en raison du fait que leur enfant  était diagnostiqué comme « haut potentiel ». Les faits eux, remontent à 2010. Après avoir rendu leur choix, l’enfant est mis sur une liste d’attente car cette école est très demandée. Le 18 juin 2010, les parents s’adressent à la Commission Interréseaux des Inscriptions (CIRI) pour obtenir cette place. En vain. La mère décide alors de quitter son travail pour s’occuper de la scolarité de sa fille et parallèlement, les parents attaquent en justice pour obtenir des dommages et intérêts. Le 8 juillet, la CIRI confirme son refus d’inscription à l’école susvisée mais se ravise en fin d’été. Le 2 septembre 2010, l’enfant obtiendra ainsi l’école de son choix.

Une période d’incertitude source de perturbations

Cela aurait pu en rester là mais une procédure judiciaire avait été lancée… Presque 5 ans plus tard, la Cour d’appel de Bruxelles vient de rendre son verdict. Et donne raison aux parents. Selon la Justice, « la longue période d’incertitude dans laquelle les parents et leur fille ont été plongés pendant plusieurs semaines fut certainement pour eux une cause sérieuse de stress, d’inquiétude et de perturbation ». La Cour d’appel a donc enjoint  la Fédération Wallonie-Bruxelles à verser la somme de 5.000 euros pour dédommagement moral et 1.500 euros pour frais de procédure.
Cette décision pourrait constituer un dangereux précédent pour la Communauté française  puisque, chaque année, des dizaines d’élèves  doivent attendre la fin de l’été pour être inscrits à l’école. Engendrant donc le même stress pour eux. La nouvelle mouture du décret inscriptions prévue pour l’an prochain pourrait-elle empêcher ce problème récurrent ? Rien n’est moins sûr…

P.G. (avec La Libre)

Le pape ordonnera 19 prêtres dimanche prochain

Bookmark and Share

Au Vatican, dans l'attente d'un pape...Dix-neuf 19 diacres seront ordonnés prêtres par le pape François dimanche 26 avril en la basilique Saint-Pierre, au Vatican.

Treize d’entre eux exerceront leur ministère dans le diocèse de Rome, tandis que les six autres appartiennent à différentes congrégations implantées dans le monde.

Parmi ces 13 futurs prêtres, âgés de 27 à 39 ans, figurent une majorité d’Italiens ainsi qu’un Coréen, un Colombien et un Chilien. Sur les six autres futurs prêtres, quatre d’entre eux sont originaires du Pérou et de Madagascar et appartiennent à la congrégation de la Famille des disciples. Un Croate appartient à l’ordre des frères mineurs conventuels franciscains. Un autre diacre, enfin, vient du diocèse de Thamarassery en Inde.

Le cardinal Agostino Vallini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, concélébrera cette messe qui aura lieu lors de la Journée mondiale de prière pour les vocations, avec les cinq évêques auxiliaires du diocèse.

Radio Vatican (avec Imedia).

Affaire Devillet : la Cour d’Appel de Liège donne partiellement raison au plaignant

Bookmark and Share

Tribunal-dossiers

Ce jeudi, la Cour d’Appel de Liège a rendu son jugement dans le dossier introduit par Joël Devillet à l’encontre de Mgr Léonard. Elle a condamné l’archevêque à lui verser des dommages à hauteur de 10.000 euros.

Les faits remontent à 1987. Alors âgé de 14 ans, Joël Devillet était acolyte à la paroisse d’Aubange. Il a été abusé par l’abbé Hubermont jusqu’en 1991. Joël Devillet accusait l’évêché de Namur, dont Mgr Léonard était l’évêque à l’époque, d’avoir fait preuve de passivité en ne dénonçant pas les faits à la justice, affirmant que ce dernier en avait été informé.

La plainte, déposée au pénal contre le violeur fut déclarée prescrite. C’est donc au civil que Joël Devillet se retourna contre l’abbé Hubermont qui fut condamné à l’indemniser. Mais, le plaignant décida aussi d’impliquer la responsabilité civile de Mgr Léonard qui avait autorité sur le prêtre pédophile, puisqu’il était l’évêque de Namur.

En novembre 2013, le tribunal civil de Namur avait débouté Joël Devillet qui réclamait 20.000 euros de dommages dans le cadre de cette affaire. Le plaignant avait donc fait appel et le dossier avait été examiné par la Cour d’Appel de Liège en mars dernier. La décision, qui était attendue pour ce 23 avril, est donc tombée. Elle n’a pas confirmé le jugement du tribunal civil de Namur.

La Cour d’Appel de Liège a estimé que Mgr Léonard n’a pas pris conscience, à suffisance de l’état de victime de Joël Devillet et que la non dénonciation des faits a entraîné chez ce dernier des troubles psychologiques ayant donné lieu à une incapacité de travail, estimée à 5%. A raison de 2.000 euros le point, elle a donc condamné Mgr Léonard à indemniser le plaignant à hauteur de 10.000 euros.

L’avocat de Mgr Léonard, Me Malherbe attend de prendre connaissance de l’entièreté du jugement de la Cour d’Appel avant de réagir.

J.J.D.

