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	<title>L&#039;information en continu des Médias Catholiques &#187; Cinéma</title>
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		<title>Cinéma: Hannah Arendt</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 07:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      En 1961, Hannah Arendt a couvert le procès Eichmann, à sa manière: c&#8217;est-à-dire en philosophe et non en journaliste. Ses écrits ont alors déclenché une profonde controverse.  Un film revient sur cet épisode de la vie de cette brillante intellectuelle qui a toujours été hantée par la question du mal.
 Avec &#171;&#160;Hannah Arendt&#160;&#187;, le cinéma verse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p align="left"><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/05/03/cinema-hannah-arendt/hannah-arendt-2/" rel="attachment wp-att-32130"><img class="alignleft size-medium wp-image-32130" title="Hannah Arendt 2" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/05/Hannah-Arendt-2-500x311.jpg" alt="" width="500" height="311" /></a>En 1961, Hannah Arendt a couvert le procès Eichmann, à sa manière: c&rsquo;est-à-dire en philosophe et non en journaliste. Ses écrits ont alors déclenché une profonde controverse.  Un film revient sur cet épisode de la vie de cette brillante intellectuelle qui a toujours été hantée par la question du mal.</strong></em></p>
<p align="left"> Avec &laquo;&nbsp;Hannah Arendt&nbsp;&raquo;, le cinéma verse dans un genre proche du &laquo;&nbsp;biopic&nbsp;&raquo; (à savoir une biographie filmée) mais en plus ambitieux. Il s&rsquo;agit ici de filmer la pensée… Le long-métrage consacré à Hannah Arendt (1906-1975) est d&rsquo;autant plus intéressant qu&rsquo;il rend hommage à une femme inconnue du grand public. Cette philosophe allemande naturalisée américaine tient pourtant une place majeure dans la réflexion contemporaine, en particulier pour ses travaux sur le phénomène totalitaire.<br />
Mais c&rsquo;est aussi en raison d&rsquo;un non-conformisme peu commun qu&rsquo;elle est entrée dans l&rsquo;histoire. Un non-conformisme qui s&rsquo;est particulièrement illustré à l&rsquo;occasion du procès d&rsquo;Adolf Eichmann, en 1961.<br />
C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à ce fait et à cette époque que Margarethe Von Trotta s&rsquo;est attachée pour réaliser son film. L&rsquo;œuvre, à la mise en scène très académique, est entièrement mise au service de la pensée d&rsquo;Hanna Arendt et de l&rsquo;explication de sa thèse, ainsi que de la polémique qui a entouré la publication de ses écrits.<br />
L’action démarre en mai 1960, lorsqu&rsquo;on apprend l’arrestation, ou plutôt l&rsquo;enlèvement par les services secrets israéliens, de celui que l&rsquo;on considère comme responsable de la mise en œuvre de la Solution finale. Son procès, le premier consacré exclusivement à l’extermination des juifs, doit avoir lieu à Jérusalem. Hannah Arendt propose alors au journal &laquo;&nbsp;The New Yorker&nbsp;&raquo; de s&rsquo;y rendre pour le couvrir. D&rsquo;origine juive, Arendt a en effet fui l&rsquo;Allemagne en 1933 puis, en 1940, réussi à s&rsquo;échapper d&rsquo;un camp d&rsquo;internement français pour rejoindre, via le Portugal, les Etats-Unis en mai 1941.</p>
<p><strong>Banalité du mal</strong></p>
<p align="left">Comme l&rsquo;héroïne de cette histoire, le spectateur suit le procès depuis la salle de presse à travers la retransmission de la télé. Mais ce procès en lui-même (qui reprend les images d&rsquo;archives) est peu présent. La réalisatrice préférant se focaliser sur le retour d&rsquo;Arendt aux Etats-Unis et les cinq articles, d&rsquo;une dizaine de pages chacun, qui déclencheront une terrible controverse et un profond rejet parmi la communauté juive.<br />
Pour Arendt, Eichman n&rsquo;était pas un monstre, mais un homme incapable de penser, seulement d&rsquo;obéir. C&rsquo;est à l&rsquo;issue de ce procès qu&rsquo;elle défendra sa théorie de la banalité du mal, provoquant alors le scandale. Car elle y explique que la réussite du génocide serait aussi dû au comportement de certains chefs juifs dans les camps… L&rsquo;effondrement moral était tel que les victimes auraient donc d&rsquo;une certaine manière &laquo;&nbsp;collaboré&nbsp;&raquo; à leur funeste sort.<br />
L&rsquo;obstination et l’exigence de la pensée d&rsquo;Arendt se heurtent alors à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement. On la juge arrogante. Heureusement l&rsquo;amitié indéfectible de sa grande amie Mary McCarthy, le soutien de son tendre époux, Heinrich Blücher, et celui de ses élèves, lui donneront la force d&rsquo;affronter les critiques. Et de se justifier de ces écrits devant un amphithéâtre plein: une dernière scène magnifique, point d&rsquo;orgue d&rsquo;un film qui nous rappelle l&rsquo;importance de la réflexion individuelle face aux conformismes.</p>
<p align="left">Pierre GRANIER</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Hannah Arendt&nbsp;&raquo;, de Margarethe von Trotta, avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer &#8211; 1 h 53</em></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/oeOm3s8A9Qw" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>&#171;&#160;Le prix du pain&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 12:54:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Dans son documentaire &#171;&#160;Le prix du pain&#160;&#187;, Yves Dorme peint quatre portraits de la pauvreté dans la Belgique d&#8217;aujourd&#8217;hui. Un film sans misérabilisme, qui nous montre au contraire des gens qui ont le courage et la force de se relever.
Diffusé sur la RTBF en fin d&#8217;année dernière, ce documentaire continue désormais de vivre dans certaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/25/le-prix-du-pain/docu-prix-du-pain/" rel="attachment wp-att-31788"><img class="alignleft size-full wp-image-31788" title="Docu-prix-du-pain" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Docu-prix-du-pain.jpg" alt="" width="242" height="305" /></a>Dans son documentaire &laquo;&nbsp;Le prix du pain&nbsp;&raquo;, Yves Dorme peint quatre portraits de la <a href="http://info.catho.be/tag/pauvrete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pauvreté">pauvreté</a> dans la Belgique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Un film sans misérabilisme, qui nous montre au contraire des gens qui ont le courage et la force de se relever.</strong></em></p>
<p>Diffusé sur la RTBF en fin d&rsquo;année dernière, ce documentaire continue désormais de vivre dans certaines salles de cinéma*, via le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP). Pour le réaliser, Yves Dorme est allé dans la province du Luxembourg. Il y a rencontré des gens, jeunes ou âgées, avec ou sans enfant, chômeur, travailleur ou pensionné… bref autant de visages de ce qu&rsquo;est la pauvreté aujourd&rsquo;hui et qu&rsquo;il a filmés dans leur quotidien, sans aucun misérabilisme.<br />
On découvre ainsi Michaël et Elodie, un jeune couple vivant dans une caravane. Il leur reste 5 euros pour tenir la dernière semaine du mois. Lui a fui des parents qui battaient leurs enfants. Sa richesse c&rsquo;est son scooter mais ce n&rsquo;est pas sûr que cela lui permettra d&rsquo;avoir un travail.<br />
Cela dit, on peut aussi travailler et être pauvre. C&rsquo;est le cas de Patrick, boucher, qui ne se considère pas comme pauvre, mais rentre &laquo;&nbsp;dans les statistiques&nbsp;&raquo;. Sa compagne a connu la très grande pauvreté. Mais elle a réussi à s&rsquo;en extraire et à construire un foyer après avoir vécu &laquo;&nbsp;dans la rue&nbsp;&raquo; avec son père. &laquo;&nbsp;Mon père était clodo dans le troupeau des SDF, et je n&rsquo;ai pas honte de le dire&nbsp;&raquo;, confie-t-elle avec cette voix qui trahit un passé qui a du être particulièrement difficile. Ses joies sont simples: grâce à un intérim, elle a pu s&rsquo;offrir un percolateur.<br />
