L'information en continu des Médias Catholiques

Message papal pour la Journée britannique pour la Vie

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Pape François 6Le pape François a envoyé un message à l’occasion de la Journée pour la Vie qui se déroulera en Irlande et au Royaume-Uni ce dimanche 27 juillet. Un appel adressé à tous les hommes de bonne volonté pour protéger la vie, particulièrement pour celle des plus vulnérables.

Dans ce message signé par le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Parolin, et envoyé à l’Église en Angleterre, Irlande, Ecosse et Pays de Galles, le Pape incite les catholiques à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face à ces « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » qui augmentent dans les sociétés contemporaines, faisant ainsi référence à son exhortation apostolique Evangelii Gaudium.

Le thème de cette journée annuelle est « protéger et chérir la vie de son commencement à sa fin naturelle ». Il invite en particulier les jeunes à s’impliquer en prenant soin de la vie, à toutes ses étapes et dans toutes les conditions. Le Day for Life est célébré chaque année par l’Eglise catholique en Ecosse, Angleterre, Pays de Galles et Irlande. C’est une journée dédiée à la sensibilisation sur le sens et la valeur de la vie humaine à toutes ses étapes et dans toutes les conditions.

Message du Pape François

« Alors que l’Église en Angleterre, Irlande, Ecosse et Pays de Galles célèbre la Journée pour la Vie, le Saint-Père exprime sa confiance que ce témoignage annuel de la sainteté de l’offrande de vie de Dieu va inspirer les fidèles, et les jeunes catholiques en particulier, à combattre la culture de mort, non seulement en travaillant pour assurer une protection légale adéquate pour le droit humain fondamental à la vie, mais aussi en cherchant à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face à ces dérangeantes « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » (cf Evangelii Gaudium 210) qui sont en en progression dans la société contemporaine. Pour toutes les personnes impliquées dans les célébrations de ce Day for Life, Sa Sainteté envoie sa bénédiction apostolique comme un engagement de sagesse, de joie et de paix dans le Christ.»

Avec Radio Vatican

Melbourne au cœur de la lutte contre le sida

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Melbourne aidsDes milliers de scientifiques, politiciens, thérapeutes et spécialistes du monde entier sont actuellement à Melbourne, en Australie, afin de participer à la Conférence internationale sur le Sida. Caritas internationalis y est également présente. D’après l’ONG, l’Eglise catholique fournirait 25% des soins dispensés aux personnes atteintes du virus.

12.000 représentants de 150 pays sont réunis à Melbourne, en Australie, jusqu’au 25 juillet prochain afin de faire le point sur la lutte contre le sida, mais aussi sensibiliser l’opinion publique. Car si de grandes avancées ont eu lieu ces dernières années, de nombreux progrès restent à faire. On estime effectivement aujourd’hui à plus ou moins 30 millions le nombre de personnes porteuses du VIH dans le monde. Près de 14 millions d’entre elles sont sous traitement, mais plus du double en aurait besoin.

Pour que personne ne soit oublié dans cette lutte contre la maladie, les organisateurs de la conférence ont décidé, cette année, de lancer la « Déclaration de Melbourne ». Un texte dénonçant les multiples discriminations ou législations répressives qui, à travers le monde, continuent de toucher les personnes vivant avec le VIH ou les plus vulnérables face au virus : les travailleurs du sexe, les drogués, les homosexuels… Criminaliser ces pratiques entrave la lutte contre le sida. Des études ont effectivement montré que les politiques répressives et la discrimination alimentent l’épidémie.

Des millions de vies sauvées

Si la mise au point d’un remède pour les personnes contaminées par le virus du sida prendra certainement encore beaucoup de temps, d’importants progrès ont toutefois été constatés ces dernières années. D’après une étude menée par l’Institut américain IHME de l’Université de Washington, près de 20 millions de vies ont pu être sauvées dans le monde grâce à la généralisation des antirétroviraux. Ce traitement, qui permet de combattre efficacement le virus, jusqu’à le rendre indétectable dans le sang, n’offre pas de guérison complète, mais permet de prolonger durablement la vie des personnes infectées. Chez les femmes enceintes, il permet aussi de prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant.

Toujours d’après cette étude, le nombre des morts du sida s’est élevé en 2013 à 1,3 millions, le nombre de nouvelles infections à 1,8 millions et le nombre de porteurs du VIH à 29,2 millions.

