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	<title>L&#039;information en continu des Médias Catholiques &#187; Culture</title>
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		<title>L&#039;information en continu des Médias Catholiques</title>
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		<title>L&#8217;Eglise va-t-elle disparaître ?</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/05/21/leglise-va-t-elle-disparaitre/</link>
		<comments>http://info.catho.be/2013/05/21/leglise-va-t-elle-disparaitre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 12:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal André</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Faute de prêtres et de vocations, l&#8217;Eglise catholique va-t-elle disparaître ? Telle est la question que se pose Jean-Claude Barreau, non sans proposer des pistes concrètes pour sortir de la crise actuelle. Pour lui, l&#8217;Eglise peut encore être sauvée et elle le mérite.
Bien qu&#8217;âgé de 80 ans, Jean-Claude Barreau n&#8217;a rien perdu de son mordant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/05/21/leglise-va-t-elle-disparaitre/jean-claude-barreau/" rel="attachment wp-att-32893"><img class="aligncenter size-medium wp-image-32893" title="Jean-Claude Barreau" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/05/Jean-Claude-Barreau-500x372.jpg" alt="" width="500" height="372" /></a>Faute de prêtres et de vocations, l&rsquo;Eglise catholique va-t-elle disparaître ? Telle est la question que se pose Jean-Claude Barreau, non sans proposer des pistes concrètes pour sortir de la crise actuelle. Pour lui, l&rsquo;Eglise peut encore être sauvée et elle le mérite.</strong></em></p>
<p>Bien qu&rsquo;âgé de 80 ans, Jean-Claude Barreau n&rsquo;a rien perdu de son mordant et de sa lucidité. Auteur de nombreux essais sur l&rsquo;Eglise, la foi et l&rsquo;engagement chrétien, cet ancien prêtre s&rsquo;interroge, dans son dernier livre, sur l&rsquo;avenir du catholicisme. Certes, l&rsquo;Eglise &laquo;&nbsp;<em>conserve belle apparence</em>&laquo;&nbsp;, reconnaît-il, faisant allusion aux JMJ et au faste des pompes vaticanes, mais il faut bien reconnaître que le monde &laquo;&nbsp;postmoderne&nbsp;&raquo; lui est de plus en plus étranger, voire hostile. &laquo;&nbsp;<em>Cependant</em>&laquo;&nbsp;, poursuit l&rsquo;auteur, &laquo;&nbsp;<em>cette hostilité latente n&rsquo;explique pas la crise de l&rsquo;Eglise. Aux temps romains, ni la profonde répugnance des intellectuels ni les pogroms n&rsquo;empêchèrent l&rsquo;expansion du christianisme, bien au contraire.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Non, ce qui inquiète surtout Jean-Claude Barreau, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;<em>la disparition rapide du <a href="http://info.catho.be/tag/clerge/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec clergé">clergé</a></em>&laquo;&nbsp;, et pas uniquement en Occident. En effet, il ne fait aucun doute à ses yeux que la crise de l&rsquo;Eglise est aussi vive dans les pays du tiers-monde que dans les pays développés. Mais en quoi, rétorqueront certains, la pénurie de prêtres menace-t-elle l&rsquo;Eglise de mort? Ne saurait-elle se passer de clergé? Pour l&rsquo;auteur, la réponse est clairement &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;. Le christianisme est une &laquo;&nbsp;<em>religion de la Présence</em>&laquo;&nbsp;. Jésus n&rsquo;est pas seulement un maître du passé dont on méditerait les paroles, explique-t-il. C&rsquo;est &laquo;&nbsp;<em>un homme dont chaque liturgie rend la Présence actuelle dans l&rsquo;Eucharistie</em>&laquo;&nbsp;. Voilà pourquoi la <a href="http://info.catho.be/tag/crise-des-vocations/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec crise des vocations">crise des vocations</a> est tellement grave pour l&rsquo;Eglise.</p>
<p><strong>Un retour à la pratique originelle</strong></p>
<p>Si Jean-Claude Barreau reconnaît que la présence d&rsquo;un prêtre est nécessaire à la célébration valide de la messe, il ne comprend pas du tout &laquo;&nbsp;<em>le refus obstiné de Rome d&rsquo;envisager de modifier le statut du clergé</em>&laquo;&nbsp;. En effet, celui-ci &laquo;&nbsp;<em>ne fait pas partie des fondements de l&rsquo;Eglise. Il est aléatoire et relève du règlement. Nul besoin de concile, ni même d&rsquo;infaillibilité pour en changer</em>.&nbsp;&raquo; L&rsquo;auteur propose donc au pape d&rsquo;autoriser les évêques à ordonner des prêtres choisis parmi les bons fidèles du peuple chrétien. &laquo;&nbsp;<em>Car, en dépit de la déchristianisation qui gagne les croyants eux-mêmes, il subsiste encore dans toute les Eglises des milliers et des milliers de vrais et simples croyants convenablement catéchisés. Les évêques pourraient en faire des prêtres en leur imposant les mains. Ils les choisiraient d&rsquo;un style nouveau parmi les chrétiens d&rsquo;âge déjà mûrs, quarante ou cinquante ans.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Cette proposition, audacieuse en apparence, n&rsquo;est, en fait, qu&rsquo;un retour à la pratique originelle, se défend Jean-Claude Barreau. &laquo;&nbsp;<em>C&rsquo;était en effet la coutume, dans la primitive Eglise, de choisir les prêtres parmi les croyants &lsquo;ayant de la bouteille&rsquo;, donnant par le fait même des gages d&rsquo;équilibre et de bon sens</em>.&nbsp;&raquo;  Si l&rsquo;auteur est convaincu que l&rsquo;instauration d&rsquo;un clergé bénévole permettrait à l&rsquo;Eglise de sortir de la crise actuelle, il n&rsquo;exclut pas pour autant l&rsquo;idée de conserver des &laquo;&nbsp;<em>professionnels</em>&laquo;&nbsp;, voués à la formation et à la coordination. Un point de vue qui ne plaira sans doute pas à tous, mais qui mérité d&rsquo;être entendu et examiné avec attention.</p>
<p>Pascal ANDRÉ</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Eglise va-t-elle disparaître?&nbsp;&raquo;, Jean-Claude Barreau, Seuil,140 p ages, disponible sur la Boutique en ligne (http://boutique.catho.be) ou via Dimanche Service au prix de 20,84 €, port compris, au compte 732-7032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 &#8211; BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.</em></p>
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		<title>Art sacré: Faire halte à Warnach</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/05/10/art-sacre-faire-halte-a-warnach/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 10:18:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylviane Bigaré</dc:creator>
				<category><![CDATA[CathoBel Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[le fil info]]></category>
		<category><![CDATA[art sacré]]></category>
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		<description><![CDATA[      
      Rencontrer quelques artistes qui, à travers leurs œuvres, traduisent le visible et l&#8217;invisible et convient les visiteurs à dépasser les lourdeurs quotidiennes pour cheminer vers une joie, indicible, c&#8217;est ce à quoi nous invite la communauté des Frênes de Warnach, dans son expo d&#8217;art sacré qui se déroulera lors de la Pentecôte 2013. Quand l&#8217;Esprit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><strong><em><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/André-Maquet-Ichtus-Huile-sur-toile.jpg" rel="lightbox[32017]" title="André Maquet - Ichtus - Huile sur toile"><img class="aligncenter size-medium wp-image-32018" title="André Maquet - Ichtus - Huile sur toile" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/André-Maquet-Ichtus-Huile-sur-toile-500x362.jpg" alt="" width="500" height="362" /></a>Rencontrer quelques artistes qui, à travers leurs œuvres, traduisent le visible et l&rsquo;invisible et convient les visiteurs à dépasser les lourdeurs quotidiennes pour cheminer vers une joie, indicible, c&rsquo;est ce à quoi nous invite la communauté des <a href="http://info.catho.be/tag/frenes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Frênes">Frênes</a> de <a href="http://info.catho.be/tag/warnach/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Warnach">Warnach</a>, dans son expo d&rsquo;<a href="http://info.catho.be/tag/art-sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art sacré">art sacré</a> qui se déroulera lors de la Pentecôte 2013. Quand l&rsquo;Esprit se répand sur nos vies…</em></strong></p>