Arménie – Chronique d’un génocide toujours nié

Bookmark and Share

Genocide Armenie 1915Sur les 2 millions d’Arméniens vivant en 1914, 1,5 million ont été assassinés par les agents du gouvernement unioniste, noyau de la Turquie moderne. Cent ans plus tard, les Arméniens se souviennent et luttent toujours pour la reconnaissance de ces crimes.

Le 24 avril 1915 est la date symbolique qui marque le début du génocide arménien. Ce jour-là, 650 personnalités arméniennes sont arrêtées par les agents du gouvernement unioniste. Un gouvernement qui est au pouvoir depuis le coup d’Etat de janvier 1912. Ces 650 personnalités, principalement des intellectuels et des responsables politiques, sont déportés près d’Ankara, où ils seront, pour la plupart exécutés. Ils rejoignent ainsi les victimes des crimes de masse qui ont commencé au début de la même année contre les notables arméniens, visant à détruire toute résistance de la communauté.

Ces faits marquent donc le début d’un génocide qui va décimer les trois quarts de la population arménienne de l’époque. Cent ans plus tard, à l’occasion de la commémoration de ce génocide toujours nié par ceux qui l’ont commis, c’est-à-dire les agents de la future Turquie moderne, une question taraude les consciences: pourquoi les pays européens n’ont-ils rien fait? Les calculs diplomatiques et les enjeux impérialistes entre des Etats concurrents expliquent en grande partie leur passivité, mais ils ne laissent pas les consciences indemnes. Au-delà des calculs, il y avait des hommes, chrétiens ou non, et au-delà de ces hommes, un idéal d’humanité qui a été assassinée. Aujourd’hui, les massacres commis contre d’autres Chrétiens dans les mêmes régions, nous posent à nouveau la question. Cette fois, nous ne pourrons nous abstenir d’y répondre, sans remettre profondément en cause l’idée d’humanité que nous avons élaborée au cours du 20e siècle et l’arsenal juridique mis en place pour défendre les droits de l’homme.

Commémorations à Yerevan, Bruxelles et Istanbul

Mémorial de TsitsenakaberdLes commémorations des cent ans du génocide arménien seront à l’image de la communauté arménienne: éclatées en différents lieux de la planète. Toutes convergent cependant vers la date symbolique du 24 avril 2015. En Arménie, des commémorations se sont déroulées dès ce 22 avril, mais c’est ce matin du 24 avril que se tient la cérémonie de commémoration au mémorial de Tsitsernakaberd sur les hauteurs de la capitale Yerevan (photo), en présence de délégations étrangères.

Prière œcuménique et Belgique

Chez nous, un concert de l’Orchestre national de Belgique au Palais des Beaux Arts se tiendra le 26 avril à 20h avec Ara Kachaturian et de prestigieux solistes. On peut aussi aller au Musée de la Photographie de Charleroi qui présente une exposition intitulée « Les Arméniens. Images d’un destin » (jusqu’au 15 mai 2015), tandis qu’un cycle Atom Egoyan sera organisé à la Cinematek durant tout le mois de mai.

Le point d’orgue de cette commémoration en Belgique a lieu à Bruxelles avec la cérémonie au Monument de la place Michaux (Ixelles), le 24 avril, tandis qu’au Hay Doun (Laeken), une soirée sera organisée avec la participation de la cantatrice Talar Dekrmanjian. Enfin, une prière oecuménique aura lieu à la cathédrale des Saints Michel et Gudule le mardi 28 avril à 20h, avec la participation des Eglises de Belgique.

Commémoration… en Turquie

Et en Turquie? L’AGBU (L’union générale des Bénévoles arméniens) et l’EGAM (le Mouvement anti raciste Européen), mèneront une délégation à Istanbul composée de jeunes de toute l’Europe pour commémorer l’événement sur les lieux mêmes du génocide, place Taksim le 23 avril, à 19h15, à l’heure où Yerevan entamera son concert classique. Célébrations également à la gare Haydarpasha d’où les leaders de la communauté arménienne ont été déportés, et sur la tombe de Sevag Balicki, un jeune Arménien assassiné le 24 avril 2011 pour son appartenance à la communauté arménienne. A noter que les commémorations en Turquie ne sont autorisées que depuis 2010.

Laurence D’HONDT / MVL

Photos: Une femme agenouillée près de son enfant, morte dans un champ lors de la fuite vers la Syrie – source: Wikipedia (image libre de droits) et Mémorial de Tsitsernakaberd sur les hauteurs de la capitale Yerevan – (c) Laurence d’Hondt

DIMANCHE-16-1Retrouvez le dossier complet sur les commémorations à l’occasion du centenaire du génocide arménien dans votre journal Dimanche n°16 du 26 avril 2015.

En radio, réécoutez l’émission Il était une foi diffusée le dimanche 19 avril 2015 sur La Première. Eric Cooper a rencontré Christian Vrouyr, le Président du Comité des Arméniens de Belgique et Nara Noïan, chanteuse, pianiste et comédienne d’origine arménienne, reconnue dans le paysage  musical bruxellois.

 

 

Le Pape se rendra à Cuba avant sa visite aux Etats-Unis

Bookmark and Share

Drapeau CubaLe Vatican confirme que le pape François visitera Cuba avant de se rendre aux Etats Unis fin septembre. Le directeur du bureau de presse du Saint-Siège a précisé que le Saint-Père avait été invité par les autorités civiles et par les évêques cubains.