L’aide précieuse de l’Eglise

Même si la bataille est loin d’être achevée, les experts sont convaincus qu’il est possible de mettre fin à l’épidémie. Et dans ce combat, les scientifiques et les autorités publiques peuvent sans conteste compter sur le soutien de l’Eglise catholique. D’après Caritas Internationalis, qui participe également à cette conférence internationale, elle fournirait à elle seule 25% des soins dispensés dans le monde entier aux personnes atteintes du VIH, en particulier dans les pays en développement. A ce sujet, l’ONG déplore d’ailleurs la diminution des fonds alloués aux organisations confessionnelles qui travaillent dans ce domaine.

Pascal ANDRE

Lycéennes enlevées au Nigeria : cent jours sans nouvelles

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Nigeria lyceennesCela fait cent jours que le groupe islamiste Boko Haram détient 219  lycéennes nigérianes. Le 22 juillet dernier, le président Goodluck Jonathan a rencontré pour la première fois des proches des jeunes filles kidnappées.

« Bring back our girls, now and alive » (« Ramenez nos filles, maintenant et en vie »). Il y a deux mois, ce slogan a fait le tour du monde : du Nigeria aux États-Unis, de la Belgique à l’Australie. La mobilisation, née à Abuja, capitale du ­Nigeria, a démarré quinze jours après l’enlèvement par le groupe islamiste Boko Haram de 276 lycéennes, dont 57 ont réussi à s’enfuir et 219 restent détenues.

Des millions de messages ont été publiés sur Twitter. De nombreuses personnalités, telles que le pape François, Michelle Obama ou l’actrice Angelina Jolie, ont exprimé leur soutien. Plusieurs puissances occidentales ont offert une aide logistique et militaire au Nigeria pour participer aux recherches. Mais malgré toutes ces initiatives, on est toujours sans nouvelles de ces jeunes filles. Pour certains, la mobilisation internationale a même été contre-productive. Elle a effectivement donné encore davantage de valeur aux lycéennes enlevées par Boko Haram, qui espère obtenir en échange la libération de prisonniers islamistes.

Très critiqué pour son manque de réactivité suite à ce kidnapping de masse, le président nigérian Goodkuck Jonathan a attendu cent jours pour manifester sa solidarité avec les proches des jeunes filles. Il les a effectivement rencontrés pour la première fois, le 22 juillet dernier et leur a promis de « tout faire pour que les filles reviennent« .

15.000 déplacés

Cette rencontre très attendue avec le chef de l’Etat est intervenue au moment où l’insurrection islamiste gagne encore en intensité dans le Nord-Est. Au moins 15.000 personnes ont dû prendre la fuite suite à l’attaque menée la semaine dernière par Boko Haram dans la ville de Damboa. Selon Abdulkadir Ibrahim, responsable des services nationaux de secours d’urgence, sur le nombre total de déplacés, au moins 10.204 personnes se sont enfuies vers la ville de Biu, 2.000 vers celle de Goniri, et 3.000 dans la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri.

Pascal ANDRE

Des kots dans la mouvance jésuite

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kots cathosSi vous êtes à la recherche d’un kot, sachez qu’il reste encore des places disponibles Koté jardin et Koté parc !

A Bruxelles, pour des étudiants ou jeunes professionnels

Situé dans un écrin de verdure, dans un parc de 9 hectares, et desservi par plusieurs bus et trams, à proximité des métros Montgoméry et Stockel, le Koté Jardins propose 6 chambres, complétée par un espace communautaire, dans le Parc des Fraternités du Bon Pasteur. A l’initiative du Réseau Jeunesse et des Fraternités, et en collaboration avec la Maison d’accueil Prince Albert (MAPA), il offre un projet original pour 6 étudiants et jeunes professionnels.
Infos : Eric Vollen sj 0474. 45 24 46

Autre proposition avec le Koté Parc, qui dispose de 6 chambres dans le parc Parmentier. Dans ce projet, les cokoteurs prennent part  à l’animation des enfants et des jeunes qui vivent dans le home du Parc. Tous les talents sont bienvenus, qu’il s’agisse d’un coup de main à l’école de devoirs ou d’une animation artistique ou sportive.
Infos : Olivier Parmentier (02. 770 22 95) ou Eric Vollen sj (0474 45 24 46)

A Liège, en collaboration avec les Dominicains

Jésuites et Dominicains liégeois proposent 8 kots au cœur de la principauté. La vie communautaire connaît son temps fort tous les mercredi soir : une fois sur deux « en interne » avec la présence d’un jésuite (partage, témoignage, relecture), la semaine suivante « en externe » avec Logos (eucharistie, souper, pub du ’42′). Deux conditions sont requises : être déjà étudiant (au minimum en deuxième année de l’enseignement supérieur) et avoir l’envie d’intégrer le projet dans toutes ses dimensions.
Infos : thierry.dobbelstein@gmail.com ou d.croonenberghs@dominicains.be

A Namur, le CRU

Le Centre Religieux Universitaire met à la disposition des étudiants, dès la première année, 3 kots à projet chrétien : le kot CRU, l’Amandier et le Capharnaüm.
Infos : 081. 72 46 98 – cru@unamur.be

Une liste non exhaustive !