<p>Installée depuis plus de trente ans à Warnach, dans la province du Luxembourg belge, la petite communauté des Frênes est un véritable havre de paix et de réflexion. Ici, autour de la table, on discute, on cherche, on tisse et on détricote… Bref, on refait le monde, ou plutôt l&rsquo;Eglise. Du moins, à défaut d&rsquo;en avoir l&rsquo;illusion, on en a la ferme conviction. Grâce à la communauté, ce petit village de la commune de Fauvillers est devenu incontournable quand il s&rsquo;agit de proposer et d&rsquo;innover.</p>
<p><strong>De l&rsquo;art à haute densité spirituelle</strong></p>
<p>Du samedi 18 au dimanche 26 mai, les Frênes exposent l&rsquo;art sacré. Des œuvres de matière et d&rsquo;esprit; l&rsquo;un et l&rsquo;autre se fondant et s&rsquo;éprouvant dans le même creuset. Gouges, ciseaux, palettes, brosses et maillets sont là pour donner vie, pour faire parler la glaise. Les maîtres se nomment Jean Rocour, Camille Majérus, Sabine de Coune, Myriam Kahn, André Maquet, Karinn Pissens et André Simar. Leurs sculptures, peintures, cartes, objets et tissus liturgiques disent l&rsquo;humain et le divin, toujours si étroitement liés. Ainsi, ce petit texte de Jean Rocour, artiste décédé en 2005, extrait de son livre <em>&laquo;&nbsp;Les aventures extraordinaires de Jésus le terrible Fils de Dieu&nbsp;&raquo;</em> (Paru chez Coccinelle. Décembre 2000):<br />
<em>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;on disait</em><br />
<em>Savez-vous quoi, ce qu&rsquo;on disait?&#8230;</em><br />
<em>Alors que Jésus bénissait,</em><br />
<em>Alors qu&rsquo;avec mil&rsquo; ton&rsquo; d&rsquo;amour,</em><br />
<em>Il égarait nos désespoirs,</em><br />
<em>Et qu&rsquo;il détournait du trottoir</em><br />
<em>Les filles, et qu&rsquo;il parlait aux sourds</em><br />
<em>Et faisait chanter les muets…</em><br />
<em>Savez-vous quoi, ce qu&rsquo;on disait?&#8230;</em><br />
<em>&lsquo;Faut l&rsquo;enfermer, ainsi soit-il!</em><br />
<em>Puisqu&rsquo;il est différent de nous,</em><br />
<em>Il ne peut être que mauvais!</em><br />
<em>Il a perdu la tête, vrai!</em><br />
<em>Enchaînons-le vite, il est fou!</em><br />
<em>Et sauvons le monde en péril,</em><br />
<em>Et vive nous! Et vive nous!&rsquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<address>SB<br />
L&rsquo;expo est accessible du 18 au 26/5 de 14h à 18h. Communauté des Frênes, Venelle Saint-Antoine, 61 à Warnach. 063/60.12.13. <a href="mailto:les.frenes@skynet.be">les.frenes@skynet.be</a></address>
<p>Photo: &laquo;&nbsp;Ichtus&nbsp;&raquo; d&rsquo;André Maquet</p>
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		<title>Cinéma: Hannah Arendt</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/05/03/cinema-hannah-arendt/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 07:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[CathoBel Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[      
      En 1961, Hannah Arendt a couvert le procès Eichmann, à sa manière: c&#8217;est-à-dire en philosophe et non en journaliste. Ses écrits ont alors déclenché une profonde controverse.  Un film revient sur cet épisode de la vie de cette brillante intellectuelle qui a toujours été hantée par la question du mal.
 Avec &#171;&#160;Hannah Arendt&#160;&#187;, le cinéma verse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p align="left"><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/05/03/cinema-hannah-arendt/hannah-arendt-2/" rel="attachment wp-att-32130"><img class="alignleft size-medium wp-image-32130" title="Hannah Arendt 2" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/05/Hannah-Arendt-2-500x311.jpg" alt="" width="500" height="311" /></a>En 1961, Hannah Arendt a couvert le procès Eichmann, à sa manière: c&rsquo;est-à-dire en philosophe et non en journaliste. Ses écrits ont alors déclenché une profonde controverse.  Un film revient sur cet épisode de la vie de cette brillante intellectuelle qui a toujours été hantée par la question du mal.</strong></em></p>
<p align="left"> Avec &laquo;&nbsp;Hannah Arendt&nbsp;&raquo;, le cinéma verse dans un genre proche du &laquo;&nbsp;biopic&nbsp;&raquo; (à savoir une biographie filmée) mais en plus ambitieux. Il s&rsquo;agit ici de filmer la pensée… Le long-métrage consacré à Hannah Arendt (1906-1975) est d&rsquo;autant plus intéressant qu&rsquo;il rend hommage à une femme inconnue du grand public. Cette philosophe allemande naturalisée américaine tient pourtant une place majeure dans la réflexion contemporaine, en particulier pour ses travaux sur le phénomène totalitaire.<br />
Mais c&rsquo;est aussi en raison d&rsquo;un non-conformisme peu commun qu&rsquo;elle est entrée dans l&rsquo;histoire. Un non-conformisme qui s&rsquo;est particulièrement illustré à l&rsquo;occasion du procès d&rsquo;Adolf Eichmann, en 1961.<br />
C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à ce fait et à cette époque que Margarethe Von Trotta s&rsquo;est attachée pour réaliser son film. L&rsquo;œuvre, à la mise en scène très académique, est entièrement mise au service de la pensée d&rsquo;Hanna Arendt et de l&rsquo;explication de sa thèse, ainsi que de la polémique qui a entouré la publication de ses écrits.<br />
L’action démarre en mai 1960, lorsqu&rsquo;on apprend l’arrestation, ou plutôt l&rsquo;enlèvement par les services secrets israéliens, de celui que l&rsquo;on considère comme responsable de la mise en œuvre de la Solution finale. Son procès, le premier consacré exclusivement à l’extermination des juifs, doit avoir lieu à Jérusalem. Hannah Arendt propose alors au journal &laquo;&nbsp;The New Yorker&nbsp;&raquo; de s&rsquo;y rendre pour le couvrir. D&rsquo;origine juive, Arendt a en effet fui l&rsquo;Allemagne en 1933 puis, en 1940, réussi à s&rsquo;échapper d&rsquo;un camp d&rsquo;internement français pour rejoindre, via le Portugal, les Etats-Unis en mai 1941.</p>
<p><strong>Banalité du mal</strong></p>
<p align="left">Comme l&rsquo;héroïne de cette histoire, le spectateur suit le procès depuis la salle de presse à travers la retransmission de la télé. Mais ce procès en lui-même (qui reprend les images d&rsquo;archives) est peu présent. La réalisatrice préférant se focaliser sur le retour d&rsquo;Arendt aux Etats-Unis et les cinq articles, d&rsquo;une dizaine de pages chacun, qui déclencheront une terrible controverse et un profond rejet parmi la communauté juive.<br />
Pour Arendt, Eichman n&rsquo;était pas un monstre, mais un homme incapable de penser, seulement d&rsquo;obéir. C&rsquo;est à l&rsquo;issue de ce procès qu&rsquo;elle défendra sa théorie de la banalité du mal, provoquant alors le scandale. Car elle y explique que la réussite du génocide serait aussi dû au comportement de certains chefs juifs dans les camps… L&rsquo;effondrement moral était tel que les victimes auraient donc d&rsquo;une certaine manière &laquo;&nbsp;collaboré&nbsp;&raquo; à leur funeste sort.<br />
L&rsquo;obstination et l’exigence de la pensée d&rsquo;Arendt se heurtent alors à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement. On la juge arrogante. Heureusement l&rsquo;amitié indéfectible de sa grande amie Mary McCarthy, le soutien de son tendre époux, Heinrich Blücher, et celui de ses élèves, lui donneront la force d&rsquo;affronter les critiques. Et de se justifier de ces écrits devant un amphithéâtre plein: une dernière scène magnifique, point d&rsquo;orgue d&rsquo;un film qui nous rappelle l&rsquo;importance de la réflexion individuelle face aux conformismes.</p>