Ce sera la troisième visite d’un pape à Cuba après Jean-Paul II en 1998 et Benoît XVI en 2012. Celle-ci se déroulera dans un contexte particulier puisque le Saint-Siège a récemment exercé sa médiation pour rapprocher les Etats-Unis et La Havane après des décennies de conflit.

Le Saint-Père s’est impliqué personnellement dans le processus de réconciliation. Le pape François est attendu aux Etats Unis du 23 au 27 septembre. Il se rendra à Washington, New York et Philadelphie. La durée et les détails de sa visite à Cuba ne sont pas connus mais suscitent déjà de nombreuses hypothèses, d’autant que les deux parties fêteront au mois de septembre le 80e anniversaire de leurs relations diplomatiques, En attendant, un des hommes de confiance du Souverain Pontife, le cardinal Beniamino Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé, a entamé ce mercredi une visite à Cuba pour y rencontrer les prêtres, les religieux et les séminaristes, à l’invitation des évêques cubains.

Le cardinal Stella dont le séjour se poursuivra jusqu’au 28 avril, célébrera trois messes à Santiago de Cuba, ce jeudi, à Camaguey, vendredi et à La Havane dimanche. Des rencontres officielles avec les autorités sont également prévues. Selon le recteur du séminaire de La Havane, Cuba manque de prêtres pour répondre aux attentes d’une population en quête de formation et de valeurs religieuses. Le cardinal Stella connaît bien l’île. Ancien nonce à Cuba, il avait organisé la visite historique de Jean-Paul II. Il se félicite aujourd’hui des progrès accomplis au cours de ces dernières années.

Radio Vatican

 

Une cérémonie religieuse pour un chihuahua !

Bookmark and Share

Mercredi 22 avril 2015, l’église Saint-Victor d’Auvelais a accueilli une septantaine de personnes pour rendre hommage à Miss Chiwa, un chien qui avait eu la faveur des médias ces dernières années.

miss chiwa DPPLe célèbre chien ‘Miss Chiwa’ était porté aux nues par ses maîtres, Sylvana et Josse, qui lui ont organisé une cérémonie pour lui dire au revoir. Une septantaine de personnes et une trentaine de chiens, avaient fait le déplacement à l’église Saint-Victor pour ces « funérailles » surréalistes. La chienne était apparue ces dernières années dans plusieurs émissions de télévision en Belgique et en France, dont « Sans Chichis », « Confessions intimes » ou encore « Un dîner presque parfait ».

Dans l’Avenir, le doyen de la paroisse d’Auvelais explique avoir accepté cette célébration unique en son genre au motif « que des êtres humains désemparés, abandonnés, en proie à la pauvreté, sont parfois davantage aimés par leur animal de compagnie que par leurs semblables ».

Interrogé ce matin sur la RTBF, le père Tommy Scholtes ne cachait pas un certain malaise au sujet de la place d’une telle démarche dans une église. Le père Scholtes dit comprendre l’attachement qu’on peut avoir pour un animal, mais souhaite qu’on garde les choses à leur place. Il estime « qu’un hommage religieux n’est pas approprié dans ce cadre-ci et qu’il est plus important de se concentrer sur le décès des personnes ».

Précisons qu’il ne s’agissait bien sûr pas de funérailles mais d’une bénédiction adaptée qui a duré une trentaine de minutes, ponctuée de deux lectures, d’une offrande et d’une prière finale. Notons encore que les dons récoltés au cours de cette célébration seront entièrement remis à l’association St-Vincent de Paul d’Auvelais qui vient en aide aux plus démunis.

Dans un communiqué, l’évêque de Namur, Mgr Rémy Vancottem, précise que le doyen « a voulu être proche des gens, tristes d’avoir perdu un animal de compagnie, auquel ils étaient affectivement attachés ». Et d’ajouter: « Il est toujours possible de prier avec et pour ceux qui sont dans la peine, mais il faut à tout prix éviter toute ambiguïté qui pourrait semer la confusion dans les esprits quant aux funérailles chrétiennes. Il s’agira à l’avenir de préciser davantage ce qui est possible de ce qui ne l’est pas ».

Mgr Vancottem conclut en ces termes: « Je comprends ceux qui ont été troublés par cette célébration et en suis désolé » .

MVL (d’après RTBF et l’Avenir) – photo: Images publiées sur le profil Facebook de miss Chiwa

 

Les attentats terroristes ont tué plus de 1.700 Pakistanais en 2014

Bookmark and Share

Capture HRCPLa situation des droits fondamentaux au Pakistan se détériore fortement. C’est ce qu’affirme le dernier rapport de la Human Rights Commission of Pakistan, l’une des plus importantes ONG de la société pakistanaise, qui dispose d’un réseau capillaire dans le pays.

Dans un document envoyé à l’Agence Fides, intitulé « Etat des droits fondamentaux 2014″, la HRC Pakistan relève que l’attaque des militants contre l’école militaire de Peshawar, qui a fait plus de 130 morts parmi les enfants présents le 16 novembre dernier, symbolise efficacement la situation des droits fondamentaux au Pakistan. Selon le rapport, cette attaque représente en quelque sorte « un tournant » en ce qu’il semble avoir créé un large consensus contre le fanatisme au Pakistan. Toutefois le Président de la HRCP, Zohra Yusuf, remarque: « Il est dommage qu’un tel consensus au plan national contre les talibans et autres groupes extrémistes ne se soit pas traduit par une action politique, demeurant une affaire militaire ».