Il existe d’autres initiatives catholiques, parmi lesquelles les kots de la paroisse St-François à Louvain-la-Neuve http://paroissesaintfrancois.be/les-kots-de-la-paroisse – la Maison Saint-Damien, dans le sillage de la communauté de Tibériade www.tiberiade.be, le kot Sophia à Bruxelles http://www.institutsophia.org/accueil et le kot Siloé à Tournai (sœur Françoise 069. 36 25 07)…

A. T.

N.D. de Laeken: Eucharistie à la mémoire du roi Baudouin

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Roi_BaudouinComme chaque année, depuis 21 ans, le dernier jour de juillet marque l’anniversaire du roi Baudouin. A cette occasion, une eucharistie à sa mémoire sera célébrée en l’église Notre-Dame de Laeken et la crypte royale sera ouverte au public.

Au cœur de l’été 1993, le 31 juillet, le roi Baudouin décédait dans sa villa de Motril en Espagne. Le pays est sous le choc et des milliers de compatriotes rendront un dernier hommage a roi défunt, faisant la file durant d’interminables heures pour saluer la dépouille royale.

A l’occasion du vingt-et-unième anniversaire du décès du Roi Bau­douin, une eucharistie sera célébrée à sa mémoire en l’église Notre-Dame de Laeken, le 31 juillet prochain à 11 heures.

Cette eucharistie sera présidée par Mgr Herman Cosijns, secrétaire de la Conférence épiscopale, et animée par la chorale de jeunes ‘In vehementi spiritu’ sous la direction du Rév. Van Steen, en collaboration avec l’orchestre baroque ‘Praeludium Vitae Aeternae’, sous la direction de Luc De Sterck , de Zele.

La paroisse de Notre-Dame de Laeken et son curé, Philippe Degand, invite tous les citoyens à participer à cet hom­mage. A noter que la crypte royale sera ouverte au public de 10 heures à 17 heures.

Info: 02/478.20.95

 

Irak : Le calvaire des chrétiens continue

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Mossoul 3Alors que les voix s’élèvent un peu partout dans le monde pour condamner les persécutions menées par les djihadistes de l’Etat islamique contre les minorités religieuses en Irak, les exactions se poursuivent sur le terrain.

Les nouvelles nous parviennent difficilement de Mossoul, où les djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) imposent leur vision de l’islam par la peur et la violence. Ces derniers ne se sont pas contentés de pousser à l’exil et de rançonner pratiquement tous les chrétiens de la ville, ils s’en prennent également aujourd’hui à leurs églises, évêchés et monastères. Le 20 juillet dernier, notamment, ils ont fait irruption dans l’un des lieux les plus anciens et révérés du christianisme en Irak, le monastère de Mar Behnam, près de Qaraqosh, obligeant les moines qui y résidaient à quitter les lieux. Le monastère de Mar Gorguis, à la périphérie de Mossoul, a également été saccagé par les hommes de l’EIIL, qui occupent par ailleurs les évêchés syrien-orthodoxe et chaldéen de la ville. « Nous craignons beaucoup pour le patrimoine artistique de Mossoul« , a déclaré Mgr Georges Casmoussa, ancien archevêque syrien-catholique de la ville.

Une « purification religieuse »

Faraj-Benoît Camurat, président de « Fraternité en Irak », une association particulièrement active dans la plaine de Ninive, n’hésite pas, quant à lui, à parler de « purification religieuse« . « La présence des minorités, en particulier des chrétiens, gêne l’EIIL dans la poursuite de son objectif« , explique-t-il. Celui-ci étant d’instaurer une théocratie où tout le monde pratique le même islam, réputé pur et intégral.

« Face à ces monstres, la présence chrétienne est en danger« , témoigne le père Gabril, qui a quitté Mossoul il y a un mois. « Nous réclamons une force militaire internationale pour protéger les chrétiens d’Irak. Sinon, nous allons continuer de souffrir et probablement disparaître. » Le 22 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a dénoncé « un crime contre l’humanité pour lequel les responsables devront rendre des comptes« , mais n’a pris aucune mesure concrète pour porte secours aux minorités religieuses du pays.