<p align="left">Pierre GRANIER</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Hannah Arendt&nbsp;&raquo;, de Margarethe von Trotta, avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer &#8211; 1 h 53</em></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/oeOm3s8A9Qw" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>Ni victime, ni coupable</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/30/ni-victime-ni-coupable/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 14:05:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      En 2012, Simon Gronowski rencontrait Koenraad Tinel et tombaient dans les bras l&#8217;un de l&#8217;autre, unis par une histoire aussi opposée que semblable dans la douleur. De cette rencontre bouleversante entre une enfant juif échappé d&#8217;un convoi de la mort et le fils d&#8217;un flamingant pro nazi est né un recueil poignant mais plein d&#8217;espérance: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/30/ni-victime-ni-coupable/tinel-gronowski/" rel="attachment wp-att-32035"><img class="alignleft size-medium wp-image-32035" title="Tinel-Gronowski" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Tinel-Gronowski-500x336.jpg" alt="" width="500" height="336" /></a>En 2012, Simon Gronowski rencontrait Koenraad Tinel et tombaient dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre, unis par une histoire aussi opposée que semblable dans la douleur. De cette rencontre bouleversante entre une enfant juif échappé d&rsquo;un convoi de la mort et le fils d&rsquo;un flamingant pro nazi est né un recueil poignant mais plein d&rsquo;espérance: &laquo;&nbsp;Enfin libérés&nbsp;&raquo;.</strong></em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Cette rencontre, c&rsquo;est un pur hasard. C&rsquo;est le hasard qui gouverne le monde…&nbsp;&raquo;,</em> nous dit Simon Gronowski (à droite sur la photo). En l&rsquo;occurrence, ce hasard a quand même un nom: Sacha Rangoni, un jeune étudiant de 16 ans, membre de l&rsquo;Union progressiste des Juifs de Belgique (UPJB). C&rsquo;est lui qui fut l&rsquo;initiateur de cette rencontre. Après avoir assisté au spectacle de Koenraad Tinel, &laquo;&nbsp;Scheisseimer&nbsp;&raquo;, racontant la passé collaborationniste de sa famille, il alla voir l&rsquo;auteur et lui parla de l&rsquo;histoire de Simon. Koenraad souhaita alors rencontrer immédiatement Simon. Ce dernier accepta. Les deux hommes se virent pour la première fois le 12 fevrier 2012, dans les locaux de l&rsquo;UPJB de Gand, devant un public de jeunes. Ils racontèrent leur histoire, leur destin parallèle et opposé. Un moment intense d&rsquo;émotion ponctué par une chaleureuse étreinte. A ce moment-là, une véritable amitié est née entre Simon et Koenraad qui se sont libérés mutuellement. Libérés d&rsquo;un &laquo;&nbsp;statut&nbsp;&raquo; de victime pour l&rsquo;un, de coupable pour l&rsquo;autre qui a, du même coup, pu &laquo;&nbsp;se réconcilier&nbsp;&raquo; avec la figure de son père.<br />
Dans les semaines qui ont suivi cette rencontre, les deux nouveaux amis se sont revus. Koen a alors montré les dessins que lui avait inspirés la lecture du livre de Simon (&laquo;&nbsp;Le 20<sup>e</sup> convoi&nbsp;&raquo;) et ce dernier a alors eu l&rsquo;idée d&rsquo;écrire un autre livre. Le résultat est là: un recueil où se croise deux histoires d&rsquo;enfants qui ont souffert de la haine et de la barbarie des hommes. Au texte sobre de Simon s&rsquo;ajoutent les encres sombres de Koenraad. Mais le livre n&rsquo;est pas noir, loin de là. Il n&rsquo;a pas été écrit avec la haine ou l&rsquo;esprit de vengeance. Bien au contraire. C&rsquo;est un message de paix et d&rsquo;amour que veut faire passer au bout du compte Simon Gronowski.</p>
<p><strong>Libérés par le pardon<br />
</strong>L&rsquo;ensemble offre ainsi un formidable témoignage et une belle réflexion, mis en perspective par l&rsquo;historien David Van Reybrouck. Dans une troisième partie, ce dernier nous explique qu&rsquo;il y a du Stéphane Hessel et du Desmond Tutu dans Simon Gronowski. Comme l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;Indignez-vous!&nbsp;&raquo;, il appelle les jeunes à défendre les idéaux de justice et de fraternité. Et avec Koenraad, il forme un peu l&rsquo;équivalent de la Commission de la Vérité et de la Réconciliation présidée par l&rsquo;archevêque au début des années 90, quand l&rsquo;Afrique du Sud rompit avec l&rsquo;apartheid. A défaut de croire en Dieu, Simon Gronowski partage avec le prélat sud-africain la même conception du pardon, à savoir que ce n&rsquo;est pas seulement un acte d&rsquo;altruisme, mais aussi et d&rsquo;abord la meilleure forme d&rsquo;intérêt personnel.<br />
<em>&laquo;&nbsp;Le pardon m&rsquo;a transcendé, m&rsquo;a enrichi, m&rsquo;a libéré&nbsp;&raquo;,</em> nous explique Simon Gronowski. <em>&laquo;&nbsp;Mais il n&rsquo;a été possible que parce qu&rsquo;on me l&rsquo;a demandé&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-il.  Et il n&rsquo;efface pas le crime. <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;oubli est un danger pour l&rsquo;humanité&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Pierre GRANIER</p>
<p><em><a href="http://info.catho.be/2013/04/30/ni-victime-ni-coupable/cover-enfin-liberes/" rel="attachment wp-att-32037"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-32037" title="Cover-Enfin-libérés" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Cover-Enfin-libérés-200x200.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>&laquo;&nbsp;Ni victime, ni coupable &#8211; Enfin libérés&nbsp;&raquo;, Simon Gronowski, Koenraad Tinel et David Van Reybrouck, ed. Renaissance du livre</em></p>
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		<title>Dalí à Brugelette</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/26/dali-a-brugelette/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 08:26:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Une expo Dali dans l&#8217;église du petit village de Cambron-Casteau! L&#8217;initiative ne manque pas d&#8217;audace. Elle revient à un couple d’entrepreneurs de Brugelette qui, avec l&#8217;aide de la Fondation Niezen-Quevy, propose au public une septantaine d’œuvres de l&#8217;artiste catalan.
Pas d&#8217;œuvres majeures pour cette exposition, mais essentiellement des lithographies, des timbres, des livres illustrés ainsi que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/26/dali-a-brugelette/expo-dali-brugelette/" rel="attachment wp-att-31830"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-31830" title="expo-dali-brugelette" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/expo-dali-brugelette-189x200.jpg" alt="" width="189" height="200" /></a>Une expo Dali dans l&rsquo;église du petit village de Cambron-Casteau! L&rsquo;initiative ne manque pas d&rsquo;audace. Elle revient à un couple d’entrepreneurs de Brugelette qui, avec l&rsquo;aide de la Fondation Niezen-Quevy, propose au public une septantaine d’œuvres de l&rsquo;artiste catalan.</strong></em></p>
<p>Pas d&rsquo;œuvres majeures pour cette exposition, mais essentiellement des lithographies, des timbres, des livres illustrés ainsi que de bronzes, qui donnent ainsi un aperçu d&rsquo;autres facettes de l&rsquo;œuvre de l&rsquo;artiste. Il s&rsquo;agit par ailleurs de la première expo pour cette fondation Niezen-Quievy qui souhaite &laquo;&nbsp;mettre l’art dans le quotidien des Belges&nbsp;&raquo;. Du coup, à l&rsquo;instar de Dali qui avait fait de la gare de Perpignan le centre du monde, c&rsquo;est la jolie petite église de Cambron-Casteau, qui date du XIIIe siècle, qui a été choisie pour mettre l&rsquo;art de Dali au plus près des gens. Le doyen s&rsquo;est montré d&rsquo;ailleurs tout de suite très enthousiaste sur ce projet, d&rsquo;autant que les pièces présentées se rapportent  au mysticisme de Dalí. On peut notamment y voir une œuvre originale sur la suite des 12 apôtres ainsi qu&rsquo;un &laquo;&nbsp;pater noster&nbsp;&raquo; rédigé dans dix langues différentes.</p>
<p>P.G.</p>
<p><em>Jusqu’au 19 octobre, tous les samedis de 9h à 17h. Le prix d&rsquo;entrée est de 12 euros (catalogue inclus).</em></p>
<p>(photo: diocèse de Tournai)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Le prix du pain&#160;&#187;</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/25/le-prix-du-pain/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 12:54:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Dans son documentaire &#171;&#160;Le prix du pain&#160;&#187;, Yves Dorme peint quatre portraits de la pauvreté dans la Belgique d&#8217;aujourd&#8217;hui. Un film sans misérabilisme, qui nous montre au contraire des gens qui ont le courage et la force de se relever.