Le pays le plus dangereux du monde

Selon le texte, 1.723 Pakistanais ont perdu la vie et 3.143 autres ont été blessés au cours de l’année passée dans le cadre de 1.206 actes de terrorisme dont 26 suicides. A la lutte contre le terrorisme, qui est prioritaire, vient s’ajouter la campagne pour les libertés. « Les limitations de la liberté d’expression n’ont pas diminué en 2014« , remarque le rapport. Le Pakistan a été qualifié de « pays le plus dangereux du monde » en matière de liberté de la presse avec 14 journalistes et opérateurs des moyens de communication tués en 2014.

Extrémisme religieux

A propos de la condition des minorités religieuses, le document affirme que « l’extrémisme religieux a continué à croître en 2014. En effet, 11 édifices – temples hindous et églises – ont été endommagés sur le territoire de la province méridionale du Sindh alors que deux attaques ont été conduites contre la minorité Zikri au Béloutchistan ». L’an dernier, 144 épisodes de violence sectaire ont été signalés dont 141 attaques terroristes et trois affrontements sectaires.Le « blasphème » demeure un thème très sensible au sein de la nation dont 97% des 180 millions d’habitants professent l’islam. La HRCP note que « par le passé, les homicides pour blasphème n’étaient pas aussi fréquents qu’ils ne le sont actuellement » et que « l’intolérance religieuse a notablement augmenté dans le pays au cours de ces dix dernières années ».

Fides – Photo: (c) HRCP

Le sort des migrants au coeur du sommet européen et d’une marche silencieuse

Bookmark and Share

TuskCe jeudi, un sommet européen extraordinaire se tient à Bruxelles sur le sort tragique des migrants qui tentent de rejoindre l’Europe par la mer Méditerranée.  

 A la suite des dernières tragédies survenues au large des côtes libyennes et dans lesquelles des centaines de personnes ont péri, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait annoncé lundi sa volonté de convoquer un sommet extraordinaire, qui s’est tenu aujourd’hui à Bruxelles. Il n’existe « pas de solutions rapides« , avait prévenu le président, ajoutant que « s’il y en avait, nous les aurions mises en œuvre depuis longtemps« .

La tenue urgente d’une réunion avait été demandée dimanche par le Premier ministre italien, Matteo Renzi, et soutenue par plusieurs de ses homologues, dont le Britannique David Cameron et l’Espagnol Mariano Rajoy.

Après avoir accepté, le président Tusk avait listé les sujets qu’il voulait aborder en urgence avec les chefs d’Etat ou de gouvernement des 28 Etats membres de l’UE. « Comment arrêter les trafiquants d’êtres humains, comment augmenter nos efforts communs pour sauver les gens dans le besoin, comment mieux aider les Etats membres les plus touchés, et comment accroître notre coopération avec les pays d’origine et de transit« , sont autant de questions complexes qui sont débattues en ce moment à Bruxelles.

Une marche silencieuse

En hommage aux migrants noyés par centaines dans la Méditerranée, plusieurs associations ont organisé une marche silencieuse dans le quartier européen. Le point de départ était fixé à 11h, Place de la Liberté. La marche silencieuse est aussi l’occasion pour les associations de réitérer quelques revendications.

« Nos revendications sont très claires par rapport à l’Union européenne. La Commission est sortie avec dix propositions d’urgence. En fait, ce que la Commission propose, c’est ‘more of the same’, ‘continuez à faire encore plus de la même chose’. Cela nous fait très peur », a expliqué Nicolas Van Nuffel, responsable plaidoyer au CNCD – le Centre National de Coopération au Développement-,  au micro de la RTBF. « Ce qu’il faut, poursuit-il, c’est un changement complet des politiques migratoires européennes. Concrètement, cela veut dire qu’il faut reprendre les opérations de sauvetage qui avaient été interrompues. Un programme avait été lancé par l’Italie, qui s’appelait Mare Nostrum, qui était là pour sauver des vies. On y a mis fin pour revenir à une optique, qui est purement policière, de chercher à arrêter les gens.« 

« L’Europe est responsable »

Et d’ajouter: « Il faut mutualiser les politiques migratoires au niveau européen. Il n’est pas normal que les pays, qui sont en première ligne (l’Italie, l’Espagne, la Grèce), prennent toutes les responsabilités. Au-delà de cela, l’Europe est responsable de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, par les politiques qu’elle mène dans un tas de domaines: c’est nos politiques qui font que le climat se réchauffe; que nous sommes aussi la cause de toute une série de guerres. Or, les gens qui viennent vers l’Europe y viennent simplement pour avoir une vie digne parce que ce n’est pas possible dans leur pays », conclut le responsable plaidoyer au CNCD.

La marche silencieuse est organisée, entre autres, par Amnesty International, le CIRé, le VWV, le CNCD-11.11.11, la Ligue des droits de l’Homme, Médecins du Monde, Bruxelles laïque et Platform des sans-papiers.