Une terrible hémorragie

A ce jour, il est difficile de savoir combien de chrétiens sont encore en Irak, mais l’on dispose tout de même de quelques chiffres, diffusés par les communautés religieuses elles-mêmes. D’après elles, ils étaient encore un million au moment de la première guerre du Golfe en 1991, et 800.000 lors de l’invasion américaine de 2003. Depuis onze ans, un millier de chrétiens ont été tués et environ 400.000 ont quitté le pays. Il resterait donc aujourd’hui 400.000 chrétiens en Irak, dont l’importante communauté de Bagdad (entre 100 et 150 000 personnes).

Pascal ANDRE (avec La Croix)

Lancement de la session du Renouveau

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Bxl - basilique de KoekelbergLes vacances d’été… Voilà un temps propice pour les retrouvailles familiales et le cheminement spirituel. Parmi les sessions spécifiquement familiales, rappelons que la 29e session du Renouveau charismatique francophone de Belgique débute à Bruxelles, ce 22 juillet.

Toutes les générations sont attendues dans la basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg dans la soirée du mardi 22 juillet. Vous pouvez prendre part à la session à tout moment, ne serait-ce que pour une eucharistie ou un témoignage.

Durant ces six jours, les participants sont invités à explorer le thème « Dieu est ma force », grâce aux reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et à de nombreux enseignements. Parmi les orateurs, Mgr Dominique Rey, l’abbé Philippe Daloze, Stéphan Michiels, Olivier et Marie Belleil… Le 23 juillet, à 16h15, l’eucharistie sera présidée par Mgr Léonard, tandis que Mgr Harpigny sera présent le samedi 26 juillet, aux côtés de Mgr Rey. Au nombre des communautés nouvelles, citons Chant nouveau, le Buisson ardent de Cambrai, les Béatitudes de Thy-le-Château, Marie Jeunesse et Notre-Dame Mère de la Lumière.

Célébration, prière, enseignement, ateliers, partage et évangélisation en ville sont au programme de cette 29e session, avec des animations spécifiques pour les 18-35 ans, les jeunes de 12 à 18 ans et de 4 à 12 ans.

Infos : www.sessionrenouveau.be – 0489. 495 830

A. T.

En route vers une coalition « suédoise »

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SuèdeLa tension montait… Et le lendemain de la fête nationale, le dénouement semble proche. Petit retour sur les faits et gestes de ces dernières heures.

Durant le mois de juillet, l’Open VLD a réclamé à corps et à cri sa participation au niveau régional. C’est chose faite depuis ce jour, comme en témoigne l’annonce conjointe des présidents de partis flamands, avec une Gwendolyn Rutten flamboyante et souriante, aux côtés de Bart De Wever, Geert Bourgeois et Wouter Beke, sans oublier Kris Peeters, Premier ministre potentiel.

Toujours, ce 22 juillet, le conseil du MR a voté à l’unanimité en faveur des pourparlers pour une participation du parti au gouvernement fédéral. Les membres du parti libéral se disent prêts à assumer le fait d’être le seul et unique parti francophone associé aux débats. Une option qui semble approuvée par les électeurs libéraux, qui soutenaient de telles négociations à 70% des effectifs, dans un récent sondage.

Un gouvernement économique

Durant l’après-midi, le site de La Libre a révélé un courriel envoyé par Charles Michel, qui confirme ce cas de figure : « Au terme de la mission d’information, nous sommes en mesure d’entamer les négociations sur le programme du gouvernement avec trois autres formations politiques, CD&V, NV-A et Open VLD.(…) Dans cette négociation, nous ne nous lançons pas dans une nouvelle aventure institutionnelle. La précipitation du PS et du CDH à s’engager ensemble à Bruxelles et en Wallonie a été un choix lourd de conséquences, créant un climat pré séparatiste. Nous l’avons dénoncé avec force. »

Une double nomination

Maintenue à 17h, la rencontre du Roi et de Charles Michel s’est rapidement clôturée, pour laisser la place à l’arrivée de Kris Peeters; le président du MR ayant été, à sa demande, déchargé de sa charge d’informateur. Dans le quart d’heure suivant, les deux hommes politiques ont été nommés conjointement formateurs, par le Roi. Cette double nomination scelle, emblématiquement, deux communautés linguistiques.

A. T.

Irak : Mossoul vidée de ses chrétiens

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MossoulLes chrétiens de Mossoul, dans le nord de l’Irak, ont fui la ville le 19 juillet, après un ultimatum lancé par les djihadistes. Ces derniers leur avaient laissé jusqu’à samedi pour se convertir à l’Islam, payer un impôt spécial, quitter la ville ou mourir.