Diffusé sur la RTBF en fin d&#8217;année dernière, ce documentaire continue désormais de vivre dans certaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/25/le-prix-du-pain/docu-prix-du-pain/" rel="attachment wp-att-31788"><img class="alignleft size-full wp-image-31788" title="Docu-prix-du-pain" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Docu-prix-du-pain.jpg" alt="" width="242" height="305" /></a>Dans son documentaire &laquo;&nbsp;Le prix du pain&nbsp;&raquo;, Yves Dorme peint quatre portraits de la <a href="http://info.catho.be/tag/pauvrete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pauvreté">pauvreté</a> dans la Belgique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Un film sans misérabilisme, qui nous montre au contraire des gens qui ont le courage et la force de se relever.</strong></em></p>
<p>Diffusé sur la RTBF en fin d&rsquo;année dernière, ce documentaire continue désormais de vivre dans certaines salles de cinéma*, via le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP). Pour le réaliser, Yves Dorme est allé dans la province du Luxembourg. Il y a rencontré des gens, jeunes ou âgées, avec ou sans enfant, chômeur, travailleur ou pensionné… bref autant de visages de ce qu&rsquo;est la pauvreté aujourd&rsquo;hui et qu&rsquo;il a filmés dans leur quotidien, sans aucun misérabilisme.<br />
On découvre ainsi Michaël et Elodie, un jeune couple vivant dans une caravane. Il leur reste 5 euros pour tenir la dernière semaine du mois. Lui a fui des parents qui battaient leurs enfants. Sa richesse c&rsquo;est son scooter mais ce n&rsquo;est pas sûr que cela lui permettra d&rsquo;avoir un travail.<br />
Cela dit, on peut aussi travailler et être pauvre. C&rsquo;est le cas de Patrick, boucher, qui ne se considère pas comme pauvre, mais rentre &laquo;&nbsp;dans les statistiques&nbsp;&raquo;. Sa compagne a connu la très grande pauvreté. Mais elle a réussi à s&rsquo;en extraire et à construire un foyer après avoir vécu &laquo;&nbsp;dans la rue&nbsp;&raquo; avec son père. &laquo;&nbsp;Mon père était clodo dans le troupeau des SDF, et je n&rsquo;ai pas honte de le dire&nbsp;&raquo;, confie-t-elle avec cette voix qui trahit un passé qui a du être particulièrement difficile. Ses joies sont simples: grâce à un intérim, elle a pu s&rsquo;offrir un percolateur.<br />
Il y a aussi Geneviève, une mère isolée avec 5 enfants. &laquo;&nbsp;Le pain, c&rsquo;est déjà un budget, alors deux pains par jour…&nbsp;&raquo; dit-elle. Un cahier pour faire les comptes, l&rsquo;aide de l&rsquo;assistante sociale, elle ne se plaint pas mais confie combien c&rsquo;est dur. Se plaindre, elle laisse cela à son aîné, qui en joue. On sourit. Mais cet humour ne cache pas une politesse du désespoir. Il y a de la vie dans cette famille, pas de la résignation. Dans la fratrie, on jauge l&rsquo;état de ses chaussures pour aider maman à faire son budget.</p>
<p><strong>L&rsquo;énergie &laquo;&nbsp;de joindre les deux bouts&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Et puis il y a Guy, un ancien commerçant ruiné. Il a possédé jusqu&rsquo;à six magasins à Liège.  Et tout s&rsquo;est écroulé au point de finir à la rue. Et la rue, &laquo;&nbsp;ce n&rsquo;est pas gratuit&nbsp;&raquo;, explique-t-il. &laquo;&nbsp;Pour avoir deux mètres de trottoir, il faut payer pour sa sécurité&nbsp;&raquo;. Aujourd&rsquo;hui, Guy a retrouvé un logement à Marche-en-Famenne. Il peint, mais sa hantise est de perdre son instinct de survie.<br />
Tous ces personnages, Yves Dorme les a choisis à dessein. Ce sont des gens dont les traits sont marqués par la très grande pauvreté qu&rsquo;ils ont vécue, mais qui ont la volonté de s&rsquo;en sortir, de se reconstruire. Tous sont tombés si bas qu&rsquo;ils ne craignent désormais plus de s&rsquo;exprimer et ils le font font avec beaucoup de sincérité, de pudeur et de lucidité. Le réalisateur filme simplement l&rsquo;énergie qu&rsquo;ils mettent pour pouvoir nouer les deux bouts, et la difficulté qu&rsquo;ils ont pour retrouver une dynamique après la fracture qu&rsquo;ils ont subi avec la vie &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;. Une vie qui ne ressemble pas à un enfer; le film est même plein d&rsquo;espérance. Mais une vie qu&rsquo;il faut sauver de l&rsquo;effacement.</p>
<p>P.G.</p>
<p><em> * Le film est en ce moment programmé au cinéma Aventure, à Bruxelles (jeudi 25 avril à 17h40 &#8211; vendredi 26 avril à 21h &#8211; samedi 27 avril à 17h40 &#8211; dimanche 28 avril à 21h &#8211; lundi 29 avril à 17h40 &#8211; mardi 30 avril à 14h). D&rsquo;autres projections sont prévues un peu partout en Belgique. Infos sur la page Facebook (<a href="https://www.facebook.com/LePrixDuPain">https://www.facebook.com/LePrixDuPain</a>)</em></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/hfyDldX4n1U" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>La voie des moines-poètes</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/24/la-voie-des-moines-poetes/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 13:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Dans son dernier livre, Gabriel Ringlet nous invite à aller à la rencontre de six moines qui ont choisi la poésie pour explorer l&#8217;effacement de Dieu dans le monde. Ce faisant, il livre sa propre vision d&#8217;un Dieu à la fois sensuel et caché.
Si les moines et moniales ont plutôt bonne presse dans l&#8217;Église et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/24/la-voie-des-moines-poetes/effacement-de-dieu/" rel="attachment wp-att-31748"><img class="alignleft size-medium wp-image-31748" title="Effacement de Dieu" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Effacement-de-Dieu-346x500.jpg" alt="" width="346" height="500" /></a>Dans son dernier livre, Gabriel <a href="http://info.catho.be/tag/ringlet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Ringlet">Ringlet</a> nous invite à aller à la rencontre de six moines qui ont choisi la poésie pour explorer l&rsquo;effacement de Dieu dans le monde. Ce faisant, il livre sa propre vision d&rsquo;un Dieu à la fois sensuel et caché.</strong></em></p>
<p>Si les moines et moniales ont plutôt bonne presse dans l&rsquo;Église et dans la société, il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;on les suspecte d&rsquo;avoir choisi ce mode de vie pour fuir le monde. Une vision du monachisme que le théologien et écrivain Gabriel Ringlet récuse totalement. Pour lui, ces hommes et ces femmes ne se sont pas mis hors champ pour fuir le monde, mais pour le rejoindre en profondeur, à l&rsquo;image de ce Dieu présent-absent, qui &laquo;&nbsp;se révèle en se cachant&nbsp;&raquo;.<br />
Fort de cette conviction, l&rsquo;ancien vice-recteur de l&rsquo;UCL ajoute d&rsquo;ailleurs un cinquième vœu à ceux que prononcent traditionnellement les contemplatifs: le &laquo;&nbsp;vœu d&rsquo;effacement&nbsp;&raquo;, qui consiste à faire &laquo;&nbsp;peu de bruits&nbsp;&raquo; autour de Dieu. Pas étonnant, dès lors, que la poésie se sente chez elle dans les monastères et abbayes, et cela depuis les débuts du christianisme. Macaire, Colomban, Bernard de Clairvaux, Hildegarde de Bingen, Mechtilde de Magdebourg, Hadewijk d&rsquo;Anvers, Thérèse d&rsquo;Avila… tous ces grands mystiques ont effectivement eu recours à ce langage à la limite du dicible, qui, &laquo;&nbsp;comme Dieu se tient dans la sobriété, dans le manque, pas au-dessus de la mêlée mais tout en bas, dans les tranchées, sous les éboulements, là où le Verbe se fait chair&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Une longue tradition</strong></p>