Il y a aussi Geneviève, une mère isolée avec 5 enfants. &laquo;&nbsp;Le pain, c&rsquo;est déjà un budget, alors deux pains par jour…&nbsp;&raquo; dit-elle. Un cahier pour faire les comptes, l&rsquo;aide de l&rsquo;assistante sociale, elle ne se plaint pas mais confie combien c&rsquo;est dur. Se plaindre, elle laisse cela à son aîné, qui en joue. On sourit. Mais cet humour ne cache pas une politesse du désespoir. Il y a de la vie dans cette famille, pas de la résignation. Dans la fratrie, on jauge l&rsquo;état de ses chaussures pour aider maman à faire son budget.</p>
<p><strong>L&rsquo;énergie &laquo;&nbsp;de joindre les deux bouts&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Et puis il y a Guy, un ancien commerçant ruiné. Il a possédé jusqu&rsquo;à six magasins à Liège.  Et tout s&rsquo;est écroulé au point de finir à la rue. Et la rue, &laquo;&nbsp;ce n&rsquo;est pas gratuit&nbsp;&raquo;, explique-t-il. &laquo;&nbsp;Pour avoir deux mètres de trottoir, il faut payer pour sa sécurité&nbsp;&raquo;. Aujourd&rsquo;hui, Guy a retrouvé un logement à Marche-en-Famenne. Il peint, mais sa hantise est de perdre son instinct de survie.<br />
Tous ces personnages, Yves Dorme les a choisis à dessein. Ce sont des gens dont les traits sont marqués par la très grande pauvreté qu&rsquo;ils ont vécue, mais qui ont la volonté de s&rsquo;en sortir, de se reconstruire. Tous sont tombés si bas qu&rsquo;ils ne craignent désormais plus de s&rsquo;exprimer et ils le font font avec beaucoup de sincérité, de pudeur et de lucidité. Le réalisateur filme simplement l&rsquo;énergie qu&rsquo;ils mettent pour pouvoir nouer les deux bouts, et la difficulté qu&rsquo;ils ont pour retrouver une dynamique après la fracture qu&rsquo;ils ont subi avec la vie &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;. Une vie qui ne ressemble pas à un enfer; le film est même plein d&rsquo;espérance. Mais une vie qu&rsquo;il faut sauver de l&rsquo;effacement.</p>
<p>P.G.</p>
<p><em> * Le film est en ce moment programmé au cinéma Aventure, à Bruxelles (jeudi 25 avril à 17h40 &#8211; vendredi 26 avril à 21h &#8211; samedi 27 avril à 17h40 &#8211; dimanche 28 avril à 21h &#8211; lundi 29 avril à 17h40 &#8211; mardi 30 avril à 14h). D&rsquo;autres projections sont prévues un peu partout en Belgique. Infos sur la page Facebook (<a href="https://www.facebook.com/LePrixDuPain">https://www.facebook.com/LePrixDuPain</a>)</em></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/hfyDldX4n1U" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>Hollywood, l&#8217;Eglise et la pédophilie</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/03/hollywood-leglise-et-la-pedophilie/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 12:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Alors que sort aujourd&#8217;hui sur les écrans belges &#171;&#160;Au nom du fils&#160;&#187;, un pamphlet signé Vincent Lannoo sur la pédophilie en Eglise (voir notre critique), on apprend que les studios DreamWorks de Hollywood envisagent eux aussi de traiter prochainement de ce sujet.
Ils ont en tout cas obtenu les droits, avec la maison de production Participant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p>Alors que sort aujourd&rsquo;hui sur les écrans belges &laquo;&nbsp;Au nom du fils&nbsp;&raquo;, un pamphlet signé Vincent Lannoo sur la pédophilie en Eglise (voir <a href="http://info.catho.be/2013/04/03/cinema-au-nom-du-fils/">notre critique</a>), on apprend que les studios DreamWorks de Hollywood envisagent eux aussi de traiter prochainement de ce sujet.<br />
Ils ont en tout cas obtenu les droits, avec la maison de production Participant Media,  pour le tournage d&rsquo;un film relatant le scandale mise au jour par &laquo;&nbsp;The Boston Globe&nbsp;&raquo;. Ce journal américain avait en effet découvert comment l&rsquo;archevêché de Boston s&rsquo;était attaché à cacher des cas de pédophilie commis par des prêtres. Cette enquête, couronnée par le Prix Pulitzer, avait conduit à la démission du cardinal Bernard Law en 2002.<br />
Tom McCarthy a été préssenti pour co-écrire le scénario. C&rsquo;est lui qui avait écrit et réalisé &laquo;&nbsp;The Visitor&nbsp;&raquo;, une comédie dramatique sur l&rsquo;immigration irrégulière qui a remporté le grand prix du <a href="http://info.catho.be/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Festival">Festival</a> du cinéma américain de Deauville de 2008.</p>
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		<title>Cinéma: &#171;&#160;Au nom du fils&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Dans son dernier film, Vincent Lannoo a choisi de s&#8217;attaquer à un sujet extrêmement délicat: la pédophilie dans l&#8217;Eglise. Mais il le fait de manière tellement maladroite et inappropriée qu&#8217;il rate complètement son objectif, laissant le spectateur sur sa faim.
Elisabeth a apparemment tout pour être heureuse: une famille idéale, un rôle actif et apprécié au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/?attachment_id=30573" rel="attachment wp-att-30573"><img class="alignleft size-full wp-image-30573" title="Au-nom-du-fils" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Au-nom-du-fils.jpg" alt="" width="508" height="327" /></a>Dans son dernier film, Vincent Lannoo a choisi de s&rsquo;attaquer à un sujet extrêmement délicat: la pédophilie dans l&rsquo;Eglise. Mais il le fait de manière tellement maladroite et inappropriée qu&rsquo;il rate complètement son objectif, laissant le spectateur sur sa faim.</strong></em></p>
<p>Elisabeth a apparemment tout pour être heureuse: une famille idéale, un rôle actif et apprécié au sein de sa communauté (elle anime une tribune sur une station de radio catholique) et surtout, une foi inébranlable en Dieu et ses représentants. Alors que la paroisse doit se serrer la ceinture pour faire face à ses frais de fonctionnement, elle accepte d&rsquo;accueillir au sein de son foyer le père Achille. La fréquentation au quotidien de cet homme d&rsquo;Église, bien sous tous rapports, devrait, pense-t-elle, contribuer à élever moralement et spirituellement sa petite famille…<br />
Ce qu&rsquo;elle ignore, c&rsquo;est qu&rsquo;en ouvrant ainsi les portes de sa maison, elle vient de faire entrer le loup dans la bergerie. Tandis qu&rsquo;elle prodigue ses bons conseils sur les ondes de la radio, le jeune vicaire abuse, en effet, de son fils aîné. Lorsque la vérité éclate enfin au visage d&rsquo;Elisabeth, au propre comme au figuré, celle-ci se lance dans une croisade sans merci contre l&rsquo;Eglise et ce qu&rsquo;elle nomme ses secrets et son hypocrisie. Elle n&rsquo;hésite pas à faire couler le sang…</p>
<p><strong>Un humour déplacé</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Faire ce film a répondu pour moi à un besoin&nbsp;&raquo;, a expliqué Vincent Lannoo, &laquo;&nbsp;celui de répondre au silence que je continuais à sentir: le silence de l&rsquo;Eglise, le silence de la justice. Et comme toujours, quand je suis indigné par quelque chose, j&rsquo;essaie d&rsquo;en faire un film.&nbsp;&raquo; Si l&rsquo;on peut comprendre, voire partager la colère et le dégoût du réalisateur belge, on se demande, par contre, en quoi son dernier film va faire avancer le débat. Pamphlétaire et iconoclaste, &laquo;&nbsp;Au nom du fils&nbsp;&raquo; est, en effet, tellement outrancier, tellement jusqu&rsquo;au-boutiste dans la véhémence de son propos, qu&rsquo;il passe complètement à côté de son sujet. De plus, il oscille constamment entre le drame et le second degré, créant un sentiment de malaise chez le spectateur. Certes, l&rsquo;humour peut faire passer bien des messages, y compris les plus délicats, mais dans ce cas, il semble complètement déplacé. (&#8230;)</p>
<p>Retrouvez la suite de cet article dans  Dimanche Express (du 7 avril), disponible via la <a href="http://boutique.catho.be/journal-dimanche-pdf.html">boutique en ligne</a></p>
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		<title>Cinéma: Elefante Blanco</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/03/20/cinema-elefante-blanco/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Par une curieuse coïncidence, le jour même de l&#8217;élection du pape argentin sortait sur quelques écrans belges un film sur la vie de deux prêtres engagés dans un bidon-ville de Buenos Aires. Intéressant, sous son aspect documentaire, et sincère, ce long-métrage de Pablo Trapero peine malheureusement à tenir le spectateur en haleine.