Dans des messages diffusés vendredi 18 juillet, les djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont lancé un ultimatum aux chrétiens de Mossoul. Ils les sommaient de choisir entre la conversion à l’islam, le paiement d’un tribut en échange de la protection du calife Ibrahim Abou Bakr al-Baghdadi ou… la fuite, sous peine d’être exécutés. D’après les informations dont nous disposons à l’heure actuelle, il semble que la plupart d’entre eux aient finalement fui la ville avant l’expiration de l’ultimatum, abandonnant leur maison et tous leurs biens aux islamistes. Leurs habitations avaient été marquées précédemment par la lette « N », comme « Nazaréen », signifiant qu’elles étaient saisies et désormais « propriétés de l’Etat islamique« .

« Leur départ est une grande perte »

Mossoul est donc désormais vide de l’une des plus vieilles communautés chrétiennes du monde. « Nous considérons que c’est injuste et contraire aux principes de l’islam« , a déclaré un habitant sunnite de la ville à l’agence AFP. « Les chrétiens ont vécu à Mossoul pendant plus de mille ans. Leur départ est une grande perte. » D’après le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako, il y avait encore 25.000 chrétiens dans cette ville à la veille de l’expiration de l’ultimatum.

Incapable d’endiguer l’avancée des djihadistes, qui se sont emparés de pans entiers du territoire dans le nord, le centre et l’ouest du territoire irakien, le Premier ministre Nouri al-Maliki a condamné dans un communiqué l’expulsion des chrétiens. Les exactions commises envers les minorités religieuses révèlent, selon lui,   »la nature criminelle et terroriste de ce groupe et le danger qu’il représente« .  Il a pressé la communauté internationale de faire front uni contre les radicaux et les extrémistes. De son côté, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a affirmé dimanche que ce préjudice envers les chrétiens de Mossoul pouvait être considéré comme « un crime contre l’humanité dont les auteurs devront rendre des comptes« .

A Rome, le pape François a également dénoncé les persécutions dont sont victimes les chrétiens de ce pays. Ceux-ci, a-t-il rappelé lors de la prière de l’Angelus du 20 juillet, ont apporté « une contribution significative au bien de la société » et, aujourd’hui, ils sont « persécutés » et « doivent quitter leurs maisons sans la possibilité d’emporter quoi que ce soit avec eux« . Il a ensuite demandé aux fidèles de prier avec lui en silence pour la paix. « On ne vainc pas la violence par la violence« , a-t-il déclaré. « La violence est vaincue par la paix! »

Menacés d’extinction

Pour Marc Fromager, directeur français de l’Aide à l’Eglise en détresse (AED), l’avenir des chrétiens d’Irak est plus incertain que jamais. « Depuis l’invasion américaine de 2003, la situation n’a cessé de se dégrader pour eux« , explique-t-il dans une interview accordée au « Figaro ». Assimilés à l’Occident, ils ont été très vite pris pour cible par les groupes djihadistes. Aujourd’hui, ils sont « purement et simplement menacés d’extinction« . Marc Fromager rappelle toutefois que les chrétiens ne sont pas le seul groupe en danger. « A Mossoul, les maisons des chiites aussi ont été marquées par les islamistes. C’est également intolérable. »

Pascal ANDRE

D-Day pour le Pélé Ados de Namur

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Bastogne12Ce jeudi 17 juillet, une trentaine d’adolescents embarqueront dans le train de nuit qui les conduira à Lourdes pour le Pélé ados Namur.

Une trentaine de jeunes âgés de 13 à 16 ans se sont donné rendez-vous cette après-midi, à 17h45 à la gare de Charleroi. Ils partiront une semaine en pèlerinage à Lourdes entourés d’une douzaine d’animateurs. Une semaine hors du commun qui leur promet de vivre des activités incontournables ou totalement inédites. Procession aux flambeaux, réconciliation, veillée spirituelle, échange, rencontre, recueillement et éclats de rire viendront enrichir cette aventure extraordinaire.

La préparation fut minutieuse et très enrichissante, autant pour les animateurs que pour les animés. Dernièrement, une dizaine d’ados inscrits au Pélé se sont retrouvés à Bastogne avec huit animateurs. Une journée de retrouvailles, certes, mais aussi consacrée à la rencontre de personnes âgées de la résidence « L’âge d’or ». « Au programme de la rencontre: présentation mutuelle et de notre groupe, petit quizz de culture générale et des questions plus personnelles sur la vie de la personne âgée (ses expériences, ses loisirs, ses occupations dans la résidence, son arrivée là-bas…), « avait témoigné un membre du Pélé. Les jeunes avaient également offert une fleur symbolique à la fin de chacune de leur visite.  