<p>Si Gabriel Ringlet commence par évoquer celles et ceux qui ont marqué l&rsquo;histoire de la poésie monastique et mystique, c&rsquo;est pour montrer que l&rsquo;effacement de Dieu est un thème qui n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;être exploré, approfondi, creusé au cours des siècles. Aujourd&rsquo;hui encore, de grands spirituels s&rsquo;aventurent sur ce chemin escarpé et solitaire. C&rsquo;est le cas des six moines-poètes que l&rsquo;auteur nous invite à découvrir dans son dernier livre: François Cassingena-Trévedy, moine à Ligugé, Gilles Baudry, bénédictin à Landévennec, Jean-Yves Quellec, prieur du monastère de Clerlande, Catherine-Marie de la Trinité, dominicaine contemplative à Prouilhe, Charles Dumont, cistercien à Scourmont, et Christophe Lebreton, le plus jeune des moines martyrs de Tibhirine.<br />
&laquo;&nbsp;Le choix de ces six noms&nbsp;&raquo;, explique Gabriel Ringlet, &laquo;&nbsp;a été guidé par quelques critères d&rsquo;orientation. Il s&rsquo;agit d&rsquo;écrivains de langue française déjà édités, afin que le lecteur puisse se référer à leurs œuvres. Ce sont aussi des auteurs qui ne se situent pas, en priorité, sur le terrain liturgique et pour qui la démarche poétique est une manière de vivre et d&rsquo;écrire, quel que soit le sujet abordé.&nbsp;&raquo; Il y a effectivement chez eux &laquo;&nbsp;une résonance sans égale (…) même quand ils parlent des choses de la terre&nbsp;&raquo; (Henri Michaux).</p>
<p><strong>Dire peu pour dire beaucoup</strong></p>
<p>Etant donné que ces poètes ne sont pas vraiment connus du grand public, Gabriel Ringlet a eu la bonne idée de ponctuer son livre de nombreux extraits. Ceux-ci donnent non seulement &laquo;&nbsp;un petit avant-goût de leur royaume poétique&nbsp;&raquo;, mais permettent aussi d&rsquo;entrer, ne serait-ce que furtivement, dans leur univers intérieur. Car le Dieu qu&rsquo;ils chantent est surtout un Dieu qu&rsquo;ils taisent. &laquo;&nbsp;Le christianisme d&rsquo;effacement n&rsquo;est pas un christianisme honteux qui longerait les murs par peur de s&rsquo;affirmer&nbsp;&raquo;, tient à préciser l&rsquo;auteur. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est exactement le contraire. Il dit peu pour dire beaucoup. Il murmure pour être entendu. Il parle bas pour qu&rsquo;on comprenne, car &lsquo;si tu nommes trop haut les choses, elles se retirent&rsquo;.&nbsp;&raquo; Et pour cette raison, prévient-il, il représente &laquo;&nbsp;la seule chance d&rsquo;avenir du christianisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pascal ANDRÉ</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Effacement de Dieu – La voie des moines-poètes&nbsp;&raquo;, Gabriel Ringlet, Albin Michel, 300 pages, 26,14 € port compris, sur la <a href="http://boutique.catho.be/">Boutique en ligne  </a>ou via Dimanche Service , au compte 732-7032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 &#8211; BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.</em></p>
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		<title>Didier Rance lauréat du Grand prix catholique de littérature</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 13:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[CathoBel International]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[      
      Le Grand Prix catholique de littérature 2013 a été attribué ce lundi 22 avril à Didier Rance  pour sa biographie &#171;&#160;John Bradburne. Le vagabond de Dieu&#160;&#187;, paru aux éditions Salvator.  
Historien de formation et diacre, Didier Rance a été volontaire dans le tiers-monde, puis près de trente au service des chrétiens persécutés au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/23/didier-rance-laureat-du-grand-prix-catholique-de-litterature/grand-prix-catholique-litterature-2/" rel="attachment wp-att-31647"><img class="alignleft size-medium wp-image-31647" title="Grand prix catholique litterature" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Grand-prix-catholique-litterature1-325x500.jpg" alt="" width="325" height="500" /></a>Le Grand Prix catholique de littérature 2013 a été attribué ce lundi 22 avril à Didier Rance  pour sa biographie &laquo;&nbsp;John Bradburne. Le vagabond de Dieu&nbsp;&raquo;, paru aux éditions Salvator.  </strong></em></p>
<p>Historien de formation et diacre, Didier Rance a été volontaire dans le tiers-monde, puis près de trente au service des chrétiens persécutés au sein de l’AED (Aide à l’Église en détresse). Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, notamment sur les martyrs de notre temps.<br />
Sa biographie – la première en langue française – évoque un personnage tout à fait extraordinaire: John Bradburne (1921 – 1979), vagabond, poète, chercheur de Dieu et martyr.<br />
Fils de clergyman anglican, John Bradburne est un véritable personnage de roman. Héros de la Seconde Guerre mondiale, il se convertit ensuite au catholicisme et cherche sa voie auprès des monastères. Mais en sortira pour sillonner l&rsquo;Europe et la Terre Sainte avant de rejoindre la Rhodésie. Il y exercera là-bas une dizaine de métiers (bucheron, maître d’école, fossoyeur, soutier, maçon, vendeur, sacristain, éboueur, présentateur de télévision, comédien …), avant de découvrir en 1969, Mtemwa, un lieu sinistre où croupissent une centaine de lépreux. Il décide de vivre avec eux et quand le centre est pris dans la tourmente de la guerre civile, John défend les lépreux contre tous.</p>
<p><strong>le plus grand poète anglais du XXe siècle</strong></p>
<p>Rejeté par les Blancs comme par les Noirs, il est kidnappé et exécuté en septembre 1979. Depuis son martyre, son culte se répand et les miracles semblent fleurir. Sa cause a été introduite.<br />
Musicien et surtout poète – le plus grand de langue anglaise du XXe siècle par l’ampleur de son oeuvre –, John Bradburne a vécu une étonnante aventure spirituelle. Avec cette première biographie en langue française, Didier Rance, qui a enquêté à travers l’Europe et en Afrique, rencontrant tous ceux qui l’ont connu, nous fait découvrir l’une des figures les plus fascinantes et attachantes de sainteté et d’humanité du XXe siècle.</p>
<p>P.G./CP</p>
<p><em>Fondé en 1946, le Grand Prix catholique de littérature couronne chaque année un écrivain de langue française. Ce n&rsquo;est pas un prix spécifiquement religieux. L&rsquo;ouvrage récompensé doit avant tout faire état de qualités littéraires et de valeurs universelles compatibles avec la foi catholique. Parmi les lauréats de ce prix: Eugène Green, Jacques Maritain, Père Henri de Lubac, Patrice de La Tour du Pin, Jacques de Bourbon-Busset, Jean Sullivan, Jean Sevillia…</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Gerpinnes: le Tour Sainte-Rolende s&#8217;expose</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/19/gerpinnes-le-tour-sainte-rolende-sexpose/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 13:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylviane Bigaré</dc:creator>
				<category><![CDATA[CathoBel Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Gerpinnes]]></category>
		<category><![CDATA[Saucin]]></category>
		<category><![CDATA[Tour Ste Rolende]]></category>

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		<description><![CDATA[      
      Le  Tour Sainte-Rolende approche. Chaque lundi de Pentecôte (cette année, le 20 mai), les reliques de la sainte,  flanquées des escortes militaires, parcourent les villages environnants. Une conférence et une expo reviennent sur cette tradition religieuse très suivie à Gerpinnes.