S.T. (d’après RTBF/AFP)

Photo: Capture d’écran, Youtube, Donald Tusk

La marche des jeunes 2015, ce 25 avril à Eupen

Bookmark and Share

Marche des Jeunes 2015 EupenPrès de 500 jeunes de 13 à 17 ans sont attendus ce 25 avril à Eupen pour la Marche des Jeunes, le rassemblement annuel des jeunes du diocèse de Liège. Durant la journée, ils seront invités à « explorer les quatre éléments ».

La terre, l’eau, l’air et le feu… voici donc les 4 éléments qui seront mis à l’honneur lors de ce grand rendez-vous annuel. Ils ponctuent nos expressions familières, font partie de notre vie quotidienne et symbolisent notre vie chrétienne et d’Eglise.

Ce samedi 25 avril, les jeunes Liégeois se transformeront en véritables explorateurs partant à la conquête de ces 4 éléments qui leur offriront 1.001 choses à vivre, ressentir, réfléchir et, prendront plus que jamais du sens. Du sens par rapport à leur personnalité, leurs capacités, leurs valeurs, les difficultés et les espérances de leur vie, leurs relations à l’autre, leur rapport au monde et à Dieu.

Des éléments qui les inviteront aussi, bien sûr, à parler de Dieu et à Dieu.

  • Le feu: celui qui gronde comme le volcan, explose et est éphémère comme le feu d’artifice, réchauffe et rassemble comme le feu de cheminée ou de camp, éclaire le chemin comme le flambeau, appelle au silence et à la prière comme la bougie. Symbole d’un «Dieu chaleur» qui apporte du réconfort, d’un «Dieu lumière du monde» qui guide et éclaire.
  • L’eau: celle pure et limpide du ruisseau ou de la rivière, calme et sereine du lac, nourrissante du fleuve de Tibériade, vivante et bouillonnante de la cascade, fragile comme la goutte d’eau, empreinte de rencontre près du puits de la Samaritaine ou remplie de poissons (ichtus) comme la mer. Signe du baptême mais aussi symbole d’un «Dieu source de vie», d’un Dieu qui étanche la soif et donne à boire à ses brebis égarées.
  • La terre: celle fragile et malléable comme l’argile, aride mais offrant un lieu de refuge et de recueillement comme le désert, solide et ancrée comme le rocher, majestueuse, défiante et signe d’alliance comme la montagne, porteuse de vie comme le champ prêt à être labouré. Symbole d’un Dieu qui nous façonne, sème en nous des graines d’humanité et fructifie notre terre aride.
  • L’air: celui indispensable à la vie et que l’on inspire profondément, que l’on retient parfois face aux événements, que l’on rejette dans un grand soupir de découragement ou de soulagement, qui se transforme en vent qui rafraîchit comme la brise légère ou emporte tout sur son passage comme le typhon. Symbole d’un Dieu qui fait descendre en nous le souffle de l’Esprit Saint.

La Marche des Jeunes à Eupen

Rendez-vous: Pater Damian Sekundarschule, Eupen - de à 12h à 21h30.

Au programme: De 13h à 17h, les différentes équipes partiront à la conquête des 4 éléments. Selon un itinéraire précis, elles fouleront les couloirs de l’école et arpenteront les rues eupénoises pour vivre des ateliers de réflexions et d’actions.

Vers 17h15, une petite marche commune mènera les participants à l’église Saint-Nicolas pour vivre une célébration. De retour vers l’école, les ventres affamés pourront déguster les pains saucisses et être rassasiés pour vivre la veillée festive, dans la salle de spectacle de l’école, qui s’achèvera à 21h30.

Infos, programme et itinéraire: Service diocésain des jeunes

Le Chœur de chambre Ishango en concert à Ath et à Wavre

Bookmark and Share

ishangoLe Chœur de chambre Ishango et son chef Stefano Poletto seront en concert ce samedi 25 avril à Ath (Bouvignies) et samedi 16 mai à Wavre (Dion-le-Val). Le concert intitulé « Terre & Lumière » revisitera des œuvres a capella de Tallis, Brahms, Elgar et de bien d’autres compositeurs.

Ce samedi 25 avril, le Chœur de chambre Ishango sera de passage à Ath dans le cadre des Moments Musicaux du Pays Vert d’Ath. Entouré de son directeur, Ishango invite le public à vivre, en l’église Sainte-Vierge de Bouvignies, un voyage musical de la Renaissance à nos jours, avec Tallis, Brahms (Warum ist das Licht gegeben), Elgar (Lux aeterna inspiré des Variations Enigma), Whitacre (Lux Aurumque), mais aussi des compositeurs moins connus qui ont en commun la pureté des harmonies et des atmosphères envoûtantes (Helvey, Stroope, Ticheli, Lauridsen, Grier, Parry, etc.). Le début du concert est prévu à 20h.

Au centre de ce concert « Terre & Lumière » se trouve l’Homme, enfant de l’une et de l’autre: que serait en effet la terre si la lumière ne lui donnait vie? A quoi servirait la lumière sans matière à éclairer? Une thématique qui permet d’explorer des répertoires d’hier et d’aujourd’hui, connus et moins connus, à quatre, six ou huit voix. La lumière divine est au cœur de nombreuses compositions liturgiques et est souvent associée à la paix, à la douceur et à la pureté. La terre apparaît tour à tour maternelle et nourricière, lieu de passage et de cheminement, mais aussi source de guerres et de violence.

Le chœur de chambre Ishango sera également présent à Dion-le-val, le 16 mai prochain à 20h en l’église Saint-Martin au Val.