Pablo Trapero est au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/03/18/cinema-elefante-blanco/elefante-blanco-web/" rel="attachment wp-att-29772"><img class="alignleft size-medium wp-image-29772" title="Elefante Blanco-web" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/03/Elefante-Blanco-web-500x392.jpg" alt="" width="500" height="392" /></a>Par une curieuse coïncidence, le jour même de l&rsquo;élection du pape argentin sortait sur quelques écrans belges un film sur la vie de deux prêtres engagés dans un bidon-ville de Buenos Aires. Intéressant, sous son aspect documentaire, et sincère, ce long-métrage de Pablo Trapero peine malheureusement à tenir le spectateur en haleine.</strong></em></p>
<p>Pablo Trapero est au cinéma argentin ce que Ken Loach est au 7e art britannique: un réalisateur engagé socialement. Ses films dépeignent souvent les conditions difficiles des laissés pour compte dans son pays. Son septième long-métrage est de cette même veine et nous plonge dans le &laquo;&nbsp;bidonville de la Vierge&nbsp;&raquo; dans la banlieue de Buenos Aires. Un bidonville dominé par un immense bâtiment abandonné,  l&rsquo; &laquo;&nbsp;Elefante Blanco&nbsp;&raquo;, où se réfugient les jeunes drogués du quartier.<br />
C&rsquo;est donc au pied de cet &laquo;&nbsp;Elephant blanc&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;oeuvre Julian (interprété par Ricardo Darin, une légende du cinéma argentin), un prêtre dans la lignée du Père Carlos Mugica, personnage historique et emblématique du mouvement des prêtres-ouvriers, qui fonda la paroisse du Christ-Ouvrier, avant d&rsquo;être assassiné en 1974 par un Escadron de la Mort.<br />
Julian, dont on comprend dès la scène d&rsquo;ouverture qu&rsquo;il a une tumeur au cerveau, est rejoint par Nicolas (Jérémie Rénier), un ami de longue date. Ce dernier a dû en effet abandonner en toute hâte un projet qu&rsquo;il menait dans la jungle, après avoir assisté, impuissant, à la mise à sac d&rsquo;un village amérindien et à l&rsquo;assassinat de ses habitants par des forces paramilitaires.</p>
<p>Profondément choqué et assailli par un profond sentiment de culpabilité, Nicolas trouve un peu de réconfort auprès de Julian et de Luciana (Martina Gusman), une jeune assistante sociale. Et s&rsquo;investit rapidement à leurs côtés. Il y a notamment un chantier de constuction d&rsquo;hôpital &#8211; démarré il y a soixante ans &#8211; qu&rsquo;il faut faire aboutir. Mais aussi des baptêmes à célébrer, de jeunes ados à sauver de la spirale infernale de la drogue et de la violence… Et parfois des cadavres à récupérer dans des quartier voisins et ennemis… Si la guerre fait rage entre les gangs, les &laquo;&nbsp;padre&nbsp;&raquo; sont toujours respectés. Ces hommes d’Eglise sont en fait les rares représentants des institutions qui existent à l’extérieur des bidonvilles où il n’y a ni écoles, ni hôpitaux, ni policiers. (&#8230;)</p>
<p>Pierre GRANIER</p>
<p>Retrouvez la suite de l&rsquo;article dans le journal &laquo;&nbsp;Dimanche Express&nbsp;&raquo; n°11, disponible via la <a href="http://boutique.catho.be/journal-dimanche-pdf.html">boutique en ligne</a></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Elefante Blanco&nbsp;&raquo;, de Pablo Trapero, 1h50</em><br />
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		<title>Cinéma: Au-delà des collines</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Nov 2012 08:05:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Inspiré d&#8217;un fait réel qui s&#8217;est déroulé en 2005 et avait traumatisé toute la Roumanie, le dernier film du réalisateur Cristian Mungiu nous raconte un amour impossible, pris au piège d&#8217;un exorcisme fatal dans un monastère orthodoxe. C&#8217;est noir mais sans parti pris antireligieux.
Des histoires d&#8217;exorcisme, le cinéma, américain en particulier, en regorge. Mais le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2012/11/21/cinema-au-dela-des-collines/audela-des-collines/" rel="attachment wp-att-22548"><img class="alignleft size-medium wp-image-22548" title="Audela-des-collines" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/11/Audela-des-collines-500x323.jpg" alt="" width="500" height="323" /></a>Inspiré d&rsquo;un fait réel qui s&rsquo;est déroulé en 2005 et avait traumatisé toute la <a href="http://info.catho.be/tag/roumanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Roumanie">Roumanie</a>, le dernier film du réalisateur Cristian Mungiu nous raconte un amour impossible, pris au piège d&rsquo;un <a href="http://info.catho.be/tag/exorcisme/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exorcisme">exorcisme</a> fatal dans un monastère orthodoxe. C&rsquo;est noir mais sans parti pris antireligieux.</strong></em></p>
<p>Des histoires d&rsquo;exorcisme, le cinéma, américain en particulier, en regorge. Mais le film de Cristian Mungiu se singularise fortement du traitement habituellement appliqué à ce genre de sujet. Ici, pas d&rsquo;effets spéciaux, pas de suspense insoutenable. C&rsquo;est au contraire un récit très linéaire, nous menant à l&rsquo;inéluctable, que nous propose le réalisateur roumain, avec ce talent rare: celui d&rsquo;ouvrir les yeux du spectateur sur quelque chose qu&rsquo;il n&rsquo;aura pas vu ou voulu voir.</p>
<p><strong>Dans un coin perdu de Moldavie</strong></p>
<p>Le film s&rsquo;ouvre sur un quai de gare. Alina tombe dans les bras de Voichita, en pleurs. Ces deux jeunes femmes ont grandi ensemble dans un orphelinat. Mais à 18 ans, leurs chemins se sont séparés.Voichita a rejoint un monastère tandis qu&rsquo;Alina est partie s&rsquo;établir en Allemagne.<br />
Qu&rsquo;est-ce qui ramène ainsi Alina en Moldavie? L&rsquo;amour pour Voichita qui est la seule personne qui l’a jamais aimée. Alina veut la convaincre de repartir avec elle; elle a même déjà acheté les billets de train pour le retour. Mais Voichita, qui s&rsquo;est donnée à Dieu, préfère lui faire partager sa foi. Peine perdue, car Alina ne supporte pas les règles du monastère, pas plus que l&rsquo;higoumène et la mère supérieure qui les incarnent. Entrée en rebellion, la jeune femme va être victime d&rsquo;une crise de tétanie qui la conduit dans un hôpital. À sa sortie, le psychiatre, dans un aveu d&rsquo;impuissance à la guérir, lui conseille de réciter les psaumes. Anita se prête plus ou moins au jeu. Il s&rsquo;agit aussi de confesser ses péchés (le choix est vaste: les orthodoxes en recensent 464 !), de prier 33 fois la Vierge&#8230; Que ne ferait pas Alina par amour, pour rester auprès de Voichita. Sait-elle déjà qu&rsquo;elle lui sacrifiera sa vie?<br />
Car à mi-parcours le film prend un tour encore plus tragique: une des nonnes pense qu&rsquo;Alina est possédée. Elle presse le père de recourir aux prières de saint Basile. Lui préfèrerait que la jeune femme quitte les lieux. Mais Anita s&rsquo;obstine; elle veut croire à une autre issue. Elle crie sa rage, blasphème. La décision de l&rsquo;exorciser est alors prise. Alina se débat. Et le spectateur d&rsquo;assister, incrédule, un peu sonné déjà, à ce qui ne manque pas de faire penser à une crucifixion.</p>
<p><strong>L&rsquo;enfer pavé de bonnes intentions</strong></p>
<p>Pour autant, la caméra de Mungiu ne juge pas, n&rsquo;accuse pas. Elle garde une juste distance et montre, sans effets superflus, des religieuses qui s&rsquo;affairent, croyant faire le bien. Cette absence de parti pris contribue à la qualité de ce film. &laquo;&nbsp;Il n’a jamais été question de viser la religion orthodoxe dans son ensemble&nbsp;&raquo;, avait d&rsquo;ailleurs précisé le réalisateur roumain, lors de la présentation du film au <a href="http://info.catho.be/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Festival">festival</a> de <a href="http://info.catho.be/tag/cannes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Cannes">Cannes</a>, d&rsquo;où les deux formidables actrices sont reparties avec le prix d&rsquo;interprétation féminine.<br />
Du coup, jusqu&rsquo;au dernier sourire extatique qu&rsquo;Alina offre à Voichita, le spectateur peut ou veut croire à un… miracle. Avant que le réalisateur ne le ramène, au bout de 2h30, à la réalité du monde, le laissant même dans une désolation sans nom, à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un fourgon de police.<br />
Depuis 2012, la lecture des prières de saint Basile a été officiellement interdite par l&rsquo;église orthodoxe. Cependant, de nombreuses vidéos sur internet prouvent que de tels rites ont encore lieu.</p>
<p>Pierre GRANIER<br />
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		<title>Cinéma: &#171;&#160;Amour&#160;&#187;, huis-clos mortifère</title>
		<link>http://info.catho.be/2012/10/24/cinema-amour-huis-clos-mortifere/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Oct 2012 08:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Palme d&#8217;Or du dernier Festival de Cannes, &#171;&#160;Amour&#160;&#187; est un huis-clos qui raconte de manière très simple et très linéaire, le crépuscule de la vie d&#8217;un couple d&#8217;octogénaires aux prises avec la déchéance physique d&#8217;un des deux. Un film sombre et puissant, sobre et dérangeant, porté par deux comédiens de légende.