20 mai. La journée sera longue pour les Gerpinnois. L’église St-Michel est ouverte dès 2h15 du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><strong><em><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Ste-Rolende-01.jpg" rel="lightbox[31537]" title="Ste Rolende "><img class="aligncenter size-medium wp-image-31540" title="Ste Rolende " src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Ste-Rolende-01-500x332.jpg" alt="" width="500" height="332" /></a>Le  Tour Sainte-Rolende approche. Chaque lundi de Pentecôte (cette année, le 20 mai), les reliques de la sainte,  flanquées des escortes militaires, parcourent les villages environnants. Une conférence et une expo reviennent sur cette tradition religieuse très suivie à <a href="http://info.catho.be/tag/gerpinnes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Gerpinnes">Gerpinnes</a>.</em></strong></p>
<p>20 mai. La journée sera longue pour les Gerpinnois. L’église St-Michel est ouverte dès 2h15 du matin. Après la messe célébrée à 3h, le pèlerinage se met en route pour un périple d’une trentaine de kilomètres. Il s’achèvera vers 18h avec la rentrée solennelle de la châsse de Sainte-Rolende. Et c’est vers 20h que le salut sera célébré en l’église.</p>
<p><strong>Amoureux du Tour</strong><br />
Cela fait plusieurs années que Jacques <a href="http://info.catho.be/tag/saucin/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Saucin">Saucin</a> participe à toutes les étapes du Tour Sainte-Rolende. Outre le grand Tour, il y a aussi le pèlerinage à l’Ascension et un autre, le dimanche qui suit. Jacques y répond toujours présent. Il en a photographié chaque instant et a choisi ses meilleurs clichés pour les exposer au Centre culturel de Gerpinnes, à la Maison de village de Lausprelle. Quelques-uns seront également visibles dans l’église de Gerpinnes. L’exposition sera ouverte à la Maison de village du samedi 20 au dimanche 28 avril de 10 à 18 heures.</p>
<p><strong><a href="http://info.catho.be/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a> de l’humanité</strong><br />
Une conférence-reportage se déroulera également le vendredi 26 avril à 20h et le dimanche 28 avril à 16h, toujours au Centre culturel. Jacques et Marie-Françoise Saucin y présenteront photos et interviews réalisées lors des festivités de la Sainte-Rolende.<br />
Ce sera donc l’occasion de découvrir ou redécouvrir le folklore authentique de cette marche, reconnue l’an dernier par l’Unesco comme chef-d&rsquo;œuvre du patrimoine oral et immatériel de l&rsquo;humanité.</p>
<p>Infos et réservations: Centre culturel de Gerpinnes. Rue de Villers, 61 à 6280 Gerpinnes.<br />
Tél: 071/50. 11.64. – 0475/48.61.26.</p>
<p>Dioc. Tournai/SB</p>
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		<title>Théâtre: &#171;&#160;Rien à signaler&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 15:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Spectacle passionnant et émouvant, &#171;&#160;Rien à signaler&#160;&#187; est à bien des égards très suggestif  des attitudes qui gangrènent la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Une société malade de la crainte d’aimer, de la crainte d’être attentif, et dont l’indifférence, le silence complice voire le sadisme pourraient bien être les symptômes. Martin Crimp opère là [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/17/theatre-rien-a-signaler/rien-a-signaler/" rel="attachment wp-att-31422"><img class="alignleft size-medium wp-image-31422" title="Rien-a-signaler" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Rien-a-signaler-500x367.jpg" alt="" width="500" height="367" /></a>Spectacle passionnant et émouvant, &laquo;&nbsp;Rien à signaler&nbsp;&raquo; est à bien des égards très suggestif  des attitudes qui gangrènent la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Une société malade de la crainte d’aimer, de la crainte d’être attentif, et dont l’indifférence, le silence complice voire le sadisme pourraient bien être les symptômes. Martin Crimp opère là une autopsie de la société de son temps, en mal d’une solidarité authentique.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rien à signaler traite d’un sujet  très interpellant : la maltraitance qu’un couple du rez-de-chaussée inflige à une enfant sous le regard silencieux mais coupable des voisins du premier niveau. La petite Sharon subit des sévices de tous ordres de la part du copain de sa mère qui l’oblige à rester enfermée dans la maison nuit et jour. Au silence de l’enfant qu’on n’entend presque jamais parler, Martin Crimp oppose l’arrogance de cet amant en mal d’humanité et la passivité d’une mère que l’amour rend aveugle. Les voisins à l’étage, Milly et son voisin de palier, sont bien conscients du drame que vit cette enfant qui va bientôt souffler ses quatre bougies, mais rien ne les détermine  à intervenir, mieux, à le signaler. &nbsp;&raquo;De quel droit je serais allé m’en mêler&nbsp;&raquo;, c’est cela l’alibi.</p>
<p><strong>Un procès à notre société</strong></p>
<p>L’auteur dénonce l’enfance maltraitée. Et pour cela, il ose user d’une pincée d’humour à faire éclater de rire le spectateur au point d’occulter la cruauté. Mais derrière la plume de l’auteur se cache un procès à notre société dont  les griefs à charge sont l’indifférence, l’insouciance, le silence coupable et complice face au mal qui sévit autour de nous.<br />
L’enfance maltraitée sous le regard indifférent des voisins, c’est en fait le symbole de toutes les personnes faibles qui subissent des injustices de tous genres sans que personne ne le dénonce, sans rien à signaler. Cette œuvre n’est pas seulement un reproche qu’il n’y a plus rien à signaler tant les médias ont tout déballé sur le drame de Sharon. Elle est aussi un reproche à un déficit d’agir. Elle est aussi une remise en cause de &laquo;&nbsp;l’efficacité de l’assistance sociale&nbsp;&raquo;. Souvent on pointe du doigt ceux qui bloquent les résolutions. Exactement ce que font Milly et son voisin du palier. Quand les médias font tomber les voiles des horreurs vécues par Sharon, les deux  s’accusent mutuellement : &laquo;&nbsp;c’est mon voisin (ma voisine) qui aurait dû le signaler&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Œuvre morale </strong></p>
<p>Bref, ce spectacle s’adresse à nous tous, puissants ou misérables, qui d’une façon ou d’une autre sommes auteurs ou complices des souffrances des autres par notre silence coupable, par la complaisance de nos prises de positions sur ce qui se passe chez nous au travail, au foyer , dans nos clubs, dans nos écoles et dans nos rues. Rien à signaler ? Mais Si !, il y a bien quelque chose à signaler : le mal autour de nous et notre indifférence.  Georges Lini, le metteur en scène, a beau se refuser d’être moralisateur et d’en attribuer l’étiquette à Martin Crimp, &laquo;&nbsp;Rien à signaler&nbsp;&raquo; n’en demeure pas moins un spectacle qu’il convient de voir pour sa portée morale.</p>
<p>Adélard  MATOKO</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Rien à signaler&nbsp;&raquo;, jusqu&rsquo; au 11 mai 2013, à 20h30, au théâtre de Poche à Bruxelles (Bois de la Cambre, Chemin du Gymnase) &#8211; Durée : 1h15 &#8211; Avec  Allan Bertin, Denis Carpentier, Tony d&rsquo;Antonio, Benoît Janssens, Valérie Lemaître, Bernadette Mouzon, Jacqueline Nicolas</em></p>
<p><em>photo:  </em><a href="http://www.facebook.com/spictacle">Spictacle ©</a></p>
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		<title>Abbaye d&#8217;Aulne: Sur les pas de Landelin</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/04/12/abbaye-daulne-sur-les-pas-de-landelin/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 07:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylviane Bigaré</dc:creator>
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      Née bénédictine au VIIe siècle, l&#8217;abbaye d&#8217;Aulne est devenue cistercienne au XIIe. Elle se dresse encore aujourd&#8217;hui, à travers ses ruines magistrales, offerte aux visiteurs et aux passionnés de vieilles pierres, tel un havre de paix au cœur du val de Sambre.
Aulne la riche, Lobbes la savante. Les deux abbayes thudiniennes, quoique proches, ont eu [...]]]></description>
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      <p><strong><em><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Aulne-web.jpg" rel="lightbox[31179]" title="Aulne web"><img class="aligncenter size-full wp-image-31180" title="Aulne web" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Aulne-web.jpg" alt="" width="448" height="300" /></a>Née bénédictine au VIIe siècle, l&rsquo;abbaye d&rsquo;Aulne est devenue cistercienne au XIIe. Elle se dresse encore aujourd&rsquo;hui, à travers ses ruines magistrales, offerte aux visiteurs et aux passionnés de vieilles pierres, tel un havre de paix au cœur du val de Sambre.</em></strong></p>
<p>Aulne la riche, Lobbes la savante. Les deux abbayes thudiniennes, quoique proches, ont eu des destinées bien différentes. L&rsquo;une est toujours debout, du moins en partie; l&rsquo;autre fut détruite. Seule subsiste sa modeste église carolingienne, une des plus anciennes de Belgique, qui a pris le nom de collégiale Saint-Ursmer, en 973, et qui se dresse sur les hauteurs du village de Lobbes. Si leur histoire ne se ressemble pas, les deux abbayes ont cependant un point commun: elles ont été fondées par un certain <a href="http://info.catho.be/tag/landelin/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Landelin">Landelin</a>, originaire du Pas-de-Calais.</p>
<p><strong>De la rue au monastère<br />
</strong>Landelin, s&rsquo;il est devenu un saint, était auparavant un brigand. Ayant intégré une bande d&rsquo;escrocs pendant deux ans, Landelin se convertit après la mort violente d&rsquo;un de ses compagnons. Il veut devenir ermite. Installé en bordure de  la Sambre par son parrain Aubert, futur évêque de Cambrai, le brigand repenti érige un oratoire qui deviendra, vers 654, l&rsquo;abbaye de Lobbes. Mais l&rsquo;appel à la vie d&rsquo;ermite taraude toujours le nouveau moine&#8230;</p>
<p>La suite des aventures de Landelin et l&rsquo;histoire de l&rsquo;abbaye d&rsquo;Aulne sont à découvrir dans le journal Dimanche Express du 17/4.</p>
<p>Sylviane Bigaré</p>
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		<title>Deux livres sur Thomas More</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 12:34:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Figure emblématique de la primauté de la conscience, Thomas More est le sujet d&#8217;une agréable biographie et d&#8217;un livre pour jeune public. De quoi mieux découvrir ce saint anglais à toute âge !