Le prix d’une place est à 12€, ou à 10€ en prévente, pour les moins de 26 ans ou pour les membres A cœur Joie. Le concert est gratuit pour les moins de 12 ans.

Réservations et préventes: 0495/94 22 13 – ishangochamberchoir@gmail.com, www.ishangochamberchoir.be

 

La Quinzaine de la Croix-Rouge

Bookmark and Share

pansements (c) Croix-RougePlus il y a de dons, plus les bénévoles de la Croix-Rouge peuvent agir concrètement partout en Belgique. Et il faut reconnaître que les demandes sont de plus en plus pressantes…

Un Wallon sur 4, un Bruxellois sur 5 vivent actuellement dans la pauvreté. Face à tant de précarité, la Croix-Rouge a pour uniques armes les dons du public et des sponsors. C’est dire s’ils sont précieux. Alors, durant 15 jours, du 23 avril au 7 mai, la Croix-Rouge lance une campagne annuelle de récolte de dons, grâce aux 11.000 bénévoles francophones qui sillonnent les rues et proposent aux passants des pochettes de pansements au prix habituel de 5€.

Une aide concrète

En 2014, la récolte de fonds a permis d’ouvrir de nouvelles épiceries sociales avec des articles à 50% du prix plein, la Croix-Rouge sur roues qui visite des quartiers défavorisés dans le Brabant wallon, l’accueil de jour pour sans-abri de Jambes qui a fonctionné durant tout l’hiver, sans oublier des bars à soupe et de nombreux colis d’urgence alimentaires.

Un montant annuel de deux millions d’euros est requis pour mener à bien ces actions sociales envers les plus démunis. Et, depuis plusieurs années, on observe même une hausse annuelle de 10%. En 2014, lors de la Quinzaine, 343.385€ ont été récoltés, ce qui représente un sixième du budget annuel.

cp/at

France : un projet d’attentat contre une église déjoué

Bookmark and Share

Villejuif-egliseUn homme proche des djihadistes et accusé d’avoir un projet « imminent » d’attentat contre une église a été arrêté dimanche à Paris. Il serait aussi le meurtrier d’une jeune femme.

L’homme serait un Algérien de 24 ans, étudiant en électronique. Les perquisitions à son domicile parisien ont permis de retrouver, outre de l’armement et du matériel vidéo, des «documents en langue arabe évoquant les organisations terroristes Al-Qaïda et Etat islamique». Cet étudiant était connu des services de renseignements et avait des «velléités de départ en Syrie» pour y rejoindre les rangs djihadistes. Il est soupçonné d’avoir projeté un attentat imminent contre «une ou deux églises», selon des documents retrouvés sur place. En début d’après-midi, Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, a affirmé à l’AFP qu’au «moins une église» était visée à Villejuif , celle située «près de la mairie». Pour autant, l’évêque a appelé à « ne pas céder à la peur », estimant impossible de « mettre un policier devant chaque église ». « Il y a déjà Vigipirate, qui est censé protéger les églises, mais de façon discrète pour ne pas créer un climat de panique », a dit Mgr Santier.
D’après les premières analyses balistiques, génétiques et de géolocalisation téléphonique mettent également en cause l’homme pour le meurtre d’une jeune femme, tuée d’une balle et dont le corps a été retrouvé dimanche à Villejuif (Seine-et-Marne) près de Paris.

Six attentats déjoués depuis le début de l’année

Suite à ce projet d’attentat déjoué par les autorités, le président François Hollande a assuré que le dispositif Vigipirate serait «maintenu autant qu’il sera nécessaire», et a tenu à défendre à nouveau le texte de loi sur le renseignement actuellement en discussion afin qu’il   »puisse être adopté avec toutes les garanties ». Le chef de l’Etat a également appelé à une «coopération exemplaire avec tous les services: européens et des pays qui sont victimes du terrorisme, de manière à pouvoir suivre le parcours de certains individus». Enfin, il a insisté sur l’importance d’être «unis, rassemblés» et d’avoir «confiance dans la République».
Selon la chaîne d’information i>Télé, six attentats ont été déjoués sur le sol français depuis le début de l’année, grâce à la coopération entre la DGSE et la DGSI, les services de sécurité intérieure et extérieure.

P.G.

Sant’Egidio a fêté son 47e anniversaire

Bookmark and Share

Kardinaal John OnaiyekanA cette occasion, la communauté avait invité le Cardinal nigérian John Onaiyekan. Concélébrant l’homélie, celui-ci a rappelé que « Le chrétien pardonne avant que l’autre ait demandé pardon. »

«Au Nigéria, nous, chrétiens, sommes déjà imprégnés par la leçon que les portes de la miséricorde divine sont ouvertes pour tout le monde, qu’il soit bon ou mauvais», a expliqué le Cardinal John Onaiyekan (photo) dimanche passé à Anvers, à l’occasion du 47e anniversaire de la communauté de Sant’Egidio. L’archevêque d’Abuja, capitale du Nigéria, s’est concentré pour son homélie sur le thème principal des lectures du troisième dimanche de Pâques: le péché, la conversion et le pardon. «Ensemble avec Jésus mort et ressuscité, nous avons appris à crier au milieu des terroristes islamistes qui blessent grièvement voire tuent nos fidèles: ‘Père, pardonne-leur car il ne savent pas ce qu’ils font!’ Le chrétien pardonne encore avant que l’autre ait demandé pardon; c’est par ailleurs la voie la plus effective vers la paix et la réconciliation.»