Dans moins de quelques heures, ces mêmes jeunes, rejoints par d’autres, embarqueront dans le train qui les mènera au Pélé qu’ils ont attendu et préparé tout au long de l’année.

ST (avec le diocèse de Namur)

Photo du diocèse de Namur

Tour de la Madeleine : un dimanche pour les pèlerins en chemin

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Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, le célèbre Tour de la Madeleine aura lieu ce dimanche 20 juillet au départ de la chapelle Notre-Dame de Jumet-Heigne, dans la province du Hainaut.

En 866, le village hennuyer d’Heigne incarnait un haut lieu de pèlerinage dédié à la Vierge de Heigne. Au fil des siècles, le culte dédiée à Notre-Dame de Heigne tomba dans l’oubli sans pour autant que ne soit abandonnée la procession qui lui était dédiée chaque année. Tous les 22 juillet, les pèlerins célébraient la dédicace de l’Eglise, le jour de la fête de sainte Marie-Madeleine. Par amalgame sans doute, la procession fut rapidement appelée Tour de la Madeleine et le culte voué à Marie-Madeleine se renforça avec a l’arrivée d’un fragment de reliques de la sainte en 1949.

Aujourd’hui beaucoup croient encore que la chapelle Notre-Dame a toujours été consacrée à sainte Marie-Madeleine. Et beaucoup se préparent à fêter le grand Tour. Il est formé par de nombreuses Sociétés qui chaque année arborent des costumes très diversifiés. Pour les fidèles organisateurs du Tour de la Madeleine, la procession doit se laisser évoluer. Certains costumes sont donc abandonnés pour laisser place à de nouveaux décors , pour peu qu’ils restent en lien avec l’histoire et la vie de Jumet et de ses habitants.

« Pèleriner » ensemble

Dimanche la procession prendra son départ après la messe des pèlerins célébrée à la chapelle à 4h du matin. Vers 5h du matin, le Tour se mettra en chemin pour parcourir un itinéraire de 22km traversant plusieurs communes voisines. Le retour est prévu vers midi. Des boissons et sandwichs seront en vente dans les quelques haltes prévues sur le parcours.

« Un pèlerin, c’est celui qui est en marche…  Il accepte les difficultés de la route avec sa longueur, ses obstacles, les intempéries. Il quitte ses aises pour devenir un pauvre sur la route en quête d’un monde meilleur. Marcher et prier ensemble est un acte de foi dans lequel chacun peut s’inscrire en prenant part à l’animation du groupe et en portant les statues du Cortège religieux, avec d’autres pèlerins. Un dimanche matin, pèleriner ensemble à travers campagnes et villages en ne faisant rien d’autre…  n’est-ce pas une occasion de partage et de joie, de rencontre et d’échange, de faire une jolie marche de 22 km dans un merveilleux cadre trop ignoré ? » écrit le secrétariat de la Chapelle Notre-Dame de Heigne qui invite les intéressés à le contacter pour plus d’informations. Il se situe au numéro 14 de la rue Houtart à 6040 Jumet Heigne. T. 071.35.13.31 – Fax. 071.35.95.63 – E-mail : secretariatdeheigne@gmail.com

Plus d’infos en cliquant ICI.

S.T. (avec patrimoine vivant Wallonie Bruxelles et le Diocèse de Tournai)

A Namur, les motards s’invitent à la messe des forains

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Motards

Mardi 15 juillet, la messe des forains a été célébrée par Mgr Vancottem en plein cœur de la foire de Namur.

Il est revenu, le temps de la foire de Namur, à la plus grande joie des enfants, et de ceux qui en ont conservé l’âme. Pour la deuxième année consécutive, la piste des autos-tamponneuses a accueilli hier matin un événement particulier. La messe des forains a été célébrée par Mgr Rémy Vancottem, l’évêque de Namur et l’abbé Alain Goffinet, aumônier des forains. Cette année, une bénédiction des motards a suivi l’eucharistie. De nombreux motards du club Niglo étaient présents pour rendre hommage à l’un des leurs, disparu dernièrement.

Cette deuxième édition de la messe des forains s’est tenue en présence d’une assemblée hétéroclite. Il y avait bien sûr des forains, installés sur la foire durant tout ce mois de juillet, sans oublier la présence des fidèles de la paroisse Saint-Nicolas de Namur, venus en voisins. Il y avait aussi des membres du club Niglo, cette association rassemblant des gens du voyage autour de leur passion pour la moto. Tous étaient là pour confier au Seigneur leurs joies, leurs soucis mais aussi leurs peines. En début de messe, l’abbé Alain Goffinet a rendu un hommage particulier à Sonia et Marie-France, deux foraines assassinées, de même qu’à Maxime, motard du club Niglo, mort à l’âge de 27 ans.