Ancien dirigeant d&#8217;entreprise, Jacques Mulliez  a trouvé en Thomas More (1478-1535) un exemple de vie qui l&#8217;a profondément inspiré. Au point de publier [...]]]></description>
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      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/10/deux-livres-sur-thomas-more/thomas-more-au-risque-de-la-conscience-2/" rel="attachment wp-att-31067"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-31067" title="Thomas-more-au-risque-de-la-conscience" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Thomas-more-au-risque-de-la-conscience1-132x200.jpg" alt="" width="132" height="200" /></a>Figure emblématique de la primauté de la conscience, Thomas More est le sujet d&rsquo;une agréable biographie et d&rsquo;un livre pour jeune public. De quoi mieux découvrir ce saint anglais à toute âge !</strong></em></p>
<p>Ancien dirigeant d&rsquo;entreprise, Jacques Mulliez  a trouvé en Thomas More (1478-1535) un exemple de vie qui l&rsquo;a profondément inspiré. Au point de publier en 2010 un recueil intitulé &laquo;&nbsp;Prier 15 jours avec Thomas More&nbsp;&raquo;. Il propose cette fois une biographie du chancelier d&rsquo;Henry VIII, mort sur l&rsquo;échafaud le 6 juillet 1535. Fidèle à ses convictions, à son éthique, à sa foi, Thomas More est en effet tombé en disgrâce quand il a refusé de reconnaître le roi Henri VIII comme chef suprême de l&rsquo;Eglise d&rsquo;Angleterre alors qu&rsquo;il était son Grand chancelier. Le monarque n&rsquo;ayant pas obtenu du pape l&rsquo;annulation de son mariage avec Catherine d&rsquo;Aragon, il avait décidé de créer sa propre Eglise (la future Eglise anglicane), pour contourner l&rsquo;opposition romaine et convoler à nouveau. Mais la fidélité de More à l&rsquo;Eglise catholique, son refus de se soumettre à l&rsquo;Acte de Suprématie, lui vaudra d&rsquo;être décapité.</p>
<p><strong>Un homme complet</strong></p>
<p>Quatre siècles plus tard, le pape Pie XI le canonisait. &laquo;&nbsp;Quel homme complet !&nbsp;&raquo;, s&rsquo;exclama alors le souverain pontife. De fait, Thomas More fut non seulement un excellent juriste et un fin diplomate, capable de négocier brillament un certain nombre de traités commerciaux pour son pays, mais aussi un très grand penseur, un brillant philosophe doublé d&rsquo;un remarquable théologien (il répondra aux attaques de Luther sous le nom de Rosseus) et un illustre homme politique à qui fut confié la responsabilité suprême, celle de Chancelier du royaume. Mais au plus mauvais moment pour lui…<br />
En outre, Thomas More fut aussi un père exigeant certes, mais particulièrement aimant, taquin  et joyeux comme peuvent en témoigner les lettres échangées avec sa fille aînée lorsqu&rsquo;il fut mis en prison à la Tour de Londres. Et s&rsquo;il fallait lui ajouter encore une qualité, il faut alors se tourner vers son grand ami Erasme qui vantait sa bonne grâce et son incroyable bienveillance qui le rendaient &laquo;&nbsp;capable d&rsquo;être pour tous un ami de tous les moments&nbsp;&raquo;.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Retrouvez la suite de  l&rsquo;article dans Dimanche Express (édition du 14 avril), disponible via la <a href="http://boutique.catho.be/journal-dimanche-pdf.html">boutique en ligne</a></p>
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		<title>Armel Job et son &#171;&#160;bon coupable&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 10:04:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[      
      Armel Job nous raconte des histoires, n’est-ce pas là le rôle d’un romancier ? Mais les siennes nous interrogent, nous interpellent, nous renvoient en fait aux questions qui nous taraudent : celles du bien et du mal.
Son dernier roman &#171;&#160;Le Bon Coupable&#160;&#187; nous emmène dans la Belgique des années 60, aux côtés de personnages savoureux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/2013/04/04/armel-job-et-son-bon-coupable/armel_job/" rel="attachment wp-att-30668"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-30668" title="Armel_Job" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Armel_Job-200x147.jpg" alt="" width="200" height="147" /></a>Armel Job nous raconte des histoires, n’est-ce pas là le rôle d’un romancier ? Mais les siennes nous interrogent, nous interpellent, nous renvoient en fait aux questions qui nous taraudent : celles du bien et du mal.</strong></em></p>
<p>Son dernier roman &laquo;&nbsp;Le Bon Coupable&nbsp;&raquo; nous emmène dans la Belgique des années 60, aux côtés de personnages savoureux et vrais.  Un dimanche, à l’heure de la messe, une fillette est renversée par une voiture et tuée sur le coup. Un coupable est tout désigné.  Inspirées par la parabole du pharisien et du publicain (Luc, 18, 9-14),  ces pages ne sont nullement moralisatrices. Tout au contraire, elles nous invitent à revisiter ce que peut signifier la culpabilité ou encore la responsabilité.<br />
A la Foire du Livre de Bruxelles, Corinne Owen a rencontré Armel Job qui nous parle du mal et de la culpabilité.<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/ODxHl4Ia1pk" frameborder="0" width="500" height="281"></iframe></p>
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		<title>Cinéma: &#171;&#160;Au nom du fils&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Granier</dc:creator>
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      Dans son dernier film, Vincent Lannoo a choisi de s&#8217;attaquer à un sujet extrêmement délicat: la pédophilie dans l&#8217;Eglise. Mais il le fait de manière tellement maladroite et inappropriée qu&#8217;il rate complètement son objectif, laissant le spectateur sur sa faim.