Le cardinal nigérian a concélébré l’eucharistie dans une cathédrale anversoise remplie jusqu’au dernier rang, avec à ses côtés, entre autres, le nonce apostolique, Mgr Giacinto Berloco, et les évêques Mgr Johan Bonny d’Anvers, Mgr Jean-Pierre Delville de Liège et Mgr Leon Lemmens du Brabant flamand et de Malines. Outre des leaders protestants et orthodoxes comme le métropolite Athénagoras, il y avait également le Vice-Premier ministre Kris Peeters, le Président Wouter Beke (CD&V) et l’ancien Président de la Cour constitutionnelle, Marc Bossuyt.
Pour sa part, la Présidente de Sant’Egidio au Benelux, Hilde Kieboom, a évoqué encore une fois le message du pape François qui, lors d’une visite de la communauté à Rome, avait appelé Sant’Egidio à se maintenir sur la voie des trois P: prière, pauvres et paix.

Benoit Lannoo

(photo: Sant’Egidio)

Bangladesh : les leçons non retenues du Rana Plaza

Bookmark and Share

AKA06300BANLe 24 avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza faisait plus de 1.100 morts. Avec cette tragédie, le monde occidental découvrait alors le revers de la médaille de nos vêtements si bon marché, à savoir les conditions de travail épouvantables de l’industrie textile au Bangladesh. Deux ans après, celles-ci se sont-elles améliorées? Pas vraiment, selon le rapport de Human Rights Watch.

Deux ans après la tragédie du Rana Plaza, les droits des travailleurs bangladais sont toujours bafoués. « Les ouvrières et les ouvriers de l’industrie textile au Bangladesh sont confrontés à des conditions de travail déplorables et à une attitude antisyndicale de la part des employeurs, qui se traduit parfois par des agressions contre les représentants syndicaux », a indiqué Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Certes, depuis l’effondrement du bâtiment qui abritait des centaines d’ateliers textiles, des efforts sont en cours pour améliorer la sécurité dans les usines du Bangladesh, mais on est encore si loin dans le respect des normes internationales en matière de droit du travail…

Entrave aux organisations syndicales

Ce rapport de 82 pages est basé sur des entretiens avec plus de 160 travailleuses et travailleurs dans 44 ateliers de confection, pour la plupart fabriquant des vêtements destinés à des compagnies de distribution en Amérique du nord, en Europe et en Australie. Ces personnes ont fait état de multiples violations de leurs droits, notamment d’agressions physiques, d’heures supplémentaires forcées, de refus de congés de maternité payés, et du non-paiement en temps voulu de tout ou partie de leurs salaires ou bonus, etc. Et malgré de récentes réformes du droit du travail, il reste très difficile pour les ouvriers de  constituer des syndicats afin de s’occuper de ce genre de violations. Ceux qui sont tentés de le faire font alors l’objet de menaces, d’actes d’intimidation, de licenciements et parfois d’agressions physiques, de la part de la direction de l’atelier ou d’hommes de main rémunérés. Si bien que moins de 10% des ateliers de confection au Bangladesh ont une représentation syndicale. Il est pourtant clair que le droit de constituer des syndicats peut aider à négocier collectivement pour obtenir de meilleures conditions de sécurité. Tant au Rana Plaza, qu’à l’usine Tazreen (où un incendie a causé la mort d’au moins 112 employés le 24 novembre 2012), ces syndicats n’existaient justement pas…

Impliquer les compagnies internationales

Depuis le désastre du Rana Plaza, Human Rights Watch a constaté également que beaucoup restait encore à faire afin de renforcer la capacité du ministère du Travail et de l’Emploi à enquêter efficacement sur les pratiques injustes en matière de travail et à poursuivre en justice leurs auteurs, ainsi qu’à s’assurer que les inspecteurs appliquent rigoureusement la loi. Le gouvernement bangladais devrait aussi effectuer des enquêtes véritables et impartiales sur toutes les allégations de mauvais traitements de travailleuses, comme les violences physiques, les menaces et d’autres abus, et poursuivre en justice leurs responsables, a demandé Human Rights Watch.
L’ONG veut aussi impliquer les compagnies qui s’approvisionnent auprès des usines bangladaises, en leur conseillant de s’assurer que les inspections des ateliers de confection effectuées en leur nom ou avec leur appui, soient efficaces. De même, elle souhaite un réexamen des audits et des inspections effectués par les compagnies textiles internationales qui devraient, par ailleurs, consentir à la transparence de leur chaîne d’approvisionnement, en rendant régulièrement publique la liste des usines bangladaises qui les alimentent.