Dans un bel appartement parisien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p align="left"><em><strong><a href="http://info.catho.be/2012/10/24/cinema-amour-huis-clos-mortifere/amour-web/" rel="attachment wp-att-21133"><img class="alignleft size-medium wp-image-21133" title="Amour-web" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/10/Amour-web-500x303.jpg" alt="" width="500" height="303" /></a>Palme d&rsquo;Or du dernier <a href="http://info.catho.be/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Festival">Festival</a> de <a href="http://info.catho.be/tag/cannes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Cannes">Cannes</a>, &laquo;&nbsp;Amour&nbsp;&raquo; est un huis-clos qui raconte de manière très simple et très linéaire, le crépuscule de la vie d&rsquo;un couple d&rsquo;octogénaires aux prises avec la déchéance physique d&rsquo;un des deux. Un film sombre et puissant, sobre et dérangeant, porté par deux comédiens de légende.</strong></em></p>
<p>Dans un bel appartement parisien quelque peu défraîchi, des pompiers et un inspecteur de police découvrent le corps sans vie d&rsquo;une vieille dame allongée sur un lit. Celle-ci a beau avoir des pétales de fleurs autour de sa tête, c&rsquo;est l&rsquo;odeur de la mort que le spectateur reçoit en pleine figure, pour la scène d&rsquo;ouverture de ce drame, intimiste et dépouillé, signé Michael Haneke. Mais c&rsquo;est pourtant d&rsquo;amour que veut nous parler le réalisateur autrichien dans son dernier film auréolé d&rsquo;une Palme d&rsquo;or. Et plus précisément de cet amour indicible qui unit un couple au bout de sa vie.</p>
<p><strong>Corps en déchéance</strong></p>
<p>Ce couple, c&rsquo;est Anne (Emmanuelle Riva) et Georges (Jean-Louis Trintignant), tous deux professeurs de musique à la retraite. Au lendemain d&rsquo;un concert qui leur a permis de venir féliciter un jeune pianiste, autrefois élève d&rsquo;Anne, cette dernière a une &laquo;&nbsp;absence&nbsp;&raquo; lors du petit déjeuner. Quelques minutes, pas plus, juste le temps de quelques questions de son mari inquiet auxquelles elle ne répond plus. Et puis Anne recouvre ses esprits. Un léger quiproquo s&rsquo;ensuit du fait qu&rsquo;elle ne se souvient de rien et la situation semble revenir à la normale. Mais en fait, Anne a été victime d&rsquo;un accident vasculaire cérébral. Après avoir été emmenée à l&rsquo;hôpital, elle revient alors chez elle, paralysée.<br />
À partir de ce moment, le spectateur ne sort plus de l&rsquo;appartement. Il y est enfermé durant deux heures et assiste, troublé, à la déchéance physique et psychique de cette femme. Une déchéance filmée à distance mais dont on verra tout. Plus, en tout cas, que ce qu&rsquo;Eva, la fille du couple (Isabelle Huppert), ne verra elle-même. Comme si l&rsquo;agonie de sa mère, et donc du couple, ne la regardait pas; son père allant même jusqu&rsquo;à fermer à clé la porte de la chambre.<br />
Sur fond d&rsquo;un impromptu de Schubert (que le compositeur allemand a écrit peu de temps avant sa mort), Michael Haneke ausculte le quotidien qui ressemble à une lente et inéluctable descente aux enfers. Anne sent très vite que la fin est proche. Elle le montre notamment en tournant les pages d&rsquo;un album photo de famille sans éprouver la moindre nostalgie. Puis sombre peu à peu dans un espèce de délire.</p>
<p><strong>C&rsquo;est quoi l&rsquo;amour?</strong></p>
<p align="left">Comment dans ce contexte l&rsquo;amour se manifeste-t-il? Par des regards chargés de tendresse mais aussi d’angoisse, par des gestes bienveillants, des paroles. Face à l&rsquo;état de plus en plus difficilement supportable de son épouse, perdant peu à peu l&rsquo;élocution et répétant inlassablement &laquo;&nbsp;mal, mal&nbsp;&raquo;, Georges raconte des souvenirs, des histoires d&rsquo;enfant, aux effets apaisants. Mais la patience du garde-malade s’émousse et laisse alors la place à la détresse. Jusqu&rsquo;où l&rsquo;amour peut-il aller? Haneke donne sa réponse dans une scène saisissante. Cette réponse est contestable.<br />
Quoi qu&rsquo;il en soit, ce témoignage sur la finitude de l&rsquo;être humain, sur la manière de gérer la souffrance et la dépendance de l&rsquo;autre, nous questionne. Aidé en cela par l&rsquo;exceptionnel jeu des acteurs. Emmanuelle Riva est bouleversante tandis que Jean-Louis Trintignant compose un vieux monsieur aussi touchant qu&rsquo;impénétrable dans la réalité de ses sentiments. Bref, une œuvre, certains diront même chef-d&rsquo;œuvre, dont on ne ressort pas indemne.</p>
<p align="left">Pierre GRANIER</p>
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		<title>Benda Bilili, au-delà des apparences&#8230;</title>
		<link>http://info.catho.be/2012/10/03/benda-bilili-au-dela-des-apparences/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 09:12:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Leconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Staff Benda Bilili était mardi 2 octobre en concert au KVS (Théâtre Royal Flamand) à Bruxelles. Ces musiciens des rues de Kinshasa, devenus paraplégiques à cause de la poliomyélite, ont déchaînés le public bruxellois avec leurs instruments improvisés et leur appropriation de la rumba/soukous. Avec leur nouvel album, &#171;&#160;Bouger le Monde&#160;&#187;, les musiciens en chaises roulantes s&#8217;imposent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/10/IMG_04711.jpg" rel="lightbox[20154]" title="coco, un des leaders"><img class="alignleft size-medium wp-image-20160" title="coco, un des leaders" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/10/IMG_04711-500x406.jpg" alt="" width="500" height="406" /></a>Staff <a href="http://info.catho.be/tag/benda-bilili/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Benda Bilili">Benda Bilili</a> était mardi 2 octobre en concert au KVS (Théâtre Royal Flamand) à Bruxelles. Ces musiciens des rues de Kinshasa, devenus paraplégiques à cause de la poliomyélite, ont déchaînés le public bruxellois avec leurs instruments improvisés et leur appropriation de la rumba/soukous. Avec leur nouvel album, &laquo;&nbsp;Bouger le Monde&nbsp;&raquo;, les musiciens en chaises roulantes s&rsquo;imposent dans la cour des grands !</strong></em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Benda Bilili&nbsp;&raquo; ou regarder au-delà des apparences. A l&rsquo;origine, les membres de Benda Bilili dormaient dans les rues de Kinshasa et répétaient dans un jardin zoologique à moitié abandonné, entourés d&rsquo;enfants des rues. Leur musique est devenue un moteur de réintégration sociale pour de nombreuses personnes handicapées en République Démocratique du <a href="http://info.catho.be/tag/congo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Congo">Congo</a>. A les voir se déhancher sur leurs chaises avec une énergie quasi surhumaine, on comprend mieux le combat quotidien qu&rsquo;ils mènent. En Afrique, l&rsquo;<a href="http://info.catho.be/tag/handicap/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec handicap">handicap</a> est tabou et un facteur d&rsquo;exclusion&#8230; La lutte de Benda Bilili est un refus de cette fatalité, un pied de nez à la loi du plus fort qui sévit au Congo.</p>