Rendre gloire à Dieu pour les moments de divertissement

L’office s’est poursuivi dans une ambiance festive, au rythme des chants entonnés par l’abbé Goffinet. Sur l’air de la chanson de Michel Sardou,  »Les Lacs du Connemara », le psaume a célébré la Création. Dans son homélie, Mgr Vancottem demanda aux personnes présentes de toujours louer Dieu pour ce qu’il a créé.  »Comment ne pas rendre gloire à Dieu, quand on est en balade à moto, au contact de cette nature merveilleuse, sur les routes de campagne? » a-t-il adressé aux motards.
Aux forains, l’évêque de Namur demanda de rendre grâce à Dieu pour les moments de divertissement offerts aux visiteurs, parfois minés par la morosité de la vie. Et en écho à l’évangile choisi pour l’occasion – la parabole du Royaume des Cieux comparable à une graine de moutarde –, Mgr Vancottem rappela que le cœur de l’homme est toujours rempli de petites touches d’amitié, d’espérance et de solidarité.  »On ne les remarque pas toujours, elles sont discrètes », dit-t-il encore.  »Et pourtant c’est ce qui sauve le monde. C’est ce qui aide les gens à vivre. »
Après la messe, Mgr Vancottem est parti à la rencontre de la quarantaine de motards qui avaient fait le déplacement jusque Namur. Des Wallons, des Flamands, et même des Luxembourgeois et des Français. Ils étaient là pour célébrer la mémoire de leur ami Maxime, forain lui aussi, disparu trop tôt dans un accident de la route. L’évêque a prié pour les motards,  »particulièrement vulnérables sur les routes », avant de circuler entre les motos et leurs conducteurs pour la bénédiction de circonstance.

S.T./A.S. (diocèse de Namur)

Crédit Photo : Diocèse de Namur

Un demi-siècle d’immigration turque en Belgique

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immigration

Ce mercredi 16 juillet, la Belgique fête le cinquantième anniversaire de l’immigration turque. Le même jour en 1964, les deux pays signaient une convention bilatérale.

Voilà 50 ans que la Belgique accueille des immigrés turcs et marocains venus en masse à l’époque pour l’aider à se reconstruire après la Seconde Guerre mondiale. Au sortir de la guerre, la Belgique avait besoin de main d’œuvre pour relancer son secteur industriel et avait signé des accords avec l’Italie, la Turquie et la Maroc.

En 1961, la Belgique comptait à peine 320 résidents d’origine turque sur son territoire. Dix années plus tard, le nombre  de résidents turcs en Belgique avait grimpé jusqu’à 20.000 grâce aux politiques de recrutement. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée conjointement par le Centre de l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et le Centre de recherche en démographie et sociétés (Demo) de l’UCL. Les chercheurs ont enregistréle plus haut pic au 1er janvier de l’année 1994 avec  92.272 ressortissants turcs résidant en Belgique.

En 2010, les personnes nées avec la nationalité turque représentent 1,4% de la population belge. Tenant compte de la nationalité des individus à la naissance, la nationalité turque est la cinquième population d’origine étrangère en Belgique, derrière les Marocains, les Italiens, les Français et les Néerlandais.

Le flux migratoire de travailleurs turcs vers notre pays était à l’époque basé sur une stratégie visant l’implantation des travailleurs et de leurs familles. L’étude a également relevé que les immigrés turcs étaient moins favorables à un retour dans leur pays d’origine que les autres travailleurs étrangers. Dès leur arrivée en Belgique, les premiers travailleurs turcs se sont regroupés autour des bassins miniers et industriels de l’époque. Plus tard, ce sont surtout dans les villes que les migrants turcs se sont installés.

Plusieurs évènements seront organisés les prochaines semaines pour commémorer ce demi-siècle d’immigration. Du 14 au 26 juillet au Muntpunt à Bruxelles, des cartoons sur les 50 ans d’immigration turque et marocaine seront exposés. Le jour de notre fête national, le 21 juillet prochain, plusieurs stands bruxellois rendront un hommage particulier aux deux immigrations. Le Sporthal d’Hasselt organisera également un match amical entre les équipes nationales de basket de Belgique et de Turquie. Du 21 au 24 août, le théâtre AntrAct proposera un spectacle de rue « Les valises à rêves ». Durant la fête de la BD, du 5 au 7 septembre, l’exposition Alla Turca rendra également hommage à l’immigration turque. Le festival « Cultures de  et Turquie » vous donne également rendez-vous les 17 et 18 octobre à Bruxelles et la ville de Gand vous invite du 6 au 16 novembre à son évènement  musical « Istanbul Express festival »

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Semestre noir pour l’emploi

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Le SPF Emploi vient de publier les chiffres du premier semestre. Au total, 66 entreprises ont fait savoir leur intention de procéder à un licenciement collectif. Des restructurations massives qui touchent à l’avenir de pas moins de 7377 travailleurs.