Elisabeth a apparemment tout pour être heureuse: une famille idéale, un rôle actif et apprécié au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><em><strong><a href="http://info.catho.be/?attachment_id=30573" rel="attachment wp-att-30573"><img class="alignleft size-full wp-image-30573" title="Au-nom-du-fils" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/04/Au-nom-du-fils.jpg" alt="" width="508" height="327" /></a>Dans son dernier film, Vincent Lannoo a choisi de s&rsquo;attaquer à un sujet extrêmement délicat: la pédophilie dans l&rsquo;Eglise. Mais il le fait de manière tellement maladroite et inappropriée qu&rsquo;il rate complètement son objectif, laissant le spectateur sur sa faim.</strong></em></p>
<p>Elisabeth a apparemment tout pour être heureuse: une famille idéale, un rôle actif et apprécié au sein de sa communauté (elle anime une tribune sur une station de radio catholique) et surtout, une foi inébranlable en Dieu et ses représentants. Alors que la paroisse doit se serrer la ceinture pour faire face à ses frais de fonctionnement, elle accepte d&rsquo;accueillir au sein de son foyer le père Achille. La fréquentation au quotidien de cet homme d&rsquo;Église, bien sous tous rapports, devrait, pense-t-elle, contribuer à élever moralement et spirituellement sa petite famille…<br />
Ce qu&rsquo;elle ignore, c&rsquo;est qu&rsquo;en ouvrant ainsi les portes de sa maison, elle vient de faire entrer le loup dans la bergerie. Tandis qu&rsquo;elle prodigue ses bons conseils sur les ondes de la radio, le jeune vicaire abuse, en effet, de son fils aîné. Lorsque la vérité éclate enfin au visage d&rsquo;Elisabeth, au propre comme au figuré, celle-ci se lance dans une croisade sans merci contre l&rsquo;Eglise et ce qu&rsquo;elle nomme ses secrets et son hypocrisie. Elle n&rsquo;hésite pas à faire couler le sang…</p>
<p><strong>Un humour déplacé</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Faire ce film a répondu pour moi à un besoin&nbsp;&raquo;, a expliqué Vincent Lannoo, &laquo;&nbsp;celui de répondre au silence que je continuais à sentir: le silence de l&rsquo;Eglise, le silence de la justice. Et comme toujours, quand je suis indigné par quelque chose, j&rsquo;essaie d&rsquo;en faire un film.&nbsp;&raquo; Si l&rsquo;on peut comprendre, voire partager la colère et le dégoût du réalisateur belge, on se demande, par contre, en quoi son dernier film va faire avancer le débat. Pamphlétaire et iconoclaste, &laquo;&nbsp;Au nom du fils&nbsp;&raquo; est, en effet, tellement outrancier, tellement jusqu&rsquo;au-boutiste dans la véhémence de son propos, qu&rsquo;il passe complètement à côté de son sujet. De plus, il oscille constamment entre le drame et le second degré, créant un sentiment de malaise chez le spectateur. Certes, l&rsquo;humour peut faire passer bien des messages, y compris les plus délicats, mais dans ce cas, il semble complètement déplacé. (&#8230;)</p>
<p>Retrouvez la suite de cet article dans  Dimanche Express (du 7 avril), disponible via la <a href="http://boutique.catho.be/journal-dimanche-pdf.html">boutique en ligne</a></p>
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		<title>L&#8217;âme des clochers</title>
		<link>http://info.catho.be/2013/03/29/lame-des-clochers/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 08:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylviane Bigaré</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cloche]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine campanaire]]></category>
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		<description><![CDATA[      
      Combinaison de l&#8217;art et de la technique, le patrimoine campanaire &#8211; entendez le patrimoine se référant aux cloches, carillons et horloges monumentales – constitue un héritage fascinant, et cependant peu visible. En effet, c&#8217;est en levant les yeux au ciel ou en pénétrant dans les entrailles des clochers que l&#8217;on peut découvrir ces richesses insoupçonnées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      
      <p><strong><em><a href="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/03/cloches-nivelles.jpg" rel="lightbox[30389]" title="cloches nivelles"><img class="aligncenter size-full wp-image-30390" title="cloches nivelles" src="http://info.catho.be/wp-content/uploads/2013/03/cloches-nivelles.jpg" alt="" width="640" height="425" /></a>Combinaison de l&rsquo;art et de la technique, le <a href="http://info.catho.be/tag/patrimoine-campanaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine campanaire">patrimoine campanaire</a> &#8211; entendez le <a href="http://info.catho.be/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> se référant aux cloches, carillons et horloges monumentales – constitue un héritage fascinant, et cependant peu visible. En effet, c&rsquo;est en levant les yeux au ciel ou en pénétrant dans les entrailles des clochers que l&rsquo;on peut découvrir ces richesses insoupçonnées qui ont traversé le temps.</em></strong></p>
<p>Roue de compte, cire perdue, manteau, foliot, saintier… Autant de termes bizarres et singuliers, peu utilisés encore de nos jours, mais qui pourtant font partie d&rsquo;un patrimoine, tant local qu&rsquo;universel, le patrimoine campanaire. Et c&rsquo;est aux cloches que nous nous intéresserons en particulier; grâce à la rencontre avec un passionné, Philippe <a href="http://info.catho.be/tag/slegers/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec slégers">Slégers</a>, le fils du dernier fondeur de cloches de Wallonie.</p>
<p><strong>Entre guerre et paix<br />
<em>&laquo;&nbsp;</em></strong><em>Il faut savoir que cloches et canons sont intimement liés&nbsp;&raquo;,</em> explique Philippe Slégers. <em>&laquo;&nbsp;Ceci est dû aux périodes de guerre et de paix qui balisent l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité. J&rsquo;étais petit garçon quand la Seconde Guerre mondiale s&rsquo;est terminée. Les Allemands nous avaient pris de 4.500 à 5.000 cloches qu&rsquo;ils ont fondues pour en faire des canons. Après la guerre, à Tellin, dans la fonderie de mon père, on a refait des centaines et des centaines de cloches pendant une dizaine d&rsquo;années et j&rsquo;ai vraiment vécu des moments impressionnants: la fabrication, la coulée, la remontée des cloches dans les clochers avec cet accueil extraordinaire de la population qui acclamait les fondeurs. Ces gens</em> <em>avaient pleuré et cassé leurs cloches quand ils avaient dû les laisser partir pour l&rsquo;Allemagne.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em>Assurément, les cloches attisent les passions. Depuis leur origine chinoise, jusqu&rsquo;à leur entrée en occident grâce aux retours de croisades, elles ont traversé l&rsquo;espace et le temps, en bouleversant les hommes. Parce qu&rsquo;ils ont été en contact avec le monde oriental, les croisés rapportent en nos contrées la technique ancestrale de &laquo;&nbsp;la cire perdue&nbsp;&raquo; et la confient aux moines-fondeurs des monastères cisterciens. Dépassés par l&rsquo;ampleur du travail, les religieux cèdent alors la fabrication des cloches au monde séculier. Les plus belles cloches connues datent du XIIe et du XIIIe siècle; elles viennent enrichir les plus belles cathédrales.</p>
<p><strong>Une seule mission, sonner<br />
</strong>La fonction première d&rsquo;une <a href="http://info.catho.be/tag/cloche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cloche">cloche</a> est d&rsquo;appeler les fidèles aux offices. Mais la <a href="http://info.catho.be/tag/cloche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cloche">cloche</a> était aussi un formidable moyen de communication. Avec une portée de 3 à 5 km, à l&rsquo;époque où il n&rsquo;y avait ni téléphone, ni radio, ni télévision, la <a href="http://info.catho.be/tag/cloche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cloche">cloche</a> dardait ses informations à tous, via certaines modulations de frappes. <em>&laquo;&nbsp;Elles sont présentes aussi pour les grands événements&nbsp;&raquo;</em>, poursuit Philippe Slégers.<em> &laquo;&nbsp;Quand le roi Baudouin est mort, toutes les cloches de Belgique ont sonné. Et pour le nouveau pape François, c&rsquo;est dans toute l&rsquo;Italie qu&rsquo;elles ont été entendues. Si on remonte au Moyen Age, les cloches sonnaient à l&rsquo;ouverture et à la fermeture des portes de la cité ou quand le collecteur d&rsquo;impôts arrivait. Remarquez qu&rsquo;il y a donc deux types de cloches, les religieuses et les civiles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Quelque chose en elle… d&rsquo;humain<br />
</strong>Saviez-vous qu&rsquo;une cloche est baptisée ? Qu&rsquo;elle a un parrain et une marraine et qu&rsquo;elle porte un prénom ? Qu&rsquo;elle &laquo;&nbsp;raconte&nbsp;&raquo; l&rsquo;histoire locale par une iconographie qui lui colle à la peau ? On peut même parler de l&rsquo;âme d&rsquo;une cloche ! Philippe Slégers ne nous dira pas le contraire. Et il va encore plus loin:<em> &laquo;&nbsp;Une cloche, c&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui vibre; que vous entendez à votre baptême et qui sonne aussi à votre mort. A Ath, par exemple, quand on sonne cette grosse cloche, la Julienne, les gens s&rsquo;arrêtent pour laisser parler quelqu&rsquo;un qu&rsquo;ils connaissent bien, qui fait partie de leur communauté.&nbsp;&raquo;</em><br />
Repères profondément ancrés dans l&rsquo;inconscient collectif, le patrimoine campanaire n&rsquo;en a pas encore fini avec nous. Avec le regain d&rsquo;intérêt pour l&rsquo;écoute des carillons, avec l&rsquo;installation récente de nouvelles cloches à Paris ou, plus près de chez nous, à Chevetogne, ce patrimoine continuera encore longtemps à matérialiser le temps qui passe, à nous renseigner sur ce qui nous entoure et à égayer notre quotidien.</p>
<p>Sylviane Bigaré<br />
photo: la collégiale de Nivelles (c) Cédric De Keyser</p>
<p>Ecoutez l&rsquo;entièreté de l&rsquo;interview de Philippe Slégers dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;Il était une foi&nbsp;&raquo; du dimanche 31/3 à 19h05 sur La Première (RTBF).</p>
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