<p><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/10/IMG_0467.jpg" rel="lightbox[20154]" title="Benda Bilili"><img class="alignleft size-medium wp-image-20157" title="Benda Bilili" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/10/IMG_0467-500x350.jpg" alt="" width="500" height="350" /></a>Après leur premier album &laquo;&nbsp;Très Très Fort&nbsp;&raquo; en 2009, le groupe est devenu l&rsquo;un des plus emblématiques d&rsquo;Afrique, à l&rsquo;instar de Papa Wemba&#8230; Leur voix est pure et entêtante, captivant la foule. Leur rage de vivre fait lever les plus récalcitrants de leur chaise dans les gradins du Théâtre Royal Flamand.</p>
<p><strong>Au-delà de la musique, un film…</strong></p>
<p>Au début, les français Florent de La Tullaye et Renaud Barret voulaient faire un documentaire sur la musique urbaine de Kinshasa. Mais, après avoir découvert ce groupe unique de paraplégiques, ils décidèrent de leur consacrer un long-métrage, Benda Bilili!&#8230;</p>
<p>Dans le cadre de ce travail, ils présentèrent le groupe au label indépendant bruxellois Crammed Discs et à son ingénieur-réalisateur musical maison Vincent Kenis, producteur de Konono N°1, de Kasai Allstars et de la série Congotronics (musique typique des zones urbaines de Kinshasa).</p>
<p>Le film a été présenté au <a href="http://info.catho.be/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Festival">Festival</a> de <a href="http://info.catho.be/tag/cannes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Cannes">Cannes</a> 2010. Après avoir fait sensation sur la croisette, Benda Bilili! est sorti en salle et a récolté de partout des critiques positives.</p>
<p>La dream team en chaise roulante enchaîne à présent les tournées en Europe, en Australie et au Japon.</p>
<p>Léon « Ricky » Likabu, Coco Yakala Ngambali, Théo « Coude » Nzonza Nsituvuidi, Djunana Tanga-Suele, Zadis Mbulu Nzungu, Kabamba Kabose Kasungo, Paulin « Cavalier » Kiara-Maigi, Roger Landu, Cubain Kabeya, Randy Buda  : Une véritable success story émouvante et enchanteresse…</p>
<p>Anne Leconte</p>
<p><em> Ci-dessous la Bande annonce du film Benda Bilili! : </em></p>
<p><object width="500" height="281" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pM7FEzlbp5c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="281" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/pM7FEzlbp5c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>Cinéma: &#171;&#160;Superstar&#160;&#187;, icône malgré lui</title>
		<link>http://info.catho.be/2012/08/29/cinema-superstar-icone-malgre-lui/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Aug 2012 09:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Voici l&#8217;étrange histoire d&#8217;un anonyme qui devient célèbre sans le vouloir. Et plus cet homme refuse cette célébrité,  plus les gens vont s&#8217;intéresser à lui au point d&#8217;en faire une icône. Dans ce film quasi kafkaïen, le spectateur est entraîné dans l&#8217;inquiétant et impitoyable univers médiatique. C&#8217;est troublant, divertissant et rempli de sens.
&#171;&#160;À l’avenir, chacun [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/08/Superstar-web.jpg" rel="lightbox[18323]" title="Superstar-web"><img class="alignleft size-medium wp-image-18324" title="Superstar-web" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/08/Superstar-web-500x334.jpg" alt="" width="500" height="334" /></a>Voici l&rsquo;étrange histoire d&rsquo;un anonyme qui devient célèbre sans le vouloir. Et plus cet homme refuse cette célébrité,  plus les gens vont s&rsquo;intéresser à lui au point d&rsquo;en faire une icône. Dans ce film quasi kafkaïen, le spectateur est entraîné dans l&rsquo;inquiétant et impitoyable univers médiatique. C&rsquo;est troublant, divertissant et rempli de sens.</strong></em></p>
<p>&laquo;&nbsp;À l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale&nbsp;&raquo;, a dit l&rsquo;artiste américain Andy Warhol. Après avoir vu &laquo;&nbsp;Superstar&nbsp;&raquo;, on espère que cela ne durera effectivement qu&rsquo;un quart d&rsquo;heure. Car finalement, rien de pire que de devenir célèbre sans l&rsquo;avoir voulu. C&rsquo;est malheureusement ce qui arrive au héros de ce film réalisé par Xavier Giannoli. Alors qu’il prend son métro comme chaque matin pour aller travailler, Martin Kazinski (Kad Merad), un honnête homme tout ce qu&rsquo;il y a de plus &laquo;&nbsp;banal&nbsp;&raquo;, se retrouve filmé, photographié et assailli par des demandes d&rsquo;autographe. On ne sait d&rsquo;où cela vient, ni pourquoi, mais le &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo; est là. Et une chaîne de télévision va s&rsquo;emparer de cette histoire. La journaliste Fleur Arnaud (Cécile de France) va convaincre Martin de venir parler de son refus de devenir célèbre dans un &laquo;&nbsp;talk-show&nbsp;&raquo;. Celui-ci accepte une première fois, puis une deuxième, ce qui le précipite dans une mécanique absurde et dangereuse.</p>
<p><strong>Descente en absurdie</strong></p>
<p>Dans cette adaptation très libre de &laquo;&nbsp;L’idole&nbsp;&raquo;, un roman de Serge Joncour paru en 2005, le réalisateur traite ainsi de la folie d&rsquo;un système qui fait que les gens vont encore plus s&rsquo;intéresser à un inconnu parce que ce dernier refuse précisément cette célébrité. Cette folie jaillit dès la première scène qui traduit l&rsquo;emballement médiatique. Elle ne quittera plus le film, se faisant parfois oppressante mais aussi comique, version absurde. Accentuée par les lumières anxiogènes des supermarchés, des plateaux télé, des parkings souterrains, cette folie transparaît également dans les crises de démangeaisons et le cri primal que poussera Martin lors de son deuxième passage en télé, poussé à bout par un psychanalyste…<br />
La charge contre les médias est évidemment féroce, en particulier contre un genre d&rsquo;émissions de télé capables d&rsquo;exploiter le vide pour en produire un spectacle. Mais le film montre aussi la manière dont tout le monde s&rsquo;entraîne mutuellement dans cette course folle, offrant au passage une intéressante réflexion sur la question des icônes dans une société. Dépossédé de lui-même, perdant le contrôle de son existence, Mathieu est élu, choisi. On l&rsquo;envisage même comme le Messager. On va l’aimer puis le haïr, l’aduler puis le brûler comme une idole.</p>
<p><strong>Droiture</strong></p>
<p>Dans un registre dont il est moins coutumier, Kad Merad livre ici une nouvelle facette de son talent, avec un égarement à la fois drôle et tragique. En face de lui, Cécile De France campe avec beaucoup de justesse une journaliste finalement prise au piège du cynisme ambiant.<br />
Mais tout compte fait, il y a aussi une morale dans ce film. Car ce qui sauvera Martin, c&rsquo;est la droiture de son comportement. Même dépassé par les événements, il ne déviera jamais de sa seule envie de retrouver l&rsquo;anonymat, refusant toutes les tentations qu&rsquo;on lui présente.  Il ne deviendra finalement pas le personnage que la société aurait voulu qu&rsquo;il joue, préservant intacte son humanité qu&rsquo;il partagera avec d&rsquo;autres éclopés de la célébrité.</p>
<p>Pierre GRANIER</p>
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		<title>L&#8217;évêque qui gravit les marches de Cannes&#8230;</title>
		<link>http://info.catho.be/2012/05/24/leveque-qui-gravis-les-marches-de-cannes/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 11:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Leconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Président du Conseil pour la communication à la Conférence des évêques de France, l&#8217;évêque de Soisson, Mgr Hervé Giraud, était invité à fouler le tapis rouge et à gravir les fameuses marches, du palais des Festivals de Cannes.