Le premier semestre 2014 a été dévastateur pour l’emploi en Belgique. Le secteur de la distribution est le plus touché par les licenciements collectifs annoncés par 66 entreprises belges du 1er janvier au 30 juin. Même si la même période de l’année dernière avait enregistré davantage d’entreprises ayant annoncé de grandes restructurations (84), le nombre de travailleurs concernés par ces licenciements était moindre que cette année (6720 travailleurs concernés en 2013). Ce premier trimestre 2014 enregistre donc une augmentation de 10% par rapport à  l’année dernière.

Sur les six derniers mois, on se souvient des importants licenciements annoncés par les groupes Makro (plus de 300), Home Market (222), Heinz (157) et Saint-Gobain (500). En juin ce fut le tour de Hewlett-Packard d’annoncer 310 licenciements suivi du coup de massue du groupe Delhaize avec son intention de licencier 2500 travailleurs .

La Wallonie moins durement touchée

Sur les trois régions du pays, c’est Bruxelles qui est la plus fortement touchée avec 3000 pertes d’emploi, soit plus de 40,67% du total. Mais la Flandre n’est pas loin avec 2954 licenciements relevés (40,04%), suivi de 1423 pertes d’emploi en Wallonie (19,29%). Les chiffres sont toutefois à nuancer car les licenciements massifs annoncés par le siège central de Delhaize à Molenbeek ont tous été retenus dans les statistiques de la région bruxelloise alors que les autres régions du pays sont elles aussi concernées.

Dans son rapport, le SPF Emploi rappelle ce qu’il entend par  licenciement collectif. Il s’agit d’un licenciement d’au moins 10 travailleurs pour une entreprise qui en compte au total entre 20 et 100. Pour les entreprises de 100 à 300 travailleurs, il s’agit d’un licenciement d’au moins 10% du personnel. Et pour les entreprises de plus de 300 employés, on parle de licenciement collectif lorsqu’elle se sépare d’au moins 30 travailleurs.

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Le Soudan entend bloquer la construction de nouvelles églises

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Dimanche 13 juillet, Shalil Abdullah, le ministre des Affaires religieuses au Soudan, a annoncé que le gouvernement allait désormais bloquer les permis de construction pour toute nouvelle église. Le ministre a justifié cette décision en invoquant la forte réduction de la communauté chrétienne à la suite des violentes hostilités du Sud Soudan, d’où provient la majorité des chrétiens venus s’installer à Khartoum.

Cela fait déjà sept mois que le Sud Soudan est la proie d’un conflit entre le gouvernement en place et la rébellion menée par l’ancien président Riek Machar. Parmi les milliers de victimes et de déplacés, nombreuses sont de confession chrétienne.  Le ministre des Affaires religieuses du Soudan n’a pas hésité à y voir une perte d’affluence de fidèles dans les églises soudanaises et à interdire la délivrance de permis de construction des lieux de culte chrétiens.

Cette atteinte à la constitution libanaise a immédiatement été dénoncée par le Secrétaire général du Conseil des Eglises du Soudan (SCC), Kori El Ramli. Les chrétiens soudanais, a-t-il affirmé, sont libres de pratiquer leur culte, au même titre que chaque citoyen du pays. Outre la liberté de culte, la constitution libanaise garantit la liberté d’exprimer ses opinions.

Des droits non respectés

Sur le terrain,  la réalité est pourtant bien différente. Les discriminations envers les chrétiens sont réelles et leur situation juridique est jugée « préoccupante« , s’est alarmé Mgr Kusala, évêque du diocèse sud-soudanais de Tambura-Yambio au cours d’une récente visite au siège central de la Fondation de droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse. « Les membres du clergé ne peuvent obtenir de passeport et lorsqu’ils quittent le pays, ils ne savent jamais s’ils pourront y retourner. De nombreux prêtres ont été expulsés et les Evêques sont contraints au silence parce qu’ils ne peuvent exprimer librement leurs opinions propres », a ajouté l’évêque avant de rappeler l’histoire de Meriam Yahia Ibrayim Ishaq, condamnée en mai dernier pour apostasie. Après avoir été libérée, puis une nouvelle fois arrêtée, Meriam serait actuellement réfugiée à l’ambassade des Etats-Unis.

ST (avec Radio Vatican)

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