Il manque encore 9 millions de dollars au fonds d’aide pour les victimes

Le rapport de Human Rights Watch examine enfin les retombées des désastres du Rana Plaza et de Tazreen. Trois initiatives distinctes visant à inspecter les usines pour vérifier leur sûreté sont en cours, menées par l’Accord sur la sécurité des bâtiments, l’Alliance pour la sécurité des travailleurs du Bangladesh et par des inspecteurs du gouvernement, soutenus par l’OIT. Toutefois, beaucoup reste à faire pour soutenir de manière adéquate les victimes du Rana Plaza et de l’usine de Tazreen. Des survivantes ont déclaré à Human Rights Watch que l’indemnité reçue jusqu’ici ne suffisait pas à payer leurs frais médicaux et à compenser la perte de moyens d’existence qu’elles ont subie. Une commission indépendante a estimé à 30 millions de dollars la somme à verser aux survivantes du Rana Plaza et aux personnes dépendant de celles qui sont mortes, mais 21 millions seulement avaient été versés ou promis jusqu’au mois de mars 2015. Pour les victimes de l’incendie de l’usine Tazreen Fashions, la situation est bien pire, en l’absence d’une campagne vigoureuse en faveur du paiement d’indemnités, comme ce fut le cas pour le Rana Plaza. En novembre 2014, le détaillant européen C&A a promis de verser «une somme substantielle pour une indemnisation complète et équitable» des victimes de Tazreen, et une compagnie de Hong Kong, Li & Fung, a effectué une donation afin de soutenir les victimes, peu après le désastre. Cependant, plusieurs autres compagnies n’ont rien versé du tout, affirmant que l’usine manufacturait ou stockait leurs produits à leur insu et sans autorisation.

Le textile représente 10% du PNB bangladais

L’industrie textile représente près de 80% des exportations du Bangladesh et contribue pour plus de 10% au produit national brut (PNB), employant plus de quatre millions de travailleurs, dont la grande majorité sont des femmes. Cette industrie, qui compte plus de 4.500 usines de tailles diverses, joue un rôle crucial dans l’atténuation de la pauvreté au Bangladesh. Cependant, sa croissance rapide et le fait que le gouvernement bangladais a failli à sa responsabilité de faire appliquer ses propres réglementations en matière de construction, ainsi que son code du travail, ont eu pour résultat des violations des droits des travailleurs et de nombreuses usines mal construites et peu sûres.
«La poursuite du succès économique du secteur textile au Bangladesh présente des avantages pour tout le monde – les compagnies, les acheteurs, les propriétaires des usines, ainsi que le gouvernement», a conclu Phil Robertson, directeur adjoint de Human Rights Watch. «Mais ces avantages ne devraient pas avoir pour prix des vies humaines et les souffrances des ouvrières du textile qui luttent pour un avenir meilleur.»

P.G.

Audience générale : l’homme et la femme, uniques et complémentaires

Bookmark and Share

pape-François-audience-22-04-15Le pape François a tenu mercredi son audience générale place Saint-Pierre. Sous un beau soleil printanier et devant des dizaines de milliers de fidèles, le Souverain pontife a poursuivi sa catéchèse sur la famille, en se concentrant sur le récit de la création de l’homme et la femme à travers la Genèse.

Le pape a repris le deuxième chapitre du premier livre de la Bible, où «Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant». L’Esprit suggère un instant l’image de l’homme seul, a expliqué François, à qui il manque quelque chose. Il lui manque une communion, une plénitude. Lorsque Dieu présente la femme à l’homme, après avoir façonné les créatures terrestres, celui-ci exulte. «Il y a une réciprocité, un reflet», a souligné le pape, cette réciprocité avec la femme est ce qui manquait à l’homme pour arriver à sa plénitude. «La femme n’est pas la réplique de l’homme. Elle vient directement de l’acte créateur de Dieu, elle n’est ni en infériorité ni subordination», a t-il encore expliqué, voulant dissiper l’image parfois faussée de la « côte » tirée de l’homme. Dieu façonne l’homme quand celui-ci dort, et le pape de préciser, non sans poésie que «pour trouver la femme et son amour, l’homme doit donc rêver la femme». 

La femme, considérée parfois comme créature de « seconde classe »

«La confiance que Dieu met en l’homme et la femme, à qui il confie la terre est généreuse et pleine, a poursuivi le pape. Il leur fait confiance. Mais le Malin s’est introduit dans leur esprit, a infusé le soupçon, l’incrédulité et le défi, qui conduit au final à la chute et la désobéissance. Nous aussi le sentons tant de fois en nous», a t-il souligné. Le pape a ainsi déploré les nombreux péchés qui résultent de la rupture de cette alliance. Le péché va provoquer entre eux défiance et division. Ils seront tentés dans leurs relations par mille formes de malversations, de séduction mensongère et de tyrannie humiliante, parfois dramatiques et violentes. L’histoire en porte des traces, a précisé le Saint-Père. Pensons aux excès négatifs des cultures patriarcales, où la femme est considérée comme de seconde classe, dénonçant au passage la marchandisation du corps de la femme.

Le pape a donc mis en garde contre « l’épidémie de scepticisme, de défi et même d’hostilité » qui marque la culture contemporaine en ce qui concerne l’alliance de l’homme et de la femme. Sur le chemin qui naît de la rencontre entre les deux, l’homme est tout pour la femme, et la femme est tout pour l’homme, a redit François. “La sous-évaluation du mariage est une perte pour tous, a t-il enfin dénoncé , invitant à remettre à l’honneur le mariage et la famille. «Même s’il est pécheur, blessé, découragé, Dieu protège le couple humain, son chef d’œuvre  », a conclu le pape.

Radio Vatican

Connexion | Conçu par InfoCatho.be | Conditions d'utilisation