Invité par Signis (l&#8217;association catholique mondiale pour la communication), Mgr Hervé Giraud a accompagné le Jury œcuménique du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/05/Canne-2012.jpg" rel="lightbox[15729]" title="Cannes 2012"><img class="alignleft size-full wp-image-15730" title="Cannes 2012" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/05/Canne-2012.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Président du Conseil pour la communication à la Conférence des évêques de France, l&rsquo;<a href="http://info.catho.be/tag/eveque/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec évêque">évêque</a> de Soisson, Mgr Hervé Giraud, était invité à fouler le tapis rouge et à gravir les fameuses marches, du palais des Festivals de <a href="http://info.catho.be/tag/cannes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Cannes">Cannes</a>.</strong></em></p>
<p>Invité par Signis (l&rsquo;association catholique mondiale pour la communication), Mgr Hervé Giraud a accompagné le Jury œcuménique du 19 au 23 mai au plus prestigieux <a href="http://info.catho.be/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Festival">festival</a> du cinéma.</p>
<p>En effet, comme chaque année depuis 40 ans, un Jury œcuménique, composé de chrétiens de diverses origines, attribue un prix à un des films de la compétition officielle. Ce prix œcuménique, qui sera décerné  le 26 mai, récompense un film pour ses qualités artistiques et son message, proche des valeurs de l’Evangile. Il affirme ainsi l’importance de l’art pour tous les croyants et le souci des chrétiens d’être au cœur du monde à travers le travail des artistes contemporains, apprend-on sur le site de Signis.</p>
<p>Dans le Jury œcuménique 2012, 6 membres. Des chrétiens engagés mais aussi des professionnels du cinéma, venant de France, du Canada, du Togo et de Bulgarie, qui étaient présidés pour cette année par le Suisse Charles Martig.</p>
<p><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/05/hervé-giraud.jpg" rel="lightbox[15729]" title="Mgr Herve Giraud"><img class="alignright size-full wp-image-15731" title="Mgr Herve Giraud" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/05/hervé-giraud.jpg" alt="" width="400" height="320" /></a>D&rsquo;après le quotidien La Croix, l&rsquo;évêque de Soisson ne s’attendait pas à pouvoir un jour monter les célèbres marches du palais. Pendant cinq jours, il a pu améliorer sa connaissance du monde du 7ème art.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>On accède pleinement à l’humanité par la culture</em>&laquo;&nbsp;, explique-t-il à La Croix. &laquo;&nbsp;<em>Il est donc souhaitable de développer des liens avec ce milieu, en particulier le cinéma où s’anticipent souvent de profonds débats sociétaux</em>&laquo;&nbsp;.  Par exemple, le film de Michael Haneke, Amour, &laquo;&nbsp;<em>pose des questions sur l’accompagnement mutuel dans la fin de vie</em>&laquo;&nbsp;, selon Mgr Hervé Giraud.</p>
<p>Mgr Giraud a présidé, dimanche 20 mai, la messe du festival, dans l’église Notre-Dame-du-Bon-Secours, toute proche du Grand Palais. Son prêche portait sur la parole et le silence. &laquo;&nbsp;<em>Il m’a paru important de redire que, dans ce monde qui bruisse, le silence permet de mieux écouter</em>&laquo;&nbsp;, affirme-t-il à La Croix.</p>
<p>Un beau clin d&rsquo;œil de cet évêque sur la Croisette.</p>
<p>A.L</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le fils de l&#8217;autre</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 10:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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      À travers le portrait de deux jeunes adultes dont les &#171;&#160;identités&#160;&#187; ont été échangées à la naissance, le film &#171;&#160;Le fils de l&#8217;autre&#160;&#187; offre un regard singulier et apaisé sur le conflit israélo-palestinien.
&#160;
Alors que Joseph (Jules Sitruk) s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, le résultat de son analyse de sang fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/04/Film-Fils-de-lautre.jpg" rel="lightbox[14636]" title="Fils de l'Autre"><img class="alignleft size-full wp-image-14638" title="Fils de l'Autre" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/04/Film-Fils-de-lautre.jpg" alt="" width="493" height="328" /></a>À travers le portrait de deux jeunes adultes dont les &laquo;&nbsp;identités&nbsp;&raquo; ont été échangées à la naissance, le film &laquo;&nbsp;Le fils de l&rsquo;autre&nbsp;&raquo; offre un regard singulier et apaisé sur le conflit israélo-palestinien.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que Joseph (Jules Sitruk) s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, le résultat de son analyse de sang fait apparaître une aberration aux yeux de sa mère, médecin. Le rhésus de son fils est totalement impossible au vu de son groupe sanguin et de celui de son mari. Une enquête interne dans les services hospitaliers aboutit à une explication au fait que cet enfant ne puisse pas être le fils biologique de ses parents. Il a en fait été échangé par mégarde à sa naissance avec un bébé palestinien,Yacine (Mehdi Dehbi), après qu&rsquo;un bombardement ait entraîné l&rsquo;évacuation de la maternité. Convoqués par le directeur de cet établissement, les parents de Joseph et Yacine apprennent donc ensemble la terrible vérité, 18 ans après les faits.</p>
<p><strong>Qui est qui ?</strong></p>
<p>La tentation est évidemment grande d&rsquo;évoquer ici  &laquo;&nbsp;La vie est un long fleuve tranquille&nbsp;&raquo; pour évoquer le point de départ de ce joli film.  Mais la comparaison s&rsquo;arrête vite. Car là où Étienne Chatiliez avait choisi le ton de la comédie féroce sur fond de clivage social, la réalisatrice Lorraine Lévy a opté pour le drame en inscrivant son film dans le conflit israélo-palestinien.<br />
Dans un tel contexte, la question de l&rsquo;identité qui traverse ce long-métrage de part en part, résonne forcément avec une acuité particulière. &laquo;&nbsp;Tu veux dire que je suis l&rsquo;Autre et que l&rsquo;Autre c&rsquo;est moi ?&nbsp;&raquo; questionne ainsi Joseph lorsque sa mère lui apprend la nouvelle. Un peu plus tard, c&rsquo;est au tour de Yacine de s&rsquo;interroger: &laquo;&nbsp;Je suis mon pire ennemi et je dois m&rsquo;aimer quand même. Tu ne te dis jamais ça?&nbsp;&raquo;, demande-t-il à Joseph.<br />
Pour les parents, les réactions épousent une symétrie quasi parfaite. Les mères (superbement interprétées par Emmanuelle Devos et Areen Omari), d&rsquo;abord effondrées, vont vite se laisser gagner par l&rsquo;émotion et la joie d&rsquo;agrandir leur famille en &laquo;&nbsp;retrouvant&nbsp;&raquo; leur enfant. Ce sera plus difficile pour les pères (Pascal Elbé et Khalifa Natour), dépassés par cette nouvelle extravagante, qui prennent d&rsquo;abord la tangente et se murent dans le silence.</p>
<p><strong>Un film de paix</strong></p>
<p>Quant aux deux jeunes intéressés, ils vont survivre à cette remise en question de leur vie et de leurs origines en découvrant intelligemment l&rsquo;autre, sa famille, son pays et ses habitants dont on leur avait appris à se méfier. Pour Yacine, qui a fait ses études en France et s&rsquo;est déjà un peu affranchi de sa famille, ce nouveau passeport apparaît comme un sésame qui lui permet de passer sans encombre les check-points. Pour Joseph, qui vit encore dans le cocon familial surprotecteur, cela semble en revanche plus compliqué. N&rsquo;étant plus juif par sa mère, sa judéité est remise en question par le rabbin lui-même…<br />
En filmant d&rsquo;abord l&rsquo;histoire d&rsquo;une jeunesse, l&rsquo;œuvre de Lorraine Lévy n&rsquo;a pas de prétention politique, idéologique ou religieuse. C&rsquo;est l&rsquo;humain qui est ici privilégié. Le film est simplement juste, généreux, touchant, peut-être un peu naïf. Il offre en tous cas une agréable bouffée d&rsquo;optimisme.</p>
<p>Pierre GRANIER</p>
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		<title>L’Hiver dernier</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 09:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernadette Lennerts</dc:creator>
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L&#8217;hiver dernier est un film belge à l&#8217;affiche actuellement dans nos salles. La beauté des images et les questions soulevées emmènent tout naturellement le spectateur vers la contemplation et la réflexion. Un film qui trouve sa place en cette semaine sainte. Ci-dessous, une mise en bouche signée Alain Arnould, aumônier des artistes.
S’il fallait caractériser le [...]]]></description>
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      <p><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/04/Lhiver_dernier.jpg" rel="lightbox[14459]" title="Lhiver_dernier"><img class="alignnone size-full wp-image-14460" title="Lhiver_dernier" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/04/Lhiver_dernier.jpg" alt="" width="450" height="463" /></a></strong></p>
<p><strong>L&rsquo;hiver dernier est un film belge à l&rsquo;affiche actuellement dans nos salles. La beauté des images et les questions soulevées emmènent tout naturellement le spectateur vers la contemplation et la réflexion. Un film qui trouve sa place en cette semaine sainte. Ci-dessous, une mise en bouche signée Alain Arnould, aumônier des artistes.</strong></p>
<p>S’il fallait caractériser le premier long-métrage de John Shank, les qualificatifs d’audace et de beauté viendraient sans doute à l’esprit. Audace du cinéaste belgo américain qui nous plonge dans la dureté d’un monde rural désemparé par le monde contemporain et qui déploie une grande sobriété au diapason du monde austère qu’il évoque. Audace de Johann, le jeune agriculteur et personnage central du film interprété avec justesse par Vincent Rottiers, qui seul contre un monde se débat pour conserver la culture ancestrale de sa ferme dans une solitude que personne ne peut venir percer. Beauté des prises de vues témoignant de l’émerveillement de Shank pour l’environnement de l’Aubrac, de ses habitants et de son bétail de salerses. Les close-ups des regards, tant des humains que des bovins nous font découvrir la beauté dans les détails, alors que les vastes panoramas du Massif Central invitent à regarder au-delà de ce qui est visible. La fascination de Shank pour la lumière donne à ce film des élans caravagesques. Sondage en profondeur aussi de la psychologie des caractères des personnages. Leur rudesse n’empêche pas la tendresse d’un regard, d’un geste ou d’une attitude jalonnant ainsi le film de poignants moments lyriques. Rien n’est superficiel ou laissé au hasard.</p>
<p>Mais les termes d’audace et de beauté ne pourraient suffire pour décrire ce film inclassable. Pendant 143 minutes, John Shank interrompt notre vie frénétique pour nous inviter à un rythme de contemplation et de réflexion. La tragédie de Johann ne connaît que peu de rebondissements. L’importance du film n’est pas dans l’action, mais dans le cheminement de cet éleveur, qui n’a rien d’un José Bové. Et parfois le chemin est au moins aussi important que la destination.</p>
<p>Il faut recevoir ce film plutôt que le voir. Les thématiques qu’il effleure sont multiples. Lors de l’enterrement du marchand de bétail retentit le <em>Et in terra pax hominibus bonae voluntatis </em>du <em>Gloria</em> de Vivaldi, cette hymne à l’incarnation. C’est bien la question de la place de l’homme dans la création qui est abordée ici. Et quand Johann se fait interpeller <em>Pourquoi ne laisses-tu pas le monde aller à son rythme ?, </em>c’est la question de notre résistance et de notre idéalisme qui se présente. La pesante tristesse de l’histoire n’empêche pas l’espérance de pointer le nez. En fin de film, Johann, même seul et accablé par ses échecs, trouve encore des forces pour poursuivre son chemin. Et deux enfants qui ont suivi Johann dans son combat scrutent les horizons. Dans leur regard se lit une volonté de reprendre le flambeau. Malgré les capacités sociales extrêmement limitées de Johann, son idéal est transmis à une nouvelle génération. Voilà donc pourquoi le récit de Johann conte son hiver dernier et non son dernier hiver.</p>
<p><em>L’Hiver Dernier</em>. Réalisateur : John Shank. Acteurs : Vincent Rottiers, Anaïs Demoustier, Florence Loiret-Caille, Michel Subor, Aurore Clément, Carlo Brandt et Théo Laborie.</p>
<p>Alain Arnould OP</p>
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		<title>Cinéma: Bruegel, comme si vous y étiez</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 10:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      «Le portement de croix» est un des chefs-d’œuvre de Bruegel. Par la magie des nouvelles technologies numériques, il est devenu une fascinante fresque animée dans laquelle le peintre nous explique le sens de son œuvre, qui relate un épisode de la Passion du Christ.
Le film «La croix et le moulin» actuellement projeté à Bruxelles, est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/03/Bruegel-film.jpg" rel="lightbox[13727]" title="Bruegel-film"><img class="alignleft size-medium wp-image-13729" title="Bruegel-film" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/03/Bruegel-film-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a><em>«Le portement de croix» est un des chefs-d’œuvre de Bruegel. Par la magie des nouvelles technologies numériques, il est devenu une fascinante fresque animée dans laquelle le peintre nous explique le sens de son œuvre, qui relate un épisode de la Passion du Christ.</em></strong></p>
<p>Le film <em>«La croix et le moulin»</em> actuellement projeté à Bruxelles, est un long-métrage d’1h30 tout à fait original et incroyablement ambitieux. Original, car cette œuvre de Lech Majewski est une véritable leçon d’histoire de l’art sur une des œuvres majeures de Bruegel: Le Portement de Croix. Le scénario a d’ailleurs été co-écrit avec Michael Francis Gibson, historien d’art américain né en Belgique (qui a étudié à Louvain) et auteur d’une analyse de cette œuvre. Ambitieux, car ce que le réalisateur propose ici est de «plonger» littéralement le spectateur dans le tableau et lui faire suivre le parcours d’une douzaine de personnages parmi tous ceux (on les évalue à 500!) qui composent la peinture. Il imagine leur journée, dès l’aube: celle du meunier, celle d’un jeune couple qui part vendre un veau au marché, celle de Bruegel lui-même (interprété par Rutger Hauer) et de sa nombreuse famille ou bien encore celle de son ami le collectionneur Nicholas Jonghelinck (Michael York). Ces histoires, et leurs destinées parfois cruelles, s’entrelacent ainsi dans des paysages peuplés de villageois et de cavaliers rouges, surplombés par cet étrange moulin juché sur un piton rocheux. Un moulin aux mécanismes gigantesques placés dans les entrailles de la montagne, qui évoque à la fois le grain nourricier et la roue qui broie les êtres.</p>
<p><strong>Le Christ, central mais invisible</strong></p>
<p>L’action du tableau se passe en 1564, alors que les Flandres subissent l’occupation brutale des Espagnols qui traquent les hérétiques pendant cette période des guerres de religions. Mais si la fresque est aussi une chronique tourmentée d’un pays en plein chaos, c’est surtout une des scènes de la Passion du Christ que Bruegel a transposée dans son époque. Il a en fait utilisé la situation politique de son temps pour faire comprendre l&rsquo;histoire du messie à ses contemporains.<br />
Cette scène, c’est celle du Golgotha. Cet épisode évangélique était un thème pictural répandu à cette époque. Sauf qu’ici, on ne voit pas Jésus; au mieux sa croix. Il y a tant de monde et d’agitation autour que le drame qui se joue ici, au centre même du tableau, est traité comme un détail. Il n’y a que la Vierge Marie, au premier plan, soutenue par Jean et entourée de deux femmes suppliantes, qui soit vraiment mise en valeur. Ce que nous dit ainsi Bruegel, en l’expliquant à son ami Jonghelinck, c’est qu’en s’activant à leurs tâches quotidiennes, les personnages passent à côté de l’essentiel.<br />
Dans cette œuvre tout autant esthétique que didactique, les dialogues sont particulièrement parcimonieux. Seuls Bruegel, le collectionneur et, en voix off, Marie (incarnée par Charlotte Rampling) prennent la parole, avec solennité. L’échange du peintre avec son commanditaire nous offre une belle métaphore arachnéenne aux allures de parabole. En effet, Bruegel a peint cette toile avec le même but que l’araignée lorsqu’elle tisse la sienne: en espérant que l’œil de celui qui va regarder soit prisonnier de sa composition.<br />
En avançant par saynètes, le réalisateur polonais place progressivement chaque élément du puzzle que constitue ce tableau. Et quand la dernière pièce est placée apparaît enfin l’œuvre originale filmée dans son écrin du musée des Beaux-Arts de Vienne.  C&rsquo;est le plan final de cette aventure cinématographique dans laquelle il faut se laisser glisser sans résistance…</p>
<p>Pierre GRANIER</p>
<p>&laquo;&nbsp;Bruegel &#8211; La croix et le moulin&nbsp;&raquo; , au cinéma &laquo;&nbsp;Galeries&nbsp;&raquo; (dans les Galeries de la Reine, à Bruxelles)</p>
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		<title>Cinéma: l&#8217;affaire Chebaya, un crime d&#8217;Etat?</title>
		<link>http://info.catho.be/2012/02/29/cinema-laffaire-chebaya-un-crime-detat/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 08:41:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Le dernier film de Thierry Michel sort ce mercredi 29 février sur les écrans. Il est consacré à l&#8217;affaire Chebaya, du nom de ce militant congolais des Droits de l&#8217;homme assassiné en 2010. Avec le procès de cinq policiers comme fil rouge, le réalisateur part en quête de vérité sur cet assassinat aux relents politiques.
Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/02/Général-Numbi-Tribunal-2©Th-Michel.jpg" rel="lightbox[13558]" title="Général Numbi Tribunal 2©Th Michel"><img class="alignleft size-medium wp-image-13559" title="Général Numbi Tribunal 2©Th Michel" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/02/Général-Numbi-Tribunal-2©Th-Michel-500x333.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a><em>Le dernier film de Thierry Michel sort ce mercredi 29 février sur les écrans. Il est consacré à l&rsquo;affaire Chebaya, du nom de ce militant congolais des Droits de l&rsquo;homme assassiné en 2010. Avec le procès de cinq policiers comme fil rouge, le réalisateur part en quête de vérité sur cet assassinat aux relents politiques</em>.</strong></p>
<p>Dans leurs impeccables uniformes bleus, cinq officiers de police inculpés comparaissent devant cinq officiers de l&rsquo;armée en treillis vert chargés de rendre la justice. C&rsquo;est avec cette étonnante symétrie de couleurs, de fonctions et de raideur que s&rsquo;ouvre le procès singulier destiné à faire la lumière sur l&rsquo;assassinat de Floribert Chebaya. Cet activiste des droits de l&rsquo;homme, directeur exécutif de &laquo;&nbsp;La voix des sans voix&nbsp;&raquo;, une des plus importantes ONG de la République Démocratique du <a href="http://info.catho.be/tag/congo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Congo">Congo</a>, a été retrouvé assassiné dans sa voiture, le 2 juin 2010. Une grossière mise en scène voulait faire croire à un crime sexuel. Mais très vite, l&rsquo;opinion publique nationale et internationale dénonce un crime d&rsquo;État.</p>
<p>À la veille des festivités destinées à célébrer le 50e anniversaire de l&rsquo;indépendance du pays, la pression du peuple mais aussi de la diplomatie internationale est suffisamment grande pour qu&rsquo;une enquête &laquo;&nbsp;indépendante, impartiale et transparente&nbsp;&raquo; soit ordonnée. À l&rsquo;issue de celle-ci, plusieurs policiers (dont le chef des services spéciaux) sont arrêtés. C&rsquo;est leur procès que filme Thierry Michel.</p>
<p>Ce réalisateur belge nous raconte la République Démocratique du Congo depuis 20 ans. Il s&rsquo;intéresse à ses richesses, à ses misères, à ses habitants, à ses dirigeants. On lui doit notamment l&rsquo;excellent &laquo;&nbsp;Congo River&nbsp;&raquo; (2005) ou bien encore &laquo;&nbsp;Katanga Business&nbsp;&raquo;.  La mort de Floribert Chebeya a été l&rsquo;élément déclencheur du thème de son dernier film. <em>&laquo;&nbsp;Dès que j&rsquo;ai entendu parler de son assassinat, j&rsquo;ai pris ma caméra et je suis parti en RDC Congo. Je connaissais Floribert depuis les massacres historiques lors de la marche des chrétiens en 1993. J&rsquo;avais une grande estime pour son courage, son idéal, son intégrité&nbsp;&raquo;</em>, explique Thierry Michel qui n&rsquo;imaginait pas que l&rsquo;aventure de ce tournage serait aussi longue: un an, entrecoupé de sept allers-retours pour Kinshasa.</p>
<p><strong>Comme au théâtre</strong></p>
<p>Ce tournage à rebondissements lui a demandé beaucoup de patience, d&rsquo;obstination et de courage. Après avoir filmé l&rsquo;enterrement de Chebeya (et l&rsquo;homélie du prêtre, particulièrement inspirée) ainsi que les manifestations qu&rsquo;avait provoquées ce crime, Thierry Michel a commencé ses investigations. Parallèlement, les autorités congolaises et le tribunal militaire lui ont laissé toute liberté pour installer sa caméra durant les 8 mois qu&rsquo;a duré le procès dans l&rsquo;enceinte de la prison de Makala. Pour autant, le réalisateur a senti une menace &laquo;&nbsp;diffuse&nbsp;&raquo; autour de son projet, qui s&rsquo;est notamment traduite par la démission de certains de ses collaborateurs et par de grandes difficultés à trouver l&rsquo;argent nécessaire à sa production.</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, le documentaire est désormais sur les écrans de Belgique et le réalisateur compte bien le présenter un peu partout au Congo. Ni militant, ni politiquement correct, ce film raconte la quête d&rsquo;une vérité. C&rsquo;est un puzzle dont on assemble les pièces: témoignages, points de vue, faits, preuves, interviews des acteurs, des témoins, des avocats, de la famille.<br />
Il montre les forces et les faiblesses, le sérieux et les manques de ce procès où tout se joue comme au théâtre avec le non-dit, les tics nerveux, les dénégations appuyées et les regards qui en disent plus long que les discours.</p>
<p>Pierre GRANIER</p>
<p>Légende photo: Principal suspect, le général Numbi, chef de la police congolaise, est certes apparu à ce procès mais n&rsquo;a pas été jugé&#8230;© Thierry Michel</p>
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		<title>Mother Dolores, une étoile à Hollywood</title>
		<link>http://info.catho.be/2012/02/23/mother-dolores-une-etoile-a-hollywood/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 16:25:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Leconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[CathoBel International]]></category>
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      Une mère prieure à la fabuleuse cérémonie des Oscars&#8230; c&#8217;est possible ! Mère Dolores, de l’abbaye bénédictine de Regina Laudis dans le Connecticut, était fièrement campé sur le tapis rouge, au milieu des grandes stars d&#8217;Hollywood, le 22 février dernier. Etoile parmi les étoiles, la mère prieure pourrait recevoir la mythique statuette d&#8217;or lors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/02/slideshow_1002302903_AP111222130457.jpg" rel="lightbox[13409]" title="Mother Dolores "><img class="alignleft  wp-image-13410" title="Mother Dolores " src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/02/slideshow_1002302903_AP111222130457.jpg" alt="" width="210" height="270" /></a>Une mère <a href="http://info.catho.be/tag/prieure/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec prieure">prieure</a> à la fabuleuse cérémonie des <a href="http://info.catho.be/tag/oscars/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec oscars">Oscars</a>&#8230; c&rsquo;est possible ! Mère Dolores, de l’abbaye bénédictine de Regina Laudis dans le Connecticut, était fièrement campé sur le tapis rouge, au milieu des grandes stars d&rsquo;Hollywood, le 22 février dernier. Etoile parmi les étoiles, la mère <a href="http://info.catho.be/tag/prieure/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec prieure">prieure</a> pourrait recevoir la mythique statuette d&rsquo;or lors de la soirée de remise des Oscars, pour le documentaire réalisé sur son couvent &laquo;&nbsp;God is the bigger Elvis&nbsp;&raquo;. L&rsquo;occasion également de recevoir un hommage à sa gloire d&rsquo;antan quand elle portait encore le nom de Dolores Hart…</strong></em><em><strong><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/02/Dolores-Hart-Elvis-Presley-011.jpg" rel="lightbox[13409]" title="Dolores Hart &amp; Elvis Presley "><img class="alignright  wp-image-13412" title="Dolores Hart &amp; Elvis Presley " src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/02/Dolores-Hart-Elvis-Presley-011.jpg" alt="" width="198" height="252" /></a></strong></em></p>
<p>Née en 1938 à Chicago, Mother Dolores ou plutôt Dolores Hart fut une des grandes actrices hollywoodiennes dans les années 1960. Belle et talentueuse, ses partenaires à l&rsquo;écran étaient Gary Cooper, Anthony Queen, George Hamilton… sans oublier le King, Elvis Presley !</p>
<p>Sa vie changea du tout au tout lors d&rsquo;un tournage à Rome, où elle incarnait Sainte Claire dans le film de Michael Curtiz, &laquo;&nbsp;François d&rsquo;Assise&nbsp;&raquo;. Elle fut à cette occasion présentée au pape Jean XXIII… &laquo;&nbsp;<em>Je suis Dolores Hart, l&rsquo;actrice qui incarne Claire</em>&laquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;<em>Non</em>&laquo;&nbsp;, lui a répondu le pape. &laquo;&nbsp;<em>Vous êtes Claire</em> <em><strong></strong></em>!&nbsp;&raquo;.<em><strong></strong></em></p>
<p>Bouleversée et touchée par ces propos, Dolores plaqua Hollywood, fiancé et paillettes pour entrer dans l&rsquo;abbaye de Regina Laudis en 1963. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2006 qu&rsquo;elle revint à ses premiers amours avec le documentaire sur son abbaye.</p>
<p>A.L</p>
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